[LE BIAIS D’O.N.G] Parti Socialiste : Aminata Mbengue Ndiaye, costaude baobab, SG en intérim à vie, vissée sur un ‘siège éjectable’ soudé à la ‘Super Glue’ ? (Par Ousseynou Nar Gueye)

Tract Hebdo – Au Parti Socialiste, la notion d’intérim a pris une dimension métaphysique. Aminata Mbengue Ndiaye occupe le poste de Secrétaire Générale par intérim depuis si longtemps que les jeunes militants pensent que c’est un titre à vie. Mais voilà, les « camarades » ont sorti les tournevis : ils veulent déboulonner la Lionne de Louga.

Bienvenue à la « Maison Senghor », ce magnifique musée politique où le temps semble s’être arrêté quelque part entre le premier sommet de la Francophonie et la chute du mur de Berlin. Ici, on ne pratique pas la politique, on pratique l’archéologie du pouvoir. Au centre de toutes les attentions : Aminata Mbengue Ndiaye. La Secrétaire Générale par intérim — un « intérim » qui dure depuis tant d’années qu’il a désormais plus d’ancienneté que la plupart des contrats de travail du pays — fait face à une fronde interne qui ressemble à une mutinerie sur un vieux galion.

La « gauche résolue » de Tract Hebdo ne peut que constater les dégâts : le Parti Socialiste (PS), jadis locomotive de la pensée intellectuelle sénégalaise, ressemble aujourd’hui à une vieille dame élégante qui refuse de quitter son fauteuil Louis XV alors que le salon est en train de prendre feu. Les camarades frondeurs, fatigués d’attendre un congrès qui semble aussi hypothétique que la fin de la corruption, ont décidé de passer à l’action. Ils veulent « déboulonner ». Le terme est fort, presque industriel, comme s’il s’agissait de démonter une pièce de machine rouillée qui bloque tout le système.

Il faut dire que la méthode Aminata est un cas d’école. Elle ne dirige pas, elle règne par une forme de passivité active. Elle est là, imperturbable, ajustant son foulard avec une dignité de reine mère, pendant que les jeunes loups du parti s’écharpent dans les couloirs. Pour elle, l’intérim n’est pas une transition, c’est une destination. Mais pour la base, le diagnostic est plus sévère : le PS est devenu une succursale de luxe, une sorte de maison de repos pour anciens ministres qui attendent que le téléphone sonne en provenance du Palais.

C’est là que notre « bonne droite » intervient pour poser la question qui fâche : peut-on diriger un parti d’opposition (ou de pseudo-majorité, on ne sait plus trop) avec la même énergie qu’on gère une tontine de quartier ? La discipline de parti, chère aux socialistes de la vieille école, est en train de voler en éclats. Les frondeurs ne demandent pas seulement son départ ; ils demandent que le parti arrête de ressembler à un astre mort qui ne brille que par la lumière réfléchie des autres coalitions.

Vouloir déboulonner Aminata Mbengue Ndiaye, c’est un peu comme essayer de déplacer un baobab millénaire avec une petite cuillère en plastique : c’est ambitieux, c’est romantique, mais c’est surtout épuisant. Elle a survécu à Abdou Diouf, elle a survécu à la traversée du désert sous Wade, et elle a navigué dans les eaux troubles du « Macky-isme alias les deux Salltennats ». Elle ne craint pas une petite rébellion de bureau. Elle sait que dans le socialisme sénégalais, celui qui crie le plus fort n’est pas forcément celui qui garde les clés de la caisse.

Le drame, c’est que pendant que les camarades se battent pour savoir qui s’assiéra sur le trône de verdure, le peuple de gauche, lui, cherche désespérément un projet de société. Le PS parle de « renouveau », mais il utilise un dictionnaire de 1974. On nous parle de congrès, de motions, de commissions paritaires… autant de mots qui servent de cache-sexe à une réalité brutale : personne ne veut lâcher le fromage, même si le fromage commence à sentir sérieusement le rance.

Chez Tract Hebdo, on se demande si le PS n’est pas en train d’inventer un nouveau concept : la « politique de la chaise vide occupée ». On occupe le poste, mais on ne produit plus rien. Si les frondeurs réussissent leur coup, ce sera un séisme. S’ils échouent, ce sera la preuve définitive que la Maison Senghor est devenue un mausolée où la seule chose qui bouge encore, c’est la poussière sur les dossiers. Aminata, imperturbable, continue de régner sur ce royaume d’ombres, convaincue que dans la politique sénégalaise, celui qui dure a toujours raison sur celui qui court.

Par Serigne Dawakh, Ousseynou Nar Gueye, Fondateur de Tract Hebdo, Aîné Mi-Public Numéro 1

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Affaire Mame Mbaye Niang contre Ousmane Sonko, les avocats de Niang y vont mordicus : ‘Pas question de rouvrir la boîte de Pandore ou… boîte de Sonko !’

Tract Hebdo – On sort la truelle et le ciment pour cet article. Le feuilleton judiciaire le plus long de l’histoire du Sénégal (après celui de la rénovation du building administratif Président Mamadou Dia….) connaît un nouvel épisode. Pour les avocats de Mame Mbaye Niang, le dossier est clos, verrouillé et jeté au fond de l’Atlantique. Circulez, y’a rien à voir, même si la défense d’Ousmane Sonko gratte à la porte avec l’énergie d’un chat qui veut rentrer sous la pluie.

C’est une scène qui ferait passer les meilleurs drames polygamiques de Marodi pour des pièces de théâtre d’école primaire. Imaginez l’histoire d’un match de football épique : l’équipe A mène 1-0 dès la 15ème minute de jeu. Soudain, au lieu de continuer à courir après le ballon, les joueurs de l’équipe A décident de sortir des truelles, de mélanger du mortier et de construire un mur de briques de trois mètres de haut devant leurs propres buts. Mieux encore, ils dégonflent le ballon, le mettent dans un coffre-fort et rentrent chez eux en déclarant que le match est terminé par « extinction naturelle de la contestation ». Voilà, en substance, la posture actuelle du pool d’avocats de Mame Mbaye Niang.

Pour ces ténors du barreau, le procès pour diffamation contre Ousmane Sonko n’est plus un sujet de débat, c’est une relique sacrée. Ils sont formels : l’affaire est gagnée, emballée dans du papier cadeau avec un joli nœud bleu APR, et pesée avec une précision d’orfèvre de la Cour des Maures sur l’avenue Blaise Diagne. Pas question de rouvrir la boîte de Pandore — ou plutôt la « boîte de Sonko » — de peur que n’en sortent des arguments juridiques imprévus ou, pire, une brise de changement qui viendrait éteindre la flamme de leur triomphe.

Au fond, on peut les comprendre, et notre « très bonne droite » ne peut s’empêcher de saluer cette efficacité tactique. Pourquoi, au nom de la logique pure, iraient-ils risquer un nouveau round, une énième prolongation ou une séance de tirs au but psychologique, alors que le trophée trône déjà fièrement sur la cheminée du ministère ? C’est la stratégie de la tortue, mais revisitée avec une robe d’avocat et un Code de procédure pénale en guise de carapace. On se blottit, on ne bouge plus, et on attend que l’adversaire s’épuise à frapper sur du dur.

Pendant ce temps, de l’autre côté de la barricade, les partisans du camp adverse crient au déni de justice avec la force de mille vuvuzelas. Ils invoquent les droits de la défense, la quête de la vérité et le besoin de clarté. Mais la vérité, dans le milieu feutré des prétoires sénégalais, est parfois une notion aussi élastique qu’un chewing-gum oublié sous un banc public. On se croirait véritablement coincé dans une production Netflix où le scénariste, parvenu à la fin de la saison 1 sur un cliffhanger qui l’arrange, refuserait catégoriquement d’écrire la saison 2. Pourquoi ? Par peur, sans doute, que le « méchant » désigné par le script initial ne finisse par gagner à la fin, porté par un revirement de situation que même les sondages n’auraient pas vu venir.

La justice sénégalaise, vue sous cet angle, ressemble à un grand plat de soupoukandia national. Tout le monde se presse autour du bol, tout le monde veut la meilleure part — le morceau de poisson bien charnu ou la carotte fondante — mais quand vient le moment de faire la vaisselle et de nettoyer la marmite des scories du passé, tout le monde trouve soudainement une urgence ailleurs. Les avocats de la partie civile préfèrent garder le plat propre (du moins en apparence) plutôt que de risquer de découvrir des grains de sable au fond du riz.

Cette résistance acharnée à la réouverture du dossier pose pourtant une question de fond à notre « gauche résolue » : une justice peut-elle être perçue comme équitable si elle se mure dans une certitude définitive alors qu’une partie du public réclame encore des éclaircissements ? Le droit est une chose, la perception sociale de la justice en est une autre. En choisissant le béton armé plutôt que la fluidité du débat, les conseils de Mame Mbaye Niang assurent peut-être leur victoire technique, mais ils laissent planer sur le pays un parfum de « fin de non-recevoir » qui ne calme en rien les esprits échauffés.

En attendant, le mortier sèche. Les briques s’empilent. Et le citoyen lambda, lui, regarde ce mur s’élever entre lui et la compréhension totale des enjeux. Chez Tract Hebdo, on se demande simplement si, à force de construire des murs pour protéger des verdicts, on ne finira pas par transformer le palais de justice en un bunker impénétrable où la seule chose que l’on entendra encore sera le bruit du béton que l’on coule sur les dossiers gênants.

Damel Gueye

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Doudou Wade du PDS, ‘Neveu National’, à la police ? SOPI : ‘Souvent On Passe Ici’ (à la DIC) ?

Tract Hebdo – L’ex-instituteur de classe exceptionnelle Doudou Wade, figure emblématique du PDS dans lequel il est le neveu le plus connu de Gorgui Abdoulaye Wade, est de nouveau convoqué par les autorités. Entre rumeurs d’affaires d’État et blagues potaches sur un livre non rendu, le PDS s’embrase et dénonce un complot digne d’une série sénégalaise diffusée sur Sunu Yeuf de Canal+, mais avec un budget bien plus conséquent.

L’agenda de la justice sénégalaise est décidément bien rempli, surtout lorsqu’il s’agit de piocher dans le carnet d’adresses du Parti Démocratique Sénégalais. Cette semaine, c’est au tour de Doudou Wade, le « neveu national » autoproclamé et pilier inébranlable (ou parfois chancelant, selon le vent politique) du PDS, de fouler le tapis rouge – ou plutôt le carrelage un peu terne – des locaux de la Division des Investigations Criminelles (DIC). On aurait pu croire que les murs de ces institutions manquaient d’une certaine patine historique ou d’une voix grave pour réciter les grands classiques de la rhétorique sénégalaise ; voilà donc que Doudou Wade vient combler ce vide avec sa présence magistrale et son aura de « survivant politique ».

Pour les observateurs moins initiés, l’affaire pourrait passer pour une banale convocation. Mais au Sénégal, et particulièrement au sein de la grande famille libérale, une simple « invitation » des forces de l’ordre prend des allures de tremblement de terre politique, un séisme dont les répliques sont ressenties jusqu’aux plus lointaines contrées du Fouta. Aussitôt la nouvelle tombée, les téléphones portables se sont enflammés plus vite qu’un feu de brousse en pleine saison sèche. Les groupes WhatsApp du PDS ont connu une activité frénétique, transformant chaque militant en expert juridique improvisé et en stratège de communication de crise. Les invectives, les appels à la mobilisation et les dénonciations d’un « acharnement politique sans précédent » ont fusé, le tout accompagné d’une profusion de « emojis » larmes et poings levés.

On en vient à se demander si la justice sénégalaise n’aurait pas souscrit un abonnement « Premium » aux cadres du parti libéral, avec des rappels réguliers pour s’assurer qu’ils n’oublient pas le chemin du tribunal. Est-ce une véritable tentative de museler une opposition qui, malgré les apparences, conserve une certaine capacité de nuisance vocale ? Ou s’agit-il simplement d’une procédure de routine, une de ces formalités administratives qui, lorsqu’elles touchent une personnalité du calibre de Doudou Wade, se transforme invariablement en un psychodrame national digne des plus grands opéras-savons ?

Le débat fait rage dans les atayas de quartier et les salons feutrés de la capitale. Entre deux gorgées de thé à la menthe – plus amer que la situation politique – les militants du PDS et les sympathisants de l’ancienne  ancienne majorité se demandent si le célèbre slogan « Sopi »  ne devrait pas être actualisé en « Souvent On Passe Ici » (comprendre : au tribunal ou dans les locaux de la police). Certains, plus taquins, suggèrent même que le véritable « Sopi » désormais, c’est l’alternance entre le fauteuil de la Présidence et le banc des accusés.

Doudou Wade, lui, affiche un calme olympien, une impassibilité qui confine à l’art martial. C’est le calme de ceux qui ont vu passer plus de régimes politiques que de saisons des pluies, plus de procès que de consultations électorales, et plus de coups bas que de jours ensoleillés. Cet homme, qui a traversé les tempêtes politiques avec la résilience d’un fromager séculaire, semble immunisé contre le stress des convocations. Il a ce flegme teinté d’une légère ironie, celui qui fait dire : « encore un tour de manège ? Très bien, asseyons-nous et voyons ce que la machine à laver de la justice nous réserve cette fois-ci. »

Mais derrière cette façade de sérénité, on devine que la machine judiciaire, même lorsqu’elle se veut impartiale, a un impact sur les équilibres politiques. Chaque convocation est une petite piqûre de rappel, un signal envoyé à la base militante, et un message subliminal aux électeurs. Le PDS, en criant au loup à chaque fois, risque-t-il de lasser son auditoire ou, au contraire, de galvaniser ses troupes en les transformant en martyrs permanents d’une « république bananière » (pour reprendre leurs propres termes enflammés) ?

Chez Tract Hebdo, nous observons cette danse politique avec notre œil gauche critique et notre bonne droite qui aime pointer les incongruités. Ce n’est pas parce que l’on rit de la situation qu’on en ignore la gravité. La justice, qu’elle soit rendue pour des affaires légitimes ou pour des motifs plus… flous, demeure un pilier de la démocratie. Le problème, c’est quand ce pilier commence à ressembler à un poteau télégraphique sur lequel les oiseaux de la politique viennent se poser à tour de rôle, laissant derrière eux des traces pas toujours très propres.

En attendant le dénouement de cette énième saga judiciaire, le Sénégal continue de tourner. Et Doudou Wade, qu’il soit un lion rugissant ou simplement enrhumé par les courants d’air du palais de justice, reste un personnage incontournable de notre paysage politique, un éternel convive de ce grand banquet où les plats sont souvent aigres-doux et les conversations toujours épicées.

Damel Gueye

Tract.sn

[JOUR POUR JOUR] Ce 31 janvier-là, Karim Meissa ‘Kilowatt’ Wade, éjecté de la présidentielle de Diomaye

Tract Hebdo – 31 Janvier 2024 Vote par 120 députés contre 24 de la résolution actant la mise en place par l’Assemblée nationale d’une commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur des soupçons de corruption de membres du  Conseil Constitutionnel ayant conduit à l’élimination de l’élection présidentielle du 25 février 2024 de Karim WADE, candidat du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), exilé au Qatar à sa sortie de prison en 2016. Les députés de la coalition Wallu (PDS et alliés)  considèrent que le processus électoral doit être suspendu et la présidentielle reportée jusqu’à ce que la lumière soit faite.31 Janvier 2012 Venu participer à une manifestation à la Place de la Nation à Dakar contre la candidature du Président Abdoulaye WADE pour un troisième mandat, l’étudiant Mamadou DIOP meurt dans des conditions tragiques, heurté par un véhicule de maintien de l’ordre de la police.31 Janvier 2003 Ouverture à Dakar de la 26e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La CEDEAO a été créée le 28 mai 1975. Son siège est à Abuja au Nigéria. Bien qu’au départ son rôle soit purement économique, elle s’est assez vite intéressée au maintien de la paix.31 Janvier 2001 Au cours d’une manifestation d’étudiants organisée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) pour réclamer de meilleures conditions d’études, l’étudiant Balla GAYE est tué par une balle dont l’origine n’a pu être établie avec certitude.31 Janvier 1833 Signature d’un arrêté relatif à l’organisation de la milice au Sénégal. Tous les habitants libres âgés de seize à cinquante ans en font partie, sauf certaines exceptions. Le gouverneur est le commandant en chef des milices du Sénégal et de ses dépendances. La milice de Gorée est placée sous le commandement immédiat du commandant particulier de l’île.31 Janvier 1827 Création d’un service de Sapeurs-pompiers à Saint-Louis, le Baron Jacques François ROGER étant Gouverneur du Sénégal. A Dakar, il a fallu attendre 1931 pour que soit mis en place un service d’incendie pour la commune et le port. Le peloton du port sera autonome à partir de 1937.31 Janvier 1664 Bombardement du fort hollandais de Gorée par une escadre anglaise commandée par le capitaine Robert HOLMES. Après deux jours de combats, la garnison hollandaise capitule le 2 février 1664, entraînant la prise de l’île par les Anglais.Atoumane MBAYE Conservateur d’Archives

[Slameuse LYDOL] ‘Comme pour Halima Gadji, le harcèlement sur Internet peut lui causer une dépression’ (rappeur)

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Tract Hebdo– Moustik parle ce matin à Lydol qu’il soutient, face au harcèlement qu’elle subit sur la toile. Le décès ce matin de l’actrice sénégalaise Khalima Gadji atteinte d’une dépression fait jaser la toile. Alors que chacun se remet en question et comprends l’importance de la santé mentale, Moustik revient sur les causes de ce genre de maladie mentale. Il indexe le harcèlement sont peut être victime une personne et cela conduit à une forte dépression.

Il a alors écrit: ‘On pleure ceux que la dépression a emportés, mais on oublie que le harcèlement est souvent la rivière qui y conduit. Love u LYDOL’ . Un message d’encouragement à l’endroit de la slameuse qui vit depuis un an déjà un harcèlement massif sur la toile après le drame qui a impliqué son père. En d’autres mots, harceler Lydol via les commentaires sur la toile peut bien conduire à une forte dépression dans  sa vie et c’est dangereux pour sa santé.

Il y a quelques jours, plusieurs stars demandaient déjà au public de se calmer et de donner une seconde chance à l’artiste Lydol qui n’est pas lié directement au forfait de son géniteur qui suit d’ailleurs son procès en ce moment.

La Rédaction

[Avant le décaissement d’un fonds d’appui japonais] Le gouvernement Diomaye-Sonko invité à finaliser les actions politiques préalables

Tract Hebdo – Yoshiaki Hatta, chef de mission adjoint de l’ambassade du Japon au Sénégal, a souligné, mercredi, l’urgence pour les autorités sénégalaises de finaliser les actions politiques restantes afin de permettre le dernier décaissement d’appui au programme de la Couverture sanitaire universelle en attente depuis deux ans.‘’S’agissant du programme d’appui à la Couverture sanitaire universelle, nous demandons que les dispositions nécessaires soient prises en toute urgence pour la finalisation des actions politiques restantes, ce qui permettrait le dernier décaissement en attente depuis deux ans, avant la clôture de l’année fiscale japonaise prévue en fin mars’’, a déclaré le diplomate nippon.Participant à la 8e réunion du Comité de pilotage de la réunion semestrielle de suivi de la coopération japonaise organisée dans la capitale sénégalaise, Yoshiaki Hatta a encouragé les parties concernées à ‘’accélérer les discussions en vue de lancer, sans perdre davantage de temps, le Projet d’extension du centre national de formation des techniciens de maintenance hospitalière de Diourbel, financé à partir du fonds contrepartie de l’assistance alimentaire du Japon.Il n’a pas manqué de saluer les discussions portant sur la possibilité d’introduire au Sénégal l’outil de diagnostic de l’hépatite B de ‘’FUJI REBIO’’ actuellement en phase d’expérimentation en Gambie.La Rédaction

Le streamer afro-américain IShowSpeed reçoit la nationalité d’un pays africain

Tract Hebdo – Le Ghana a accordé la citoyenneté ghanéenne au streamer IShowSpeed, a annoncé le ministre des Affaires étrangères du pays, alors que l’influenceur termine une tournée d’un mois en Afrique.

Le ministre des Affaires étrangères, Sam Okudzeto Ablakwa, a déclaré lundi dans un message publié sur X qu’après « confirmation des liens indéniables entre IShowSpeed et le Ghana », son gouvernement « a approuvé la délivrance d’un passeport ghanéen à IShowSpeed ».

Continuez à faire la fierté de notre grande nation, le Ghana, et de notre cher continent africain. Le Ghana vous célèbre », a déclaré le ministre.

IShowSpeed, Afro-Américain de 21 ans né à Cincinnati, dans l’Ohio, sous le nom de Darren Jason Watkins Jr., est l’un des influenceurs les plus suivis de la planète. Il a atteint les 50 millions d’abonnés sur YouTube ce mois-ci, le magazine Rolling Stone l’a nommé créateur le plus influent de 2025 et Forbes estime sa fortune à 20 millions de dollars.

La tournée de la star de YouTube et Twitch, qui a débuté le 29 décembre, l’a conduit dans 20 pays, où il a montré à ses dizaines de millions d’abonnés une autre facette de l’Afrique en visitant une mine de diamants au Botswana, en découvrant la riche cuisine éthiopienne et en assistant à la finale de la Coupe d’Afrique des nations de football au Maroc.

Les abonnés à sa chaîne ont suivi avec passion sa couverture du continent, certains Afro-Américains publiant des vidéos émouvantes dans lesquelles ils affirment qu’IShowSpeed leur a ouvert les yeux sur une vision complètement différente de l’Afrique, loin des clichés télévisés de pauvreté et de violence sans fin.

La Rédaction

[TAAGGUÈ] Halima Gadji, icône de cinéma immortelle sans filtre et météore bouleversante trop tôt partie, inhumée ce mercredi à Dakar

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l’hommage d’Odia, tout de connivence émouvante
Elle sera inhumée aujourd’hui mercredi 28 janvier, à Dakar. Un an avant sa mort brutale ce lundi 26 janvier, la star immortelle et bouleversante de « Maîtresse d’un homme marié » confiait à Canal+ son combat contre la dépression et dénonçait les maltraitances dans les hôpitaux psychiatriques africains. Un témoignage bouleversant devenu testament.L’actrice Halima Gadji, inoubliable Marième Dial de la série « Maîtresse d’un homme marié », est décédée ce lundi 26 janvier 2026 à l’âge de 36 ans des suites d’un malaise. Sa disparition brutale plonge le monde artistique africain dans une profonde consternation.Dans une interview accordée à Canal+ en 2025, l’actrice s’était longuement confiée sur son combat contre la dépression et les troubles de la personnalité dont elle souffrait depuis l’enfance. « On m’a tellement harcelé par rapport à mon poids et par rapport à ma dyslexie que c’est justement ça qui a créé ma maladie mentale. Je ne suis pas née malade, c’est la société qui m’a foutu cette maladie », avait-elle déclaré avec une franchise désarmante.Née le 25 août 1989 à Dakar, d’un père sénégalais et d’une mère maroco-algérienne, Halima Gadji avait connu trois hospitalisations psychiatriques entre 2021 et 2022, suite à une grave dépression et un burnout. « Je me suis retrouvée à l’hôpital psychiatrique. J’ai même fait un direct sur Instagram où j’ai dit des choses dont je ne me suis rendu compte qu’à ma sortie. J’avais vraiment besoin d’aide », avait-elle confié à Canal+.L’actrice dénonçait avec véhémence les conditions déplorables dans les hôpitaux psychiatriques africains : « On m’a ligotée et on m’a frappée. J’aurais préféré recevoir des injections qui me calment plutôt que d’être attachée et frappée. » Une expérience traumatisante qu’elle comparait aux soins reçus au Canada, jugés « trois ou quatre fois plus sérieux ».Face à la stigmatisation persistante de la santé mentale en Afrique de l’Ouest, Halima Gadji avait créé l’association « Sama Mental » (Mon Mental) pour venir en aide aux personnes souffrant de troubles mentaux. « En Afrique, la santé mentale est abordée comme un sujet tabou, comme une maladie de sorcellerie », déplorait-elle.Son message était clair : « Mettez un nom sur ce que vous avez comme maladie et allez vous faire consulter, ce n’est pas une honte. » L’actrice insistait sur la diversité des troubles mentaux, dont la boulimie, l’anorexie, la schizophrénie, la bipolarité, les troubles de la personnalité ».Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a rendu un vibrant hommage à l’actrice, soulignant qu’elle « s’est imposée comme une figure majeure de l’audiovisuel sénégalais et africain » par « la justesse de son jeu, la force de ses interprétations et son professionnalisme ».Derrière la lumière des projecteurs, Halima Gadji menait un combat silencieux contre des crises de dépression qu’elle avait rendu public, devenant ainsi une figure marquante dans la lutte contre la stigmatisation de la santé mentale en Afrique.« Parler m’a libéré », avait-elle confié à Canal+, espérant que son témoignage puisse aider d’autres personnes à sortir du silence. Cette interview restera comme le testament d’une artiste qui, jusqu’au bout, aura voulu briser les tabous et tendre la main à ceux qui souffrent dans l’ombre.

[CONCEPT-LEADER] La ‘bonne gouvernance’ est morte. Vive la gouvernance performative ! (Par Idrissa Diabira*)

Tract – Ce qui s’effondre aujourd’hui, en Afrique notamment, ce n’est pas la démocratie en tant que telle, mais une croyance née dans l’euphorie de la fin de la guerre froide : l’idée que la démocratie, à elle seule, suffirait mécaniquement à produire le développement et le progrès…

 Depuis quelques années, dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, les ruptures ou menaces de ruptures institutionnelles se sont multipliées, révélant un malaise plus large que le seul espace sahélien. Les réactions internationales se sont concentrées sur la rupture de l’ordre constitutionnel et l’atteinte aux normes démocratiques. Mais le message exprimé par une partie significative des populations est d’une autre nature : une revendication de souveraineté réelle.Cette revendication – souvent articulée autour de la présence militaire étrangère, du franc CFA ou des dépendances héritées – a été largement mobilisée par les juntes pour justifier leurs coups de force, sans résoudre le déficit de souveraineté effective qu’elles prétendent dénoncer. Pour autant, elle ne saurait être réduite à une simple manipulation idéologique. Elle est profondément pratique. Les populations ne rejettent pas la démocratie comme valeur ; elles contestent un modèle de gouvernance incapable de produire la sécurité, les moyens de subsistance et la dignité attendus.

‘Ce qui vacille aujourd’hui, ce n’est pas l’aspiration démocratique des sociétés africaines, mais la capacité des États à faire fonctionner la démocratie comme un système producteur de résultats’

 Autrement dit, ce qui vacille aujourd’hui, ce n’est pas l’aspiration démocratique des sociétés africaines, mais la capacité des États à faire fonctionner la démocratie comme un système producteur de résultats.Les indépendances avaient porté une ambition de souveraineté totale. Mais la crise de la dette et les ajustements structurels des années 1980 ont durablement affaibli les capacités économiques et institutionnelles des États, laissant inachevée la souveraineté économique. C’est dans ce contexte qu’est apparu le paradigme de la « bonne gouvernance », érigé en condition présumée du développement à partir de la fin des années 1980. Trente ans plus tard, le lien causal entre conformité institutionnelle et transformation économique n’a jamais été établi.

‘Les populations ne rejettent pas la démocratie comme valeur ; elles contestent un modèle de gouvernance incapable de produire la sécurité, les moyens de subsistance et la dignité attendus’

 La gouvernance a été évaluée à l’aune des procédures –  élections, lois, agences – plutôt que des résultats. Les États ont appris à maîtriser le langage et les rituels de la réforme sans construire la capacité réelle à produire des effets tangibles. Les révisions constitutionnelles et les cycles électoraux creux ne sont pas des anomalies : ils sont l’issue logique d’un système optimisé pour l’apparence plutôt que pour la performance.La comparaison avec l’Asie de l’Est montre que la croissance n’a d’effet durable que lorsqu’elle est institutionnellement transformée en capacités humaines. Un écart annuel apparemment minime de progression de l’indice de développement humain – environ 1,25 % en Asie de l’Est contre 1 % en Afrique subsaharienne – correspond à un rythme de progrès supérieur d’environ 25 %, qui, par effet cumulatif, a permis de sortir des centaines de millions de personnes de l’extrême pauvreté. ‘Le problème n’est donc pas l’absence de gouvernance, mais son incapacité à produire des résultats’ Les conséquences du défi africain sont aussi visibles dans les secteurs qui comptent le plus pour les citoyens. Près de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité, alors même que les marchés ont été libéralisés, les régulateurs créés et les cadres juridiques alignés sur les meilleures pratiques. Le problème n’est donc pas l’absence de gouvernance, mais son incapacité à produire des résultats.Ce décalage entre l’abondance de règles et la rareté des résultats n’est d’ailleurs pas propre à l’Afrique : il traverse aujourd’hui de nombreuses démocraties, y compris parmi les plus anciennes, confrontées à une crise silencieuse de l’action publique et de la crédibilité de l’État.La racine du problème se situe au-delà des institutions formelles. Le développement dépend d’un ethos opératoire : un ensemble de normes partagées, de pratiques professionnelles et de capacités organisationnelles permettant aux institutions de fonctionner effectivement. La différence décisive tient moins aux normes elles-mêmes qu’à leur appropriation cognitive.

‘La souveraineté réelle ne se proclame pas ; elle se construit par la capacité quotidienne à produire de la sécurité, des services essentiels, de l’activité économique et du bien-être collectif’

 C’est ici qu’intervient la notion de gouvernance performative. Elle ne désigne pas simplement une gouvernance performante, mais une gouvernance dont les règles, les normes et les politiques publiques produisent effectivement les résultats qu’elles promettent. Contrairement à la gouvernance normative, elle juge les États sur leur capacité à assurer l’accès effectif aux services essentiels – énergie, santé, éducation – et aux capacités productives qui permettent aux ménages et aux entreprises de vivre et de travailler dignement.Une telle gouvernance est performative lorsqu’elle transforme des normes en capacités, et des capacités en résultats observables. Elle recentre l’action publique sur les infrastructures invisibles – comptables, juridiques, professionnelles, informationnelles et cognitives – sans lesquelles les normes restent formelles et le capital demeure invisible.Autrement dit, la gouvernance performative est l’ingénierie institutionnelle par laquelle un capital invisible – informel, latent ou sous-évalué – devient un capital opératoire capable de produire de la valeur économique et sociale.Concrètement, ce type de gouvernance est celui qui permet à une PME d’avoir de l’énergie fiable, un accès au financement productif et des règles effectivement applicables : des règles qui sécurisent les contrats, rendent l’information fiable et permettent l’exécution réelle des droits, et pas seulement des lois bien écrites.La vague récente de coups d’État ne doit pas être idéalisée. Le pouvoir militaire n’est pas une alternative durable, pas plus que les régimes populistes ou les démocraties sans résultats. Partout, les peuples ne demandent pas moins de démocratie, mais d’institutions capables de la faire fonctionner, c’est-à-dire de rendre effectif le contrat social. Car la souveraineté réelle ne se proclame pas ; elle se construit par la capacité quotidienne à produire de la sécurité, des services essentiels, de l’activité économique et du bien-être collectif.*Idrissa Diabira est consultant international et fondateur de SherpAfrica. Il travaille sur les politiques publiques, la gouvernance performative et l’excellence opérationnelle en Afrique.

[NEW DEAL] Inde-Afrique : renforcer les partenariats (Par Rajiv Bhatia)

Tract – Analyser d’un partenariat entre l’Inde, un pays, et l’Afrique, un continent composé de 54 pays, peut sembler exagéré. Pourtant, deux facteurs justifient cette démarche: l’empathie et le soutien de l’Inde envers l’Afrique sont à la hauteur de l’admiration et du respect que la plupart des Africains éprouvent pour le succès de l’Inde, première démocratie mondiale et économie à forte croissance. Chacun, avec ses 1,4 milliard d’habitants, peut aider l’autre à concrétiser sa vision de bonne gouvernance et de prospérité. C’est pourquoi l’évolution du partenariat entre l’Inde et l’Afrique dans les années 2020 suscite un intérêt mondial. 

Le partenariat Inde-Afrique doit être évalué en fonction de quatre paramètres essentiels : multilatérale, continentale, régionale et bilatérale.Tout d’abord, la dimension multilatérale commence avec l’ONU, où, depuis des décennies, l’Inde et l’Afrique collaborent fructueusement pour atteindre des objectifs communs, notamment la décolonisation, le développement économique, le maintien de la paix et la réforme de l’ONU. A ce jour, l’Inde participe aux opérations de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, en République centrafricaine (RCA) et au Sahara occidental. À une époque où le multilatéralisme est soumis à de fortes pressions, les deux parties continuent de coordonner leurs efforts pour maintenir la réforme de l’ONU, en particulier celle du Conseil de sécurité, à l’ordre du jour. Les questions mondiales telles que l’aide au développement de l’Afrique, l’allègement de la dette, une transition énergétique équitable et une croissance inclusive sont soutenues par une diplomatie indienne proactive.L’Inde a apporté une contribution significative en assumant avec fermeté, en tant que président du G20 en 2022-2023, son rôle de leader pour faire en sorte que la demande de longue date de l’Afrique visant à obtenir l’adhésion à part entière de l’Union africaine (UA) au G20 soit acceptée. En outre, lorsque le BRICS a procédé à sa première expansion, l’Inde a eu le privilège de soutenir l’entrée de l’Égypte et de l’Éthiopie dans cette influente instance.Deuxièmement, la dimension continentale a pris davantage d’importance avec le lancement du Sommet du Forum Inde-Afrique en 2008. Deux autres sommets ont eu lieu en 2011 et 2015. Il avait été décidé que le quatrième sommet se tiendrait en 2020. La pandémie de COVID-19 et d’autres facteurs ont empêché sa tenue, mais selon les indications officielles, le prochain sommet pourrait avoir lieu en 2026. Il est grand temps, car la géopolitique a évolué rapidement au détriment des intérêts des pays du Sud. L’Inde, en tant que « porte-parole » des pays du Sud, et l’Afrique, en tant que cœur des pays du Sud, doivent créer une occasion de dialogue franc et complet en vue d’élaborer une stratégie mutuellement acceptable pour leurs objectifs communs.Troisièmement, la dimension régionale du partenariat Inde-Afrique renvoie aux efforts déployés par l’Inde dans le passé pour renforcer des liens de coopération avec certaines communautés économiques régionales (CER) afin de diversifier et d’approfondir la coopération économique. Ces efforts ont été motivés par les grandes chambres de commerce indiennes, telles que la CII et la FICCI, grâce à leurs interactions périodiques avec la CAE, le COMESA et la SADC. Il convient alors de créer une nouvelle dynamique en apportant une vision politique à ces initiatives commerciales. Les experts estiment que certaines communautés économiques restent des plateformes utiles pour accroître le commerce, les investissements et la collaboration dans le domaine des minéraux critiques et pour introduire les technologies numériques en Afrique.Quatrièmement, la dimension bilatérale reste le meilleur moyen pour consolider les rapports entre l’Inde et les pays africains. Compte tenu de la taille du continent et du nombre important de pays concernés, l’Inde a ouvert 18 nouvelles missions diplomatiques sur le continent ces dernières années. Elles sont désormais opérationnelles et relient les autorités, les entreprises, les groupes de réflexion et autres acteurs indiens à leurs homologues africains.Le dialogue politique et diplomatique s’est poursuivi grâce à des échanges réguliers, des rencontres de hautes factures Il a repris après une interruption de trois ans due à la COVID-19. Au total, 12 rencontres de personnalités de très haut rang ont été organisées par l’Inde entre 2022 et 2025, au cours desquelles le président, le vice-président ou le Premier ministre de l’Inde ont discuté avec les dirigeants de 17 pays africains. La liste non exhaustive montre que les intérêts de l’Inde s’étendent à l’ouest, au nord et à la corne de l’Afrique, tout en maintenant ses relations diplomatiques traditionnelles avec l’Afrique orientale et australe.De plus, lorsqu’il s’est agi d’apporter sa contribution dans le combat contre la Covid 19, l’Inde était en première ligne, fournissant des vaccins, des médicaments et du matériel médical à divers pays de toutes les régions d’Afrique. Cela contrastait avec la pratique regrettable de certains pays occidentaux, qui ont laissé leurs stocks excédentaires de vaccins inutilisés, au lieu de les partager avec les populations africaines au moment où elles en avaient le plus besoin.Deux domaines de ce partenariat méritent une attention particulière. Premièrement, la coopération commerciale et économique est la priorité absolue pour les deux parties. Le commerce entre l’Inde et l’Afrique était estimé à 103 milliards de dollars pour l’exercice 2025. New Delhi s’est fixé pour objectif de le porter à 200 milliards de dollars d’ici 2030. L’investissement cumulé de l’Inde en Afrique, qui s’élève à 80 milliards de dollars, doit également être augmenté et diversifié. À cette fin, une feuille de route pratique est nécessaire de la part des chefs d’entreprise et des gouvernements.L’autre domaine est celui du soft power : culture, éducation, développement des compétences et leadership intellectuel assurés par les universités, les think-tanks, les médias et les ONG. Un plan concerté doit être élaboré pour renforcer les interactions au niveau des populations. Au total, 2,8 milliards de personnes méritent de mieux se connaître et de mieux communiquer entre elles qu’elles ne le font aujourd’hui.Le partenariat multidimensionnel entre l’Inde et l’Afrique a un avenir prometteur. Néanmoins, les principaux acteurs des deux entités doivent consacrer davantage de temps, d’attention et de ressources financières pour le faire évoluer.L’Ambassadeur Rajiv Bhatia est membre émérite du Gateway House, à Mumbai. Il a été haut-commissaire de l’Inde au Kenya, en Afrique du Sud et au Lesotho. Aussi, Il a occupé le poste de directeur général du Conseil indien des affaires mondiales (ICWA) de 2012 à 2015. Son ouvrage India-Africa Relations: Changing Horizons (Routledge, 2022) a été salué par la critique littéraire.