«Conclusion naturelle»: la chanteuse Sinead O’Connor (‘Nothing Compares 2 U), 51 ans, se convertit à l’islam et prend le nom de….

La chanteuse irlandaise Sinead O’Connor s’est convertie à l’Islam, a changé son nom pour Shuhada («martyre» en arabe), porte un hijab la rendant «très heureuse» et a appelé les musulmans à prier, peut-on lire sur ses réseaux sociaux.

Sinead O’Connor, chanteuse et compositrice irlandaise, devenue célèbre après sa reprise de la chanson Nothing Compares 2 U composée par Prince, s’est récemment convertie à l’islam, a-t-elle annoncé sur Twitter.

«C’est pour annoncer que je suis fière d’être devenue musulmane. Ceci est la conclusion naturelle du parcours de tout théologien intelligent. Toutes les études des écritures mènent à l’Islam. Ce qui rend toutes les autres écritures redondantes. On me donnera un autre nom. Celui-ci sera Shuhada’ Davitt», a-t-elle écrit.

Traduit de l’arabe, le nouveau nom de l’artiste, Shuhada, signifie «martyre» en français.

La chanteuse est en outre apparue sur Instagram portant un hijab et en remerciant tous ses «frères et sœurs musulmans qui ont eu la gentillesse» de lui souhaiter la bienvenue parmi la communauté musulmane d’Ummah. «Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point votre tendresse est importante pour moi», a-t-elle poursuivi.

Magal : Macky Sall fait une bourde monumentale en parlant de la commémoration du « retour » d’exil de Serigne Touba

La sénégalité du président sortant Macky Sall, sinon sa mouridité, est à interroger: hier, en s’adressant aux participants à la cérémonie officielle du Grand Magal, dont le Khalife général, les hauts dignitaires mourides et les membres du gouvernement, et devant une parterre de journalistes (éléments sonores radiophoniques disponibles ) qui en ont été témoins, Macky a qualifié le Grand Magal de Touba comme la commémoration du retour d’exil de Serigne Touba. Alors que celui-ci commémore plutôt le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon. On nous avait dit que Macky avait fait un djébelou auprès du Khalife Général Serigne Mountakha. Si c’est le cas, il n’en est pour autant pas devenu un mouride sadèkh. Vivement que Touba offre des khassaïdes à Macky Sall pour sa culture génerale. Ce n’est pas cet bourde monumentale qui le réconciliera avec l’électorat de la capitale du mouridisme.

Tract.sn

L’ET DIT TÔT D’O.N.G : Plaidoyer pour une révision du procès de Serigne Touba ? Piètre plaidoirie de l’avocat Khassimou Touré

L’ET DIT TÔT D’O.N.G – En Une de la livraison des Echos du jeudi 15 octobre,  l’avocat Khassimou Touré plaide pour la révision du procès de Cheikh Ahmadou Bamba. Révision par les tribunaux français ? Par ceux du Sénégal? Si c’est par ceux de la France, c’est s’exposer au ridicule de demander à l’autre de dire ce que nous sommes.

Ce que nous devons demander à la France, c’est plutôt la restitution de tous les archives sur Serigne Touba détenue par ses musées coloniaux et archives nationales.

Par ailleurs, si cette révision de procès devait se faire par les tribunaux du Sénégal, ce serait alors dire que notre État est la continuation de celui qui a opéré durant la colonisation sous le joug de laquelle nous étions durant 130 ans. Je ne suis pas d’accord avec cette démarche du porteur de robe Khassimou, qui est populiste et seulement buzzogène.

Cheikh Ahmadou Bamba a depuis longtemps triomphé symboliquement de tous les tribunaux, de tous les procès et de toutes les condamnations.

Inventaire des Idoles : « Diego, le masque de la joie »

Le parfum des années 70 au Sénégal ne sentait pas que le marxisme et le soleil des indépendances. Non plus que le Dakar et le Saint-Louis mélancoliques et métissés que regrette maladroitement Golbert Diagne. Il y avait aussi, comme dans l’air, flottante et gaie, la naissance d’un esprit. Peut-être une école. Assurément une génération d’artistes qui ont trempé dans ce bain commun. Cette euphorie, propre aux villes qui naissent ou renaissent, avec l’embourgeoisement, les mondanités, les soirées plus mixtes, et la pratique culturelle ancienne qui rejoint la locomotive. En un mot, une ébullition citadine et un appétit pour la création. En pleine libération, dans le monde artistique, au croisement des influences qui se traversaient, cubaines, brésiliennes, américaines, européennes, entre autres, il y avait au Sénégal ce frémissement, ce premier cri, comme celui d’un bébé, qui annonçait l’arrivée des groupes, et parmi eux, des idoles.

Il faut surtout noter les rudiments avec lesquels beaucoup de groupes commenceront. Ce côté artisanal, franchement pauvre, restera comme une marque de fabrique, mais aussi comme le symbole d’une fragilité continue qui suivra certains jusqu’à la fin de leur vie. Il est connu que le talent n’est pas un gage. Pas plus que le travail. Qu’il existe dans certaines sphères, une loterie, qui décide des destinées. Mais il y avait une prime à la création, un mérite à l’insouciance et qu’importe, perdre à l’échelle de la postérité, c’était gagner au plaisir de jouer. Il reste souvent cette consolation dans l’art, qui couvre de velours les frustrations potentielles. Les premiers heureux élus sont les mythiques jumeaux de scène, complices et rivaux, Youssou Ndour et Omar Pène, qui respectivement, à la fin et au début des années 70, créent leurs groupes. La suite de l’histoire n’est plus à raconter. Ils exporteront le Sénégal, mieux que tout le monde, et à leurs côtés s’épanouiront somme considérable d’artistes aux destins inégaux, qui attesteront que le phénomène était générationnel.

Pourtant, dans la discrète année 69, naissait le Xalam. Groupe que les puristes, mélomanes incollables sur le Sénégal, chantent, comme les hispaniques célèbrent le Buena Vista social club. Dans la grande portée d’artistes des années 70, Xalam, avait déjà une empreinte spéciale, faite de folie, d’insouciance, de débauche, nombre de ces ingrédients communs aux groupes de rocks stars. Mais Xalam avait une dimension locale, des moyens modestes, une vraie patte d’artiste, et se produisait dans ce Dakar nocturne. Dans cette génération, l’énergie quotidienne et l’incertitude faisaient des artistes des personnes ordinaires, vantant du reste la débrouille dans leurs couplets. Cette figure du citoyen démuni, élément du fait national, du débrouillard, du travailleur acharné, sera régulière dans les clips de Youssou Ndour (Bay kat, Dem dem…), ceux de Omar Pène (Chômeurs, étudiants…) et même tardivement, ceux de Ndongo Lô (Marchands ambulants…). Inconsciemment, comme avertis de la loterie de la fortune, les artistes un peu dans la lumière, chantaient des sans-grades, comme dans une thérapie préventive.

Souleymane Faye en a d’ailleurs gardé l’allure. Il est resté un bonhomme déconneur et imprévisible, avec un corps et un visage qui portent les stigmates de l’âge et des rudesses de la vie. Si un grand sourire, voire un rire tonitruant, vient souvent noyer le visage dans un apparent enthousiasme, on y perçoit tout de même, comme une forme de souffrance tue, une blessure, de celles qui ne se disent pas. De chanteur, il est devenu amuseur, farceur, personnage en quelque sorte, dont les facéties peuvent tout autant sublimer le talent que l’étouffer. Si c’est le destin des groupes de se sacrifier, presque inéluctablement, pour que le leader grimpe en haut de l’affiche, à Xalam, comme dans d’autres groupes, l’argent a pu diviser, conflictualisé. Il en est bien souvent des groupes, comme parfois des couples, les coups de foudre produisent les divorces les plus fulgurants.

Il reste ce crabe qui ronge, les groupes ne s’en remettent jamais, et consentent à vivre dans une harmonie négociée. Taffa Cissé, percussionniste légendaire de ce groupe, béquille en or sur laquelle peut se reposer Souleymane Faye, est un autre pilier de Xalam. Il a écrit dans l’ombre les plus belles pages de la musique sénégalaise. Si la voix – et le personnage – de Souleymane Faye sont restés inaltérés, puissant organe qui défie le temps, elle demeure sublimée par le rythme, la fièvre savante des percussions. Xalam était une expérience de groupe, voilà pourquoi l’éclipse de tous pour un seul a vocation à se renverser. Au niveau national, Diego est devenu la référence des poètes du chant rudimentaire. Il a décortiqué l’amour, le mariage, produit des sonorités atypiques, incorporé à sa musique de nombreuses influences. Plus encore, sur scène, ce diable infatigable, avec un don pour l’improvisation, a tenu des salles entières en haleine, donnant de sa personne dans ses performances. Ses duos et ses participations à des compositions légendaires, ont bien enraciné le mythe Diego au Sénégal. Dans les confessions du soir, entre connaisseurs de la musique, il est souvent cité, comme personnage unique. Cependant la curiosité ne va jamais au-delà de la scène, pour pénétrer dans l’antre de la création, dans la forge de cet artiste, pour y voir le symbole d’une condition d’artiste, abandonné par la gratitude nationale, esseulé, qui, comme Joe Ouakam, Médoune Diallo, et un certain nombre d’artistes, est consumé dans le silence d’une situation difficile.

Comme dans une division sociale des rôles, la scène sénégalaise a réparti les porte-étendards : à Youssou Ndour la gloire nationale et les mérites officiels. A Omar Pène, le cri des entrailles qui remue et enfièvre tout le monde. A Baaba Maal, l’étoffe internationale et le gardien du temple. A Diabaré Samb, le cri protecteur des âges. A Cheikh Lô, la joie inexpliquée. A Toure Kunda, et aux frères Guissé, l’éloge de la fratrie. A Wasis Diop, une tradition de l’élégance. Et tant, et tant d’autres. Il y a toujours une place et une unicité pour le génie. Souleymane Faye, Diego, emporte avec lui cette singulière allure, mi-folle, mi-rebelle, cet idéal de l’artiste crapoteux et maudit, que l’on aime à distance raisonnable, et dont il est bon de saluer le génie in petto, mais qu’on oublie en public. Il rappelle ce vers de Senghor : « je ne laisserai pas les louanges de mépris vous enterrer furtivement » Ce que nous dit surtout la condition de Diego, c’est la fébrilité et la souffrance.

La reconnaissance chez les artistes se joue encore dans des sphères trop petites, et ils ne vivent pas bien de leur travail. Le masque de la joie qu’ils offrent comme une pudeur bienséante se fissure dans l’intimité et c’est souvent le premier pied dans l’abus, les abus, de plusieurs formes, qui signent souvent la fin.

Elgas

Tract.sn – octobre 2018 [the_ad id= »1533″]

Voici toutes les Unes des quotidiens de ce vendredi. La Une la plus « oecuménique » est celle des Échos, avec…

0
Voici toutes les Unes des quotidiens de ce vendredi. La Une la plus « oecuménique » est celle des Échos, avec…un gros titre sur la cathédrale catholique de Kaolack profanée et un autre sur le Grand Magal musulman.   

La revue de presse express de ce vendredi 26 octobre 2018 : 1ère victime sur l’autoroute Ila Touba

0
#SenCaféActu du 26 octobre 2018 Par Adama SowA la Une: Touba adoube Macky Sall mais évite subtilement le ndiguel, La communauté catholique choquée par la profanation de la cathédrale de Kaolack, Ahmed Khalifa Niasse porte plainte contre Ousmane Sonko1-« Je te confie à Serigne Touba », le Khalife général des mourides coupe la poire en deux suite à la demande de Macky Sall pour un deuxième mandat : Serigne Mountakha Mbacké a remercié Macky Sall pour tout ce qu’il a fait pour Touba et les mourides après avoir prié pour lui. Ragaillardi par cette audience, le Président a donné un autre adiya aux travailleurs en décrétant lundi prochain férié2-La cathédrale de Kaolack profanée par un individu qui accuse les catholiques d’être des païens : la communauté chrétienne est très choquée par les actes de vandalisme de la cathédrale de Kaolack par un individu qui ne jouirait pas de ses facultés mentales. Il a été déferré au parquet hier3-Première victime sur l’autoroute ila Touba : l’indiscipline des sénégalais a fait encore des dégâts hier jour d’ouverture de l’autoroute menant à la ville sainte. Un double accident a fait un mort et plusieurs blessés4-Ahmed Khalifa Niasse porte plainte contre Sonko et convoque des assises des partis et coalitions pour défendre l’islam confrérique sénégalais. Décidément, Ahmed Khalifa Niasse ne lâche plus le jeune président de Pastef 5-Omar Sène le président départemental de Fatick arrêté : L’édile a été alpagué hier suite à un contrat non honoré de construction de classes à Ngayokhène d’un coût de 19 millions. Il sera déféré au parquet ce vendredi6-Aliou Cissé publie sa liste pour le match Guinée équatoriale-Sénégal : Le coach Cissé a le sourire avec le retour en sélection de ses cadres Sadio Mané, Kalidou Koulibaly entre autres après des bobos. Fera -t-il confiance encore aux jeunes qui avaient remplacé les cadres ?

Magal de Touba : le lundi 29 octobre sera férié

Le chef de l’Etat sortant Macky Sall a déclaré férié le lundi prochain, lendemain de la journée du grand Magal de Touba. C’est le ministre Samba Sy, en charge du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, qui en a fait l’annonce. Dans un communiqué parvenu à Tract.sn, il en a rappelé les bases juridiques légales.‘’En application de l’article 8 du décret N°74-1125 du 19 novembre 1974 fixant le régime de la fête nationale et du premier mai et celui des autres fêtes légales, le Grand magal de Touba étant célébré le dimanche 28 octobre 2018, monsieur le président de la République a décidé de déclarer pont et fériée la journée du lundi 29 octobre 2018’’, a-t-il rappelé dans un document signé ce jeudi 25 octobre.

Un individu saccage à trois reprises les statues de la cathédrale de Kaolack

 En moins d’une semaine, précisément du 17 au 19 octobre derniers, la Cathédrale de Kaolack a fait l’objet de profanation. L’auteur est un individu originaire de Kaolack qui, à trois reprises, s’est rendu à ce lieu de culte pour saccager des statues. Cueilli une première fois par la police, il a été pourtant été acheminé à Dakar mais faute de prise en charge par sa famille, il a été relâché. De retour à Kaolack, il a récidivé en s’attaquant aux statues de la Dame du Sacré-coeur . Malheureusement, cette fois-ci, les limiers n’ont pu lui mettre la main dessus. Selon Abbé Raphael Ndiaye, curé de la Cathédrale qui a relaté les faits, l’individu s’est enfui mais ce n’est pas sans avoir proféré des propos hostiles au Christianisme. D’après le religieux catholique, le profanateur a laissé entendre que les occupants de la Cathédrale sont des « pains » qui ne devaient pas être là. Il a ajouté que c’est une mosquée qui devait être construite sur les lieux et non une église.

Homosexualité : une proposition de loi contre le test anal bientôt déposée par une députée tunisienne

0

Début novembre, la députée tunisienne Khawla Ben Aïcha déposera une proposition de loi visant à mettre un terme aux tests anaux que la police peut faire subir à des prévenus.

La députée centriste Khawla Ben Aïcha déposera début novembre une proposition de loi destinée à amender l’article 230 du code pénal criminalisant l’homosexualité.Soutenue par des élus de différents blocs parlementaires et par Shams, une association de défense des droits des homosexuels, cette démarche vise à mettre un terme aux tests anaux que la police peut faire subir à des prévenus.

Me Yérim Thiam, avocat des « putschistes » burkinabé : « mes clients sont innocents ». Interview

0
Alors que se poursuit le procès des 84 coaccusés soupçonnés d’être les cerveaux du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, Me Yérim Thiam, l’un des avocats de Léonce Koné, Hermann Yaméogo et du général Djibrill Bassolé, assure à Jeune Afrique que ses clients sont innocents.En attendant les plaidoiries, 84 accusés ont défilé l’un après l’autre, depuis juin dernier, devant le tribunal militaire délocalisé pour l’occasion dans la Salle des banquets de Ouaga 2000.Alors que les témoignages des généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du coup d’État manqué de 2015, est très attendu par les Burkinabè, l’ancien bâtonnier du Sénégal, Me Yérim Thiam, l’un des avocats du général de gendarmerie, assure que son client est innocent. Tout comme Léonce Koné et Me Hermann Yaméogo, il est poursuivi dans ce dossier pour « complicité d’attentat à la sûreté de l’État » et de « coups et blessures volontaires ».Veux routier du barreau ouest-africain, Me Yérim Thiam, ancien ministre des Affaires étrangères du président Senghor, répond aux questions de JA. ON S’ATTAQUE À DES ADVERSAIRES POLITIQUES POUR LES OBLIGER À RECONNAÎTRE UN COUP D’ÉTAT QU’ILS N’ONT NI DEMANDÉ, NI SUSCITÉ Le procès des 84 accusés dans l’affaire du putsch manqué de septembre 2015 entame sa phase décisive avec la fin des auditions. En tant qu’avocat de la défense, comment appréciez-vous le déroulement des débats ? Me Yérim Thiam : Je n’ai pas été souvent présent à l’audience. Je défends trois clients dans cette affaire : Léonce Koné et Hermann Yaméogo, déjà entendus, et le général Djibrill Bassolé. Je trouve désolante la façon dont le Parquet et la partie civile ont présenté les faits. De toute évidence, il s’agit d’un procès purement politique. On s’attaque à des adversaires pour les obliger à reconnaître un coup d’État qu’ils n’ont ni demandé ni suscité. Aucun n’était présent lorsque les actes préparatoires au coup d’État ont été posés, et aucun n’a aidé les militaires qui l’ont accompli. Je ne vois pas comment l’on va prouver que mes clients sont coupables des crimes de complot ou d’actes préparatoires de complot visés par les textes burkinabè. Parce que vous avez reçu de l’argent quatre, voire cinq jours après le putsch ? Parce que vous avez fait une manifestation après le coup d’État ? Parce que vous avez dit que vous souteniez le coup de force ? Comment pouvez-vous être complices de militaires qui ont, seuls, pris la décision de faire ce qu’ils ont fait ? CETTE SOMME N’A EN RIEN SERVI À FINANCER LE COUP D’ÉTAT Il y a tout de même eu la prise en otage du gouvernement de la Transition et la proclamation de la prise de pouvoir par le Conseil national de la démocratie (CND)… Oui, bien entendu. Je parle de « procès politique » au sujet de mes clients, qui ne sont nullement responsables de la prise d’otage des membres de la Transition ou même des complots visant à prendre le pouvoir. On a essayé de leur dire qu’ils avaient reçu de l’argent collecté en Côte d’Ivoire, chez des amis. Cette somme [50 millions de francs CFA, ndlr] n’a en rien servi à financer le coup d’État, qui était déjà réalisé quand l’argent est arrivé.L’ARGENT LEUR A ÉTÉ REMIS POUR FINANCER DES ACTIVITÉS POLITIQUES, PRÉVUES DE LONGUE DATEL’accusation soutient que le coup de force a été financé depuis la Côte d’Ivoire. Qu’en est-il exactement de ces 50 millions de francs CFA récoltés en Côte d’Ivoire ?L’accusation n’a absolument pas rapporté la preuve de sa thèse. L’argent leur a été remis pour financer des activités politiques prévues de longue date. Nous étions à l’approche des élections présidentielle et législatives [initialement prévues le 11 octobre 2015, ndlr]. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, alors au pouvoir) devait se préparer et mobiliser des ressources. Les banques étaient fermées, les frontières aussi. Des amis politiques, en Côte d’Ivoire, ont trouvé ce moyen pour faire parvenir l’argent au Burkina. Mais c’était bien après la réalisation du coup d’État.NI LE PARQUET NI LA PARTIE CIVILE N’ONT PROUVÉ QUE MES CLIENTS FAISAIENT PARTIE DES COMPLOTEURSÀ aucun moment le Parquet ni la partie civile n’a prouvé que mes clients faisaient partie des comploteurs. Ceux qui ont organisé ce putsch n’étaient sûrement pas Léonce Koné et Hermann Yaméogo, et encore moins le général Bassolé. Il est vrai que Koné et Yaméogo ont reçu de l’argent, mais c’était après le coup d’État. Comment donc auraient-ils pu le financer si celui-ci était déjà exécuté ? Cela me paraît farfelu.Voulez-vous dire qu’ils n’ont aucun lien avec le putsch ?Mes clients sont parfaitement innocents, c’est pourquoi nous réclamons l’acquittement.Les fameuses écoutes téléphoniques supposées entre le général Bassolé et Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, constituent pourtant une pièce maîtresse de l’accusation… Attendons que le général Bassolé soit entendu par le tribunal. Je peux vous assurer que ces écoutes sont arrivées de manière extrêmement curieuse dans le dossier. On ignore qui est l’auteur de ces enregistrements et à quel moment elles ont été faites. En outre, Djibrill Bassolé les conteste formellement. Nous discuterons, le moment venu, de l’attitude du juge d’instruction, qui a reçu cette pièce à conviction tirée d’un chapeau…J.A