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VOICI LA RÉDACTION DE TRACT HEBDO, QUI N’AURA PAS L’AIDE À LA PRESSE 2026

‘Tract Hebdo’ : ‘l’info qui secoue, le dessin qui déride’ ? Nous sommes surtout, selon notre slogan, un ‘journal digital du Sénégal résolument de gauche, avec une très bonne droite’.

Cette année 2026, nous n’aurons pas le financement de l’aide a la presse, a travers le Fonds d’Appui au Développement de la Presse. Ainsi en ont décidé les oukases et ’emberlificotements’ du Ministère de la Communication, dont le ministre Alioune Sall a la charge; et la Direction de la Communication dudit ministère, dont a la charge Habibou Dia.

Nous leur pardonnons volontiers.

Et nous nous inscrivons dans le temps long. Celui qui a vu ‘Tract Hebdo’, né le 8 mars 2018, obtenir quatre années de suite l’Aide a la Presse de l’Etat du Senegal.

En ce début d’année, nous en profitons pour vous présenter la Rédaction de Tract Hebdo, dont vous connaissez le Fondateur Ousseynou Nar Gueye et le Directeur de publication Cheikh Tidiane Coly Al Makhtoum.

Voici l’équipe, qui vous dit tous ses voeux de ‘belle, bonne et heureuse année vingt vingt-six !’:

Rédacteur en Chef et Maître des Foudres : Aminata « La Plume Vengeuse » Sow

Journalistes (et Espions du Quotidien) :

  • Damel « Le Débusqueur » Gueye

  • Dibor « L’Intrépide » Faye

  • Pape « L’Affûteur » Samb

  • Néné  « La Piqueuse » Sow

Dessinateurs (et Démons du Trait) :

  • Serigne « Le Vif » Fall

  • Rama « L’Œil Accusateur » Faye

Maquettiste (et Architecte du Désordre Organisé) : D.ND.

Secrétaire de Rédaction (et Gardienne du Temple) : Ndèye « L’Indispensable » Gueye

Service Commercial (et Pêcheurs de Sous) :

  • Mamadou « Le Convainquant » Sy

  • Aïcha « La Négociatrice » Ba

Messagerie (et Coursier de l’Info Choc) : Gorgui « La Fusée » Kane

Adresse de la Rédaction (et Cachette Anti-Politiciens) : Rue des Ailés Ecriveurs , Immeuble du « Non, pas nous ! », Dakar.

Contacts (et Ligne Directe avec les Pigeons Voyageurs) :

  • Téléphone : +221 77 857 04 04  (Demandez Baye Weuz , il répond rarement)

  • Email : contact@axes-et-cibles.com

  • Editeur  : Axes et Cibles Com SARL.

TRACT HEBDO est une publication indépendante, panafricaniste et de gauche, avec une tres bonne droite. Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existantes n’est absolument pas fortuite.

[‘L’ET DIT TÔT’-Par Ousseynou Nar Gueye] L’ÉDITORIAL DE TRACT HEBDO DU LUNDI 12 JANVIER 2026

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Tract Hebdo(L’ET DIT TÔT – par Ousseynou Nar Gueye) – Nous y voilà. Lundi 12 janvier 2026. Le Sénégal se réveille  d’un week-end riche en promesses et en paradoxes. Avec des Lions de la Téranga, à la CAN Maroc 2025, qui iront en demi-finale mercredi prochain contre notre ‘bon client’ qu’est l’Égypte (que nous avons battu deux fois lors de confrontations à enjeu footballistique déterminant, ce qui est un motif justifié pour un espoir de voir nos Lions arriver en finale de CAN et soulever la Coupe, kaar kaar… ) et Gaïndés qui réenchantent le récit national d’un rêve de victoire collective et de gloire partagée.Par ailleurs, on nous chante, sur tous les tons, le nouveau Sénégal souverainiste et panafricaniste de gauche, et rétif à restructurer toute dette nationale, cachée ou pas cachée, et refusant derechef de répondre aux diktats de ces (présumés) ‘mondialistes cosmopolites et dévoyés’ du FMI !On nous montre des trains rapides hérités, des autoponts tout aussi hérités  et de prometteurs (?) sommets diplomatiques dans les Émirats et autres pétro-monarchies, où l’on s’embrasse en costume à col Mao ou en boubous indonésiens avec chapeau africain.C’est beau, c’est propre, ça brille sous le soleil de janvier et cela nous laisse espérer qu’on s’en sortira sans le FMI en 2026, et pas seulement en empruntant sur le marché financier régional de l’UEMOA pour payer la solde des fonctionnaires; mais en obtenant aussi des giga-financements pour les investissements, les infrastructures, la mobilité urbaine et inter-urbaine, et l’appui au développement continu d’un secteur privé fort fait de PME et d’industries devenant de vrais champions économiques nationaux et allant à l’assaut des marchés des pays limitrophes et plus lointains, autant dans la CEDEAO que dans l’UEMOA, et pourquoi pas au-delà. Des PME et industries sénégalaises appuyées pour transformer localement  tous nos produits bruts afin d’en extraire la véritable valeur ajoutée financière qui peut être exponentielle. Des PME et industries qui créent des marques et labels distinctifs, gages de qualité, qui là aussi, nous permettront des gains de productivité et un vrai choc d’industrialisation.Disons-le tout net : cela passera déjà par l’apurement total de la dette intérieure que notre État doit à son secteur privé national.A Tract Hebdo, on a cette fâcheuse habitude – héritée de notre « très bonne droite » – de regarder sous le tapis. Et ce qu’on y voit, c’est une gauche souverainiste panafricaniste au pouvoir d’État (que nous soutenons) qui semble s’essouffler un peu à mettre en place un mix de social et de ‘développemental’ véritable et efficace, dans ce qui reste, à nos yeux, une grande foire du néolibéralisme tropicalisé, qu’on peinera à arriver à remplacer par une imposition fiscale généralisée à coups de 1% sur les achats de miches de pains.Avant 2024, on a construit des infrastructures pour le futur, mais avec quel argent ? Celui de nos enfants qui, pour l’instant, apprennent encore dans des abris provisoires quand le vent souffle trop fort. Il faut bien assumer le passif fiscal, budgétaire et d’endettement de Macky Sall. Mais il faut aussi apporter  les actifs de ‘Diomaye mooy Sonko’ (ou de ‘Diomaye nekkatoul Sonko’ ?), et nous construire les propres projets et infrastructures de ce premier mandat, ce ‘Diomayat’ du nouveau régime, qui n’est plus tout neuf.Car, dans deux mois, en mars 2026, on en sera à mi-mandat pour le Président Bassirou Diomaye Faye, l’année 2028 qui est une année de campagne électorale permanente et électrisée ne pouvant être prise en compte dans le décompte du mandat présidentiel actuel.Le Sénégal rebrandé et relifté, n’est pas seulement séduire l’investisseur étranger. Le nirvana terrestre sénégalais, c’est quand le citoyen de Keur Mbaye Fall peut prendre le TER sans sacrifier son repas du soir. C’est quand l’agriculteur de Casamance peut écouler sa production sans voir ses fruits pourrir sur le bord d’une route nationale flambant neuve mais trop chère pour les transporteurs.On nous dit que le Sénégal est sur la rampe de lancement. Très bien. Mais ne roulez pas  encore trop longtemps sur le tarmac avant de décoller., Messieurs les gouvernants. Par ailleurs, vous le savez, un décollage réussi demandera que tout l’équipage ‘pastefisé’ reste à bord, mais également tous les passagers que nous sommes, et pas seulement ceux qui sont en première classe et qui (même-eux !) n’ont déjà plus droit au wi-fi gratuit à bord.L’édito (et dit tôt !) de ce matin est un appel à rester en éveil avec tous nos sens, pour tous ceux qui sont, comme on dit, ‘aux affaires’. En responsabilité de gérer ce pays et d’en infléchir positivement la trajectoire économique et de développement durable et inclusif.L’Agenda de Transformation systémique Vision Sénégal 2050 ne doit pas être un spectacle d’endogénéité et d’authenticité africaine en tout pour les yeux scrutateurs du reste du monde et avec des taxes nouvelles pour tout le populo, y compris sur les achats de gigabits de connexions Internet (Messieurs les gouvernants, l’accès à Internet,  à Facebook,  à Tik Tok et à Instagram fait désormais partie des Droits de l’Homme !), mais elle doit être un bol de midi plein et ‘poissonneux’ pour tous les estomacs de chez nous, avec des variations régulières au dîner vers le poulet vermicelle ou le ragoût de viande au pain.Alors oui, soyons souverains. Soyons fiers. Mais restons impertinents. Car au pays de la Téranga, la plus grande richesse ne sera jamais le pétrole ou le gaz qui dort sous nos côtes, mais la capacité de ce peuple à toujours demander des comptes avec le sourire, tout en préparant le meilleur Tièp du monde. Un Tièp où, dorénavant et pour longtemps (et fissa!), tout le monde aura droit au thiof, au beuggeudj, au soouul, au khoogne et au mathiaate : composition heureuse du plat national, tel que ne manque jamais de le souligner notre ami négropolitain et ‘hermano de siempre’, l’écrivain et journaliste Elgas.Les Seckènes et les Diawènes, je vous pardonne par avance : vous pourrez manger en premier.Ousseynou Nar Gueye Fondateur de Tract HebdoJournaliste et communicant

Phitothérapie : quand le « Kinkéliba » fait trembler les labos pharmaceutiques

Tract Hebdo – Un colloque médical a reconnu les vertus de plusieurs plantes locales. Victoire pour nos ancêtres ! Le Kinkéliba est officiellement plus efficace que certains sirops importés à prix d’or. Tract Hebdo jubile : la souveraineté sanitaire commence dans nos jardins. Mais attention aux dérives impertinentes : demain, on nous vendra des gélules de « poudre de baobab bio » à 15 000 FCFA la boîte en pharmacie.Notre gauche salue le retour aux sources, notre droite voit déjà les opportunités d’exportation vers les bobos parisiens de France. En attendant, le Sénégalais moyen continue de prendre son infusion de kinkéliba le matin, pas pour la science, mais parce que c’est bon et que ça ne coûte rien. Et c’est peut-être ça, la plus grande des victoires économiques.Damel Gueyewww.tract.sn

Urbanisme sauvage : À Dakar, si tu ne trouves pas de place, gare-toi sur le toit du voisin

Tract Hebdo – Le week-end à Dakar, c’est le safari urbain. Entre les chantiers qui débordent, les mariages qui bloquent les rues et les voitures en triple file, circuler est devenu un sport extrême. Ce dimanche, une nouvelle « brigade de la circulation » a été lancée. Leur mission : convaincre les Sénégalais que le trottoir est fait pour marcher, pas pour installer un garage mécanique ou une rôtisserie de poulets.Bonne chance à eux. À Tract Hebdo, on parie que dans deux jours, les membres de la brigade seront eux-mêmes garés sur le trottoir pour boire leur café. La gauche souverainiste panafricaniste réclame des zones piétonnes, les conservateurs droitiers et adeptes de la loi et de l’ordre veulent des parkings payants partout, ce sur quoi, même Barth’ Dias, ex-maire kamikaze de Dakar et  un des bad boys en chef de la politique sénégalaise, s’est cassé les dents, à vouloir l’imposer en vain dans les communes . Le résultat ? On continue de tourner en rond en espérant un miracle ou une panne d’essence collective qui libérerait enfin les rues.Néné Sowwww.tract.sn

Éducation nationale : Le Bac sénégalais de 2026 se préparera-t-il… sur TikTok ?

Tract Hebdo – Inquiétude actuelle dans les chaumières sénégalaises. Les premiers examens blancs approchent et le niveau de concentration des élèves est proche de celui d’un poisson rouge devant un miroir. Le ministère envisage sérieusement d’intégrer des modules sur « Comment faire une dissertation en 15 secondes sur TikTok ». À Tract Hebdo, on rigole jaune. On a remplacé les livres par des tablettes, mais on a oublié de charger le contenu.La gauche crie à l’abandon de l’école républicaine, la droite exige un retour à la chicotte (numérique, bien sûr). La vérité est entre les deux : on essaie d’éduquer une génération 4.0 dopée à la 5 G et pour qui le smartphone est une prothèse-extension naturelle de leur main, on essaye donc de les éduquer avec un système 0.5. Si le savoir ne brille pas autant qu’un filtre Snapchat, nos enfants vont finir par croire que l’indépendance du Sénégal a été décrétée par un YouTubeur en manque de vues. Aussi, attendons-nous bientôt à des scènes scolaires rapportées à leurs parents déconfits par ces pipelettes que sont les élèves, dans lesquelles un prof de philo en toge fera une danse de la victoire (Trend) pour expliquer le théorème de Pythagore à une classe de Terminale de nos petites têtes crépues, qui ne lèvent pas les yeux de leurs écrans.Néné Sowwww.tract.sn

Foire de l’Artisanat : Le Made in Senegal devient plus snob que le Made in Italy

Tract Hebdo – La foire de l’artisanat vient de se clôturer à Dakar. On y a vu des sacs en raphia au prix d’un iPhone 16 et des tuniques en Faso Dan Fani qui demandent une hypothèque sur trois générations. Le « Consommer Local » est devenu le nouveau chic de la bourgeoisie dakaroise. C’est merveilleux pour nos artisans, mais un peu moins pour le Sénégalais qui voulait juste un pantalon solide.La gauche de Tract Hebdo s’interroge : le patriotisme économique doit-il être un produit de luxe ? Si pour soutenir mon pays, je dois vendre mon rein gauche, je vais finir par acheter chinois. La droite, elle, applaudit la montée en gamme. On veut une Afrique attirante, pas une Afrique « marché aux puces ». Mais attention, à force de viser les sommets, on oublie que la base s’habille encore à la friperie de Colobane.Dibor Fayewww.tract.sn

Sénégal-Mali : On s’adore, on se dispute, mais on finit toujours par partager le même bus

Tract Hebdo – Réunion de haut niveau à la frontière. Après des mois de tensions douanières, les diplomates ont redécouvert les vertus du cousinage. On s’est promis de supprimer les barrières, de fluidifier le passage des camions et de ne plus se regarder en chiens de faïence. Il faut dire que l’économie ne connaît pas les frontières tracées à la règle par des colons en retard.À Tract Hebdo, on sourit. On sait bien que dès lundi, le premier douanier zélé trouvera une raison de bloquer un chargement de mangues pour « vérification de la couleur des pneus ». Mais l’intention est là. L’intégration régionale, c’est comme un mariage forcé qui finit par devenir une histoire d’amour par nécessité. C’est ça, l’Afrique éternelle  : on se chamaille, mais on ne peut pas vivre l’un sans l’autre. Alors, rien d’étonnant à apercevoir un douanier sénégalais et un douanier malien se faisant un « check » amical au-dessus d’une barrière… tout en gardant une main sur le porte-monnaie de l’autre.Dibor Fayewww.tract.sn

 Football : le championnat national sénégalais, ce grand malade qui court encore

Tract Hebdo – Ce dimanche de championnat a encore prouvé une chose : on adore nos Lions de la Teranga qui jouent en Europe, mais on ignore nos Lions qui jouent à domicile. Les tribunes étaient si clairsemées qu’on pouvait entendre l’entraîneur engueuler sa belle-mère au téléphone depuis l’autre bout du terrain. On a des infrastructures de classe mondiale héritées de 2024, mais le public préfère regarder Burnley contre Getafe à la télé.C’est le paradoxe de l’émergence sportive  (Oups! le mot « émergence » est désormais banni au Sénégal …). On a les stades, on a le talent, mais on n’a pas encore trouvé le moyen de vendre le « produit local » sans que le spectateur ait l’impression de faire une œuvre de charité. À gauche, on réclame des billets gratuits pour le peuple. À droite, on dit : « Mettez des stars et du marketing, pas juste des gars qui courent après un ballon dégonflé ».Dibor Fayewww.tract.sn

[Économie Informelle] le FMI ne comprend rien aux « Louma » du Sénégal…

Tract Hebdo –  Une mission du FMI a quitté Dakar, perplexe. Selon leurs calculs savants, le Sénégal devrait être en récession. Manque de pot, les marchés sont pleins, les mariages sont grandioses et les tontines tournent à plein régime. C’est le mystère de l’économie sénégalaise : l’argent circule là où l’État ne voit rien. À Tract Hebdo, on appelle ça la « résistance monétaire ».Le rapport pointe du doigt « l’absence de bancarisation ». Les gars de Washington n’ont visiblement jamais vu une dame au marché gérer un budget plus complexe que celui de la Grèce avec trois carnets et une boîte de conserve. La gauche applaudit cette autonomie populaire, la droite s’agace de ce manque de discipline fiscale. Pendant ce temps, le PIB officiel stagne, mais le « PIB du bonheur » et du système D explose les compteurs. Un expert du FMI qui essaierait avec une loupe géante  de trouver « l’argent caché » sous le boubou d’un riche commerçant ? Celui-ci lui répondrait du tac au tac : « C’est la baraka, monsieur, ça ne se met pas sur Excel ».Damel Gueyewww.tract.sn

Sénégal Numérique 2026 : Le haut débit pour tous, sauf pour ceux qui n’ont pas de courant

Tract Hebdo – Grand raout au King Fahd Palace pour célébrer le « Sénégal 100% Connecté ». Discours pompeux, tablettes dernier cri et Wi-Fi qui décoiffe. Pendant ce temps, à quelques centaines de kilomètres de là, dans la banlieue profonde et les villages du Sine-Saloum, on cherche encore une prise pour charger un vieux Nokia. C’est l’Afrique nouvelle version Instagram : un beau filtre sur une réalité qui grésille.À Tract Hebdo, on aime la tech, mais on préfère quand elle ne sert pas juste à tweeter des décrets. La fracture numérique n’est pas un fossé, c’est le Grand Canyon. On connecte les élites à la 6G pendant que le monde rural attend encore que le réseau « E » (comme « Espoir ») s’affiche sur l’écran. Une gauche cohérente demanderait des pylônes avant les emojis, et une bonne droite rappellerait que le progrès ne se mange pas en Tiep.Damel Gueyewww.tract.sn