‘Hapsatou & Éric, conflit de nostalgies d’enfants d’immigrés’ (Par Elgas)

Dans la petite commune des Mureaux, dans les Yvelines, l’actuel plan de rénovation urbaine est comme une énième promesse du vivrensemble dans une France qui se déchire. Promesse de voir les immeubles et vieilles tours des années 60 s’effondrer, d’y voir s’ériger de nouveaux bâtiments. Mais plus encore, de voir renaître ces quartiers, où l’immigration africaine et maghrébine a fini par dupliquer les mœurs du pays d’origine, pour contrer l’exclusion et l’abandon des pouvoirs publics, mais aussi maintenir le lien jamais renié avec le pays. Quand les grands immeubles anciens sont dynamités au gré des nouveaux « plans banlieue », c’est le spectacle, presque le film, d’une histoire commune que les habitants regardent religieusement, avec fol espoir et pincement au cœur mêlés. Dans les boucles de la Seine qui serpentent jusqu’en Normandie, les premiers immigrés de travail sénégalais, issus pour une large part de la vallée du fleuve Sénégal, se sont installés pour travailler dans l’industrie. Après les foyers, beaucoup d’entre eux avaient été ventilés dans ces nouvelles cités, symboles, entre autres, des trente glorieuses. Poissy, Argenteuil, Mantes-la-Jolie, ou encore les Mureaux, deviendront ainsi les lieux de vie de cette immigration des pionniers.

Malgré le temps qui passe, ce demi-siècle d’accommodements, de renoncements et de rêves, il y a une forme de mélancolie qui reste, un scepticisme devant les annonces politiques qui les blasent, la réalité d’un éloignement du centre parisien qui les rend étrangers. Mais plus encore, demeurent vifs, les sentiments contraires, d’une intégration impossible, et d’un retour au pays différé, hypothétique voire impossible. Le soir, au sortir de la mosquée, dans les petits jardins, les cafés, ces immigrés qui ont pris de l’âge dissertent librement. Ils avaient quitté le Sénégal pour le travail, souhaitaient tous rentrer au pays, mais des concours de circonstances, climatiques ou économiques, conjoncturelles ou politiques, frappant les jeunes Etats africains dans les années 70 ou 80, mais aussi la loi sur le regroupement familial en 74 sous Giscard, obligeront une large majorité à rester. D’un pays dont ils ne convoitaient que quelques respirations économiques ponctuelles, ils devaient ainsi embrasser les emblèmes, se projeter, avec les blessures fraiches de la colonisation et les assignations qui prenaient tour à tour la forme du racisme ou de l’exclusion, n’aménageant en fin de compte qu’un tout petit canal nommé assimilation, pour la promotion républicaine. Arrachés à leur terre par la violence symbolique d’un départ contraint, l’immigration sénégalaise en France porte en elle ce goût acide que la nostalgie essaie tant bien que mal de soigner.

Le berceau français

Quand naît Hapsatou Sy en 1981, la France est multi-ethnique mais pas encore multiculturelle. Il reste encore les rigides acceptions de l’intégration, à travers l’assimilation, injonction aux relents colonialistes qui perd ainsi ce qu’elle peut avoir de recevable. A Sèvres, commune agréable des Hauts-de-Seine, où elle vit le jour, le mélange des populations est déjà une réalité même timide. L’école remplit encore son rôle de promesse. La première déchirure est d’abord intrafamiliale, entre ces parents au français hésitant, ces épouses sans ressources intellectuelles, et leurs enfants, produits de la république. Toute la violence, toujours minorée de l’immigration, rejaillira sur ces enfants, aspirants français à l’école et dans l’espace des rencontres, mais si attachés à leurs cultures d’origines dont ils reçoivent tous les codes, et dont les parents souhaitent perpétuer l’héritage comme une thérapie de leur propre déception. La transmission des valeurs, différentes du corpus français, linguistique, culturelle, religieuse, formeront la digue intime, par laquelle on préserve encore les acquis dans la furie de déculturation de la migration. Les parents pousseront leurs enfants à se surpasser, dans cette logique d’excellence qui doit racheter leur déficit en codes français. L’initiation y portera le double goût de la détermination, mais aussi l’envie de garder un patrimoine inviolé, qui commande à embrasser les valeurs citoyennes de la France mais pas ses symboles historiques et culturels. Cette incompatibilité, voire ce divorce originel, annonce la première fissure de la fracture identitaire que tout procès colonial, comme celui en cours, a vocation à embraser.

Éric Zemmour lui, est né en pleine guerre d’Algérie en 58 à Montreuil. Le destin des pieds noirs d’Algérie, des juifs, des catholiques, des harkis, sera façonné par cet épisode tragique, structurant, au-delà, de la seule question de l’immigration. Quand Roger Zemmour, son père, s’installe avec sa famille à La Goutte D’or dans le 18e arrondissement, la France est la terre du refuge, et la terre du salut pour eux. Ils lui vouent un culte, une gratitude éternelle. La colonisation avait déjà aménagé un cordon passionnel avec la France, déjà en Algérie, laboratoire pour le meilleur et le pire, de la colonialité française. L’Algérie signe curieusement la fin d’un type d’empire français, aux inflexions Bonapartiennes, en même temps, que cette chute de la grandeur, trouvera des contempteurs qui se proposeront d’être les chevaliers correcteurs de cette injustice. Ce garçon, dont les parents ont fait le choix de l’assimilation, de se dépouiller de toute identité qui pourrait voiler l’éclat de leur nouvel habit ; cet élève qui rêvait de grande Histoire Française, qui a lu Jacques Bainville et rêvait de Lucien de Rubempré, poussé par ce désir d’excellence – commun aux mères, mais trait distinctif de la mère juive -, embrassera la France dans une passion que l’âge, mais plus encore, le zèle, rendra plus suspect.

La renaissance par les médias

Quand Hapsatou lance son entreprise de cosmétique, incubée par la promesse républicaine de l’entreprenariat sous Sarkozy en 2011, Éric, après 5 années de tribune dans « On n’est pas couché », raccroche les gants de la polémique du samedi. L’ancien étudiant de Sciences Po, journaliste politique, à la plume acérée et aux idées souverainistes, le sait : pendant 5 ans, il s’est donné en France le rôle du débatteur invincible, avide en duel, où chaque indignation alimentait son statut de martyr des idées, ce totem de la vie politique et intellectuelle française. Confidentiel avant 2006, l’émission lui donne une place et un élan, dont se nourriront des livres bien vendus et sa propre légende. Hapsatou, entrepreneure fragile, naîtra réellement à la télé, qui devient le moteur de son commerce économique. L’accélération de l’histoire, sous le mouvement général, et l’effet numérique de l’immigration, a invité le multiculturalisme subitement en France. Ce que le pays s’évertuait à cacher, ou à oublier, s’est fait jour. La modestie et l’effacement des pères des Mureaux deviendra la revendication et le combat politique de leurs enfants. Eux qui ont les codes, une citoyenneté pleine, seront les porte-voix des parents qui se sont tus. Les marqueurs identitaires, qui n’étaient que des transmissions familiales, deviendront chez les enfants des instruments de lutte et d’affirmation, se nourrissant, du reste, des pays anglosaxons et du laboratoire mondial du différentialisme et de l’émancipation que sont les USA.

Curieusement, Hapsatou Sy sera un des emblèmes de cette France métissée, qui entreprend, fière de ses origines, ce dont elle fait d’ailleurs un argument marketing. Egérie d’un libéralisme nouveau, où la diversité et l’identité sont solubles dans le capitalisme. Ses entreprises cosmétiques s’essouffleront pour partie mais sa nouvelle notoriété d’icône, chique et télégénique, en fera une nouvelle mascotte du vivrensemble, totalement dépolitisée et purement décorative. Le vedettariat ne s’enracine jamais dans une histoire, il scintille en façade, et on y paraît plus qu’on y est. Hapsatou sera la combattante sans bagage, sans légitimité autre qu’esthétique ; invoquant les arguments d’un multiculturalisme heureux, pour oublier la violence réelle d’une histoire. Et d’histoire, Zemmour y emprisonne la France. Amateur d’identités fossiles, figées, il est l’un des seuls à rêver de cette grandeur française surestimée, au risque de tordre les faits, de les convertir à son dessein politique.

Si l’homme est bardé de références, il faut noter qu’il est partiel dans sa lecture des données, car l’immigration a produit une diversité d’études dans lesquelles on trouve facilement une complexité qui n’est pas réductible à des trajectoires simples. Le souverainisme en France a toujours trouvé en littérature une grande et belle expression. La droite littéraire a donné à la France un de ses plus beaux trésors. Qu’il s’agisse de Bernanos, ce travail vigilant sur les ravages de la modernité, cette foi bienveillante, portaient toujours ce que Senghor appelait le « banquet fraternel », cette humanité élémentaire pour l’autre. Cette intégrité du propos, avec la chair de l’honnêteté, manquent cruellement à Zemmour, aspirant à la grande Histoire mais en réalité, vulgaire chroniqueur qui doit toute sa notoriété à ce fait télévisuel et à ces petits pets qui empestent le buzz. Dans la droite intellectuelle, il n’a pas non plus la finesse d’un Revel, ni l’épaisseur et l’élégance d’un Aron.

Comment aimer la France ?

Depuis Mélancolie Française, premier opus de cette trilogie sur la supposée décadence française, en passant par le Suicide français, et Destin français, Zemmour aime la France. La grandeur de Napoléon, les batailles, les trésors, la littérature. Cela peut être noble, le patriotisme a toujours des accents zélateurs, mais il n’est pas en soi une tare. Mais Zemmour aime la France d’une étreinte étouffante et sectaire. Un amour vrai mais gauche, un amour qui exclut. Dans ses livres où se mélangent poésie, sanglots et emphase, que traversent une enfance et un rêve lointains, il donne l’image d’un homme esseulé qui tente de retenir par ses mains et ses cris le train de l’Histoire dans une déchirante et vaine complainte. A l’image d’un Finkielkraut, il est le symbole encore une fois de ce que la peur inflige à la pensée ses pires carences, et ruine jusqu’au talent. Et pourtant Zemmour en a. Pour un homme si porté sur l’Histoire, qui a la citation facile, il est incroyable de noter que sa lecture de la tragédie historique est hémiplégique. Il y fait preuve d’une amnésie volontaire de la colonisation et de sa violence, qui produit une contre-violence en défense. Zemmour fait table rase de cette donnée, requalifiant les stratégies de lutte en paranoïa. Cette incapacité, sans doute cette volonté, d’oublier la totalité de fait tragique de l’histoire, est le trou béant, la principale faiblesse et l’insincérité de l’homme.

Hapsatou Sy donne à cet amour de la France une vision nouvelle et naïvement idyllique, d’une juxtaposition sans racines de communautés. Les deux sont frappés pourtant par la même violence de l’Histoire, l’antisémitisme, créant d’autre part des réflexes de défense, même si dans ce côté, au risque de créer une polémique, Zemmour pense contre lui-même. Il n’en est pas moins une victime. Ses propos sont contestables, d’ailleurs sont-ils contestés, mais tout ostracisme serait malvenu, il faut opposer à sa pensée un réel contrepoids. S’il a une telle longévité, et du crédit, c’est que ce n’est pas un tonneau vide, il compte. La télévision comme les réseaux sociaux n’ont ni codes de bienséance ni charte d’élégance. Il faut dès lors en subir, pour ceux qui en sont les usagers, les grossières foucades, les inélégances et les attaques. Le racisme comme accusation et indignation immédiate, n’est pas opérant.

Multiethnicité & multiculturalisme

Au-delà des spasmes télévisuels, il est intéressant de noter qu’Hapsatou et Éric sont des idoles modernes, pratiquement fabriqués par le même mécanisme médiatique. Ils éclairent un peu plus ce tabou français à discuter l’immigration avec la sincérité et l’honnêteté qu’il faut, sans les biais idéologiques. L’immigration n’est pas une fable heureuse de grands cœurs, ni une menace barbare, c’est un mouvement historique qui doit revivifier toutes les responsabilités. Il faut ainsi, pour dépasser la question risible des prénoms, pointer que l’assignation est double. Les immigrés sont certes renvoyés à leurs origines, mais ils la revendiquent, la mettent en avant et font, pour certains, de leur identité un instrument potentiellement conflictuel avec leurs pays d’adoption ou de naissance qu’ils jugent institutionnellement raciste. Que l’on puisse avoir un pays du « cœur », et un pays de la « raison », doit pouvoir être dit sans scandale. Et que cela interfère dans le malaise à se définir, est sans doute la vraie question actuelle.

La transition de la multiethnicité à la multiculturalité en France, avec la confrontation des nostalgies, est le seul sujet sérieux. Un pays est-il une somme de repères et de symboles historiques, en constante évolution, que l’on doit embrasser quand on aspire à y vivre, ou le droit et la citoyenneté, seuls, suffisent-ils pour faire une identité ? Les cultures doivent-elles partout avoir droit de cité, à égalité, sans primat de la culture historique du pays ? « A Rome faut-il faire comme les romains », comme le dit du reste un proverbe sénégalais ? Ou faut-il venir comme vous êtes et le rester comme au Mc Do ? Ces questions, universelles, montrent que la question qui naît aux Mureaux a une résonnance au Sénégal. Le multiculturalisme ne peut être une injonction unilatérale, sa seule chance de succès c’est d’être réversible, applicable aussi au pays d’origine. Sinon, il se crée une asymétrie, comme si des pays étaient plus aptes à être inclus que d’autres, d’autant plus qu’ils sont tous traversés par les flux migratoires, soit en station de départ, soit en station d’arrivée. C’est le risque du déséquilibre, l’autre pente dangereuse.

Il y a chez Éric Zemmour et Hapsatou Sy, une même mécanique de la nostalgie, chacun à travers ses parents. Un conflit de trajectoires. Les immigrés juifs et africains n’ont pas fait les mêmes choix. Et l’injonction à l’assimilation n’a pas pris chez les seconds parce que le passé colonial n’a jamais été soldé, et la République ne leur a pas donné une place. L’effort d’un dépassement n’a pas non plus été consenti par les immigrés africains. Zemmour du reste, dans Destin français, explique que ce débat a agité les juifs de France, sommés de choisir entre la France et Israël. Dans ses formes indolentes, cette nostalgie revêt son côté de mélancolie chez Hapsatou, et chez Zemmour cette tendresse pour une enfance révolue, mue en forme agressive, offensive envers certains musulmans. Il est paradoxal de noter, que les alliés objectifs de Zemmour sont ces frontistes ou panafricanistes autoproclamés, qui renferment l’Histoire dans une périmètre clos, rêvant d’une pureté. Éric Zemmour est le porte-voix de cette idée fragile qui expurge la nostalgie de son élan positif, pour en faire un bouclier dans un combat qu’ils fantasment. Patrick Weil, intellectuel de gauche, parle d’insécurité historique que ressentent les immigrés, qui ne se reconnaissent dans le récit français et il a raison. Laurent Bouvet, professeur de science politique, pointe, avec le géographe Christophe Guilly, les problèmes de l’insécurité culturelle, que ressentent les populations soumises aux dépossessions de la mondialisation, c’est un fait. Au lieu d’opposer ces deux constats, il faudrait davantage les lier, les creuser, pour fonder une base de commun. La règle législative seule ne peut faire tenir un pays, il faut du liant, des affects, des miroirs, et de la transcendance. A la crise de la foi, s’ajoute la crise économique et identitaire, et l’urgence est de créer cette plage commune ou consentir bonnement et radicalement, dans une partition négociée, à une vie en cohabitation, à la merci des joies comme des conflits.

L’erreur de lecture

Le vent des polémiques est une tentative de contourner la vraie question épineuse que des séquences télévisées exaltées ne peuvent solder. Même dans le champ des sciences sociales, le tabou à utiliser le registre de la culture dans l’analyse, contribue à créer un champ infécond, où le militantisme politique prend le pas sur l’analyse scientifique. La culture, c’est ce qu’on essaie de préserver de différentes manières, actives ou passives, dans la migration, et c’est là, une loi universelle. La générosité de l’accusation en racisme, qui sert à disqualifier toute parole différente, est l’autre étouffoir du débat. Il y a une dévaluation du racisme qui est devenu, non la « douleur indépassable », mais le commerce qui criminalise tout désaccord. L’immigration reste le territoire du rêve, du ressentiment, de la rancune, et le passif colonial reste sous-évalué : il est le seul baromètre sérieux du malaise en France. Il suffit bien souvent, pour éclairer les migrations, d’aller interroger la cause du départ, et les vies de ceux restés au Bled, pour comprendre que l’opposition n’est pas entre « racistes » et « racisés ». Il faut aller à cette racine de l’inconfort. Sinon c’est la mise en scène de deux mauvaises fois, où Éric et Hapsatou, tour à tour bourreau et victime de la vérité, sont en représentation. Oter leurs masques, c’est prendre le risque de voir la hideur de la fracture. Le seul courage c’est de risquer de la voir, au sens de Charles Péguy.

Elgas

Tribune-hommage d’Abdoulaye Wade : ‘L’inimitable Bruno Diatta’

Objet : Décès du Ministre Ambassadeur Bruno Diatta

 
L’inimitable Bruno Diatta! (Par Abdoulaye Wade)
Étant hors du pays, je me suis fait représenter aux obsèques de Bruno Diatta et j’ai voulu attendre quelques jours, le temps que la clameur s’apaise, pour être mieux entendu car mon témoignage de 12 ans de collaboration avec l’un des plus grands serviteurs de l’Etat est, je crois, important et doit être entendu.Lors de la cérémonie de remise des clefs de la Présidence, en me quittant, le Président Abdou Diouf m’a dit : ‘’Ablaye, comme il m’a toujours appelé affectueusement, je te conseille de garder Bruno.’’j’ai gardé Bruno Diatta à mon service pendant mes douze ans de mandat présidentiel et je ne le regrette pas. A mon tour, en quittant le Palais j’ai rappelé à mon successeur ce que m’avait dit le Président Diouf et je lui ai répété la même chose.Bruno Diatta, diplômé de l’ENAM, Section diplomatique, est ambassadeur dans l’âme et appartient au corps des ambassadeurs de la République dépendant du Ministère des Affaires étrangères. Détaché tôt à la Présidence de la République par le Président Senghor qui l’avait remarqué, pour exercer les fonctions de Chef du Protocole, il y a passé toute sa carrière et vient, comme on dit, de mourir à la tâche car, jusqu’au dernier moment, demeurant en activité au-delà de l’âge normal de la retraite, Bruno était un homme dont on ne pouvait pas se détacher, non point parce qu’il était irremplaçable – personne n’est irremplaçable- mais parce qu’il était inimitableL’homme est un être délicat, parlant peu, efficace, gros travailleur de jour et de nuit. Son égale humeur rendait sa compagnie toujours agréable. Les Chefs d’Etat qu’il nous a aidé à recevoir se souviennent de lui et demandent de ses nouvelles en utilisant familièrement son prénom : Et M. Buno ?Il n y a pas de race Bruno Diatta car il est exceptionnel. Aucun chef du protocole de la présidence ne fera encore 4 présidents et, peu ou prou, 50 années de service.Un jour, regardant cet homme qui travaillait plus que tout le monde j’ai pensé améliorer sa condition en le nommant Ministre Chef du protocole d’Etat de la Présidence de la République, il a souri et a décliné poliment : M. le Président, vous savez, ‘’je ne suis pas comme ça, je ne tiens pas aux titres’’. Pour moi, ce n’était pas seulement une question de titre mais un moyen de rémunérer plus équitablement l’immense travail qu’il accomplissait. Je l’ai quand même hissé au-dessus de ‘’simple ambassadeur’’ en lui adjoignant le titre de Ministre. En renouvellent mes condoléances à sa famille qui trouvera toujours en moi un père et un grand-père, je prie Dieu de recevoir son serviteur Bruno Diatta en son Paradis.​​​​​​​​Dakar, 24 septembre 2018Abdoulaye Wade Ancien Président de la République du Sénégal

Mairie de Dakar : Le successeur de Khalifa Sall connu ce…

La succession de Khalifa Sall à la mairie de dakar se jouera ce samedi 29 septembre 2018. C’est ce qu’a appris Tract de sources proches du maire de Dakar.  

‘Dégénérescence démocratique : le Sénégal mérite autre chose’ (Tribune d’Alassane Kitane, mouvement citoyen Label)

Les forces réactionnaires ont toujours, eu, à des moments donnés de l’histoire, un petit contrôle sur le cours de celle-ci. Le caractère injuste et parfois tragique de l’histoire de l’humanité s’explique en partie par le fait que ces forces occultes y jouent un rôle actif : elles font partie de l’histoire. Mais les forces du progrès ont toujours réussi à faire face à l’ampleur du mal engendré par les renégats, car elles ont toujours pu puiser dans la conviction et la volonté les ressources nécessaires pour infléchir le cours de l’histoire. Les forces réactionnaires ne sont en réalité ingénieuses que dans le complot et la trahison, c’est pourquoi elles perdent tout ce qu’elles obtiennent par ce biais, car l’héroïsme, le patriotisme ne se décrètent ni ne s’improvisent.

Elles ont éliminé Lumumba, mais elles sont restées impuissantes face à la puissance de son esprit. Elles n’ont, en réalité, vaincu que le côté lyrique de la figure de Lumumba. Elles ont écroué Mandela, mais jamais son esprit et sa vision n’ont été enchainés : au contraire les brimades qu’il a subies durant plus deux décennies n’ont fait que décupler sa force. Elles ont tout tenté contre Cheikh Anta Diop, allant même jusqu’à vouloir ternir sa carrière scientifique, mais ça n’a pas empêché la sagacité de son esprit de transcender les frontières habituelles du temps et de l’espace.

Nous ne devons donc pas baisser les bras : le combat est possible, le combat est nécessaire, le combat est urgent. Notre démocratie est sévèrement malmenée par une oligarchie composite, mais très soudée par les enjeux du pouvoir. Nous sommes divisés sans nous en rendre compte, nous sommes déviés de notre itinéraire démocratique par des intrigues que personne ne pouvait prévoir dans un pays comme le nôtre. Macky Sall est l’incarnation absolue de cette déviation démocratique, mais nous serions ses complices si nous le laissions agir à sa guise ! Qui pouvait imaginer que ce régime descendrait aussi profondément dans les poubelles de la perfidie en systématisant l’achat industrielle des consciences ?

Jamais dans l’histoire du Sénégal on vu un régime manquer de grandeur et de générosité au point d’organiser une pénurie d’expression du pluralisme. Pénurie démocratique : voilà le niveau où Macky Sall nous a rabaissés. Jamais dans l’histoire, pourtant très riche, de ce pays on a vu un régime ostraciser ses adversaires jusque dans ce que la république leur garantit comme droits élémentaires. Jamais dans l’histoire du pays un parti et  un chef d’État n’ont autant joué avec l’unité nationale et les institutions. Voler des cartes d’identité dans un commissariat de police pour parrainer un candidat sortant ! C’est la barbarie à l’état pur, c’est l’incivisme érigé en culture, c’est la roublardise institutionnalisée, c’est le banditisme entretenu et financé par une oligarchie.

Ah les « anthropophages » ! Maintenant ils opèrent en plein jour !

Ils tenteront tout : bientôt les contributions et les chroniques des voix libres de ce pays ne seront publiées que dans la très rare presse libre et avant-gardiste et ça a commencé. Quand un homme ou un clan souffre d’un déficit de grandeur, il n’a pas de limite dans l’indécence et les intrigues. Mais que faire ? Quand on cherche à parrainer un leader qui a osé forcer un bureau de vote et voter sans sa carte, on ne peut pas être un exemple de citoyenneté. Notre république est souillée et il faudra beaucoup d’énergie et de temps pour la purifier. Les antivaleurs ont pris tous les pouvoirs, les anti-modèles dictent leur loi au reste de la société, parce qu’ils sont promus par un État corrompu et corrupteur à grande échelle.

Qui pouvait imaginer qu’un régime sortant pouvait manquer de génie au point de squatter le travail de parrainage de ses adversaires pourtant persécutés ? On a vraiment touché le fond ! Être obligé de se présenter aux citoyens sous le nom d’un rival naguère voué aux gémonies pour pouvoir réussir son parrainage, c’est le comble de la tragédie humaine, c’est simplement le summum de l’absence d’initiative et de courage politique. Quel manque d’assurance ! Quel manque de sérénité ! L’emprisonnement systématique et la corruption dévergondée ne suffisent donc plus, il faut aller le plus loin possible dans la débauche.

Tout ça pour le pouvoir ?

Quand on prêt à descendre si bas pour le pouvoir, cela prouve qu’on n’a pas dans ses tripes l’énergie et la vertu requises pour l’exercer au nom et à l’avantage du peuple. Nul ne peut prétendre servir le peuple en l’achetant, nul ne peut prétendre travailler pour le bien d’un peuple quand il s’emploie à l’abrutir à ce point. Il est urgent que les forces du progrès reprennent le chemin du front contre la vilénie républicaine. La république est arraisonnée par une oligarchie qui exerce le pouvoir exclusivement pour des rentes directes là où les oligarchies civilisées sont au moins capables de faire semblant de servir la communauté.

On est vraiment allé très loin dans la dégénérescence !

Alassane K. KITANE

Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck

Président du mouvement citoyen LABEL-Sénégal

‘L’immunité médiatique du Roi-Singe de Ndoumbélane’ (Politique-fiction de Nikita)

« Quand la liberté de parole est confisquée dans un régime de la terreur, la satire devient une arme. »

L’éloquence et la science de la langue wolof ne se discutent plus. Et quand le wolof dit « diaggala yakkhone beutti golo ga », il nous incite à la modestie et à l’équilibre en toute chose. La recherche de la perfection totale incline l’homme à deux extrêmes : la timidité (ou même l’inhibition) et la vantardise. Le timide est celui qui, parce qu’il a peur d’échouer ou de commettre une faute, une erreur ou une simple maladresse, s’abstient de parler et d’agir. La charge d’auto-répression et de rétention qu’il se met finit par inhiber tout génie chez lui : il oublie que la profonde nature humaine réside dans l’imperfection. Celui qui, peur de perdre, renonce à l’action est orgueilleux. C’est l’inverse pour le vaniteux : bien qu’étant imbu de qualités moyennes ou même moins, il exagère tout et fournit anormalement d’énergie pour parfaire son image. Le destin de tout vaniteux est de mener une vie d’extraverti, superficielle et mensongère.

A Ndoumbélane le régime du roi-singe bat tous les records de démagogie et de propagande : ils deviennent vraiment ridicules avec leur stratégie de polissage de l’image du roi-singe. Ndoumbélane se fait ridiculiser en sport mais la presse-à-polissage trouve un moyen d’en faire un succès. Des supporters de l’équipe de Ndoumbélane héritent de la suite présidentielle d’un hôtel de luxe payé par le contribuable sénégalais, mais on trouve une façon d’absoudre un tel crime. Ndoumbélane est dénoncé par les organisations des droit de l’homme, mais la presse-à-polissage trouve un moyen de discréditer ces organisations dont les rapports servaient, il n’y a guère longtemps, à clouer au pilori un régime sortant. Un éminent diplomate, qui a fait l’unanimité à Ndoumbélane, meurt et au lieu de lui rendre hommage dans la dignité et suivant les principes du protocole républicain, on trouve des subtilités d’y glisser l’image horrible du roi-singe pour encore la parfaire. C’est quoi ce cannibalisme intellectuel ?

Ils ne se rendent pas compte de la vanité de leur entreprise. Et pour endiguer tout débat sur la valeur intrinsèque de son excellence, leur héros, le roi-singe, ils décrètent une sentence et la transforment en horrible chanson : le roi-singe a fait plus que tous ces prédécesseurs ! C’est ce qu’on appelle une pétition de principe. Ce type de sentence invérifiable révèle un état d’esprit : les gens de la cour de Ndoumbélane ne s’inscrivent pas dans une logique de construction d’une nation et de consolidation d’acquis démocratiques ; ils sont plutôt dans une logique de destruction d’un héritage commun, parce qu’ils savant que c’est la seule chance qu’ils ont d’exister. Ils ne rendent même pas compte  qu’en débitant de telles énormités, ils indisposent leurs alliés les plus significatifs du moment. Ndoumbélane est vraiment mal barré : les vaincus de la première alternance démocratique ont trouvé un moyen de se refaire une virginité politique. Comme dit le poète satirique romain, Juvénal : « Luxuria incubuit, victumque ulciscitur orbem » (Le Vice s’est abattu et venge l’univers vaincu). Personne n’est dupe, vos mensonges ne font que raviver la haine contre ce que symbolise votre règne : le mal expulsé de la porte et qui a trouvé une astuce pour se faufiler dans les fenêtres entrouvertes. De vieux singes socialistes ont réussi à couronner un jeune roi-singe parce qu’ils savent qu’ils ne pouvaient plus revenir directement aux affaires. Ndoumbélane est alors à l’ère d’une régence démocratique.

On appelle régence une période, dans une monarchie, où une personne exerce le pouvoir au nom du monarque (qui n’a pas atteint la majorité ou qui est incapable de gouverner par lui-même). Au nom de qui le roi-singe exerce le pouvoir ? Au nom d’une oligarchie dont la trame va de Ndoumbélane au pays de Marianne. C’est un véritable labyrinthe d’intérêts politico-affairistes qui a aujourd’hui fait main-basse sur les ressources de Ndoumbélane. Le roi-singe n’est en dernière instance qu’un bourgmestre d’un Ndoumbélane qui a bousillé toute chance de recouvrer sa liberté en acceptant d’être manipulé au point d’élire un singe. Les mêmes forces qui avaient accepté d’inféoder Ndoumbélane à Marianne sont aujourd’hui derrière le suppôt des intérêts de Marianne.

Le régime du roi-singe a ceci de particulièrement frappant : c’est le seul régime à Ndoumbélane qui a réussi à se construire une immunité médiatique. Malgré sa médiocrité et ses innombrables crimes économiques et politiques, il est le chouchou de la presse jadis puissant contre-pouvoir. Une presse thuriféraire, c’est du jamais vu en démocratie ! Voilà ce qui inhibe toute résistance durable à Ndoumbélane. L’hostilité manifeste de certains grands noms de la presse à l’endroit des forces de l’opposition à Ndoumbélane est aujourd’hui une grave entorse à la démocratie et à l’équilibre dans le traitement de l’actualité politique.

Jamais dans l’histoire de Ndoumbélane on n’a eu affaire à un roi aussi faible et si vous voulez en comprendre la raison, il vous suffit de méditer ce mythe : pour identifier le visage de l’anthropophage déguisé en singe la nuit, il faut lui tenir la queue. Celle-ci se transformera immédiatement en foulard de tête qui révélera, de fait, le visage de la vraie sorcière déguisée en singe pour sévir mystiquement. Et n’oubliez surtout pas que nous avons affaire à un singe particulier : une queue exponentielle et des cornes qui poussent et repoussent après chaque élagage.

(A suivre).

NIKITA

(Tribune) Oumar Sarr, PDS : ‘Voici pourquoi la couleur de nos fiches de parrainages est légale’

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Suite à l’engouement extraordinaire pour les fiches de parrainage du candidat Karim Meissa Wade, une polémique a été installée sur la validité de nos fiches au vu de leur couleur jaune. Nous allons montrer que cette polémique n’a aucun fondement légal ou réglementaire et que depuis toujours c’est le même procédé que nous utilisons après que le Ministre en charge des élections a dévoilé à travers un arrêté les modèles de déclaration de candidature.
Au-delà de cette question, nous voulons revenir, dans cet article sur les textes législatifs et règlementaires qui fondent les choix des uns et des autres  sur le modèle des fiches de parrainages. Nous analyserons certaines incongruités de l’arrêté ministériel portant sur ces parrainages et sur les raisons de certaines erreurs trop manifestes pour ne pas être volontaires. Nous terminerons sur le non-problème de la couleur.
De la loi portant code électoral
La loi portant code électoral dispose, en son article L57 :
« Les listes de parrainage sont dressées par ces collecteurs, elles portent sur chacune d’elles les prénoms, nom, numéro de carte d’électeur et signature du collecteur responsable (…)
Fixé par arrêté du Ministre chargé des élections, le modèle de la fiche de collecte des parrainages, en format papier et électronique, est mis à la disposition des candidats à la candidature à compter de la date de signature de l’arrêté fixant le montant de la caution pour chaque élection.
Pour les besoins du contrôle, il est indiqué, pour chacun de ces électeurs, les éléments d’identification suivants : prénom, nom, la circonscription électorale d’inscription, le numéro de la carte d’électeur et la signature. Ils peuvent être complétés par d’autres éléments d’identification fixés par arrêté du Ministre chargé des Elections ».
A 180 jours de l’élection présidentielle, conformément à la loi, l’arrêté ministériel 20025 en date du 23 août 2018 fixant le modèle (format papier et électronique) de la fiche de collecte de parrainages en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019 fut signé et publié dans le journal officiel. En plus de la présentation de la fiche dédiée aux parrainages citoyens, nous nous attendions à des clarifications et précisions.
Ainsi nous nous attendions à connaitre :
l’identification des électeurs qui avaient le droit de signer les fiches de collecte présentées c’est-à-dire savoir si tout électeur qui le désirerait pourrait signer sur n’importe quelle fiche de parrainages qu’on lui présente.
le rôle et la responsabilité des délégués régionaux et de leurs suppléants, en particulier si ledit délégué devait au préalable être inscrit dans la région de collecte ;
une meilleure précision sur le rôle que la loi assigne aux collecteurs, la relation de voisinage entre ceux-ci et les parrains, en particulier les liens entre leurs circonscriptions électorales.
Malheureusement, nous n’avons reçu aucune réponse à nos interrogations. Nous avons été obligés d’analyser la forme de la fiche de parrainages et essayer d’établir certains liens. Nous avons pensé que les parrains signant une même fiche devaient être inscrits dans la même région, que les circonscriptions électorales du parrain et du collecteur devaient se situer dans la même région, celle qui est affectée au délégué régional. Nous avons supposé. Rien dans le texte de l’arrêté ne  précise des liens. La loi dispose seulement que le coordinateur national nomme des délégués régionaux et des collecteurs, ainsi que leurs suppléants. Il n’est établi aucune relation de hiérarchie ou de proximité entre les acteurs.
Nous avons pensé que peut-être l’arrêté allait interdire l’utilisation d’emblèmes ou de signes ou une combinaison de couleurs de l’Etat.
Encore une fois, l’arrêté ministériel n’a pas répondu à nos attentes, vu l’absence d’un décret d’application portant sur les parrainages.
Pire, l’exploitation de l’arrêté ministériel nous permet de désigner :
n’importe quel électeur comme délégué régional, indépendamment de sa circonscription électorale. Un électeur de New York peut être désigné délégué régional de Tambacounda
n’importe quel électeur comme collecteur, même si son lieu d’inscription est éloigné de la région dans laquelle il est collecteur
un même électeur comme délégué régional de toutes les régions et comme collecteur de tous les parrains.
Du format papier du modèle de collecte des parrainages
Les articles premier et 2 de l’arrêté ministériel ci-dessus mentionné définissent le format papier du modèle de collecte des parrainages. Ainsi :
le format papier A4 est requiert suivant un modèle joint à l’arrêté
 aux rubriques imposées par la loi, sont ajoutées les suivantes :
prénoms, nom, numéro carte d’électeur du délégué régional
le numéro de dix-sept caractères de la carte d’identité CEDEAO
On se rend compte en exploitant ledit modèle qu’il s’agit plutôt d’un formulaire que l’équipe du candidat à la candidature à l’élection présidentielle soumet aux électeurs par l’intermédiaire de collecteurs.
Il est évident que les notes de bas de page sont des informations légales utiles mais non nécessaires pour le remplissage  du formulaire et qu’il n’est certainement pas indispensable de les reprendre dans l’impression des fiches mais il vaut mieux prendre ses précautions.
Par contre, il va de soi que pour le grammage et la couleur du papier d’impression des formulaires, le choix est  forcément libre. puisque tout ce qui n’est pas interdit est permis. S’il y avait des prescriptions, elles auraient été clairement écrites. Rien n’a été écrit à ce propos et tout le monde sait que dans ces formulaires, ce qui est fondamental c’est le remplissage des rubriques obligatoires et non la couleur ou le grammage du papier d’impression.
Du format électronique du modèle de parrainages.
 L’opposition a saisi la Cour Suprême parce qu’il y a une contradiction entre la loi et l’arrêté ministériel. Pour la loi, il y a un modèle unique alors que l’arrêté ministériel distingue 2 modèles :
un modèle papier
un modèle électronique distinct du modèle papier parce qu’en autres, une colonne signature est inexistante dans le modèle électronique, les noms et prénoms n’ont pas de longueur limitée dans le modèle papier tandis que les noms et prénoms ont un maximum de 32 caractères dans le modèle électronique etc.
Ce qui est d’abord étonnant, c’est qu’il n’y a aucune correspondance entre le format papier et le format électronique. On ne peut pas savoir de manière certaine si les données d’une fiche papier ont été partiellement ou entièrement saisies puisque les fiches ne sont ni numérotées ni identifiées, ce qui veut dire que la fiche n’apparaît pas dans le modèle électronique.
Dans l’arrêté ministériel (Article 3), il est noté que la version électronique comporte autant de fichiers que de régions ou représentations diplomatiques.
Nous supposons que lesdits « fichiers » sont des feuilles de calcul Excel et non des classeurs. Le langage scientifique exige la précision.
Ce qui est étonnant d’emblée, c’est qu’il n’ait été établi aucune relation entre la fiche papier et la feuille Excel alors que nous nous attendions à une correspondance biunivoque. Si un seul parrain a signé dans une fiche format papier, doit-on ajouter une ligne dans la feuille Excel  ou créer 10 lignes dans cette feuille, même si les 9 lignes sont vides du fait que le tableau de la fiche papier a 10 lignes ? Personne ne sait. Chacun fait comme il veut, l’arrêté est muet.
La dernière partie que je décris ci-dessous est plutôt ubuesque.
L’arrêté ministériel précise que chaque « fichier » comprend 3 parties :
une entête qui contient le nom du candidat et la région ;
un corps constitué d’un tableau qui contient, pour chaque parrain de la région, un numéro d’ordre, les prénoms, le nom, le numéro de la carte CEDEAO, la circonscription électorale ;
une identification du délégué régional et du collecteur de parrainages (le modèle Excel montre que c’est un pied de page).
Or il n’y a pas un seul collecteur pour toute une région. L’article L.57 de la loi électorale dispose « Le candidat ou la liste de candidats désigne un coordinateur national, qui nomme des délègues régionaux et des collecteurs, ainsi que leurs suppléants ». Plusieurs collecteurs peuvent être désignés dans une région et même dans une commune.
Un tableau de 10.000 lignes de la feuille Excel représente dans leur modèle électronique l’ensemble des parrainages de la région et à ce tableau est associé un collecteur et un seul, contrairement aux prescriptions de la loi. C’est à la ligne 10.011 de la feuille Excel que le nom du collecteur et son numéro de carte d’électeur doivent être renseignés. Assurément, la version électronique telle que décrite dans l’arrêté ministériel et livrée par clé USB n’est pas conforme à la loi électorale ! Le modèle format électronique est visiblement faux. Il ne peut pas permettre la saisie des fiches papier de toute une région.
Sur le plan technique, il y avait pourtant beaucoup de solutions pour réaliser ce que prescrit la loi. On pourrait par exemple décomposer le « fichier » régional en autant de sous-fichiers que de collecteurs, chaque sous-fichier ayant son entête, son corps et son pied de page. Une autre solution technique possible serait d’inclure le collecteur dans ce qui est défini comme le corps du « fichier ». Les solutions techniques existent.
Ce que j’écris là, j’en porte la responsabilité scientifique, est particulièrement grave. L’arrêté ministériel contient une erreur monumentale. Le modèle électronique qu’on nous a présenté ne sera valable que si nous désignons tous un seul collecteur par région, ce qui est contraire à la loi. L’arrêté ministériel doit par conséquent être réécrit pour être conforme à la loi et une autre clé USB contenant un bon modèle électronique confectionnée. Décidément, l’histoire du parrainage n’est pas totalement écrite.
Un sac de nœuds
L’analyse de l’arrêté ministériel montre des erreurs colossales. La loi a annoncé l’arrêté ministériel sans qu’aucun décret d’application n’ait été proposé. L’arrêté s’est limité à présenter des fiches sous format papier et électronique, sans préciser le rôle et la place des acteurs (Coordinateur national, délégués régionaux, collecteurs et leurs suppléants etc.) et sans montrer la cohérence d’ensemble du système de parrainage.
 Nous avons certes démontré que la couleur jaune de nos papiers d’impression ne peut en aucune manière nous être opposé mais nous avons aussi démontré que l’arrêté ministériel a produit un ensemble indigeste et incohérent, un faux modèle électronique, impossible à réaliser avec les données recueillies sur le terrain et consignées dans les fiches de parrainage. Nous nous posons la question : pourquoi ont-ils agi ainsi ? Le Sénégal regorge de cadres de haut niveau, y compris au Ministère en charge des élections, capables de concevoir un arrêté ministériel cohérent qui prend en compte les positions du gouvernement sur n’importe quelle question tout en restant conforme à la loi.
La question que tout le monde a le droit de se poser maintenant est de savoir si le gouvernement veut vraiment une élection présidentielle le 24 février 2018. La question est légitime au vu de la confection de l’arrêté ministériel n° 20025 en date du 23 août 2018 et de ses incongruités
 Le non problème de la couleur
Certains ont affirmé que nous avons imprimé les fiches de parrainages avec la couleur de notre parti. En réalité, la couleur de notre parti est le bleu. Ce sont les bulletins de vote choisis par notre parti qui sont de couleur jaune et qui portent le symbole  du parti (épi de mil couleur or). Nos fiches de parrainage auraient pu même être imprimées à l’image de nos bulletins. Rien ne l’interdit ni dans l’arrêté ci-dessus mentionné ni dans les textes législatifs et réglementaires actuels.  D’ailleurs, les déclarations de candidature aux différentes élections ont toujours été établies selon les modèles fixés par arrêté du Ministre en charge des élections (Cf. Décret portant partie réglementaire du Code électoral :  Articles R.76 pour les élections présidentielle et législatives, R.84 pour les élections des hauts conseillers, R.86 pour les élections des conseillers départementaux et communaux). Ces modèles ont toujours été présentés en noir et blanc dans les arrêtés ministériels, et le PDS a toujours déposé les modèles avec ses propres couleurs, et personne n’avait jusqu’ici protesté.
 Le volet 1 de la fiche parrainages que nous allons déposer est en tout point de vue conforme au modèle de fiche papier présenté dans l’arrêté ministériel, et c’est l’essentiel.
La collecte des parrainages est un problème entre le candidat et ses parrains. Les fiches suivant un modèle déterminé sont destinées à faciliter le traitement électronique. Ce qui importe c’est le format et le contenu. Nous les avons rigoureusement respectés et la couleur ne peut avoir aucune incidence sur le contenu et le traitement puisque le contenu est saisi dans l’ordinateur de traitement. La saisie des données ne porte pas sur la couleur du bulletin mais son contenu.
Au demeurant, des couleurs de bulletins de couleurs différentes auraient eu plusieurs avantages :
les Sénégalais étant analphabètes à 70% reconnaîtraient les bulletins du candidat de leur choix
on éviterait la confusion et la tricherie qui s’opère au détriment de certains candidats. En effet des individus malhonnêtes au service de je ne sais qui se sont présentés chez nos militants pour leur demander de signer des bulletins qui n’étaient pas les nôtres.
nous avons été informés d’une tricherie en aval concoctée par des fonctionnaires partisans et des magistrats.
Leur entreprise consiste à attendre que les secrétaires chargés de la saisie du contenu des fiches  soient placés en batterie, chacun avec les piles de fiches des candidats, pour aller de l’un à l’autre, prendre des fiches ici et les déposer ailleurs.  Les fiches étant toutes blanches, les secrétaires n’y verraient que du feu, et les noms des candidats à la candidature seront modifiés plus tard.
La seule parade est que les candidats aient des représentants dans la salle de saisie pour surveiller leurs fiches et assister à la saisie.
Ainsi, au niveau des ordinateurs primaires du ‘’rez-de-chaussée’’, on éviterait le vol de fiches.
Resterait à nos experts à surveiller les ordinateurs de récapitulation du    ‘’1erétage’’ puisqu’on sait qu’il existe des programmes qui changent les chiffres à l’entrée ou à la sortie de l’ordinateur. Vous pouvez regarder quelqu’un qui tape, par exemple total des suffrages exprimés = 1246. Vous tournez le dos alors que l’ordinateur a partagé ce chiffre en donnant 2/3 au candidat A et 1/3 au candidat B.
Moralité : l’opposition doit être présente à la saisie des contenus des fiches et disposer d’un ordinateur de récapitulation des résultats, et ne pas faire confiance au seul Conseil Constitutionnel qui ne connait rien de l’informatique. Du reste la saisie dans le système des parrainages est analogue au niveau de la Cour d’Appel, à la saisie des PV qui viennent des départements et des régions. L’opposition doit être présente du premier au dernier dépôt de candidature à l’élection présidentielle.
Oumar SARR
Secrétaire Général National Adjoint
Coordonnateur Général du PDS

(Tribune) Amadou Tidiane Wone, soutien de Hadjibou : ‘Le parrainage, euthanasie de la démocratie’

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Si, dans l’énoncé des arguments qui ont présidé à l’adoption de la loi sur le parrainage tout le monde s’est accordé sur la nécessité de mettre de l’ordre dans le nombre de candidatures à la magistrature suprême, dans la mise en œuvre de cette loi, adoptée au forceps, des dessous inavoués commencent à se faire jour.

J’avais déjà fait état, dans une précédente publication, de la première conséquence prévisible de la loi dans sa forme actuelle. Il s’agissait de l’autorisation, arithmétiquement légale, de plus d’une centaine de candidatures. Or, nous n’avons jamais eu au Sénégal une vingtaine de candidats à la présidentielle. O paradoxe, nous avons, après l’adoption de la loi sur le parrainage, 97 candidats à la candidature! Bien entendu des filtres, non apparents, se chargeront de tailler, à la mesure des desiderata du commanditaire de la loi, une short-list de candidats…« acceptables…

À cet égard, quelques questions:

Le Parti au pouvoir à décidé de collecter 3.000.000 (trois millions) de signatures là où on en demande au maximum 65000 (soixante-cinq mille) aux termes de la loi. Des grosses pointures de l’APR en font, d’ailleurs, le slogan de mobilisation de leur campagne de collecte. Autrement dit, et si l’APR réussit son pari, 2.935.000 signatures seront rendues inutilisables par les autres candidats à la candidature. Dans la mesure où nul ne peut parrainer deux candidats à la fois! Est-ce légal? Est-il légal de capturer des signatures et de les rendre nulles et non avenues? Si cela était légal, qui va vérifier l’existence physique des 2.935.000 signatures ? Car Il ne suffira pas d’une annonce du parti au pouvoir pour nous en convaincre! Qui va s’assurer qu’aucune des signatures ne fait l’objet d’un doublon chez l’un ou l’autre des 96 autres candidats ? Quelle structure de l’Etat a les moyens humains et logistiques pour vérifier toutes les listes de parrainage les confronter une par une? La presse pourrait-elle effectuer des reportages sur les sites qui abritent cette organisation afin que la confiance soit établie ? Nous ne sommes pas dans un domaine de secret-défense que je sache! Par ailleurs, quelle garantie de conformité offre une signature, dans un pays à majorité analphabète?

A ne pas répondre à certaines questions on va, de manière quasi certaine, vers des contentieux pré électoraux inextricables. Est-ce le but de la manœuvre ? À qui profiterait la confusion ? En fait, tout cela dénote d’un manque de culture démocratique des tenants du pouvoir et pis, d’un manque de générosité. Purement et simplement. Car, il faut de la générosité et de la bienveillance pour animer les institutions dans le sens de l’intérêt général . En vérité, les Institutions sont toujours à l’image des hommes et des femmes qui leur donnent corps et vie. Or, force est de constater que, depuis le début du septennat en cours , les lois de la République ont été outrageusement utilisées pour réprimer et embastiller. Les lois et les hommes de lois ont, trop souvent, contribué à renforcer « l’autorité » du moment au détriment de l’équité républicaine. Les images d’anciens premiers ministres, d’anciens ministres, de parlementaires en fonction, malmenés et embarqués sans ménagement ont envahi nos médias. Ces images, a contrario, contribuent à la désacralisation de l’Etat par l’humiliation de ceux qui ont incarné son autorité. Les atours de la puissance publique perdent ainsi de leur aura, et de l’indispensable mystère qui en assure la crainte. C’est un danger pour tous à terme.

Bref, si l’atmosphère est si pesante à la veille d’élections qui auraient dû être une banalité dans une vraie démocratie, demandons-nous vite pourquoi. Avant qu’il ne soit trop tard! Sinon, nous aurons assisté, impassibles, à la mise à mort du modèle démocratique sénégalais. Caveant consules!

Amadou Tidiane WONE

Alioune Badara Cissé, Médiateur de la République : ‘Je suis en colère’

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En tournée dans le Ferlo, le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, 60 ans, ne cache pas sa colère. Il reproche aux autorités d’avoir laissé les populations de la zone dans un « état de dénuement total ».« Comment des citoyens et compatriotes à part entière sont maintenus dans un état de dénuement total, s’indigne-t-il sur la Tfm. Aucun centre sanitaire, aucune voie d’accès, aucune route. Dans la plupart des villages, aucune école. Dans ceux-là où il y a des écoles, deux salles de classe, aucun sanitaire, aucun mur de clôture. »ABC poursuit : « Des hordes énormes d’enfants, garçons et filles, entre six et dix ans, non scolarisés, qui seront demain laissés pour compte et totalement laissés en rade par rapport au Sénégal de demain. Cela fait quatre jours que je suis énervé. Dès mon retour, j’informerai immédiatement de chef de l’État de mes observations après l’en avoir informé le jour du dépôt de mon rapport. »   

Tribune : « Sénégal 2019 : Un si grand besoin de Idrissa Seck » (Par Saliou Dione, Consultant)

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Alors que les échéances de 2019 approchent, faisant croître chez les citoyens le désir de mettre fin à ce septennat perdu, le Sénégal a besoin de prendre avec force mais avec intelligence le virage du changement d’un changement systémique, pour le bien de sa si jeune population.

Le besoin de Idrissa Seck n’est en rien assimilable à celui d’un messie. Il est plutôt le produit d’un contexte social qui requiert aussi bien le courage de se libérer du système, ce qu’il a maintes fois prouvé sous Wade et sous Macky, mais aussi une large expérience. Cette expérience ne se limite pas juste à celle de l’État et de la diplomatie, mais surtout une expérience de vie, si importante pour diriger ce pays.

Inspirer le peuple pour en libérer l’énergie créatrice et transformationnelle

Le plus grand échec du président Macky aura été son incapacité de produire une adhésion populaire autour d’une vision qui rassemble tous les Sénégalais et mobilise leur énergie pour transformer ce pays. La faillite morale de son régime, produite par des multitudes de promesses jamais tenues, par un traitement inéquitable des opposants, par une incapacité de produire la gouvernance sobre et vertueuse tant attendue, l’empêche de générer un leadership inspirationnel, tellement important dans les processus de changement en Afrique. Le président Macky Sall n’a pas pu inspirer les Sénégalais en étant lui même porteur du changement qu’il veut créer.

Malgré les critiques que l’on peut lui faire, Idrissa Seck est doté de cette capacité formidable d’inspirer, de mobiliser les énergies. Il ne s’agit point de le présenter comme un messie, puisque le contexte actuel n’en requiert point, mais plutôt de mettre en avant sa faculté à regrouper les énergies et les consciences autour d’un projet commun, et de coordonner avec efficacité le déploiement efficient des moyens nécessaires à sa réalisation. Les multiples témoignages recueillis auprès de personnes ayant collaboré avec lui dans le cadre des politiques publiques, ainsi que son passage à la Primature le prouvent à suffisance.

Défendre avec force et intelligence l’intérêt vital du Sénégal

L’autre échec de Macky Sall c’est son incapacité à défendre les intérêts du Sénégal dans un contexte international ou notre pays, pour de multiples raisons, devient l’épicentre de plusieurs offensives étrangères. Cette opportunité qui devrait permettre au pays de mieux se vendre, d’imposer ses conditions et de choisir ses partenaires a été manquée, à la fois par manque de vision et aussi pourrait-on dire par un déficit de leadership. De ce point de vue, on peut affirmer, avec force, qu’Idrissa Seck a raflé la plus grande part de l’héritage politique wadien de refus et de guem sa boopp. Son attitude d’un politique qui défend avec force, mais aussi avec intelligence, les intérêts vitaux de sa nation en font le plus grand héritier du Pape du Sopi.

Fédérer les forces du changement au delà de toute logique de système et d’appareil

Dans le contexte d’effritement de l’opposition, Idrissa Seck offre les garanties d’être le leader pouvant regrouper les différentes dynamiques qui œuvrent pour le changement. Son opposition au système qui lui vaut d’en être éjecté presque toujours dès le début, et d’entamer courageusement une marche dans l’opposition auprès du peuple, combinée a son expérience de l’Etat et sa maturation personnelle font de lui le candidat pouvant fédérer la multitude d’acteurs du changement, aussi bien les nouveaux que ceux qui le sont moins. Il offre aussi bien la garantie de l’expérience, tellement importante dans la gestion d’un pays comme le Sénégal, qui ne demande pas que des aptitudes techniques, que celle de la capacité à s’opposer au système comme le montrent son attitude face aux régimes de Wade et de Macky.

L’exemple de Talla Sylla à la mairie de Thiès, le ralliement derrière Khalifa Sall lors des législatives prouvent à suffisance ses capacités de s’élever au delà des appartenances partisanes et d’appareil et de la dictature de l’égo, pour une gouvernance partagée, très différente d’une gouvernance de partage.

Sa compréhension des enjeux géopolitiques et technologiques actuels en font un dirigeant en lien avec son temps, capable de saisir les opportunités qu’offre le système international pour permettre au bateau sénégalais de voguer dans les eaux troubles d’une mondialisation qui requiert du dirigeant la faculté de garder toujours le cap des intérêts vitaux de sa nation.

Saliou Dione Consultant international

Aliou Sow, allié de Macky : « Sonko est prétentieux de penser passer de député au plus fort reste à Président en six mois »

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POLITIQUES – Aliou Sow, président du Mouvement patriotique (Mpd) a vertement critiqué Ousmane Sonko. Lors de la réunion du Conseil national patriotique de son parti, il a dit tout ce qu’il pense du leader de Pastef lors de son discours dont nous vous proposons quelques extraits.

«Qu’a-t-il fait dans l’histoire syndicale, politique de la jeunesse du Sénégal qui lui permet  de se hisser en donneur de leçon par rapport aux autres. Ce n’est pas acceptable. Qu’a-t-il fait sur le plan de la légitimité électorale? A-t-il une fois gagné une commune, un département, une région ? A-t-il obtenu un quotient électoral pour être député? N’est-il  pas devenu député par la règle du plus fort reste ? Il faut savoir raison garder.»

«Il n’y a nulle gloire à tirer de pratiques basées sur des révélations fracassantes, mensongères ou fondées sur la base de la petite expérience qu’on a tirée à partir de sa présence au niveau des institutions et instances de l’Etat.»

«Ecrire des livres pamphlétaires et des livres programmatiques c’est un jeu d’enfant pour moi. Nous avons décidé de prendre le temps qu’il faut, de nous préparer davantage et ne pas surfer de façon démagogique sur quelques difficultés traversées par tous les pays d’Afrique en s’offrant une alternative dans un pays aussi  solide que le Sénégal, incarné par des hommes de valeur qui ont marqué l’histoire du monde.»

«Ce pays on ne doit pas le laisser sombrer entre les mains d’aventuriers inexpérimentés qui n’ont jamais eu à gérer même leur petit budget pour pouvoir démontrer qu’ils sont transparents, honnêtes et sincères dans la gestion. C’est facile de s’enorgueillir de droiture alors qu’on ne vous a jamais mis à l’épreuve.»

«Malgré la victimisation à outrance, les élections qui ont suivi immédiatement sont les législatives. Ces gens n’ont  pas été capables d’être député avec le quotient requis  50 000 voix élus au plus fort reste. Quand même, qu’on parte du plus fort reste à président de la République en un semestre, c’est penser que les Sénégalais sont des dormeurs ou qu’on peut les endormir.»

«Quoi de plus légitime qu’un président élu se batte pour être réélu. Quoi de plus normal qu’un président qui veut se faire réélire se batte face à ses adversaires qui veulent à tout prix, y compris le recours à la manipulation diabolique pour le faire tomber à l’injure, à l’invective. Voilà un pays où on peut se lever, insulter le président et si on vous met à l’arrêt en application des lois  et règlements on dira qu’il y a la dictature. Mais quelle dictature!»

«Soit la loi est bonne ou mauvaise, mais l’appliquer ne conduit pas à la dictature. Si elle n’est pas bonne, on la révise. Je suis contre la révision de toute loi qui donne une licence à insulter, à diaboliser et à promouvoir la violence verbale. La violence verbale engendre la violence physique. (…) On ne laisser personne nous insulter impunément, on va se mobiliser, on va affronter ces attaques».