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Barth, délesté de 30 kilos, est libre

Le maire de Mermoz-Sacré Cœur, Barthélémy Dias, a humé l’air de la liberté.Il a rejoint les siens ce dimanche à 5 heures du matin après avoir passé six mois derrière les barreaux à Rebeuss. C’est dans un taxi qu’il a quitté le centre de détention.

Dias devait être libéré à 7 heures. Selon nos informations, c’est la directrice de la prison, Agnès Diogoye, qui a pris cette décision, après avoir appris à travers les réseaux, que les proches et soutiens de l’édile de Mermoz-Sacré Cœur étaient en train de se mobiliser pour envahir les alentours de la Maison d’arrêt pour réserver un accueil chaleureux à  ce dernier.« Quand elle a été mise au parfum, elle a décidé de  libérer Barthélémy Dias à 5 heures du matin, révèle notre source. Elle lui a demandé de prendre un taxi et de rentrer chez lui. Barthélémy Diaz ne voulait pas faire cela mais, il a fini par accepter. Il a quitté Rebeuss à bord d’un taxi pour rejoindre son domicile. »Barthélémy Dias avait prévu, à sa sortie, d’aller à l’église avant de rendre visite à la mère de l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall. Mais, il a changé ses plans. Il est présentement chez son père pour se reposer. Et, il a prévu de s’adresser à la presse ce lundi. Mais cela devrait normalement se faire demain mardi.

L’ET DIT TÔT D’O.N.G : « Kagame, despote mais il dépote! » (Par Ousseynou Nar Gueye)

« Il faut imaginer Sisyphe heureux » (Camus)

La conception – et l’accouchement-  de ce texte nait d’une dépêche urgente lue mi septembre sur un site d’info: « Rwanda : l’opposante rwandaise Victoire Ingabire et le chanteur Kizito Mihigo libérés ». Mais il s’agit d’un papier qui me démangeait déjà depuis quelques jours avant, pour réagir à la livraison hebdomadaire de « l’Inventaire des Idoles » de l’écrivain Elgas, parue sur Tract.sn et sur Seneplus.com, ce mercredi 12 février. Cette chronique est intitulée « Kagamé & Macky : fortunes et infortunes de l’autoritarisme ». Je laisserai le lecteur prendre connaissance par lui-même de cet article documenté et quasi universitaire d’Elgas, solidement étayé de notes de bas de page. Mais son titre en dit déjà beaucoup. Oui, je voudrais interpeller ici amicalement mon camarade de partie sur Tract, et non moins ami, Elgas, pour lui dire mes désaccords sur le cas K.

L’autoritarisme, voici le danger ? Eh bien, j’en disconviens. « I beg to differ », pour écrire dans la langue qui a été officiellement adoptée par le Rwanda de Kagame. Je ne prétends pas ici à l’objectivité, mais j’ai le sentiment d’être honnête (au moins avec moi-même), en écrivant ceci : Kagame est le héraut d’une Afrique enfin actrice de sa propre histoire, à l’ère contemporaine. Et de ce point de vue, l’habit de despote éclairé qu’il arbore avec tant de naturel me semble légitime. Le génocide rwandais est la blessure originelle et le moment fondateur dans lequel Kagame enracine cette « légitimité de souche », à diriger le Rwanda d’une poigne de fer et d’en faire par ailleurs, Rwanda Inc. , un pays géré comme une startup de la Silicon Valley. Quand l’autoritarisme produit des résultats tangibles et fixe un cap, j’en suis un fervent partisan à l’insu de mon plein gré. La ritournelle de l’exigence de démocratie qui devrait être le système prévalent dans les pays africains a fait de cette dernière, la démocratie, plus un rituel à consommation internationale et un raout périodique qui rebat les cartes de l’accès aux ressources publiques pour quelques-uns, plutôt qu’une conviction ancrée dans les masses populaires et vécue par elles dans un quotidien qu’il améliorerait. Alors que l’émergence économique reste dans ces mêmes pays une incantation électoraliste.

Il y a bien un panorama multipartisan au Rwanda et le parti  écologiste a fait pour la première fois son entrée au Parlement, cette année. Mais il est vrai que Kagame ne s’embarrasse pas de pudibonderies, quand il s’agit de mettre au pas le pays – et surtout les opposants et les voix discordantes. Le génocide justifie-t-il tout ? Comme pour Israël, et l’Holocauste qui en a fait un pays et une nation « against all odds », dans les plans sur la comète des sionistes d’abord puis dans la réalité, je pense que oui : le génocide rwandais est légitimateur. Le FPR de Kagame, s’il a pu précipiter ce génocide à des fins de stratégie politique, n’en est pas moins, au départ, la victime agressée de ce qui était alors une politique de pogroms des Hutus majoritaires envers les Tutsis, chassés et pourchassés depuis la fin des années cinquante. Et obligés de s’établir dans les pays environnants, notamment anglophones, où ils se sont constitués en base arrière maquisarde, qui a fini par prendre le pouvoir politique à Kigali, en marchant sur des monceaux de cadavres. Le génocide rwandais a donné naissance à une tabula rasa sur laquelle il était possible de reconstruire tout et n’importe quoi, le meilleur comme le pire : l’ensauvagement définitif et la régression d’un pays qui serait devenu un simple endroit, ou la propulsion d’une nouvelle nation allant à l’assaut de son destin. Avec le génocide, le Rwanda a fait entrer l’histoire, la grande histoire, dans la vie des Rwandais. Et elle ne l’a plus quitté. En deux décennies, Kagame a fait de ce pays une nation avec une ambition, sur la base de ce récit tragique du génocide, qui a paradoxalement réussi à réenchanter les perspectives d’avenir de ses concitoyens. Le Rwanda, c’est l’Israël de l’Afrique : un pays né à nouveau dans la douleur d’un bain de sang. Le génocide fait de Kagamé le légitime dépositaire du destin du Rwanda, j’ose le parallèle, comme l’appel à la Résistance et la victoire des Alliés qui s’en sont suivis ont fait de Charles de Gaulle l’homme providentiel de la France d’après – guerre. Et Kagame pourrait paraphraser le Général de Gaulle sur le balcon de l’hôtel de ville de Paris à la Libération (avec un grand L) : « Le Rwanda outragé, le Rwanda martyrisé, mais le Rwanda libéré ! ». Kagame est, sur l’étagère du personnel politique du continent noir, l’Africain fondamental de cette époque milléniale. Comme avant lui, Lumumba, Mandela, Sankara l’ont été. Des observateurs sérieux pronostiquent que si Blaise Compaoré n’avait pas « rectifié » de manière assassine le régime Sankara, c’est le peuple burkinabé qui se serait révolté contre le capitaine Tom Sank. Pour autant, les Burkinabé eussent-ils beau être opprimés et brimés par le régime Sankara, le beau capitaine Thomas n’avait cure que de (re) donner sa dignité bafouée et sa souveraineté à une Haute-Volta qui avait pris un nouveau départ, en changeant de nom, pour en prendre un dont personne ne songe à railler la pomposité : « le pays des hommes intègres ». Un nom qui sonne comme un mot d’ordre dictatorial. Surtout, Sankara incarnait quelque chose de plus grand que lui-même et son pays sur la scène continentale, au-delà des frontières étriquées du pays des Mossis : il avait restauré l’honneur des (jeunes) Africains et inspiré l’espérance en un avenir sur le continent-même à cette jeunesse africaine. Kagame inspire la même foi en un développement endogène et réussi en Afrique par des Africains et pour des Africains. Mandela ? Rappelons que les Etats- Unis et la Grande- Bretagne considéraient officiellement Madiba comme un terroriste jusque dans les années 80. Lumumba a pu être accusé de dérives dictatoriales (communistes). Comme Mandela, sa Commission « Vérité et Réconciliation » et son inclusion des (présumés) bourreaux blancs dans la nouvelle Afrique du Sud, Kagame a poursuivi la réconciliation de l’impossible avec ses « gacaca », tribunaux populaires. Conciliation des inconciliables : c’est cette marque de fabrique qui fait les grands Africains.

A l’aune de la marche de l’histoire, Mandela, Lumumba et Sankara sont des vainqueurs symboliques. Kagame peut également être dans le camp de ces vainqueurs symboliques, car il va dans le sens de l’histoire africaine en donnant un contenu produit par les Rwandais eux-mêmes à la trajectoire de l’histoire de son pays et de ses habitants. Pour que le grain ne meurt, le génocide a été le fumier providentiel. De la même manière qu’Israël, bien que traitée avec quelques motifs de dictature pour son oppression des Palestiniens, est pourtant la seule démocratie du monde arabe, il n’est pas exagéré de considérer le Rwanda comme l’un des rares pays africains à être devenu une véritable nation. Aux forceps. Là où beaucoup de pays africains ne sont que des juxtapositions de communautés qui cohabitent sur un territoire, sans cap historique, en se bricolant péniblement une histoire mythique dans laquelle les résistants-malgré-eux, les libérateurs qui ont ramassé une indépendance souvent octroyée et l’ancien oppresseur colonial se bousculent sans cohérence. Avec l’Algérie héritière de sa lutte de libération, le Rwanda de Kagame est le seul pays africain à tenir la dragée haute à la puissance occidentale qui se targue de considérer l’Afrique (ex) francophone comme son pré carré : la France. Tuer ce tuteur symbolique qu’est la France est un pré-requis pour l’émancipation, y compris et d’abord des mentalités. Le tropisme de millions d’Africains en faveur de l’homme à poigne Kagame peut agacer. Mais ce tropisme pro-Kagame dit quelque chose de l’Afrique. Le Rwanda et l’histoire non encore éclairciée de son génocide suscite des passions. Kagame en suscite autant. J’ai tendance à penser que la tare la plus grave d’un homme politique est de laisser indifférent. Permettez à l’auteur de ces lignes un jeu de mots, si on peut encore évoquer avec légèreté des choses sérieuses : l’aversion pour Kagame, comme l’antisionisme contre Israël, est de mon point de vue un « anti-sillonisme » contre le Rwanda, le sillon en question ayant été le génocide, qui a marqué de sa trace indélébile l’histoire contemporaine de l’Afrique et déterminé à jamais l’avenir du pays des mille collines. Pour le pire. Et espérons-le, pour le meilleur, qui reste à venir.  Il faut imaginer Sisyphe heureux.

Ousseynou Nar Gueye      

Éditorialiste; fondateur de Tract.sn

L’ET DIT TÔT D’O.N.G : APS et Panapress, l’avenir hypothéqué et hypothétique du modèle « agence de presse » en Afrique

L’ET DIT TÔT D’O.N.G – La PANAPRESS et l’APS agonisent donc, en recherche permanente d’une hypothétique perfusion par acharnement thérapeutique à même de leur permettre de survivre. Les employés de la PANAPRESS cumulent…40 mois d’arriérés de salaire, sur plusieurs années. La subvention de l’État sénégalais à l’APS, sa seule source de revenus à part quelques maigres rentrées publicitaires, permet à peine de couvrir ses charges salariales. L’APS ne peut donc rien investir dans le renouvellement de son outil de travail, peine à réparer ses véhicules de reportage lorsqu’ils tombent en panne, et ne peut même pas acheter le carburant pour permettre auxdits véhicules de rouler. La grève renouvelable de 96h de l’APS, énième du genre, a quelque chance de rencontrer un écho favorable auprès de l’Etat, en cette période où le gouvernement s’apprête à allouer aux organes de la presse d’Etat des subventions conjoncturelles pour couvrir l’élection présidentielle. La Panapress, quant à elle, a longtemps vécu des largesses du Guide la Jamahiriya lybienne, Mouammar Kadhafi, qui lui octroyait de généreux subsides.

Que nous dit la lente agonie de ces deux agences de presse, qui se survivent toujours à elles-mêmes quand on pense que tout est perdu ? Que le modèle d’agence de presse, tel qu’il continue de prévaloir Afrique, doit être repensé de manière structurelle. Il faut faire un choix définitif entre statut public, avec prise en charge entière par la puissance étatique. Ou permettre à ces agences de presse d’aller vers un statut privé qui leur donnera les moyens de leurs ambitions. On sera surpris de le savoir : ni l’AFP française, ni l’Associated Press américaine ne sont publiques. L’AFP a un statut d’entreprise privée agissant selon des règles commerciales, et ce sont les éditeurs de presse qui siègent à son conseil d’administration. Il est vrai que l’AFP vit principalement des abonnements de l’Etat, qui lui assurent 40% de son chiffre d’affaires. Ce chiffre d’affaires de l’AFP a été de 300 millions d’euros en 2017. Et pas seulement en produisant des dépêches écrites.

Et c’est là l’autre challenge que la PANAPRESS et l’APS se doivent de relever. En commercialisant aussi des photos, des vidéos et des infographies ou des articles de fact checking. Il faut aussi faire payer les reprises de contenus dans la presse en ligne et sur les réseaux sociaux, à l’heure où chaque individu de la planète muni d’un smartphone est devenu un média à lui tout seul. C’est ainsi que l’AFP a gagné un procès contre Google qui reprenait ses dépêches. Les diffusions gratuites (pour le consommateur) de dépêches sur Internet doivent aussi être facturées plus cher par les agences de presse, car elles constituent un manque à gagner pour la presse écrite. La MAP, agence de presse marocaine, vient de lancer en juillet 2018 un magazine mensuel papier, qui lui rapporte également de la publicité. Les pistes de solutions sont donc multiples, mais nécessitent une révolution des process de travail et un changement mental de paradigme.

Devant le dilemme du choix étatique clairement assumé dans sa partie financière ou la migration vers un statut privé et commercial, nos États africains doivent trancher. L’Agence de presse ivoirienne est bien couverte par son Etat, mais elle ne laisse pas son fil d’informations ouvert à la consultation par tous les internautes , ce qui en ferait un site d’informations comme les autres. Sur ce terrain-là, l’APS ne peut pas battre Seneweb et les trois cent autres sites d’information sénégalais qui pullulent sur la Toile. Surtout dans un pays, le Sénégal, où les utilisateurs média des dépêches de l’APS ne paye pas celle-ci, au motif que la subvention de l’Etat rémunère déjà l’APS pour eux. Il existe des agences de presse privées qui prospèrent pourtant au Sénégal, comme APANEWS qui y a son siège. La disparition programmée n’est donc pas une fatalité pour l’APS ou la PANAPRESS. Mais elles doivent résolument repenser leur business model et leur offre de produits et services. Ayant été directeur de la stratégie et du développement de l’Agence de presse sénégalaise, l’auteur de ces lignes est naturellement sensible au sort de ces médias des médias. Il faut que la grève actuelle de l’APS soit l’occasion d’un vaste aggiornamento sur ses missions et sur son core business. Sinon, la présidentielle apportera son lot de subventions qui seront une bouffée d’oxygène temporaire. Et après l’élection présidentielle, la manne épuisée et le filet du robinet coulant à nouveau doucement, l’APS replongera dans le marasme qui est le sien depuis plus d’une décennie.

Ousseynou Nar Gueye

Directeur de publication de Tract.sn

Soham El Wardini, 65 ans, première femme à être élue Maire de Dakar

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Soham El Wardini, première adjointe au maire a succédé à Khalifa Sall à la tête de la Mairie de Dakar ce samedi. Wardini est de père libanais et de mère sénégalaise. Elle a obtenu un nombre de 64 voix sur les 90 votants. Banda Diop est arrivé deuxième avec 13 voix et en troisième position on retrouve Moussa Sy qui obtient 11 voix. Soham a eu une majorité au premier tour, écrasant ses concurrents. A retenir qu’elle était jusqu’ici 1ère adjoint au Maire de Ville. Elle remplace ainsi Khalifa Sall, révoqué de ses fonctions, il y a quelques semaines. Proche de l’édile de la capitale, elle dirigeait déjà la Mairie depuis l’incarcération de ce dernier. Elle est acclamée par les militants qui scandaient le nom de Khalifa.C’est la première fois dans l’histoire politique du Sénégal qu’une femme devienne maire de la capitale.Dès le 30 août, au lendemain de la révocation de Khalifa Sall de ses fonctions de maire, Ousseynou Nar Gueye, directeur de publication de Tract.sn, avait analysé et pronostiqué que c’est Soham El Wardini qui lui succéderait.

Tribune : ‘Guirassy 2019 ou l’incarnation d’un leadership nouveau qui assure et rassure!’ (Sokhna Aïcha Thiam)

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Moustapha Mamba Guirassy est loin des polémiques politiciennes et l’homme se positionne de plus en plus comme une force de propositions qui sait faire bouger les lignes. Entendre Guirassy parler est un vrai régal. Le leader de la coalition SET (Senegal en Tête) sait dérouler son argumentaire, asséner ses vérités avec beaucoup de courtoisie et d’élégance dans le verbe, il sait utiliser les mots justes.

Guirassy n’est pas un adepte de la politique spectacle, il est plutôt du genre posé et réfléchi. Il sait faire les bons diagnostics pour ensuite proposer les meilleures solutions. Ses sorties médiatiques sont toujours très attendues et bien suivies.Et ce n’est pas un hasard si une bonne partie de la jeunesse s’identifie à lui, n’est ce pas Mouhamadou Habibou Fall qui disait et à juste titre : « Guirassy candidat naturel de la jeunesse pour un leadership nouveau ».Guirassy est simplement une force tranquille dont le pays a besoin. Mais l’homme est aussi et surtout un scientifique qui sait bosser. Sans tambour ni trompette, Guirassy est entrain de réussir un important travail de massification. Guirassy reçoit des centaines de sénégalais par jour et fait installer des centaines de cellules et cela dans les coins les plus reculés du Sénégal. Aujourd’hui ce sont des milliers de cadres anonymes, des personnes qui n’ont jamais fait la politique qui entourent le président Guirassy et parmi lesquels l’auteure de cette tribune.Très présent sur les réseaux sociaux, en particulier sur facebook, Guirassy a – sans aucun doute ,parmi les hommes politiques – la page Facebook la plus professionnelle, avec des publications régulières qui accrochent.Mais Guirassy c’est aussi un programme crédible avec des propositions fortes. Il a par exemple pris prétexte de la journée mondiale du tourisme pour proposer « la mobilisation et l’engagement de l’écosystème des startups « tech Sen » dans une transformation digitale profonde du secteur du tourisme pour un choc de compétitivité ». « Tech Sen », il faudra retenir l’expression. Le président Guirassy compte mettre toutes les chances du coté du jeune sénégalais pour qu’il devienne un mark zuckerberg. Avec Guirassy au pouvoir, TECH SEN sera une réalité et le Sénégal comptera en matière technologique. Et le « new deal éducatif » est une proposition forte de Moustapha Guirassy pour la transformation de l’école sénégalaise.Enfin, le président Guirassy attend avec impatience les débats entre candidats pour une meilleure information des sénégalais. Espérons que la presse va relever le défi et que les candidats accepteront de se soumettre à cet exercice démocratique et républicain.Sokhna Aïcha THIAMCitoyenne Sénégalaise, membre de la Coalition Sénégal en Tête avec Guirassy

Bagarre au Patio : le militaire français Mike Teiho aux arrêts pour le coma d’Oumar Watt

Il y a du nouveau dans l’affaire Oumar Watt, du nom de ce jeune compatriote plongé dans le coma à la suite d’une bagarre avec des militaires français au restaurant «le Patio», sis aux Almadies. L’un des cinq militaires français cités dans cette affaire, a été arrêté par les gendarmes sénégalais accompagnés de leurs collègues français. Il sagit du dénommé Mike Teiho. Le mis en cause a été déféré au Parquet. Oumar watt est interné à l’hôpital Fann de Dakar où il est dans le coma depuis la semaine dernière. Une enquête menée par la brigade prévôtale accable les militaires français. Arrivés alors qu’ils étaient ivres comme des Polonais, les soldats ont été invités à rejoindre leur table par un des amis de Watt. C’est ainsi qu’ils ont commencé à provoquer ce dernier en voulant parler de force avec sa soeur qui l’accompagnait. Lorsque que le jeune homme a protesté, l’un des militaires lui a asséné un coup qui l’a mis K.O. Après avoir fini de le rouer de coups, les mis en cause ont tenté de prendre la poudre d’escampette, mais ils ont été arrêtés par la foule avant l’intervention de la gendarmerie de Ngor.

Tribune : ‘Optimiser l’usage des TIC pour une révolution pédagogique dans l’éducation ?’ (Alassane Kitane, mouvement Fippu)

  1. On se contente de décrier la « baisse » du niveau de nos apprenants sans se demander quelle est la part du système dans cette baisse jugée vertigineuse. Parmi les facteurs généralement évoqués, il y a le peu d’intérêt que les apprenants ont pour les études. Nos élèves passent, en effet, plus de temps sur les réseaux sociaux et sur la toile, de façon plus générale, qu’à lire leurs livres et cahiers. C’est là une explication trop simpliste et qui a l’intérêt de dédouaner la communauté sur sa responsabilité pourtant indiscutable : ce sont donc les apprenants qui sont fautifs, pas le système ! Mais la vérité n’est jamais simple : le système éducatif sénégalais (les contenus, la pédagogie, etc.) stagne et est incapable d’innover profondément.
L’éducation est trop précieuse, pour être délaissée à l’amateurisme : elle doit suivre les innovations scientifiques et technologiques pour les incorporer au lieu de se laisser parasiter par les éventuelles dérives de celles-ci. L’école doit avoir les moyens de traquer ses propres dérivés et d’en faire profiter au système. Les réseaux sociaux ne sont pas fatalement un obstacle à l’acquisition de connaissances et à la formation. La révolution sociétale qui s’opère sous nos yeux ne peut pas laisser indemne l’école. On ne peut donc pas faire fi de cette révolution et continuer à enseigner comme on enseignait il y a quarante ans. L’enseignement doit toujours s’adapter aux nouveaux besoins de la société, il doit parfois emprunter à celle-ci ses problèmes, ses joies, ses peines, ses passions et ses crises pour être en mesure de les comprendre, de les solutionner ou de les rendre possibles sans risque majeur pour la société.Un professeur de lettres qui veut régler les problèmes de langue de ses apprenants peut parfaitement passer par les forums sur internet pour élaguer ces difficultés. Demander à ses apprenants de relever les fautes de grammaire, les problèmes de syntaxe contenus dans une discussion d’un forum, les inciter à initier des sujets de discussion sur les forums et de les rapporter en classe pour étudier des cas concrets de problèmes de langues, etc. Cette façon d’apprendre pourrait être facilitée par la mise à disposition de tablettes aux élèves. Que l’on ne me parle surtout pas de coûts élevés ! Bref, les astuces ne manquent pour adapter les objectifs pédagogiques à la curiosité « communicationnelle » des élèves.L’usage du téléphone portable sans puce en classe dans un lycée connecté au wifi pourrait remplacer l’usage universel de l’ordinateur par les élèves (puisque nous sommes dans un État où les priorités sont orientées dans le folklore). L’intranet du ministère de l’enseignement connectant les Lycées et collèges devrait être un rempart contre les éventuels risques de détournement et de divertissement des élèves en plein cours. Les cours de français, d’anglais, d’histoire et de géographie et même de philosophie devront dans l’avenir se faire dans des salles informatiques ou, en tout cas, avec des tablettes pour élèves. La relation affective que l’apprenant entretient avec son téléphone ou sa tablette doit être utilisée, squattée et instrumentalisée par l’école. Psychologiquement un élève qui n’est pas motivé est une aporie voire un mur pédagogique : on ne peut rien lui inculquer.La relation passionnelle, voire fusionnelle que les jeunes ont avec les technologies de l’information et de la communication n’est pas forcément un obstacle, c’est même une chance, un gisement à exploiter par l’école. Il suffit simplement de déménager les contenus pédagogiques de certains supports pour les loger dans les nouveaux supports que le jeu, le folklore et les dérives disputent à l’école. Si nous voulons léguer à nos descendants l’école qu’ils méritent et qu’ils aimeront, il nous faut la mouler dans notre vécu tel qu’il est aujourd’hui par et dans les TIC et les autres innovations ou secteurs de la vie de la communauté.Dans nos enseignements nous voulons toujours tout faire et ce, de manière trop souvent très théorique. Pourtant même la philosophie peut avoir un recours fécond aux TIC : les ressources pédagogiques fleurissent de partout et sont de toute sorte. Nous n’avons donc pas le droit de nous marginaliser et de nous enfermer ad vitam aeternam dans le monde trop austère des livres. L’intelligence tactile, la cyberculture, l’intelligence relationnelle virtuelle ne peuvent aucunement constituer une menace contre la culture : la cyberculture fait partie de la culture comme la « culture » hip-hop en fait partie. Le virtuel offre des possibilités infinies dans la recherche des révolutions pédagogiques qu’attend notre communauté de façon impatiente. Les problèmes que pose le virtuel, les dérives des réseaux sociaux doivent devenir des problèmes philosophiques, mais aussi des prétextes pédagogiques pour beaucoup de cours dans les séries littéraires et même dans celles scientifiques.Les thèmes de la vie sociale (nature et culture, les normes, la liberté, l’individu et la société, l’État, etc.) de l’épistémologie, de l’art peuvent parfaitement être pris charge avec les supports des TIC. La société n’est plus ce qu’elle était naguère, les TIC font désormais partie des mécanismes de socialisation et/ou de désocialisation. La culture (langage, communication, travail, normes, créations matérielles et immatérielles) ne peut plus être conceptualisée comme elle l’était à l’époque d’Aristote. Lui au moins a pensé son époque, c’est nous qui ne sommes pas en mesure de comprendre la nôtre et de la théoriser. Le lien étroit entre cultures, mondialisation et internet doit nous inciter à méditer davantage la question de l’unité du genre humain par-delà la diversité des opinions, des cultures et des langues. Que sont aujourd’hui les normes sociales face au virtuel où la liberté est presque absolue ? La déviance et la marginalité ont changé de forme et de contenu : nous sommes très en retard sur la marche de notre société.La frilosité envers les TIC cache mal un malaise de notre système éducatif et de notre société : ils peinent à s’adapter aux nouveaux enjeux. Il ne faut jamais oublier que l’école est la rencontre entre les adultes et les jeunes ; donc entre le présent et le futur. Les peurs et les complexes des adultes, leur incapacité à prendre en charge la vitesse de la modernité ne doivent pas être un obstacle à l’épanouissement intellectuel des jeunes. La réussite de toute société passe par la dialectique entre le conformisme et l’anticonformisme ; entre le conservatisme et l’innovation. Les grands progrès du monde sont tributaires du génie qu’a chaque peuple ou chaque époque de faire cette symbiose entre deux exigences apparemment antinomiques.Alassane K. KITANE Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal Membre de l’Initiative politique et citoyenne FIPPU

Ousmane Sonko explique son absence à l’hommage à Bruno Diatta par des problèmes de « mise en place et de préséance »

POLITIQUES – Le député opposant et candidat à la candidature présidentielle Ousmane Sonko a expliqué les raisons de son absence à la cérémonie de l’Hommage national dédié à Bruno Diatta sur sa page Facebook. Voici l’intégralité de son post :

Chers Compatriotes,
Nous avons reçu ce matin une invitation de Monsieur ALY NGOUILLE NDIAYE , Ministre de l’intérieur, à la cérémonie d’hommage au regretté #Bruno_Diatta prévue ce jour à #11h.Pour des raisons liées au temps très court et au respect des règles du protocole, notamment la mise en place et la préséance, nous n’avons pas pu nous y rendre comme souhaité.Je tiens à remercier le Ministre de l’Intérieur et tout le gouvernement du Président Macky SALL d’avoir pensé à nous associer à cet événement de haute portée républicaine.
Pastef Les Patriotes, en mon nom, s’incline une fois de plus devant la mémoire de l’illustre disparu.Vive la République!

A Diourbel, Malick D., prof d’Eps, menace de mort Samour F., époux de son ex femme

Né le 28 décembre 1971 à Thiès, le professeur d’éducation physique et pratiquant d’arts martiaux, Malick D., comparaissait ce jeudi devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel. Il répondait des chefs de menaces de mort et injures publiques sur la personne de Samour F..

Ce que reproche l’accusé à Samour F., c’est d’avoir épousé son ex-femme, Mame Bousso, avec qui il a divorcé il y a quelques mois. Et depuis, Malick D. avec sa masse athlétique assez imposante, prend pour cible Samour F. qu’il menaçait de mort et injuriait publiquement.Finalement, F. s’est résolu à porter plainte et Malick D. est arrêté. Devant la barre ce matin, l’accusé qui a tout nié, malgré le témoignage de Modou F., a expliqué au juge que sa seule motivation était de faire comprendre à Samour F. qu’il ne devait toucher à ses trois enfants dont leur mère avait obtenu la garde.

Parrainages : Aïda Mbodj porte plainte à Tambacounda

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POLITIQUES – Aïda Mbodj, la présidente de l’Alliance nationale pour la démocratie (And)/ « Saxal Liguey », a saisi la justice. Me Amadou Hady Bâ déjà commis, elle pointe d’un doigt accusateur sur le Préfet de Tambacounda, dans ‘’Yoon wi’’ de la Rfm. Ce dernier aurait, accuse-t-elle, envoyé des Agents de sécurité de proximité (Asp) pour « molester » un de ces collecteurs pour le parrainage de sa candidature.