[RÉACTIONS DE LA PRESSE ] Elle voulait faire interdire aux musulmans français d’égorger leur mouton de Tabaski dans leur baignoire : Mort à 91 ans de l’ex-sex symbol Brigitte Bardot

Tract Hebdo – « Plus grand sex-symbol du cinéma français », « diva rebelle » mais aussi « militante controversée »: la presse française et internationale rend hommage lundi à l’actrice et « pasionaria de la cause animale » Brigitte Bardot, décédée dimanche à l’âge de 91 ans, « libre dans ses choix et sa parole, jusqu’à l’excès ».« Devenue une icône malgré elle, Brigitte Bardot avait mis fin très rapidement à une carrière sans grand éclat pour se consacrer entièrement aux animaux », rapporte La Croix.« C’était sans doute la dernière de cette poignée de figures nouvelles et libres dans lesquelles la France a aimé se reconnaître au tournant des années 60 », note le quotidien Libération, évoquant une « actrice à la carrière fulgurante » et parlant d’elle comme le « plus grand sex-symbol du cinéma français ».Sous le titre « Brigitte Bardot, une icône qui ne voulait pas être star », Le Parisien souligne que « BB (de son surnom) a été à la fois la première et la dernière, en France, condensé de Hollywood dans un bagou de Française éternelle ».« Cette tornade blonde déboula sur les écrans dans un pays d’après-guerre et qui n’avait pas encore goûté aux Trente Glorieuses », rappelle Le Figaro. « Elle bousculait les codes, dansait le mambo sur les tables de Saint-Tropez. »Pour la BBC, elle est « un cocktail français de charme félin et de sensualité continentale » qui « révolutionna le cinéma dans les années 1950 ».C’est un « mythe national français, la seule de nos jours capable de réconcilier toutes les âmes querelleuses de la nation », écrit l’agence de presse nationale italienne Ansa.Le journal transalpin La Repubblica évoque, lui, « une diva rebelle » qui « a choisi la liberté jusqu’au bout ».

« Elle ne cachait rien »

Elle était « Libre dans ses choix et sa parole, jusqu’à l’excès », écrit La Croix.En Espagne, El Pais se souvient d’une « militante controversée ».« A sa manière, elle ne cachait rien. Ni les rides, ni son caractère de plus en plus radical ou ses convictions idéologiques, qu’elle évoquait par des euphémismes crus »,Libération rappelle qu’elle a quitté le grand écran « pour se réinventer en pasionaria de la cause animale, proche de l’extrême-droite » et qu’elle a suscité « de nombreuses controverses ».« Sa réputation a été ternie lorsqu’elle a proféré des insultes homophobes et a été condamnée à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale », explique la BBC.En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung préfère « oublier, même si cela peut être difficile, la Bardot politique des dernières années le temps de cette nécrologie », et « se souvenir de LA Bardot » à la place.Mais pas le New York Times, qui titre sans équivoque « Du sex-appeal à l’extrême-droite ».Le quotidien américain estime que, loin d’être « une figure consensuelle », elle représente l’une des premières stars problématiques de l’époque moderne ».« Elle n’a d’ailleurs eu besoin de personne pour se faire cancel: d’une certaine manière, elle l’a fait elle-même, en quittant le cinéma en 1973 à 38 ans », critique-t-il.Tract Hebdo

[TRIBUNE DE 100 FEMINISTES] ‘Dans le Code de la famille sénégalaise, la violence conjugale ne figure pas parmi les causes du divorce. C’est insécurisant pour les femmes’

Tract Hebdo-Féminicides au Sénégal: différentes organisations demandent la révision du Code de la famille

Au Sénégal, il est enfin temps de parler de féminicides et de reconnaître comme tels les cas de femmes tuées dans le cadre domestique. C’est le message porté par cent militantes féministes issues d’une vingtaine d’organisations différentes dans une tribune, publiée vendredi 26 décembre. Les signataires ont recensé au moins 17 féminicides, en 2025, dans le pays, mais l’immense majorité des cas échappe encore aux statistiques.

Au-delà des pouvoirs publics, les militantes appellent l’ensemble de la société à prendre ses responsabilités.Le dernier cas connu remonte au 20 décembre, en banlieue de Dakar. Bintou Gueye est abattue par balle par son mari, après une dispute. En août, dans le centre de la Casamance, Mariama Ba est tuée à coups de hache, par son époux, pour un repas servi en retard.Alors que le même type d’affaires émeut l’opinion publique, chaque mois ou presque, les militantes appellent les médias à mieux nommer les choses : pas un drame conjugal ou un fait divers, mais le prolongement d’une violence systémique contre les femmes.
Pour Suzanne Sy, co-éditrice de la tribune, le Front pour une révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP), cette responsabilité s’étend jusqu’aux maisons de production sénégalaises : « Je peux donner juste des exemples. Il y a une série – je ne nommerai pas la série – où une femme a été battue par son mari jusqu’à perdre son enfant. Elle a porté plainte. La famille s’est réunie et a demandé pardon. Elle a retiré la plainte et la vie continue. Ce qui me fait très, très mal, c’est que dans les séries sénégalaises, quand ils veulent dénoncer des situations, ils savent le faire. »

Le féminicide, un crime spécifique

Alors que le chef de l’État tarde à entreprendre les réformes promises, les militantes demandent une nouvelle fois la révision du Code de la famille. Sa version actuelle fait de l’homme le seul chef de foyer et contraint les femmes à rester dans une situation de violence, faute d’un statut plus égalitaire.« Par exemple, dans le Code de la famille sénégalaise, la violence conjugale ne figure pas parmi les causes du divorce. Une femme ne peut pas quitter son foyer parce qu’elle est victime de violences conjugales. Si elle le fait, c’est abandon du domicile. C’est inégalitaire et surtout, c’est insécurisant pour ces femmes-là », souligne Adama Pouye, coordinatrice du collectif des féministes du Sénégal, autre organisation à l’origine de la tribune.Les associations plaident pour que la loi reconnaisse et punisse le féminicide comme un crime spécifique.Tract Hebdo

(avec media international)

[SUPPORTRICE] ‘J’ai été hospitalisée en 2021, par passion folle du foot’ (ex-ministre)

J’aime mon pays.J’adore le football. Depuis le berceau. Et sûrement jusqu’au tombeau. Ce qui fait de moi, non pas une fan de foot, mais une « folle » de foot. De mon équipe. Quels que soient les Déboires. Et les Victoires. Quand vous jouez, chers Lions, ooohhhh si vous saviez…Je supporte. Je prie. Je crie. Je pleure. Je fais et dis des choses irrationnelles. Invraisembables. Je pique des crises. Toujours plus déchaînée que les joueurs eux-mêmes. Je me suis retrouvée à l’hôpital une fois. En 2002. En 2021, mon Dieu je n’ose pas vous dire.Quand vous jouez, je joue. Quand vous perdez, je vous déteste. Je boude. Ce jour là, à la maison, tout le monde marche sur des oeufs. Au prochain match, j’oublie tout. Comme si de rien n’était. Le médecin m’a ordonné de faire attention à mon coeur. De ne pas suivre vos matchs. D’attendre le coup de sifflet final. Mais je crois qu’il ne sait pas ce qu’il dit. Il n’a rien compris. J’ai grandi dans une maison remplie, mais remplie de garçons.Tous fous de foot. Papa aussi. Paix à ton âme De Manga. Il faut l’entendre nous raconter l’histoire de Karl-Heinz Rummenigge. À la coupe du Monde de 1982 en Espagne. Demi-finale opposant l’Allemagne à la rigueur tactique et physique, à la France au jeu technique et offensif menée par Michel Platini aux distances platiniennes. Ce match est considéré comme l’un des plus grands de l’histoire du foot…..Transtel Cologne. Ça vous dit?Pour revenir à mes Lions, peut-être qu’un jour Dr aura raison sur moi. Mais en attendant, mon coeur bat au rythme de vos pas. Au rythme de l’hymne national.Aujourd’hui pour votre première sortie, vous avez fait l’essentiel : Gagner.Mais moi je me permets de faire la fine bouche. Equipe boo ko mënee da nga koy duma. Fēt ko fët yu wóor. Pour plusieurs raisons que je vous laisse évoquer de vous-mêmes.Cette équipe, toute proportion gardée, me rappelle l’âge d’or des Oranje, la Hollande des années 90. Avec des joueurs d’exception de la trempe de Marco Van Basten, Ruud Gullit et Frank Rijkaard. Connaisseur connait. Wallaay.Nos joueurs ont presque tous le même niveau de qualité. Le banc tout aussi valable et incroyable que les 11 partants. C’est une chance. Une Bénédiction. Mais beaucoup de pièges aussi. Pape Thiaw saura les déjouer peut-être. Je le lui souhaite. Ma conviction, c’est que cette équipe  » dafa diis ci moom ».Tout comme on a perdu du temps à l’époque avec Cissé. Merci au passage pour la Coupe Diatto. Mais on en a raté 2, alors que c’étaient nos étoiles. Pardonnez-moi. Ne m’en voulez pas. Ce n’est pas la technicienne. Ni la tacticienne qui parle. Que nenni! J’use juste de mon DROIT du SUPPORTER.28 tirs. 3 buts. Ce n’est pas allemand ça. Ku weddi laajal le Grand Brésil.Vous voulez gagner autant que nous. Nous le savons. C’est pourquoi, sans votre permission, je vous invite à plus d’Efficacité. D’Efficience.Car vous avez le potentiel. Les capacités physiques et mentales. L’expérience. Le Jom. Les 3 F. Fit. Fulla. Fayda. Vous êtes des Jàmbars. Nos Jàmbars.Il faut être incisif. Chirurgical devant le camp adverse. Buléen yor biiru picc. Gaaw a suur. Genre bu fi yemoon sax mu neex. Déedéet. NOUS VOULONS la Coupe. On gagne ou on gagne. Il n’y a pas d’alternative à la Coupe.Ñun ay Gaynde lañu. Ay Mbarodi. Ay Ésamaay. Ay Ndiogoy.Pour les milliers de fous de foot que nous sommes, nous voulons nous nourrir de 10 autres étoiles sur notre maillot national, avant de mourir. Avec le sourire. Et de laisser la place aux générations futures…Il était une fois, l’équipe nationale du Sénégal….Aminata Angélique Manga GueyeEx-ministre de l’Economie Solidaire et de la Microfinance

‘Elles m’ont toutes abandonné…’ : Bokassa 1er, l’empereur Don Juan qui eut simultanément 17 épouses

Tract Hebdo – Empereur autoproclamé de la Centrafrique avec un couronnement financé par la France de Valéry Giscard d’Estaing alors président français, Jean-Bedel Bokassa était décrit comme un personnage extravagant voire déconcertant. Il avait ses caprices, et l’un de ses péchés mignons, c’était les femmes. Le natif de Bobangui l’avoue sans aucune gêne.

‘A Formose, par exemple, j’ai dragué la plus belle fille du pays, que j’ai épousée par la suite’

Dans sa vie, assez mouvementée, celui qu’on appelait le « 13e apôtre du Christ », a convolé en justes noces avec 17 femmes. Il choisissait la plupart d’entre elles, parmi les hôtesses qui l’accueillaient à l’aéroport lors de ses voyages. Cela se faisait bien entendu, avec le « consentement du gouvernement local » précise l’empereur lors d’un entretien accordé à Jeune Afrique en 1984, qui a été exhumé.

L’es-soudard de la guerre d’Indochine, Bokassa, se vante d’avoir épousé les plus belles femmes des pays visités. ‘A Formose, par exemple, j’ai dragué la plus belle fille du pays, que j’ai épousée par la suite. A Bucarest, la plus belle fille de Roumanie, à Libreville, la plus belle fille du Gabon, à Paris la plus belle fille de Tunisie…et ainsi de suite. Mon critère était la beauté’ a déclaré Bokassa.

‘Les 17 femmes que j’ai épousées, m’ont toutes abandonné’Il regrette de n’avoir malheureusement pas pu garder toutes ses belles créatures qui ont partagé sa vie. « Les 17 femmes que j’ai épousées, m’ont toutes abandonné. Jusqu’à la dernière d’entre elles, la Tunisienne, qui n’a plus donné signe de vie » a fait savoir l’ex-dirigeant centrafricain, aujourd’hui, décédé.

[Droit au but] CAN tous les 4 ans ? Les pénaltys du journaliste Gérard Dreyfus contre la FIFA

Tract – ‘Il est temps de le dire avec clarté : le football africain n’a pas à se plier, une fois de plus, à des injonctions venues d’ailleurs. 

La Coupe d’Afrique des Nations n’est pas un simple élément du calendrier mondial ; elle est l’âme du football africain, son moteur économique, culturel et identitaire. Elle appartient aux Africains, pas à ceux qui, depuis Zurich, prétendent en redessiner les contours selon leurs propres intérêts.  La volonté de faire passer la CAN d’un rythme biennal à un rythme quadriennal n’a rien d’innocent. C’est une tentative de réduire la visibilité du football africain, de le rendre plus discret, plus docile, plus compatible avec les agendas européens et les logiques commerciales qui ne profitent qu’à quelques-uns. On voudrait que l’Afrique se contente des miettes, qu’elle renonce à son propre tempo, à sa propre dynamique, à sa propre fête.Or la CAN, c’est la respiration du continent, son rendez-vous majeur, son espace d’expression, son moment de fierté. C’est aussi une source essentielle de revenus pour les fédérations, les joueurs locaux, les médias, les supporters, les économies nationales. La priver de sa fréquence actuelle, c’est l’amputer de sa force. Il faut donc le dire sans détour : L’Afrique n’a pas à accepter qu’on lui dicte la manière d’organiser sa compétition phare.La CAF doit tenir bon, refuser toute pression, et rappeler que la CAN n’est pas négociable. Elle n’a pas à être alignée sur un modèle européen ou sud-américain. Elle n’a pas à être « harmonisée » pour satisfaire les intérêts de clubs qui, depuis toujours, considèrent les joueurs africains comme des variables d’ajustement.La CAN appartient aux Africains. Elle doit rester à son rythme, à son image, à sa hauteur. Ceux qui veulent la réduire devraient commencer par respecter ce qu’elle représente.’Gérard Dreyfus

[Les ‘trois huit’, shifts permanents et humanisés ] Port de Dakar : ​le SATS, syndicat leader des auxiliaires portuaires de transport du Sénégal, et Dubaï Port World (DP World Dakar) signent ensemble pour 03 shifts quotidiens de 08 heures

Tract Hebdo – Ce vendredi 19 décembre 2025, le SATS (Syndicat des Auxiliaires de Transport du Sénégal) et Dubaï Port World, qui opère le Terminal à Conteneurs de la Zone Nord du Port autonome de Dakar (PAD), ont signé un protocole d’accord mettant en place les « trois huit”. Cet accord s’est conclu pour prendre définitivement en charge le souci récurrent qu’il y avait, d’harmonisation des horaires de travail, d’amélioration de la productivité et d’optimisation de la continuité des opérations portuaires, avec la mise en place de cadences de travail successives. Il tient aussi compte, à la fois de la concurrence accrue des autres ports ouest-africains de la côte Atlantique et enfin, de la demande permanente de débarquement de leurs cargaisons par les navires accostant dans les eaux du PAD.  DP World Dakar et le SATS ont ainsi convenu de mettre en place ce dispositif structuré de planification, de rotation et de gestion du pool de dockers.

trois shifts quotidiens de 8h chacun

Désormais, les dockers embauchés (permanents et journaliers)  par le SATS pour le compte de ses membres (acteurs portuaires, maritimes, et logisticiens), débarqueront les marchandises des conteneurs des navires arrivant à quai dans les eaux sénégalaises,  en travaillant sur trois rotations horaires (shifts). Des shifts de 08 heures de temps répartis comme suit : shift de 06 heures à 14 heures, shift de 14 heures à 22 heures​, et shift de 22 heures à 06 heuresAmadou Massar Sarr, en sa qualité de Secrétaire Général du SATS, et Clarence Rodrigues, en tant que Directeur Général de DP World Dakar, ont paraphé et contre-signé les documents de cet accord, qui est un véritable “game-changer”, un moment catalyseur, pour les Ports du Sénégal, y compris le futur port de Ndayane, qui est en perspective dans trois ans, pour bénéficier de ces évolutions modernes de la pratique professionnelle de manutention au sein de la chaîne logistique, dans notre pays qui a besoin d’augmenter sa productivité, pour rester au niveau de ce qui se fait de mieux.

une innovation ‘game-changer’

Un pool important de dockers est concerné par cet accord entre le SATS et DP World : près de 300 dockers, que le SATS forme et équipe gratuitement en EPI (Équipements de Protection individuelle, soit chaussures de chantier, casques de chantier, tuniques). Comme dans tous les ports modernes du monde, et dans la tradition de ce métier d’homme, les dockers présentent plusieurs profils : dockers professionnels, dockers occasionnels et dockers sur carte d’identité.Tous ces dockers bénéficient déjà d’une formation et sont autorisés à accéder au Terminal DP World., Ce sont de grands professionnels, étant donné qu’ils sont tenus de respecter en tout temps les procédures Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE), le port des Équipements de Protection Individuels (EPI) et leur maintien à un état de propreté, ainsi que de suivre les formations obligatoires.Conscients des exigences du secteur maritime, le SATS et DP World se sont engagés  à collaborer de manière constructive afin de garantir l’efficacité opérationnelle, la sécurité des biens et des personnes ainsi que la performance globale du Terminal, avec une réévaluation semestrielle de l’accord.Amadou Massar Sarr, Secrétaire général du SATS s’est réjoui de cette avancée, avec cet accord qu’il a qualifié de « gagnant-gagnant, porteur de croissance et de valeur ajoutée, et de véritable déclic pour renforcer le cycle vertueux de la valeur-travail chez nos manutentionnaires ».

‘Une best practice  qui doit faire tâche d’huile’

Le Secrétaire général Amadou Massar Sarr a tenu à le souligner :  « je salue le caractère précurseur et la vision d’anticipation de cet accord, qui nous aidera à relever déjà les défis actuels du Port Autonome de Dakar ; mais aussi, les challenges du port de Ndayane encore en travaux, dénommé Port du Futur, pour lequel nous devrons être alignés, de longue date, sur les meilleures pratiques de manutention et de chaîne logistique portuaire, dans un monde maritime toujours plus globalisé. Les trois huit étaient déjà en pratique et opérationnels chez DP World Dakar, avec leur personnel. Mais pour nous, SATS, c’est une innovation, et nous espérons que cela fera tâche d’huile chez les autres acteurs. En tous les cas, cela augure bien d’un partage du temps de travail entre d’avantages d’acteurs. Avec, bien sûr, une humanisation, comme cela se fait dans les ports du monde entier. La réalité d’un monde qui bouge, exige de nous, acteurs portuaires, que nous avançons avec notre époque. Et donc, de pouvoir servir des prestations équivalentes à tous points de vue à ce qui se fait dans les meilleurs ports du monde. Nous commençons donc ici au PAD avec DP World. Et quand Ndayane sera en opération, dans trois ans, nos dockers seront déjà rodés à cette qualité de performances, qui respectent la durée légale du travail et les droits des travailleurs, que le SATS est fier de représenter, d’embaucher et de faire embaucher. Nous aurons maintenant 3 équipes chaque 24 heures au lieu de 2 équipes. C’est une ‘‘best practice’’ de standard international, que nous venons de mettre en place” ».

Le SATS, leader manutentionnaire; portuaire et logisticien, avec ses 11 entreprises membres

Il faut noter, en effet, que l’introduction des trois huit au SATS préfigure d’une future importante contribution à la création d’emplois. Car les 11 entreprises membres du SATS ont un fort impact dans leur secteur, comme en témoignent leurs chiffres-clés de 2024 : ainsi,  pour le tonnage, plus de 9 millions de tonnes sont manutentionnées annuellement par eux, sur un total annuel national de 22 millions de tonnes; ils ont un effectif de personnel permanent de 3 000 employés. Et enfin, en termes de travailleurs journaliers, ils comptent 3 000 travailleurs journaliers, avec une moyenne de 800 dockers par jour.

1000 nouveaux emplois permanents à la clé

De ce fait, avec l’introduction des trois huit au sein du SATS, au moins 1000 nouveaux emplois permanents pourraient être créés rapidement. Cela rencontre aussi les attentes des autorités publiques du Sénégal, en la matière, que ce soit celles du Port de Dakar ou la tutelle ministérielle et gouvernementale : un dialogue public-privé permanent existe pour augmenter constamment les effectifs employés et pour que les acteurs portuaires du Sénégal se dotent, toujours plus, des moyens de pouvoir servir les clients armateurs et maritimes  qui arrivent de tous les fuseaux horaires et donc, à toute heure. Dans le cadre de son Agenda National de Transformation « Sénégal 2050 », le Président Diomaye Faye a instruit son gouvernement de mettre en bonne place l’économie bleue, les Ports du Sénégal et les acteurs portuaires, avec une attention particulière accordée au conditions de vie et de travail des manutentionnaires, à commencer par ceux de Dakar, pointe la plus avancée du continent africain dans l’océan Atlantique.

Focus gouvernemental sur l’économie bleue

Pour rappel, le Syndicat des auxiliaires de Transport du Sénégal (SATS) est affilié au Conseil National du Patronal du Sénégal (CNP). Les 11 membres du SATS en sont AGL, Dakar Terminal, SNTT, ITS, SIMAR, MSC, CMA-CMA Ceiba, Maersks, Diamond shipping, TSI et STIA. Quant à DP World Dakar, opérateur du Terminal à Conteneurs de la Zone Nord du Port autonome de Dakar, elle est une filiale du groupe émirati Dubaï Port World, un leader mondial de la logistique et de la gestion portuaire présent dans 69 pays sur tous les continents et employant environ 106 500 personnes en 2025.Par Damel Gueye, journaliste reporter d’images chez Tract Hebdo (www.tract.sn)
Nouvelle ère pour le SATS : Le SG du SATS Amadou Massar Sarr et le DG de DP World Dakar Clarence Rodrigues montrent fièrement leur protocole d’accord

[INTERVIEW-VÉRITÉ] ‘Libérer les joueurs africains à 6 jours de la CAN, c’est pas normal !’ (Habib Béye)

Tract.sn – Habib, la Coupe d’Afrique des nations démarre dans deux jours au Maroc. Vous l’avez disputée à quatre reprises en tant que joueur, et vous continuez sûrement à la suivre avec attention. Comment jugez-vous l’évolution de cette compétition ces dernières années ?Habib Beye : La CAN a toujours occupé une place centrale dans le cœur des Africains, mais aujourd’hui elle a pris une dimension supplémentaire. C’est devenu un rendez-vous incontournable, non seulement pour les joueurs africains mais aussi pour les passionnés de football mondial. Son niveau s’est considérablement élevé : autrefois, quelques grandes nations dominaient, mais désormais, on observe une réelle homogénéité. Des sélections comme le Cap-Vert, par exemple, sont capables de bousculer la hiérarchie et de se qualifier pour la Coupe du monde. Cette évolution est aussi portée par la présence croissante de joueurs africains dans les plus grands clubs européens, ce qui tire tout le continent vers le haut. Pour moi, qui ai eu la chance de la jouer quatre fois, c’est avant tout une fête, un moment d’unité et de fierté, mais aussi une compétition d’exigence qui attire de plus en plus de regards. Au-delà de la richesse des effectifs, qu’est-ce qui permet vraiment à une sélection d’aller au bout aujourd’hui ? La dynamique, la préparation, la fraîcheur physique… Où se fait la différence ? Le facteur principal, c’est la capacité à arriver au bon moment dans la meilleure forme possible. La CAN intervient à une période très particulière du calendrier : certains joueurs viennent de disputer cinq mois intenses en club et peuvent être fatigués, d’autres sont dans une dynamique positive. On a d’autres joueurs qui arrivent essoufflés par cette première partie de saison. Il ne faut pas l’oublier, il y a très peu de préparation, on l’a vu avec le débat qu’il y a eu sur la mise à disposition des joueurs pour leur sélection. Cela veut dire que là, les sélectionneurs ont eu très peu de jours pour préparer une compétition majeure. Cela oblige les sélectionneurs à faire des choix rapides et à trouver la bonne alchimie en quelques jours. Ce n’est donc pas forcément la nation la plus « <span;>riche<span;> » sur le papier qui gagne, mais celle qui parvient à aligner le plus de joueurs en pleine possession de leurs moyens, à créer une dynamique de groupe et à s’adapter rapidement aux conditions locales et à la pression du tournoi. Le Maroc a un avantage parce qu’il organise, un peu à l’image de la Côte d’Ivoire lorsqu’elle a gagné chez elle, c’est un atout aussi lorsque vous organisez une compétitionVous avez parlé tout à l’heure de la mise à disposition des joueurs. Qu’est-ce que vous préconisez pour qu’on n’ait plus ce débat à la veille de la CAN ?Ce problème est récurrent et c’est dommageable pour l’image de la CAN et pour l’équité sportive. L’idéal serait de garantir un minimum de dix à quinze jours de préparation pour toutes les sélections, comme c’est le cas pour la Coupe du monde ou l’Euro. Mais la CAN subit souvent les aléas du calendrier international : elle a été déplacée pour laisser la priorité à la Coupe du monde des clubs, ce qui l’a reléguée au second plan. Aux yeux de Gianni Infantino (président de la Fifa), c’était plus important d’avoir la Coupe du monde des clubs que la CAN à cette période-là de l’année. Libérer les joueurs à six jours du coup d’envoi, c’est insuffisant pour préparer un grand tournoi : cela complique le travail des sélectionneurs, perturbe l’organisation et, de fait, dévalorise la compétition. Les clubs européens doivent comprendre que la CAN n’est pas une compétition secondaire : pour beaucoup de joueurs, c’est la consécration d’une carrière, un rêve, et elle mérite la même considération que l’Euro ou d’autres compétitions internationales.Quels sont pour vous les véritables favoris et les outsiders à suivre pour cette CAN ?Le Maroc, à domicile, me semble être l’un des grands favoris : les joueurs restent sur une série impressionnante, ils ont brillé lors des qualifications et l’effet « pays hôte » compte énormément dans ce genre de compétition. La Côte d’Ivoire, forte de son titre et d’un effectif très dense, sera aussi à surveiller, tout comme le Nigeria, qui a cette capacité à toujours répondre présent dans les grands rendez-vous. Mais j’ai envie d’insister sur la régularité et l’ambition du Sénégal : au-delà de l’attachement personnel, c’est une équipe qui a su capitaliser sur son expérience, mélanger jeunesse et cadres, et qui reste redoutable. On n’est jamais à l’abri d’une surprise d’une équipe comme la RDC ou d’autres nations émergentes. Mais je dirais que mon favori ultime est le Sénégal parce que c’est très important qu’on aille chercher cette deuxième étoile.Depuis trois éditions, la CAN est remportée par des sélections coachées par des binationaux, Djamel Belmadi avec l’Algérie, Aliou Cissé avec le Sénégal et Emerse Faé avec la Côte d’Ivoire. Pensez-vous que la réussite des équipes africaines passe désormais par des entraîneurs ayant une double culture ?On ne peut pas réduire la réussite africaine à la seule question de la binationalité, mais il est vrai que les entraîneurs qui ont grandi ou travaillé dans plusieurs cultures ont un atout précieux. Ils comprennent mieux la complexité des groupes, le vécu des joueurs formés en Europe ou en Afrique, et savent tirer parti de cette diversité. Ce n’est pas une recette miracle : la compétence, l’humilité et la capacité à fédérer autour d’un projet restent essentielles, quel que soit le passeport. Pour ma part, la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie, c’est d’avoir été en équipe du Sénégal.Cela a été pour moi une révélation. Ça m’a permis de me rapprocher de ma famille, de mon pays d’origine, puisque je suis né en France, de la culture de mon père. Mais la culture de mon père et de ma mère m’ont donné une richesse. Et cette richesse-là, aujourd’hui, je m’en sers encore dans mon métier d’entraîneur. L’exemple de Pape Thiaw (sélectionneur du Sénégal) montre qu’il faut savoir résister à la pression, imposer ses idées et s’ouvrir à l’autre. Les gens ne le pensaient pas légitime à prendre cette sélection, il a été capable de résister à cette pression-là, de poser ses idées, d’avoir ses résultats. Et maintenant tout le monde considère, à juste titre, qu’il est l’homme de la situation. C’est aussi parce qu’il a cette culture-là, et pour autant lui, aujourd’hui, est né au Sénégal, il est allé jouer à l’étranger, et c’est ce qui lui a amené cette richesse-là. Au fond, c’est l’ouverture d’esprit et la volonté de transmettre qui font la différence, pas seulement la double nationalité.Vous avez évolué en Ligue 1 comme joueur, consultant, et maintenant comme entraîneur. Comment percevez-vous l’évolution récente du championnat français, notamment par rapport aux autres grands championnats européens ?La Ligue 1 a beaucoup changé ces dernières années. On a traversé une période où les meilleurs jeunes partaient très tôt à l’étranger, ce qui a affaibli la compétitivité du championnat. L’arrivée de stars mondiales au PSG a obligé les autres clubs à se réinventer et à hausser leur niveau. Aujourd’hui, avec la baisse des droits TV et la pression financière, beaucoup de clubs reviennent à la base : la formation, la détection, la valorisation des jeunes talents. C’est une bonne chose sur le long terme, car cela garantit la pérennité et l’identité du football français. Même si la Premier League reste loin devant en termes de moyens, la Ligue 1 n’a pas à rougir : elle produit encore beaucoup de joueurs qui s’imposent partout en Europe et elle reste un vivier exceptionnel.Le Stade Rennais, que vous dirigez, a connu un début de saison compliqué mais semble avoir trouvé une vraie stabilité. Comment analysez-vous le parcours de votre équipe depuis le début de la saison et quels ont été les ressorts de ce redressement ?Je vais être très factuel, cette équipe ne s’est jamais battue pour autre chose que d’accrocher ce wagon de l’Europe. La perception extérieure ne reflète pas toujours la réalité. On a évoqué une crise parce que nous avons enchaîné plusieurs matchs nuls après avoir mené au score, mais en réalité, Rennes n’a perdu que trois fois en seize journées, seule Paris fait mieux. L’équipe n’a jamais cessé de produire du jeu et de rester fidèle à ses principes, même dans les moments plus difficiles.Nous avons su rester solidaires, lucides et patients : la réussite n’était pas loin, il suffisait de persévérer et de corriger quelques détails. Aujourd’hui, la dynamique est très positive, on enchaîne les victoires, et l’objectif européen est à notre portée. Je suis fier du groupe, de la capacité à réagir et du niveau d’exigence que nous avons su maintenir. En restant factuel, aujourd’hui, je suis le deuxième entraîneur avec les meilleurs résultats au Stade Rennais derrière Bruno Genesio. Cela prouve qu’on fait un travail de qualité. Nous sommes arrivés au Stade Rennais il y a maintenant 11 mois, et je pense que notre travail démontre notre qualité avec mon staff.Il y a eu quand même des décisions fortes comme la mise à l’écart de Seko Fofana, Ludovic Blas sur le banc, mais aussi la métamorphose d’Al-Tamari. Ce sont des signes d’une remise en question ou de prise de conscience par rapport à la situation…Quand on ne gagne pas nos matchs mais qu’on ne les perdait pas à ce moment-là, il faut trouver des solutions pour que cette équipe bascule dans cette volonté d’aller chercher son destin. Et ce qui était étrange, c’est qu’on menait toujours dans ces matchs-là, très souvent 2-0, on était rattrapés à 2-2 et donc cela veut dire qu’on manquait de constance dans la durée et qu’il fallait qu’on soit en capacité d’avoir toujours cette volonté d’aller chercher ce troisième but pour nous mettre à l’abri, de continuer à être performant dans la durée du match. Dans l’observation que nous avons faite, on manquait de poids en deuxième mi-temps et on avait une équipe qui avait tendance à reculer. On a fait des choix qui étaient différents, guidés par la performance de l’entraînement aussi, par la richesse de notre effectif. Et ceux à qui on a donné cette opportunité-là à ce moment-là l’ont saisie. Maintenant, Ludovic et Seko n’ont été écartés du groupe qu’un match à Toulouse où ils ont été laissés hors du groupe, mais sinon ils ont été toujours dans l’équipe, soit dans le 11 de départ, soit dans le groupe, amenés à rentrer et donc à prouver leur qualité, et on a eu la chance et aussi l’investissement de chacun, pour que personne ne lâche le groupe et surtout ne lâche le train, parce que c’est important de comprendre qu’un championnat, ça se vit à 19 à 20, et pas seulement à 11 joueurs. Il faut savoir donner leur chance à tous, s’appuyer sur la performance à l’entraînement, et ne jamais figer la hiérarchie.La Ligue 1 va perdre 50 joueurs partis à la CAN. Comment s’adapter ? Par exemple pour vous qui aurez trois joueurs au Maroc ?Depuis le début de saison, on sait que certains joueurs partiront à la CAN. Pour Rennes, cela concerne trois éléments majeurs. Cela nous oblige à anticiper, à élargir la rotation, et surtout à faire confiance à des jeunes issus de l’académie. C’est une belle occasion pour eux de s’exprimer et de se confronter au haut niveau. On a la chance aussi que cette période-là soit composée de deux matchs de Coupe de France, celui qui arrive là dimanche, un match de championnat le 3 janvier, puis de nouveau un match de Coupe de France, ensuite un match au Havre trois jours après la finale de la CAN. Je pars du principe qu’il va nous manquer nos joueurs au plus trois matchs, et par le passé ça pouvait être quatre à cinq matchs. Aujourd’hui, je suis fier de voir nos joueurs représenter leur pays, c’est une expérience unique qui va les enrichir et, à leur retour, renforcer l’équipe.Vous êtes l’un des rares entraîneurs africains à diriger une équipe dans un grand championnat européen. Ressentez-vous une responsabilité particulière vis-à-vis des jeunes générations et du football africain ?Oui, parce qu’aujourd’hui, je la ressens, la responsabilité, parce que je me suis donné les moyens de l’avoir. Je crois que je suis le seul entraîneur africain aujourd’hui dans les cinq grands championnats, en tout cas en première division. On a Omar Daf en Ligue 2 (Amiens). Mais sur la première division, ça m’encourage encore plus à montrer la voie et à essayer de faire en sorte que mon parcours puisse en inspirer d’autres et surtout représenter mon pays et mon continent, mais aussi la culture de ma maman, la France, celle de mon papa, le Sénégal. J’essaie d’être le meilleur possible parce que mon ambition personnelle n’a pas de limite. Je me suis formé en France, j’ai passé quatre ans pour obtenir mes diplômes alors que j’aurais pu aller en Angleterre et le faire peut-être en un an. Je suis allé en National ; j’ai connu des contextes difficiles, mais je n’ai jamais lâché. Je veux inspirer les jeunes, leur dire que rien n’est impossible, qu’il ne faut pas se fixer de limites et qu’on ne doit pas laisser les autres décider pour nous. C’est une ambition saine, fondée sur l’exigence et la persévérance. J’espère que mon exemple ouvrira la voie à d’autres entraîneurs issus du continent africain ou de la diversité.Pape Diouf, l’ancien président de l’OM, se définissait comme une « anomalie sympathique », étant le seul dirigeant noir dans un grand club en Europe. Est-ce que vous vous définiriez comme tel ou vous avez une autre vision ?Non, j’ai une autre vision mais par contre j’ai une vision similaire à Pape sur ce que je pense aujourd’hui vouloir dans ma vie. Et, Pape disait très souvent que les limites, on se les fixe nous-mêmes. Et moi je ne m’en suis pas fixé. Si aujourd’hui vous fermez la porte, je vais trouver un moyen de rentrer. Si aujourd’hui vous construisez un mur, je vais trouver un moyen de le démolir. Si demain vous me fermez une voie, je vais trouver une autre voie. Et je ne laisserai personne définir mon avenir, ni ce que je veux faire dans ma vie. Et à partir du moment où vous avez de la persévérance dans ce que vous faites, vous y arrivez, parce que c’est comme ça que je définis ma vie. Et Pape disait qu’aujourd’hui son ascension était aussi faite par le fait qu’il ne s’était pas limité, et que quand il disait qu’il était une anomalie sympathique, c’est qu’il était à ce moment-là peut-être l’un des seuls dans son cas. Mais je pense que Pape, à travers son parcours de vie, – et je le connais un petit peu parce que c’était un peu mon père spirituel –, m’a donné de grandes leçons comme mon papa qui n’est plus là aujourd’hui. « Habib, le seul maître de ton destin c’est toi-même, et personne ne t’empêchera d’aller là où tu veux aller », me disait-il. Aujourd’hui, je ne considère pas être une anomalie sympathique, je considère que je suis là parce que je le mérite de par mon travail et de par la volonté que j’ai aujourd’hui d’entraîner au très haut niveau et de continuer à progresser et à me confronter à ce qui se fait de mieux. Donc je travaille tout ça, tous les jours, je me lève tous les matins pour ça, avec la même détermination, le même plaisir à faire mon métier, à aimer ce jeu qu’est le football, parce que je suis un amoureux de ce jeu, et personne ne m’empêchera d’aller où je veux aller.Et si je dois donner un conseil à des jeunes qui liront ça, c’est de se dire : vous allez croiser des gens qui vont tenter de vous limiter, parce que c’est comme ça, l’humanité est faite comme ça. Mais il n’y a pas de limite dans ce qu’on veut faire et je pars du principe que c’est une question d’ambition. L’ambition aujourd’hui est vue comme un gros mot, on a l’impression que dire qu’on est ambitieux, c’est d’avoir de l’ego et d’être prétentieux. Ce n’est pas du tout ça, parce que tout ce que j’ai obtenu aujourd’hui, je l’ai obtenu par mon travail.

[BAD BUZZ] La TotalÉnergies CAN Maroc 2025 clashée par Xuman et Keyti (JT Rappé)

 Tract.sn – Voici une version courte, accessible, incarnée, pensée pour passer facilement dans les journaux, sites d’info et communiqués, tout en gardant le ton Xuman, les infos clés, et le contexte de la campagne. JT RAPPÉ – Campagne KICK POLLUTERS OUT Pourquoi nous interrogeons le sponsoring de Total à la CANPar Xuman – JT RAPPÉJe m’appelle Xuman. Avec le JT Rappé, je fais de l’information citoyenne en rap depuis plus de dix ans, pour rendre accessibles des sujets qui concernent directement nos vies. Dans le cadre de la campagne KICK POLLUTERS OUT, nous avons choisi de poser une question simple et légitime : que signifie le sponsoring de la Coupe d’Afrique des Nations par TotalEnergies ? La CAN est un événement majeur pour l’Afrique. Elle rassemble, elle inspire, elle porte des valeurs de jeunesse, de fierté et d’avenir. Justement pour cette raison, l’omniprésence d’une entreprise du pétrole et du gaz dans les stades et les retransmissions interroge. Le sponsoring sportif n’est jamais neutre : il associe une marque à des émotions positives, tout en éloignant le débat sur les impacts réels de ses activités. La campagne KICK POLLUTERS OUT vise à rendre visibles ces mécanismes de communication, souvent qualifiés de greenwashing, dans un contexte où l’Afrique est l’un des continents les plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique. Cette campagne est portée collectivement avec des partenaires africains et internationaux, dont Magamba Network (Zimbabwe), Buni Media (Kenya), Greenpeace Afrique, ainsi que d’autres organisations, médias indépendants et artistes engagés sur le continent.Avec le JT Rappé, nous ne remettons pas en cause le football, ni la CAN, ni les supporters. Nous appelons simplement à un débat public honnête : le sport africain peut-il continuer à être financé et habillé par des entreprises dont le modèle repose encore largement sur les énergies fossiles ? Informer, questionner, donner les clés de compréhension au plus grand nombre : c’est le rôle que nous assumons. Xuman Journaliste-rappeur – JT Rappé Campagne KICK POLLUTERS OUT

[‘TRACT.SN’ fait sa ‘CAN’] Football au Sénégal : une équipe quasi prête pour la CAN 2025

Tract.sn – À quelques jours du coup d’envoi de la CAN 2025, l’équipe nationale sénégalaise n’entend pas rester les bras croisés, et compte regagner le premier rang du football africain. Deux ans après avoir été prématurément éliminés en huitièmes de finale face à la Côte d’Ivoire, les Lions sont de retour au Maroc, avec un effectif riche et un statut de favoris. Mais avant de pouvoir aspirer au titre, les Sénégalais devront passer un premier tour qui paraît assez compliqué, au sein d’un groupe où chaque adversaire possède des atouts non négligeables. Au stade Ibn Batouta situé à Tanger, ils devront se montrer à la hauteur, car leur parcours vers la victoire ne sera pas de tout repos.

Un premier tour contre des équipes de taille pour les Lions

Le Sénégal disputera ses trois matchs du premier tour à Tanger. Si le cadre semble idéal, le calendrier promet cependant des affrontements variés et spécialement mouvementés. Pour les Lions, le tournoi démarrera le 23 décembre prochain, au cours duquel ils s’opposeront à l’équipe du Botswana.Si jamais vous envisagez de parier sur l’une de ces deux équipes, pensez à le faire sur un site fiable, comme NetBet.fr, qui dispose d’une plateforme totalement sécurisée. Et il faut souligner que même si les Zèbres ne sont qu’à leur deuxième qualification depuis 2012, les Lions devraient se préparer en conséquence, car cette rencontre pourrait prendre un tournant inattendu. Voici un point à ne pas négliger au cas où vous seriez tenté de placer des mises sur ce duel.Lors du second match qui se tiendra le 27 décembre, le Sénégal affrontera la RD Congo, une équipe plutôt redoutable. Particulièrement confiants, après avoir vaincu le Cameroun et le Nigéria pendant les éliminatoires du Mondial 2026, les Léopards pourraient changer la donne. La RDC détient des éléments offensifs solides, que le Sénégal devrait craindre.Après cela, les Lions achèveront le premier tour contre le Bénin le 29 décembre. Bien que les Guépards aient déjà essuyé un échec face au Sénégal durant les présélections de la CAN 2023, ils ont, depuis, renforcé leurs jeux. Grâce à leur capacité et leur endurance, les joueurs béninois pourraient bien mettre la pression aux Sénégalais.En tout cas, quand bien même le groupe semblerait abordable pour le Sénégal, l’équipe a une longue route à parcourir avant de pouvoir s’en sortir. Entre la RDC qui évolue, le Bénin imprévisible et le Botswana, le Sénégal devra faire preuve d’un grand sérieux dès le début du tournoi s’il souhaite finir en tête et éviter une élimination précoce.

L’équipe du Sénégal affiche une sélection plutôt satisfaisante

Affichant l’un des effectifs les plus complets du continent, le Sénégal se rend au Maroc avec un mix entre joueurs tantôt expérimentés et matures, et tantôt jeunes et talentueux. À l’arrière, nous retrouvons Kalidou Koulibaly, le pilier incontesté de la défense, toujours solide et irréprochable dans l’engagement.Ce dernier s’entoure de Moussa Niakhaté, Ismaïl Jakobs ou encore de jeunes footballeurs, tels que Mamadou Sarr et El Hadji Malick Diouf, qui apportent de la fraîcheur et de la polyvalence. Cette sélection aurait pu être complétée avec de jeunes footballeurs prometteurs, comme Lassana Traoré, qui a dernièrement signé à Saint-Étienne.Dans les buts, Édouard Mendy reste jusqu’ici une valeur sûre. En milieu, Idrissa Gana Gueye se veut toujours indispensable, et cela n’est pas étonnant, étant donné son expérience et son volume de jeu. Il joue aux côtés d’une nouvelle génération brillante, incluant Pape Matar Sarr, Pape Gueye, sans oublier Mamadou Lamine Camara qui progresse à une vitesse impressionnante.À l’avant, le Sénégal peut se targuer de profiter d’une véritable armada. Malgré ses faibles performances en 2021, Sadio Mané demeure le leader technique de l’équipe. Autour de lui, les options sont multiples : Nicolas Jackson, Iliman Ndiaye, Habib Diallo, Boulaye Dia, Ibrahim Mbaye ou Assane Diao. C’est ainsi que se composera l’équipe sénégalaise à l’occasion de la CAN 2025. Si vous désirez connaître le calendrier officiel de la compétition, sachez qu’elle est déjà disponible.La rédaction / Tract.sn

Aminata Mbengue Ndiaye ‘s’assoie’ sur le Congrès du PS : ‘une forfaiture’ dénoncée par les frondeurs réformateurs d’IR/PS

Tract – Nous avons reçu à notre rédaction ce communiqué de l’IR/PS, frange frondeuse et réformatrice du PS sénégalais, qui ruent fort dans les brancards après le report sine die du Congrès du Partis socialiste, par son apparatchik en chef Aminata Mbengue Ndiaye. Ils dénoncent rien moins qu’une forfaiture. Lisez plutôt ? :COMMUNIQUÉ DE L’INITIATIVE POUR LA RÉFORME DU PARTI SOCIALISTE (IR/PS)Face à la forfaiture, l’impérieuse nécessité d’une résolution.La conclusion s’impose, irréfutable et accablante : le congrès de refondation, initialement reconvoqué pour ce mois de décembre après une première programmation, est ajourné. Cet ajournement sine die ne surprend que ceux qui persistaient à croire en la probité d’un processus dès l’origine vicié. Il sanctionne l’échec d’une entreprise caractérisée par une impréparation notoire et un manque de volonté politique flagrant, dont l’issue ne pouvait être que l’impasse.Le mécanisme de régénération a été détourné de sa finalité. La commission spéciale, instituée pour effectuer le travail de prospection, de réflexion et de propositions, s’est illégitimement dotée d’une mission jumelle, alimentant l’équivoque et la confusion des rôles. Mu en comité de relance des activités du Parti, il a ainsi marginalisé la mission primordiale que le bureau politique lui avait confiée pour calmer les ardeurs des militants et prolonger le dilatoire.Aux plénières incontournables, censées fonder un consensus éclairé autour d’une lettre de mission structurante, ont été préférées des orientations unilatérales approximatives, occultant les vrais problèmes. Les sous-commissions, toutes aussi illégitimes que la commission spéciale, ont été boycottées par les militants et livrées à elles-mêmes     . Elles ont œuvré la bride au cou sans orientation précise, illustrant un déficit d’organisation criant et volontaire dont le résultat improbable était une évidence.L’ajournement sine die, ainsi que la perspective autoritaire de reconvoquer l’assemblée sans l’aval du donneur d’ordre, le BP en l’occurrence, sont symptomatiques de l’état d’esprit des responsables actuels, plus attachés à un agenda apocryphe qu’au salut de l’institution.Les rumeurs se font plus insistantes : il se susurre même que des réglages sous terrains sont en cours afin de positionner quelques camarades dans une vaine perpétuation du statut quo de tous les risques. On évoque jusqu’à un appel du pied au pouvoir en place, préparant le terrain d’une distribution rétributive destinée à récompenser les fidèles et à châtier les anticonformistes.Cet ultime coup de force ne passera pas. Nous en redoutons le caractère létal ; il conduirait à la scission du parti et pourrait précipiter sa disparition.Devant cette dérive autocratique et cette forclusion de la démocratie interne, l’IRPS, dans l’exercice de sa pleine responsabilité, réactive sa mobilisation et annonce la reprise de ses actions.L’unique alternative sérieuse qui persiste exige d’engager sans délai des réformes profondes et courageuses.Aussi, dans les tous prochains jours, nous rendrons public un plan d’action exhaustif et opérant. Celui-ci, s’appuyant sur ce constat sans concession, définira les modalités concrètes pour exiger et obtenir :
  • Un renouvellement et un rajeunissement profond de la direction du parti, condition sine qua non de sa crédibilité.
  • Un remodelage des structures afin de les adapter à l’environnement nouveau et aux exigences du temps.
  • Une opposition résolue, en républicains, sans hésitation ni faiblesse, aux manœuvres de confiscation.
  • L’élaboration d’un nouveau projet de société, respectueux des valeurs de la social-démocratie et répondant aux enjeux économiques, sociaux, sociétaux actuels et futurs de notre Nation et de l’Afrique
  • L’émergence et l’affirmation d’un véritable leadership, assumant pleinement ses responsabilités et ses ambitions pour la conquête des cœurs de nos concitoyens 
  • Le lancement d’une stratégie d’accession à la magistrature suprême.
Le temps des avertissements est révolu. Face à l’obstination des appareils, seule une action collective, ferme et structurée peut préserver l’avenir. Notre légitimité émane de notre engagement militant et de notre attachement aux statuts ; nous la ferons valoir.L’IRPS appelle tous les camarades socialistes d’ici et de la diaspora à se mobiliser pour le salut de notre Illustre Institution.Signataires :L’Initiative pour la Réforme du Parti Socialiste.