Tribune : L’élection présidentielle de 2019 au Sénégal et les réseaux sociaux: Quels enjeux pour les candidats ?

La campagne présidentielle de 2019 au Sénégal est partie pour être très virulente sur internet et les réseaux sociaux. Le premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne en a donné le tempo en déclarant à juste titre que les opposants au président Macky Sall préfèrent « investir les réseaux sociaux » et passent leur temps sur Facebook, Instagram, Twitter et tirent sur tout ce qui bouge», raille-t-il.En accusant les opposants au président Macky Sall de passer leur temps sur internet, le premier ministre n’a pas tord puisqu’il ne dispose ni de compte Facebook officiel (en dehors du compte Facebook de la Primature), ni de compte Twitter encore moins Instagram pour lui, ce qui est un comble au 21e siècle pour un premier ministre d’un pays en pointe des nouvelles technologies en Afrique comme le Sénégal. Quid de la stratégie « Sénégal numérique 2025 » du PSE source de nouveaux relais de croissance et qui a pour ambition de porter la contribution du numérique au PIB à 10% à l’horizon 2025 ?Ce que le premier ministre feint malicieusement d’ignorer, c’est que la façon de faire de la politique dans le monde a changé. Au Sénégal comme ailleurs, Internet est un lieu de débats, de discussions, de diffusion de ses opinions et que le numérique reste le meilleur allié des candidats et des partis politiques quelque soit leurs tailles.Connaissant personnellement Mahammed Boun Abdallah Dionne pour avoir travaillé avec lui et le président Macky Sall en 2007 dans le domaine du numérique lors de la réélection du président Abdoulaye Wade où il fut très enthousiaste quelques années auparavant, j’avoue que cette posture de rebuffade des réseaux sociaux de sa part est surprenante, n’en déplaise à ses thuriféraires.Oublie t-il que le directeur de campagne d’Abdoulaye Wade en 2007, l’actuel président Macky Sall a remporté la bataille de l’internet ?Oublie t-il que le président Macky Sall avec l’aide de son conseiller Abdoul Aziz Mbaye en 2012 avait également gagné la bataille de l’internet avec une stratégie de marketing politique reposant sur « armée » d’internautes très motivés pour faire sa promotion, à l’opposée du pouvoir de l’époque (Abdoulaye Wade) ? Bref, passons, ce n’est pas le sujet.Le problème pour les hommes et femmes politiques au Sénégal ce n’est plus de s’exprimer uniquement à travers les chaînes de télévision privées comme publiques (souvent accusées de partie pris) mais d’être entendu, de mettre en cause son adversaire ou le gouvernement et peu importe le réseau ou le canal utilisé. L’essentiel c’est de faire du buzz pour que leurs idées soient partagées de préférence sur les réseaux sociaux, WhatsApp compris.Force est de reconnaître que rares sont les partis politiques se démarquant par une véritable stratégie de communication numérique au Sénégal, souvent c’est la « base » qui se charge de rendre le parti visible sur internet en créant des groupes locaux sur Facebook, sur Twitter, …avec des réponses pas toujours coordonnées et les internautes s’en amusent en parlant de répondeurs automatiques de l’APR lorsqu’on attaque leur chef de partie et aussi président de la république.L’espace numérique est devenu une arène supplémentaire de bataille électorale au même titre que la télévision ou la presse papier et l’opposition sénégalaise a clairement une stratégie politique visant à occuper l’espace numérique pour contrôler les discussions en mettant en cause le gouvernement, l’acculer à la faute tout en exploitant ses maladresses. Le numérique sera le meilleur allié des candidats à l’élection présidentielle de 2019.La stratégie du PUR (Parti de l’Unité et du Rassemblement) augure de ce que sera l’élection présidentielle de 2019 sur internet et les réseaux sociaux qui sera différente à plus d’un titre aux précédentes élections au Sénégal, car le web est devenu un outil majeur de communication à part entière si on se fie au nombre d’internautes actifs au Sénégal, plus de 8.701.175 internautes actifs pour une population de 15.256.346 d’habitants (source ANSD 2017)Le nombre d’utilisateurs sénégalais inscrit sur Facebook dépasse largement les 3 millions. Non seulement les Sénégalais sont de plus en plus nombreux à se rendre sur les réseaux sociaux, mais ils y sont également très actifs avec plus de 2,2 millions de liens partagées par Facebook sans compter Youtube, Messenger ou Twitter… et depuis quelques temps WhatsApp.Généralement, ce sont les citoyens ainsi que les responsables politiques sénégalais les plus politisés qui sont les plus actifs en ligne, et internet sert surtout pour eux à prêcher des convaincus. La télévision reste certes l’outil d’expression politique préféré des politiciens sénégalais, mais Internet s’est installé dans les usages, au point d’être devenu le second espace privilégié de l’expression politique de partis peu invités à travers les médias comme le PUR qui avait la meilleure stratégie de communication sur internet lors des dernières élections législatives.Les réseaux sociaux, les sites internet comme Dakaractu, Seneweb, Leral, Pressafrik, Seneplus, Actusen, Senego, Senenews, Dakarecho, tout comme les journaux papiers à 100 FCFA (Le Quotidien, Le Témoin, Les Echos, La Tribune, L’As, l’Observateur…) sont à la fois incontournables et complémentaires, l’un ne remplace pas l’autre et les monter les uns contre les autres est un combat perdu d’avance. Avec les journaux papiers, on est spectateur, avec internet et les réseaux sociaux on est participant.Par conséquent les réseaux sociaux deviennent des médias à part entière au Sénégal et il serait suicidaire pour les futurs candidats à la présidentielle de ne pas prendre les devants, de s’en passer, de les négliger, de les sous-estimer voire de considérer que ce sont des lubies pour ados en perte de repères.Les réseaux sociaux servent aujourd’hui de supports à des conversations politiques qui ont toujours existé dans le passé, mais qui n’étaient pas forcément visibles, les opposants d’aujourd’hui, au pouvoir hier sont devenus des activistes et des clicktivistes en ligne et présents sur tous les réseaux sociaux en critiquant tout ce que fait le pouvoir en place sans toujours proposer une alternative à un gouvernement démocratiquement élu.Emmanuel Macron, s’est bien émancipé de l’appareil socialiste pour constituer En marche!, une force essentiellement organisée et fédérée par Internet et sur les réseaux sociaux, comme l’avait fait avant lui Ségolène Royal.Lors des dernières élections françaises de 2017, tous les candidats sans exception ont tiré leur inspiration des outils et stratégies numériques mis en place par Barack Obama lors de la campagne électorale de 2008, (dont je me suis également inspiré en 2007 pour Wade comme pour Ségolène Royal), ce qui constitue un cas d’école en sciences politiques.Les Sénégalais ne sont ni les premiers, ni les derniers à le copier. Donald Trump lui-même y a recouru en mêlant compilation de données (big data) et mobilisation des militants sur les réseaux sociaux et le président américain se prépare déjà pour la prochaine élection de…2020 en embauchant Brad Parscale, l’ancien Mr. Numérique du candidat, qui avait presque tout misé sur Facebook …Autant le big data peut être un allié pour lutter contre le sous-développement, autant les partis politiques Sénégalais se doivent de l’exploiter. Les prochains candidats à l’élection présidentielle ont intérêt à utiliser les données démographiques de l’Agence Nationale de la Statistique et des Données de 2017 ainsi que l’historique électoral des bureaux de vote pour les passer à la moulinette algorithmique des big data (données massives), afin de permettre une évaluation du potentiel électoral de chaque bureau de vote et voir la marge de progression de son candidat ou ce qu’il peut y espérer.Le risque d’une d’une cyberattaque ou d’une influence étrangère lors de ces élections également à travers les réseaux sociaux n’est pas à exclure mais malheureusement le Sénégal ne dispose pas d’une Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (mon prochain billet)Une chose est sûre, si l’outil numérique ne permet pas à lui seul d’emporter un scrutin, c’est en grande partie sur les réseaux que vont se jouer les élections présidentielles Sénégalaises n’en déplaise à certainsLamine NDAW – Hong Kong

Idrissa Seck à Accra et Abidjan

Idrissa Seck s’est rendu ce week-end à Accra, pour prendre part à la 14e édition de l’Assemblée générale de l’Internationale libérale (section jeunesses). Après le Ghana, le patron de Rewmi fera cap sur Abidjan. L’ancien Premier ministre, qui quittera la Côte d’ivoire ce mardi 06 mars, cherche ainsi à se donner une stature internationale et à nouer les relations au sommet qui font de tout présidentiable un candidat sérieux. 

Dictionnaire de la garde-robe Féminine – Dernier rideau (Aux portes de l’intimité)

Bien souvent, aux abords de la nudité féminine, beaucoup de grossiers mâles jugent opportun de bander (procédé désuet qui consiste à faire converger vers le sexe masculin deux cuillérées à soupe de sang pour davantage assécher les lits du cerveau). Surexcités et bouffés par la très méprisable effervescence hormonale et la promesse d’extases,  la plupart d’entre-deux, n’hésitent pas à solliciter des coïts, à les obtenir, à s’y débattre mollement  dans de ridicules orgasmes, d’ailleurs  conquis dans des temps brefs. Ainsi  oublient-ils, pire ignorent-ils, la quintessence féminine, l’honneur du genre-mère, le tissu divin, la dernière ligne de la dignité, la membrane extérieure : je veux nommer le dessous féminin, ou encore noblement dit : la lingerie. Toute la mythologie et la liturgie du sous-vêtement se voient ainsi ignorées, piétinées, méprisées par les hommes. Je note affreusement que peu de mâles,  au sortir de ces corps à corps navrants, ne peuvent se souvenir de la couleur d’un Tanga,  ni retenir en tête l’aspect d’un String avant l’inondation ou l’hémorragie, encore moins admirer la texture d’un boxer tout en courbes ; ces précoces n’ont jamais contemplé les lignes épurées d’une Gaine, ni l’élégance carnassière des porte-jarretelles, ni humé  humé l’odeur ravageusement exquise de la copuline qui embaume les faces supérieures du slip ;  ils ne sont  même capables de récits élogieux à la juste mesure de ces pièces d’Art de l’artillerie féminine sans qui aucune femme sur terre ne mérite ces 5 lettres.Ces vulgaires mâles en deuil d’esthétisme, qui n’ont jamais su comprendre les mots si précieux de Sartre «  glissez mortels, n’appuyez pas », sont finalement qu’un genre inférieur sottement occupé à satisfaire les besognes qui lui tiennent lieu de joies. Il n’y a aucun charme à voir une femme nue et à baiser : c’est respectivement laid et animal. Ce n’est pas très pudique d’enjamber les barrières des habits. Ca ne suggère plus ; ça dévoile tout, pire ça déballe. Faisant de nous des voyeurs de petites vertus.  Du prestige de l’intimité, on empiète dans la proximité foutraque. Par la très admise vérité qui veut qu’on désacralise que ce l’on dompte, un corps nu devient inutile de facto. Notre époque manque de goût et de minimalisme. Il encense l’excès, aime pénétrer les profondeurs obscures quand les grandeurs sont elle plus en surface. Il a perdu les joies ordinaires que procurent les émotions fugaces et raffinées. Nul doute donc que les dessous et  les pièces de lingerie  apparaissent aux mâles comme des intérêts moindres.  Ayant passé une bonne partie de ma jeune existence à arpenter les rayons lingerie des magasins, ayant dragué mille femmes afin de juste admirer la texture d’un string, ayant payé pour humer un Shorty, je m’en vais revenir sur les éléments de lingerie avec le récit énamouré et vengeur que je veux en faire. La lingerie m’émeut, c’est ce qui a été donné à l’homme pour affronter les affres de l’existence. La Burka : Pièce héritée de la grande civilisation orientale, son utilisation jusque là dévoyée, ne restitue pas véritablement la splendeur de l’habit. Ce n’est point un instrument d’asservissement comme quelques indélicats Afghans l’imposent à leur femmes. C’est un accessoire pour doper la sexualité des mâles circoncis qui ignorent le bienfait des morceaux supplémentaires. Loin du voile maléfique, c’est un tissu solennel qui convie les grandes explosions de joies à plus de sobriété. La Burka, assez ample pour couvrir les identités du corps, sert aussi aux homosexuels persécutés du monde musulmans d’avoir une parade et ainsi de mettre du sel dans des parties de joies  à asphyxier d’envie DSK. Il faut d’ailleurs se tromper volontairement avec sa verge, la mettre au niveau de la seule ouverture de la pièce, si vous tombez sur des yeux, changer ; l’hilarité, les petites cacophonies de l’intimité sont des tiroirs annexes du bonheur. En Occident en tire sur des cheveux, on Arabie, sur une Burka, question d’élégance. Merah 1 – DSK 0Le slip : Sa banalité passerait pour de la punition. Le slip est commun. Il couvre tout, chute à des angles quelconques. C’est une pièce sans grand caractère ni grande identité. Les enfants en portent, les mâles aussi. C’est le prolongement des couches de nourrissons. C’est une forme de paresse humaine le slip. Au fil du temps, il a eu du mal à se renouveler, à s’inventer un avenir. Tous les tabous féminins, les règles, les pets, les petits crus hormonaux, se voient ainsi révéler par le slip. L’insistance des pets finit par colorer et déformer le slip. Les serviettes hygiéniques créent des bosses suspects et les petits ruissellements gâchent les dîners de gala où pour peu qu’on vous serve de l’émincé de volailles forestières, on peut vite tomber dans l’amalgame. Le slip n’est qu’un maudit tissu servant à gober les odeurs les plus infernales. Il faut épargner à tous les hommes de voir un slip seul, à terre après la besogne, gésir ainsi au sol pathétiquement. Ça renseigne sur les misères de l’habit. Le slip doit de ressaisir, il ne sert pas les courbes, les dandinements, les délicatesses de l’intimité féminine, somme de choses fabuleuses qui enracinent dans nos cœurs la majesté féminine. Il faut convoquer des états généraux du slip, un grenelle pour arrimer cette pièce et l’essor civilisationnel du monde.Les bas : A l’instar des collants, leur règne est à ça d’être d’une persécution. Concédons aux bas de réhabiliter les jambes les plus mal conçues par le Seigneur. Concédons aux bas leur matière lisse, leur aspect sensible, leur vertus de nivellement. C’est une invention pour doter toutes les femmes d’arguments dans la séduction  Pourtant des interrogations demeurent, faut-il enlever les bas ? A quelle vitesse, à quelle cadence, à partir de quel seuil d’hydratation ? Qui doit le faire, la porteuse ou l’étalon ? Est-ce bien raisonnable les Bas pour les couples adultérins contraints par le temps ? Que faire si on tombe sur des rigides qui corsent l’addition avec des collants et des bas (fréquents chez les Niçoises) ? Qui voit les Bas en levrette ? Et question assassine que deviennent les bas une fois enlevés, la pire évocation des préservatifs remplis de sueur ? Flopée d’interrogations que les autorités de ce monde, ni le Mossad, ni Tariq Ramadan, ni les prêtres pédophiles, ni même Obama, sont en mesure de résoudre ; nous plongeant ainsi dans le mystère d’un habit centenaire mais énigmatique. L’aspect de soie des bas qui rend les cuisses douces et cotonneuses, interdit les mains rugueuses des plongeurs des restaurants à plus de 100 couverts. Il ne faut fissurer l’enrobage céleste !Le Shorty : Je ne peux qu’éloge et révérence à l’endroit du Shorty. Il épouse dans une symbiose folle les émotions du bassin. Il moule avec une symétrie biblique, coranique équité oblige, les chuchotements des os et des rondeurs exquises des zones de vérités. Le Shorty rase les murs, il rase le corps. Il resplendit les ventres plats comme il vante les proéminences naissantes jusqu’aux augustes chemins du bonheur. Il cache l’essentiel en en décuplant le charme. Que seraient ces pièces néanmoins sans les mains mâles de bon goût et lentes. Des mains paresseuses qui se baladent dans l’immensité féminine en changeant de texture au gré des coutures, en confondant le corps avec le tissu dans la plus délicieuse des erreurs. Il ne faut jamais aller au-delà du Shorty. Il faut le laisser souverain et fabuleux. Troquez vos éjaculations minables bandes d’imbéciles avec des joies à la façon de voir une femme en Shorty défilant sous vos yeux. A la question que m’a posée une fois une amie avec une gravité dans le ton afin de savoir si j’étais vaginal ou clitoridien, je lui avais répondu que j’étais oculaire. Ça n’a pas eu l’heur de lui plaire mais que diantre fus-je aux anges. Il faut laisser l’âme, à travers les yeux, se régénérer, le Shorty est sa nourriture.Le caleçon : Il faut souhaiter ne jamais en voir. Outre les troubles qu’on peut encourir, les femmes qui en portent, sont bien plus féroces que les autres. Les caleçons étant difformes, leur ouvertures hideuses en forme de boutons, sont un piège à cons. Outre les tendances viriles des amazones qui les portent, on est toujours dans le mensonge et la dissimulation avec un caleçon sur une femme. Le caleçon est très loin de l’épicentre, il peut, dans l’immensité de son habitacle cacher des bien des surprises désagréables.  Sujet national au Brésil.Le Boxer : Il est de coutume dans un raccourci que je considère honteux d’apparenter le boxer au Shorty. Rien ne les lie, je veux être catégorique. Ce n’est pas loin d’être un scandale d’amalgame. Les similarités éphémères de morphologie entre les deux pièces, conduisent souvent à la confusion. Le boxer est ingrat sur une femme. C’est l’habit de la relaxation ventripotente. C’est l’habit du chez soi, pire, des décompressions à domiciles les plus négligemment paresseuses. Le boxer est une pièce ingrate. Fait à la base pour épouser et redorer le blason des testicules et pour servir à David Beckham d’argument de séduction sur les femmes, il devient mal assimilé par une gent sur laquelle il devient une pièce inutile. Rien n’est à mouler à cet endroit chez une femme. La surface est plane, peu bossue, avec presque pas de collines sauf chez les clitoridiennes têtues. Mettre un boxer à une femme reviendrait à mettre un soutien-gorge à un homme. Vous allez vite dire que je n’aime pas le boxer, on peut le résumer ainsi en effet. Que chaque pièce serve chaque genre et le monde s’en portera mieux.Le Tanga : Pièce d’usage moderne, dessiné par le savoir-faire fabuleux d’artistes de grands talents, le Tanga est un souffle féminin offert au monde. Délicatement conçu dans des ateliers jaloux de leur idée, c’est une pièce rectangle-triangulaire avec un seul angle (magie divine ou des Maths on ne sait plus). Le Tanga est floral et coquet. C’est l’évocation très ancienne des tribus païennes et primitives qui avaient des feuilles d’arbres en guise de lingerie. Le Tanga s’inscrit dans l’idéal de la lingerie : parcourir, suggérer, doper mais surtout protéger et durcir les règles du jeu. Je suis sûr que beaucoup de mâle capables de conter lors des soirées de foot leur performances sexuelles, ne connaissent pas le mot. Il faut voir une femme avec un Tanga, sortant du bain, embaumant les pièces des huiles succulentes de sa fraîcheur, royale dans son Tanga avec le dédain qui caractérise si bien la séduction féminine ; il faut la voir les mains sur des seins nus dont on voit la racine des courbes ;  il faut voir ce frémissement de pudeur et de caprices mêlés de ce corps respirant l’épanouissement pour rendre au Seigneur tous ses mérites de grand concepteur. Il ne faut à l’évidence jamais ôter un Tanga. Il faut le caresser du regard, songer à ces trésors qui ne requièrent que du minimalisme de notre part pour lâcher tout leur jus.Les porte-jarretelles : Souvent dans le bus, je ricane tel un crétin nègre qui va bouffer au KFC pour la deuxième fois de sa vie, en pensant au nombre d’hommes retrouvés capturés et emprisonnés dans des porte-jarretelles. L’attelage, fort bien conçu est un piège à cons redoutable. Tout est hostile et souvent le mâle dans son imbécilité dernière plonge à son trépas. Cette pièce, à l’image des filets de pêche, est un infernal arsenal. Entre les bas, et le haut,  il y a une structure très sophistiquée auquel les mâles les plus farouches ne peuvent résister. On est en dehors des recettes habituelles féminines pour apprivoiser  mâles, on est dans le culte de la férocité féminine. Un ensemble sournois qui pour une fois, invite  à la violence de la pénétration. Aux portes de la tanière femelle, il faut savoir survivre et riposter. La dernière fois que j’ai croisé des porte-jarretelles, j’ai mis une sale nuit à en sortir, j’ai perdu deux dents dans l’affaire. C’est une machine à soumettre les Hommes. Assez étrange que les féministe qui fourmillent d’idées n’en fassent pas leur leitmotiv au lieu des « In gode we trust caduques »Le String : Il faut être grave pour parler du string. Dernièrement, un consensus de voix qualifiées du milieu de la mode féminine,  a postulé que le string était passé de mode. Dans le tumulte et le fracas de ce monde frénétique, la nouvelle cruciale n’a pas fait le titre des journaux. On a préféré les vulgarités électorales. Pour ma génération qui est passé du biberon au string, pour nous qui avons subordonné notre vie à ce fil, la nouvelle est un coup de massue atroce. Il faut s’en relever dignement. Il sied d’en parler et de réhabiliter la pièce. Le string est une audace avant tout. Il a cassé les codes classiques de l’intimité féminine qui pataugeaient dans la banalité aqueuse du slip. La plus belle conquête des femmes n’est pas le droit de vote mais le string. Oser découvrir ce qu’on donne à voir au monde quand on marche, lancer l’avangardisme en imposant le minimalisme dans la zone de vérité, inventer l’écologie dans l’économie de tissu, réussir resplendir la ficelle, scinder la fesse dans une générosité peu coutumière, tout dévoiler sans pour autant rien montrer, voilà autant d’exploits fulgurants que l’on doit à la majesté du string. Alors, je veux bien que des Ivoiriennes mal conçues ou des Zaïroises dégueulasses expriment mal l’habit, en piétinent le charme avec leur vulgarité excessive qui consiste à les faire dépasser du « jean », mais rien, ni même cette tare des négresses déconfites ne peut expliquer la disgrâce du string. Cette corde doit tenir. Il en va de milliers d’idéaux qui régissent notre humanité. Aux dubitatifs, le string est aussi un gain de temps. Les barrières douanières sont obsolètes avec cette pièce. Je militerai pour que revienne en bonne place cette pièce. La corde ou on se pend.J’espère avoir éveillé en vous au fil de ce voyage des goûts enfouis dans la noblesse de l’âme. Les goûts de la retenue et de la contemplation. Vous me ferez un grand honneur si à la lecture de ce texte, vous renoncez à vos obsessions pour la volupté des yeux et la douceur des caresses. Si au cours de ce texte, vous avez frémis au lieu de  bander, vous avez saisi l’esprit du discours. Il faut savoir s’échapper du diktat du monde et de l’emprise des besoins et seules ces pièces peuvent vous faire communier avec les jouissances saines. On a enseigné à notre époque un mot et lui a-ton répété de l’appliquer : la pénétration. Tous les malheurs du monde viennent de ce mot. Si mon billet l’ôte de votre vocabulaire, ce texte aura touché son but.Mes amitiés Roger Cavaillès.Elgas ©Tract Quotidien 2018 – www.tract.sn

Éloge funèbre pour Abdoulaye Wade

Alors que la clameur de la vindicte peu à peu s’élève et grossit, qu’à l’humiliation de la défaite s’ajoute l’ironie ravageuse des moqueries et des pitiés assassines, Abdoulaye Wade goute ce soir l’amère réclusion des destins meurtris. Dans un dernier souffle de grandeur, celle-là qu’au cours d’une décennie entière pourtant, il  aura mise au supplice, il a appelé son adversaire victorieux pour le féliciter ;  préservant ainsi les derniers morceaux de notre démocratie.  Au moment où son œuvre démocratique, tant gangrenée, tant bafouée de  son propre fait de surcroît, tient malgré  des derniers jours houleux pour offrir une belle expression de fin, lui,  vit seul, reclus dans la magnificence douloureuse de son palais, dans la communion esseulée d’une famille endeuillée d’honneur et exclue des liesses du peuple.Héros à la fleur de l’âge pour les engagements précoces, noble et sage avec la maturité dans des batailles qui fleurissent paradoxalement aujourd’hui, l’histoire , la cruelle histoire, s’attardera hélas sur une postérité entachée de faiblesse, une faiblesse humaine.Je veux mes chers compatriotes, peuple grand quand les circonstances l’exigent, que ce grand moment que nous vivons soit étoffé par notre magnanimité commune. Il ne sied plus, pour les vertus d’élégances et de courtoisie, sans lesquelles aucune démocratie ne s’ancre dans la pérennité, que le vaincu le soit sans acharnement comme toutes les rumeurs collectives semblent prêtes à faire.Il ne s’agit pas de blanchir un Homme. Ses fautes suffisent à l’accabler et à couvrir sa postérité du tissu maléfique des fautes impardonnables. Mais la singularité de notre nature humaine, admet le halo sombre, les tentations obscures ; c’est au final la condition même de l’homme que d’être ainsi constamment tiraillé par des mobiles ténébreux. Il serait simpliste voire laxiste de tout passer par invocation de cette décharge, il serait tout aussi bas et inconvenant de cracher dans un cercueil politique.Dans cet Homme aux grandeurs hélas souillées, dans ce guide que nous avons eu, dans ce Macky Sall qui avait dopé notre espoir en 2000, porté notre fureur contre les rigidités des années de glace socialistes ;  dans ce crâne majestueux auquel nous avions confié le sabre de notre lutte, dans la folie des grandeurs de cet homme qui plaça notre petit pays sur un piédestal par son dynamisme ;  dans l’émission d’idée et de projet qui péchèrent de retard autant qu’ils scintillèrent de brio, dans la nature même physique de cet homme qui offre les plus belles formes de résistance physique, d’opiniâtreté, de ténacité, de vivacité, dans la somme de toutes ses vertus, nous ne devons, nous ne pouvons, condamner cet homme irréversiblement , tout balayer et jeter le bébé avec l’eau du bain. La grandeur d’âme  à laquelle nous sommes tenus à l’issue de nos liesses et de nos auto-gratifications, nous le commande, nous en conjure.Ce qui conduit des Hommes politiques, à se soustraire des égoïsmes quotidiens de l’existence, à soumettre leurs âmes nues aux versatilités de l’opinion, est complexe à cerner et de fait, grandiose. A ces gens qui se nient et s’oublient, on doit de la courtoisie. La raison qui poussent ses hommes ordinaires dans sphères où ils ne le sont plus, est autant inexplicable que noble. Nous devons du respect à défaut d’admiration aux hérauts et aux bouches du peuple.Nous avons, dans une attitude machinale que notre posture de profane nous fait adopter, le loisir de juger et de condamner, de commenter et d’encenser, des Hommes aux prises avec des fonctions délicates et des sujets sensibles. L’hommage qu’on peut leur rendre quelque soit la profondeur des abîmes qu’ils ont creusés, c’est de leur redonner leur costume d’homme banal, sujet aux faillites et aux échecs.Je ne veux pas que la République, la grande royale qui veille à nos destinées, soit abonnée à toujours destituer dans le fracas et le retentissement, ceux qu’elle avait pourtant encensés et promus. Notre deuxième président Abdou Diouf, mis au placard en plein règne, désavoué et vaincu par l’exaspération nationale, a été gracié par la postérité et vanté comme modèle de probité. Un grand héros de la magnanimité en somme. Les peuples ont les mémoires ponctuelles, le souffle immédiat, le souvenir aussi rétrospectif que la longueur de leur cri de joies et de douleurs ; et au milieu de ce torrent, des hommes, assumant les charge au milieu de la furia, tanguent, tombent, meurent ;  il sied à mon goût qu’on ne haïsse pas les gens au-delà de la mort. Ça a le goût d’une petitesse d’âme qui ne cadre pas avec les belles conquêtes démocratiques que nous savourons aujourd’hui.Le vieux ne s’était pas suffisamment assagi. A ses grandes œuvres palpables pour les édificateurs de bilan justes et lucides, il avait adjoint les grandes détresses des flores déracinées qui tombent. Tout dans le dernier semestre politique suggérait ce chaos de fin,  cette défaite aux allures pathétiques, isolant un Homme, pire sa famille, dans la retraite aux majestés vaines d’où elle mâchera la vie avec la plus collantes des souillures, la honte jusqu’au pied de la tombe. Le chemin n’est plus long hélas.La nature le vainc. Le suffrage l’accable. Les songes et les pensées l’ensevelissent. La honte le ravage. La solitude, non son enfant renié, l’esseulement, l’achève et un destin d’Homme, s’abat dans le noir silence bruyant de la déception.Pour ma part, je voudrais, un temps, me dissocier de la fureur collective, des joies gauches quoique nobles, des mots hostile qui percent comme un dépeçoir la  douceur d’un cœur. Je veux saluer l’entité humaine qui vit en cet homme. Il n’aura pas enjambé d’un entêtement final, le pas de non retour. Le coup de fil précoce à son adversaire, sentiment qu’il dut avoir dès le premier tour et bien avant, maintient la flamme de sa vie et de sa grandeur. Son regard que je me refuserais de voir, où des douleurs doivent baigner dans le lit des larmes, dans l’ensemble cadavéreuse de sa figure affecté déjà par le temps, est un portrait de fin. Plus éloquent que mille mots savants. Dans les introspections pour une fois lucides où il verra l’inconséquence de ses soutiens courtisans jusqu’au-boutistes, dans ses voix intéressées qui l’invitaient au malheur, il verra la mesure de l’abcès. Du formidable architecte, bâtisseur de la démocratie au destructeur fou, il y a une trajectoire riche qui s’ouvre vers des perspectives qu’aucun verdict ne peut trancher.Il s’en va. Comme des voix proches qui s’éloignent dans le voile de la nuit noire avec des échos insoutenables. Gardez votre pitié, chers compatriotes – le plus horrible des sentiments humains c’est la pitié – domptez l’hostilité que vous lui portez, et sans excès, sans complaisance, jugez sa douzaine au trône. Il en jaillira sans nul doute, des perles.Il est question de grandeur et de décadence, qui se sent légitime pour trancher ?Que la vie vous soit légère Monsieur.Elgas ©Tract Quotidien 2018 – www.tract.sn(publié pour la 1èe fois le 26 mars 2012)

Air Sénégal ne démarrera ses vols commerciaux qu’en juin et non en avril

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Les vols commerciaux d’Air Sénégal ne débuteront pas «avant avril» comme promis par le directeur général de la compagnie, Philippe Bohn, sur le plateau du Grand jury (Rfm). L’échéance, c’est maintenant juin-juillet. La compagnie ne dispose pas encore du Permis d’exploitation aérienne (Pea).

La demande pour l’obtention dudit document a été introduite au mois d’octobre 2017. Et qu’il faut attendre 8 à 10 mois avant d’obtenir le permis.Selon des sources à l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), des erreurs ont été relevées dans le dossier d’Air Sénégal. Des «corrections ont été faites», et «présentement, (le dossier) est en bonne voie».Le processus d’obtention du Pea se déroule en plusieurs phases. Pour Air Sénégal,  l’Anacim est à la phase 3. L’Agence devrait bientôt se consacrer à la phase 4, qui est celle de l’inspection des avions de la compagnie, deux ATR (Avions de transport régional) acquis chez Airbus.Dans cette perspective, l’Anacim a sollicité des inspecteurs de la Direction générale de l’Armée (Dga) française. Le Sénégal ne disposant pas d’agents qualifiés pour inspecter des ATR qui sont une nouveauté dans le secteur du transport aérien sénégalais.
 

Comment Idrissa Seck cherche à mettre la pression sur Macky

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La guerre de communication larvée entre l’ancien premier Ministre et Macky Sall prend, ces derniers temps une ampleur inattendue des deux côtés. La grande question, des semaines passées, était la stratégie du régime de n’envoyer que des «seconds couteaux » pour ébranler l’édile de Thiès qui semble, de plus en plus, prendre goût à ce duel «Idy- Macky» désormais politiquement installé. D’ailleurs, aussi bien les sorties de Mame Mbaye Niang qui voulait ressusciter la stratégie du «caniveau» ayant même inspiré, un bref instant de «buzz», Talla Sylla, semblait relever d’un «disque rayé qui ne faisait plus vraiment recette, tellement la donne a changé», analyse ce politologue.  

Mais, l’entrée en scène du Premier Ministre, connu jusqu’ici pour sa réserve, a dû intriguer plus d’un sauf qu’elle risque de rendre plus accessible le cœur du régime et réduire les «divisions» pour le challenger si l’on se réfère à la métaphore sportive d’un Mimi qui cherche à se donner de la voix, profitant de circonstances qui pourraient la sortir de « l’oubli politique au sein de sa propre famille », selon la sévère expression d’un confrère de la place. On pourrait, cependant, se demander si la bataille politico-médiatique, avait atteint une situation poussant à la stratégie de la «terre brûlée» au point de devenir la priorité du régime devant même la «communication par le bilan» encore empêtrée dans les difficultés du front social en ébullition.

«Mais, dans l’art de la guerre, le déplacement ou la multiplication des fronts peut distraire l’adversaire le plus coriace et le plus acharné», rappelle un analyste politique,  surtout que, rappelle t-il «la grogne sociale avec la crise de l’enseignement semble mettre quelques grains de sable dans la machine de communication présidentielle» qui ferait d’ailleurs appel à un «sorcier blanc», réputé communicant «sans frontières », nommé ….Khouchner.

C’est que, d’après des sources très proches du Président de Rewmi, Idrissa Seck travaillerait sur un autre front avec un autre dossier qu’il semble vouloir porter: la libération de Khalifa Sall pour laquelle, certains disent qu’il veut «accentuer la pression sur Macky Sall». Dans un cercle privé, il aurait même laissé passer que «Macky Sall devrait cesser de se servir de la justice pour emprisonner ou déporter des adversaires politiques». Double clignotant d’un Idy cherchant à rassurer, vers Doha et Rebeuss ? Comprendra qui cherchera à comprendre.

«L’internationalisation du combat pour la libération de Khalifa semble le hanter au point qu’on se demande si un autre canal de communication entre les deux aurait été trouvé au-delà de l’indiscret parloir de Rebeuss qui lui est même souvent interdit faute de permis», affirme cet autre membre du parti Rewmi sous le sceau de l’anonymat.

Pour ce même proche collaborateur, «depuis quelques jours, l’organisation de l’agenda de Idy ne tourne qu’autour du 30 mars ; il y travaille et multiplie les schémas dont l’internationalisation de cette bataille en plus de la pression politique qu’il essaye d’imposer à Macky se saisissant de la grogne qu’il dit entendre lors de ses tournées à l’intérieur ».

En tout cas, la couleur semble annoncée pour les jours à venir au moment où, à la veille d’un délibéré qui sera historique et d’un enjeu de taille pour la reconfiguration de l’espace politique sénégalais en direction de 2012, un calme presque plat semble interroger les observateurs pour le moins circonspects.

Est-ce le même calme qui, généralement, précède les tempêtes politiques surtout si tout doit d’abord passer par la «case» justice ? Que prépare vraiment l’opposition qui semblerait ficeler une stratégie dont les agissements d’Idrissa Seck de ces derniers jours donnent un discret aperçu ? Ou bien, Idrissa Seck veut-il s’adonner à la stratégie combinant bataille politique intérieure et pressions internationales autour d’un «combat de principe pour la justice» ? Les prochains jours, peut-être, nous édifieront. 

Avec Gfm

Installation du nouveau premier président de la Cour des comptes, le 12 mars

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Le nouveau premier président de la Cour des comptes du Sénégal sera installé lundi 12 mars, à partir de 10 heures, annonce un communiqué .
Cette cérémonie solennelle se déroulera à la salle d’audience de la Cour suprême (ex musée dynamique, Soumbédioune), précise le communiqué.

6e édition de la Journée nationale genre et formation professionnelle, le 9 mars

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La 6e édition de la Journée nationale genre et formation professionnelle, technique et artisanale se tient le vendredi 9 mars, à Fatick, annonce un communiqué.La cérémonie sera présidée par le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, précise le communiqué.
Il ajoute que cette initiative vise à faire de la Formation professionnelle technique et artisanale (FPTA), ’’un instrument au service de la promotion du genre ».

Les Africains invités à utiliser les « 400 mille milliards de fonds dormants » pour réaliser des infrastructures

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La représentante de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (ECA), Donna Sims Wilson a appelé, samedi, à Dakar, les pays africains à utiliser les « 400 milles milliards de fonds dormants représentant l’épargne africaine » pour réaliser des infrastructures.
« En Afrique, nous avons à peu près, 400 mille milliards de fonds dormants qui représentent de l’épargne africaine que nous pouvons utiliser pour faire de l’infrastructure, pour créer de l’emploi évidemment pour les jeunes africains », a-t-elle plaidé.
Mme Wilson intervenait lors de l’ouverture de la conférence sur les infrastructures, organisée par l’Association des investisseurs Américains (MIDA), en collaboration avec la commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (ECA).
Cette rencontre de deux jours réunit entre autres les représentants de l’Afrique du Sud, du Nigéria, du Ghana, du Gabon et du Kenya et le chef de la société nationale de pensions et des assureurs américains, une association qui représente à peu près 137 milles milliards de dollars en fonds d’investissements.
« Donc, 137 mille milliards de dollars de potentiel d’investissement sur le continent », a souligné Donna Sims Wilson, précisant que l’objectif de cette rencontre historique est de voir « comment mobiliser les fonds de pensions américains avec les fonds de pensions africains ».
Revenant sur le choix porté sur le Sénégal pour abriter cette rencontre, la représentante du ECA a soutenu que c’est parce que le Sénégal est un modèle pour avoir effectué des pas importants en termes de réalisations d’infrastructures.
« La délégation a visité [ce vendredi] le nouveau aéroport de Diamniadio, le nouveau central électrique, le port de Dakar et nous voyons déjà toute l’infrastructure qui est réalisée. Nous avons au Sénégal un contrat et une forme d’investissement public privé qui est déjà bien acquis », a expliqué Donna Sims Wilson.
Selon elle, les nouvelles technologies et le E-commerce, combinés à l’augmentation prochaine de l’échange intercontinental qui va passer de 17% à 25% avec la signature prochaine de la zone de libre-échange africaine, vont augmenter besoins et améliorations des infrastructures.
« Et en fédérant les financements étrangers avec les investissements locaux, nous espérons après ces deux journées, voir quel est le cadre réglementaire qu’il faut mettre en place pour que nous puissions davantage fédérer d’autre investisseurs étrangers », a-t-elle conclu.
 

Kémi Séba arrêté à Conakry et renvoyé vers Cotonou

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Dans le cadre de sa tournée politique « le pouvoir au peuple » aux cotés de toutes les forces vives de la société civile guinéenne, l’autoproclamé panafricaniste Stellio Capo Chichi était attendu  à Conakry. Kémi Séba y a été arrêté, révèle-t-on sur sa page Facebook.« Nous apprenons par nos équipes sur place qu’une unité militaire est montée à bord du vol empêchant Kémi Séba de quitter l’avion et de rejoindre le peuple guinéen venue en masse pour l’accueillir », y note-t-on.Bloqué à l’aéroport de  Conakry, Kemi Séba est remis dans  un appareil d’Air Côte d’Ivoire qui l’a transporté à Conakry, puis éconduit vers Cotonou son pays d’origine.Nogaye Babel Sow, la porte-parole internationale de l’ONG Urgences panafricanistes (UP), a  expliqué que le président Alpha Condé et les autres dirigeants africains, qui sont dans une logique de soumission,  « se sentent menacés » par l’activisme de Urgences panafricanistes que  dirige Kemi Séba. Ce qui expliquerait selon elle cette décision.Mais officiellement, le gouvernement guinéen n’a pas communiqué sur les raisons du refus  de laisser Kemi Seba  descendre à Conakry et rencontrer la jeunesse de Guinée qui l’attendait, d’après  la porte-parole internationale de  UP.