Exclusif Tract.sn- Reportage photos de la visite de proximité du candidat de S.U.D Moustapha Guirassy, organisée aux HLM par Fodé Sakho du parti And Defar Rewmi de la coalition SET (Photos : Cheikh Diallo)

Retour en photos sur la visite de proximité effectuée ce jeudi par le candidat à la présidentielle de S.U.D et de la Coalition SET (Sénégal En Tête), Moustapha Guirassy, aux HLM. Cette visite a été organisée et accompagnée par Fodé Sakho, président du parti And Defar Rewmi, qui est aussi membre de la coalition SET. Fodé Sakho est par ailleurs le neveu utérin de l’ancien Président Abdoulaye Wade.  Moustapha Guirassy, fondateur – PDG de l’IAM et député d’opposition élu en 2017 (après une première élection comme député en 2007), candidat à la présidentielle de février 2019 au nom de la Coalition SET ‘Sénégal En Tête), a vu sa visite de proximité honorée par Serigne Moustapha Bassirou Mbacké (en boubou bleu marine et écharpe sur les photos), petit-fils de Serigne Modou Bousso Dieng, qui l’accompagnait.

Un reportage photo exclusif Tract.sn réalisé par Cheikh Diallo.

Le #SenCaféActu d’Adama Sow de ce samedi 20 octobre, revue de presse express

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#SenCaféActu du 20 octobre 2018 Par Adama SowA la Une: Fou malade recruté par la TFM pour remplacer le professeur Songué, Les enseignants portent plainte contre Human Right Watch après son rapport, Le problème de l’équipe du Sénégal c’est Aliou Cissé pas les joueurs selon le coach du Soudan1-Bougane Guèye Dany : « le CNRA est politisé, ils veulent arrêter Sen TV et Zik FM mais ils me trouveront sur leur chemin et je suis prêt à aller en prison. Ils ont créé un nouveau groupe de presse pour déstabiliser tous les autres », a confié le patron de D-Média et président du mouvement Guem sa bopp sur Walf hier2-L’association nationale des parents d’élèves du Sénégal s’offusquent du rapport de Human Right Watch : l’UNAPES se dit en phase avec le ministère de l’éducation et écartent toute introduction de programmes étrangers d’éducation sexuelle dans les écoles sénégalaises. HRW a répondu au ministre et fustigé son inertie. Les syndicats d’enseignants outrés vont parler plainte contre l’ONG3-Drame de Demba Diop : Mbour a pardonné et prêt à jouer avec l’US Ouakam. Selon le président du stade de Mbour Saliou Samb, les ouakamois sont invités à Mbour pour présenter leurs condoléances4-Malal Talla « Fou malade » remplace le professeur Songué comme chroniqueur dans le talk-show de la TFM Jakaarlo bi5-Tournant et désenclavement de la Casamance : le pont de Farafégné qui relie le Sénégal et la Gambie va être inauguré et fonctionnel en janvier 2019 annonce Macky Sall en tournée en Casamance6-Aliou Cissé est le problème du Sénégal : c’est la surprenante sentence de l’entraineur du Soudan qui a donné du fil à retordre aux lions du Sénégal le week end dernier. Selon le coach soudanais Zdravko Logarusic, Aliou Cissé est limité sur le plan tactique et c’est ça la faiblesse de l’équipe sénégalaise 7-La lutte fait son ndeup ce week end : les lutteurs, le CNG et le ministère des sports vont essayer de laver le linge sale à l’arène nationale de Pikine. Les lutteurs demandent le départ du CNG qui gère ce secteur depuis 25 ans

Enseignants pervers : Human Rights Watch énerve le gouvernement de Boun Abdallah

Voici la réaction du ministère de l’Education nationale après le rapport de Human Rights Watch sur le harcèlement sexuel dans les lycées et collèges  sénégalais où 160 jeunes filles disent avoir été harcelées sexuellement par le corps enseignant :
L’ONG Human Rights Watch vient de publier, ce jeudi 18 octobre 2018, les résultats d’une étude sur « l’exploitation sexuelle, le harcèlement et les abus dans les écoles secondaires du Sénégal » ; une exploitation faite par les services compétents du Ministère de l’Education nationale du Sénégal permet de constater que cette étude ne repose pas sur des bases scientifiques rigoureuses.En effet, l’intitulé de l’étude indique qu’elle porte sur les « écoles secondaires au Sénégal », alors que les entretiens n’ont été menés que dans 14 collèges et 08 lycées implantés dans trois (3) régions sur les quatorze (14) que compte le Sénégal, en plus d’entretiens à Dakar et dans ses environs  ; de plus, il convient de noter que l’étude est basée sur des entretiens avec un échantillon de 164 filles (cf. rapport) sur les 544 775  inscrites au Moyen et au Secondaire, soit un pourcentage de 0,029%.Le Ministère de l’Education du Sénégal réfute formellement les conclusions auxquelles cette étude a abouti, tendant à faire croire que l’exploitation sexuelle, le harcèlement et les abus constituent une pratique généralisée et, plus grave, rarement sanctionnée.Si le Ministère de l’Education nationale est ouvert à toute initiative visant à améliorer les actions gouvernementales en matière de protection des filles en milieu scolaire, il ne saurait accepter des allégations visant à diffuser des informations erronées et surtout à stigmatiser les enseignants.Dans les faits, toute exploitation sexuelle, tout harcèlement et tout abus à l’encontre d’une fille, dès lors qu’ils sont portés à la connaissance de la Justice, font l’objet d’une condamnation, voire d’une radiation immédiate du coupable, s’il est agent de l’Etat.Pour rappel, la lutte contre les violences faites aux filles constitue une des priorités du Gouvernement en général et du Ministère de l’Education nationale en particulier qui, dans le cadre de la promotion de l’Education des filles, a créé des bureaux genre dans toutes les 16 inspections d’Académie du Sénégal ; l’une des principales missions de ces bureaux est de mener des actions de sensibilisation sur les différentes formes de violence envers les filles.En outre, le Ministère de l’Education nationale a mis en place, depuis plus de 10 ans, le Cadre de Coordination des Interventions sur l’Education des Filles qui a élaboré des outils de formation en genre avec un module sur la violence en milieu scolaire, destiné aux enseignants et aux autres acteurs du système éducatif.Par ailleurs, les inspections médicales des écoles et les Centres académiques de l’Orientation scolaire et professionnelle accompagnent le dispositif existant ; les disciplines comme les Sciences de la Vie et de la Terre et l’Economie familiale prennent en charge  les questions liées à la protection de l’enfance, à l’éducation à la vie familiale et à la santé de la reproduction ; il en est de même de la Division du Contrôle médical scolaire qui déroule un programme de prévention, de formation et de sensibilisation sur la santé de la reproduction destiné aux enseignants et aux élèves.In fine, l’étude de Human Rights Watch a pour finalité d’amener le Sénégal à introduire l’éducation à la sexualité dans ses curricula ; le Ministère de l’Education nationale tient à souligner qu’il appartient au Sénégal de définir, souverainement, le contenu des enseignements dispensés à ses apprenants, conformément à ses orientations en matière d’Education et de Formation.Fait à Dakar, le 18 octobre 2018 Pour le ministère de l’Education nationale Mme Marie SIBY FAYE, Porte-parole
    

Tribune : Sassoufit ! La fille du Président Sassou Nguesso, elle-même député- maire, demande l’abrogation de la polygamie au Congo

La député-maire de la circonscription de Kintelé, au Congo, veut faire voter une loi abrogeant la polygamie dans la pays. Stella Mensah Sassou N’Guesso expose ici ses arguments pour en finir avec une tradition qui « fait de la femme une citoyenne de seconde zone ».

D’après les spécialistes qui ont observé la femme africaine pendant une bonne partie du XXe siècle, sa réussite sociale a partie liée avec le mariage et la maternité. Une telle perception permettait même d’envisager que la femme avait accédé à un statut social élevé parce qu’elle était devenue épouse et mère.Devenir une épouse, même dans un foyer polygamique, était donc un accomplissement pour la femme. À l’époque, ce type d’union était justifié par la nécessité de sceller des alliances politiques, celle d’avoir une main d’œuvre – de femmes et d’enfants – suffisante pour les travaux champêtres ou encore celle de dispenser à l’homme les frustrations d’une abstinence post-partum prétendument longue.

Polygamie, à la gloire des hommes et aux dépens des femmes

En dépit de l’élévation sociale qu’un tel mariage confère à la femme, il constitue l’un des marqueurs majeurs de l’inégalité femme-homme en Afrique. Notre continent est le principal espace géographique mondial (en dehors de l’Asie et du Moyen-Orient) où il existe la polygamie.
LA POLYGYNIE, PAR LAQUELLE SEULS LES HOMMES ONT LE DROIT DE PRENDRE PLUSIEURS ÉPOUSES, FAIT DE LA FEMME UNE CITOYENNE DE SECONDE ZONE
En effet, sur 33 pays qui la pratiquent dans le monde, 25 se trouvent en Afrique. Ce qui pose problème, ce n’est pas l’existence de la polygamie en elle-même. Tout ceci devient problématique parce que la polygamie qui y prospère est davantage de la polygynie. En tant que telle, cette forme de polygamie, par laquelle seuls les hommes ont le droit de prendre plusieurs épouses, fait de la femme une citoyenne de seconde zone. En effet, les femmes n’ont pas droit, comme les hommes, de prendre plusieurs conjoints et d’ailleurs, elles ne le revendiquent pas!En revanche, on se rend bien compte qu’en dépit de nombreux textes de lois et de règlement qui proclament, instituent et prescrivent l’égalité de tous devant la loi, les femmes et les hommes ne sont pas égaux devant le mariage. Tel est le cas de la République du Congo. En dépit d’un corpus législatif international, communautaire et national qui édicte le principe d’égalité des sexes, les femmes demeurent inférieures aux hommes dans le mariage, quelle que soit la forme de conjugalité, monogamique ou polygamique.En effet, selon l’article 135 du Code de la famille, en cas de monogamie, les époux peuvent s’accorder pour que l’époux prenne une autre épouse. En cas de polygamie, seul l’époux a droit à une seconde épouse, voire davantage, jusqu’à quatre. Il n’existe donc pas d’égalité de genre qui induit, selon la Banque mondiale, les trois principes que sont : l’égalité devant la loi, l’égalité des chances et une opinion qui a le même poids qu’on soit un homme ou une femme.

L’opposant milliardaire béninois Sébastien Ajavon, condamné, demande l’asile politique en France

LES AFRIQUES – Sous le coup d’un mandat d’arrêt, l’opposant et homme d’affaires béninois Sébastien Ajavon demande l’asile politique à la France, où il réside depuis plusieurs semaines. Ses avocats ont également décidé de se pourvoir en cassation.L’homme d’affaire béninois Sébastien Ajavon abat ses cartes. Son avocat, Me Marc Bensimhon, a déposé une demande d’asile politique en France en réponse au mandat d’arrêt émis par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).Ses avocats ont par ailleurs décidé de se pouvoir en cassation et donc de porter l’affaire devant la Cour suprême du Bénin. Leur objectif est de démontrer que la condamnation de l’opposant à 20 ans de prison et 5 millions de francs CFA (7 500 euros) d’amende pour trafic de cocaïne n’est pas conforme à la loi.IrrégularitésLa défense pointe des irrégularités dans la procédure. Les avocats de Sébastien Ajavon affirment ne pas avoir eu accès au dossier pénal de leur client. Ils estiment également que la CRIET n’a pas tenu compte de sa relaxe, en 2016, par le tribunal de première instance de Cotonou. Le procureur spécial de la CRIET, Ulrich Gilbert Togbonon, se refuse à commenter ces accusations.D’après Maître Renaud Agbodjo, l’un des avocats de Sébastien Ajavon, il faudra attendre plusieurs mois avant que la Cour suprême du Bénin ne rende sa décision. Mais les proches de l’homme d’affaire se disent déterminés à poursuivre la bataille jusqu’au bout.

Contribution à la construction de l’université de Touba : le PDG de NMA offre 25 millions, une ambulance, 15 tonnes d’aliment de bétail et 13 tonnes de pâtes

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Le PDG de NMA, Ameth Amar, n’a pas lésiné sur les moyens pour cette édition 2018 du Grand Magal de Touba. Au cours de son entretien de ce  jeudi avec  le Khalife Général des Mourides, Ameth Amar a dégainé une enveloppe de 25 millions de francs en guise de participation à la construction de l’Université de Touba. Une université à laquelle tient beaucoup  Serigne Mountakha Mbacké qui a fini d’ailleurs, de faire ébaucher le plan.L’homme d’affaires a aussi donné en guise d’hadiyah 15 tonnes d’aliment de bétail et 13 tonnes de pâte. Pourtant la cérémonie était rendue plus attractive par cette ambulance  médicalisée offerte au Patriarche de Darou Miname par Ameth Amar qui dit, ainsi, contribuer à l’effort de santé publique manifesté dans la cité.L’hôte de Touba de signaler la volonté de sa fille de donner une ambulance aux populations de Porokhane en hommage à son homonyme Sokhna Diarra Bousso après que lui-même en a offert à des localités comme Mbacké,  Kébémer, Tivaouane etc… Ameth Amar ne manquera pas de saluer le soutien du regretté Serigne Saliou Mbacké qui l’appuyait, dira t-il, énormément de par ses prières.

Tribune d’Amadou Tidiane Wone : « Hadjibou Soumaré, une candidature si différente »

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Au Sénégal, pays des hommes futés, le ballet dont la finalité est toujours le passage de l’opposition au pouvoir, est de plus en plus élaboré. Les pas qui le rythment sont de plus en plus sophistiqués. La chorégraphie des valses, dont les rondes finissent toujours à la salle des banquets du Palais de la République est de plus en plus complexe. Quoique la chute en soit toujours prévisible ! La salle des banquets… Tout un programme ! Dans une ambiance carnavalesque de hontes bues, de dédits et de trahisons nocturnes, les zéros du jour convoient, avec un fort renfort de « Ndiaga Ndiaye », des foules sans convictions, qui se déchireront à la faveur de l’enveloppe présidentielle, sensée pourtant sceller des retrouvailles. Cette déchéance mercantile de la politique est favorisée par le morcellement extrême de l’opposition, avec pour effet l’atomisation de ses forces jadis significatives. Les partis politiques historiques, notamment de gauche, en sont réduits à des appareils désincarnés, sans âmes. Or, il en faut. Même en politique ! Les partis, dits de masses, ont donc fini par imposer leur conception quantitative du militantisme. Plus on « mobilise » selon le terme consacré, plus on existe politiquement. Sauf que les « mobilisations » ne sont pas des adhésions. Tout au plus des voyages organisés pour les nombreux oisifs qui symbolisent l’échec de notre système éducatif et la faillite de nos politiques d’emplois. Tout cela a pour conséquence une perte de sens de l’engagement en politique, ainsi que la démotivation des militants authentiques remplacés par des « mange-mil » et des rentiers, des courtiers et des contrebandiers de suffrages… La foire aux parrainages en cours, orchestrée par le pouvoir offre, à cet égard, des anecdotes comiques si elles n’avaient des conséquences dramatiques sur la moralité voire la mortalité de notre système politique. Dans la fièvre croissante de l’imminence de l’élection présidentielle de février 2019, les enchères explosent en effet ! Les zélateurs de tout poil rivalisent d’ardeur à trouver des « moyens », mot fétiche qui légitime toutes sortes de détournements et de compromissions. Mot sacré et consacré pour circonvenir les « porteurs de voix » , comme on dit chez nous, sans pour autant démontrer comment …   A ne pouvoir suivre cette frénésie dépensière, le doute s’installe dans certains états-majors de l’opposition qui découvrent la face hideuse des coulisses de la politique : les achats de conscience, les menaces, la corruption etc… Alors, pour boucler la boucle, certains dirigeants qui manquent d’épaisseur se diront poussés par leurs bases (sic) à les convoyer vers la salle des… banquets. Le seul mur des lamentations politiques si prompt à exaucer les prières financières et à soulager la misère militante. En espèces pour la plèbe, en postes et autres sinécure pour les dirigeants. « Qui est fou ? » vous diront certains déshonorés, le regard vide… En définitive, on devrait de plus en plus parler des oppositions tant les approches et les impostures( !) sont diverses, multiples et… déroutantes ! Il y’aurait ainsi 97 prétendants potentiels à la magistrature suprême du Sénégal. Il y’a environ 300 partis politiques et surement autant d’organisations de la société dite civile… un seul enjeu, le Pouvoir et aussi… les fonds politiques ? Mais qui sont tous ces braves gens qui veulent tous notre bonheur ? Esquissons une nomenclature grossière du landerneau politique sénégalais : Il y’a d’abord les partis historiques et leurs appendices, nés de scissions successives au gré de la volonté de puissance de seconds couteaux désireux de jouer les premiers rôles, ou simplement mus par leurs intérêts à court terme. Il y’a, depuis peu, des chevauchées solitaires de hauts fonctionnaires qui s’insurgent au départ contre la conduite des affaires de l’Etat dans leur domaine d’activité. Ils finissent par élargir leur champ d’action en s’engageant en politique. Il y’a les lanceurs d’alertes d’avant, ainsi que les chroniqueurs d’alors, qui finissent par se demander s’ils ne feraient pas mieux que les acteurs qu’ils jugent. Certains sont devenus d’ailleurs des pantouflards au sommet, ils se caractérisent par un silence assourdissant face à la multiplication des dérives qui leur faisaient pousser des cris d’orfraie. Il y’ a les « retenez moi ou je fais un malheur ! » Ils sont au pouvoir mais ne s’estiment pas traités à leur juste valeur, ils hantent les médias, ils éructent et menacent, ils sont juste des épouvantails qui jouent à nous faire peur. Épouvantables… Il y’ a les aventuriers riches ou pauvres. Ils se promènent en politique. Juste pour voir et se faire voir. En cas d’échec, ils retourneront à leurs affaires ou à leurs misères. L’aura d’anciens candidats à la présidentielle en prime. Il y’a les hommes d’affaires tombés en politique. Ils sont liquides, très liquides. Sans attirer des foules, ils existent par les médias qui les suivent comme les abeilles butinent un champ de fleurs   Et puis il y’a, au milieu de tout ce capharnaüm les lobbies : des communicateurs traditionnels aux chefs religieux, en sus des affairistes et entremetteurs en tous genres, des footballeurs retraités aux chanteurs en vogue, puis des lutteurs vieillissants aux péripatéticiennes en mode camouflage. Toute cette faune veille à ce qu’une part du gâteau lui soit garantie quel que soit le régime. Ils sont ceux qui savent prendre les couleurs du jour. Sans états d’âmes. Jamais perdants. Toujours gagnants. Toutes ces composantes ont en commun un intérêt pour le Pouvoir, son exercice ou la jouissance de ses avantages. A y regarder de près, la cause du Peuple n’est pas au cœur de leurs préoccupations. C’est pour cela que les radios et télévisions, ainsi que les nouveaux médias, sont pris d’assaut par toutes sortes d’individus qui prennent la parole sur tous les sujets de proximité qui sont au cœur des attentes des citoyens. Ils sont écoutés, sinon subis par tous. Il y’a enfin, avec l’avènement de WhatsApp, de nouveaux tribuns. Un nouvel art oratoire s’est en effet développé, donnant la parole aux 70% de non francophones que compte notre pays. On s’en réjouirait si le discours majoritaire n’était pas déviant. Avec comme catalyseur de l’audimat, l’outrance et la démesure : Plus c’est gros et plus ça passe ! Et plus on partage… « partazeleeen ! » hurlait l’un des plus célèbres de cette nouvelle profession…Tant qu’ils déversent la bile des oubliés du système, ces nouveaux tribuns fascinent. On s’esclaffe dans les chaumières, on en sourit dans les salons, on s’énerve en haut lieu mais on s’accommode tous d’une dévalorisation de la parole publique. Tant qu’elle ne reste que parole… Pendant ce temps la Politique, au sens élevé du terme, s’est vidée de sa substance honorable pour investir le champ calculateur des fonctions à occuper et des avantages à partager. Il n’est plus question de… mourir pour la patrie, encore moins pour des idées. Il n’est question, à notre époque, que de jouissance et de réjouissances ! A tous les niveaux. Et pourtant, la vie politique mériterait un autre sens. Plus spirituel. Plus intellectuel. Moins matériel. Moins véniel, moins lubrique. Par la magie des réseaux sociaux, je devrais dire le sortilège, les mythes tombent donc les uns après les autres. Les faiblesses des personnalités publiques s’étalent au grand jour. Aucun mot de trop n’a de chance, désormais de tomber dans l’oubli. Des vidéos assassines se chargeront de vous les rappeler et de les mondialiser. Il va falloir se méfier même de ses confidents ! Triste époque où l’on ne peut plus converser avec insouciance. Toujours rester sur ses gardes. Gare à la traitrise des compagnons de belote. Ne rien dire qui puisse être retenu contre soi est devenu impératif. Ah ! Ces objets dits intelligents qui devaient nous simplifier la vie et qui nous la complique. Ah ces réseaux, dits sociaux, qui minent la société et distendent les relations… humaines. Ce tableau apocalyptique pourrait-être cependant le prélude à un big bang salvateur, si la majorité silencieuse sait se dresser et se mobiliser pour changer le cours de l’Histoire de notre pays. Et remettre sur les rails un train du progrès conduit par des élites décomplexées et courageuses, lucides et prêtes au sacrifice. Il faut qu’une majorité d’hommes et de femmes de notre pays se disent, en un sursaut refondateur : ma voix compte ! Cela est l’enjeu crucial de la prochaine élection présidentielle de février 2019. Il va falloir se donner les moyens de poser le débat Politique de la prochaine campagne électorale dans des termes qui sollicitent la réflexion et élaborent des propositions concrètes, innovantes et alternatives à toutes les errances depuis 60 ans. On ne doit, sous aucun prétexte, laisser notre pays dériver vers des lendemains périlleux. Par paresse ou par lassitude. Chaque voix doit dire et défendre un choix de société avec, en ligne de mire l’avenir et la sécurité de nos enfants. Sans tambours ni tamtams… C’est à cet égard que j’invite les sénégalais à examiner attentivement une candidature différente… Je les appelle à entendre le silence de mon candidat le Président Cheikh Hajibou SOUMARE. Un silence qui détonne dans une atmosphère de surenchère verbale. Un silence studieux et de travail en profondeur sur les défis complexes qui attendent un futur Président de la République. Le cap du parrainage passé, le moment de partager les fruits des cogitations en cours viendra. L’agitation n’est pas nécessaire à qui mesure l’ampleur du chantier. Le spectaculaire n’est pas à l’ordre du jour… C’est de sueur et de labeur dont il sera question. « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » disait la fable… C’est pourquoi et d’ores et déjà, je lance un appel à tous ceux qui veulent s’engager, pour un mandat de missionnaires au service du Sénégal, à rejoindre une coalition large et puissante qui fera la différence.  En engageant résolument les ruptures et les changements nécessaires. Avec intelligence. Sans jactances ni bravades intempestives, mais avec une claire conscience des écueils et des vents contraires. Il nous faut, ici et maintenant, consacrer une majorité sociale forte qui doit s’exprimer à travers le soutien à une candidature consensuelle de rupture et de mission. Pour remettre de l’ordre et redonner du cœur à l’ouvrage à tous, soutenons le Président Cheikh Hajibou Soumaré. Tant son parcours que son tempérament l’y prédisposent. Il fera le job, sans vanité, mais avec l’abnégation d’un grand commis de l’Etat. J’en suis davantage convaincu. Jour après jour.Avec Hadjibou, jusqu’au bout ! Incha Allah. Amadou Tidiane WONE

L’Arabie saoudite reconnait que le journaliste Khashoggi a été tué dans une « rixe » à son consulat d’Istanbul, limogeage dans les services de renseignements

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L’agence de presse officielle saoudienne a annoncé samedi que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi avait été tué lors d’une « rixe » au consulat d’Istanbul.L’Arabie saoudite a reconnu que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi avait été tué à l’intérieur de son consulat à Istanbul, a annoncé samedi l’agence de presse officielle saoudienne SPA. « Les discussions entre Jamal Khashoggi et ceux qu’il a rencontrés au consulat du royaume à Istanbul […] ont débouché sur une rixe, ce qui a conduit à sa mort », a déclaré l’agence, citant le parquet.Le vice-président des renseignements saoudiens limogé. En rendant publics les résultats de son enquête interne sur la disparition du journaliste, une affaire au retentissement mondial, l’Arabie saoudite a annoncé simultanément le limogeage d’un haut responsable du renseignement. « Ahmad al-Assiri, vice-président du service général de renseignement, a été renvoyé de sa fonction », a indiqué SPA, citant un décret royal. Un conseiller de haut rang à la cour royale a lui aussi été limogé, selon la même source. Les médias officiels ont également annoncé que le roi Salmane d’Arabie saoudite avait ordonné au prince héritier Mohammed ben Salmane, dit MBS, de restructurer les services de renseignement.L’annonce de SPA confirmant la mort du journaliste au consulat est intervenue peu après une nouvelle conversation téléphonique sur l’affaire Khashoggi entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le roi Salmane. Les deux dirigeants, qui se sont entretenus vendredi soir, « ont souligné l’importance de continuer à travailler ensemble en complète coopération », selon une source à la présidence turque parlant sous le couvert de l’anonymat. Recep Tayyip Erdogan et le roi avaient eu dimanche dernier une première conversation téléphonique sur la disparition du journaliste.Les mises en garde des Etats-Unis. Critique envers le prince héritier, Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux Etats-Unis, n’avait plus reparu depuis qu’il s’était rendu au consulat à Istanbul le 2 octobre pour une démarche administrative. Des responsables turcs affirmaient sous le couvert de l’anonymat qu’il y avait été assassiné par un commando spécialement envoyé de Ryad. Jusqu’à ce samedi matin, la direction saoudienne avait toujours démenti être impliquée dans sa disparition. La reconnaissance de sa mort par Ryad est intervenue alors que l’administration du président américain Donald Trump avait adressé vendredi une nouvelle mise en garde à l’Arabie saoudite, évoquant de possibles sanctions s’il s’avérait qu’elle était derrière la disparition du journaliste.Par Tract.sn avec AFP

Présidentielle : Mbacké, Dakar, l’Europe du Sud, Oussouye, Ziguinchor, ces bastions de l’opposition

La majorité présidentielle a remporté quasiment tous les départements du pays aux législatives de 2017, sauf une poignée de bastions de l’opposition sur lesquels Macky Sall bute toujours.

Grande gagnante des législatives de 2017, la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) l’avait emporté dans quasiment tous les départements du pays. Tous, sauf une poignée de bastions de l’opposition sur lesquels Macky Sall bute toujours et qui font aujourd’hui l’objet de toutes ses attentions, car il sait que chaque voix comptera pour l’emporter dès le premier tour.

Le département de Mbacké, fief de la confrérie mouride, vote depuis des années pour le Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade. Le département de l’Europe du Sud (qui regroupe les diasporas d’Italie, d’Espagne et du Portugal) avait aussi porté son choix sur le premier parti d’opposition lors des législatives.

Enfin, dans le département de Dakar, BBY l’avait emporté avec moins de 3 000 voix d’écart sur la coalition Manko Taxawu Senegaal, de Khalifa Sall. La coalition présidentielle avait aussi été talonnée dans les départements de Ziguinchor et d’Oussouye par celle d’Abdoulaye Baldé, député-maire de Zinguinchor qui s’est déclaré candidat à la présidentielle.

J.A

Présidentielle : Jeune Afrique se demande ce vendredi si Macky Sall réalisera le coup K.O

Principaux rivaux hors jeu, soutien de la puissante coalition Benno Bokk Yakaar… Candidat à sa propre succession en février 2019, le président sénégalais Macky Sall voit s’ouvrir devant lui une voie royale. Mais l’opposition n’entend pas abdiquer.

Sauf coup de théâtre, ni l’un ni l’autre ne devrait avoir de bulletin à son nom dans les bureaux de vote sénégalais le 24 février prochain. Pour Karim Wade, l’affaire semble entendue. Son pourvoi en cassation pour contester sa radiation des listes électorales ayant été rejeté, le fils d’Abdoulaye Wade, candidat officiel du Parti démocratique sénégalais (PDS), ne dispose plus d’aucun recours au niveau national.

Pour Khalifa Sall, l’espoir est toujours là, mais il est mince. Bien que sa condamnation n’ait pas encore été confirmée par la Cour suprême, l’ex-maire de Dakar ne se fait guère d’illusions.

Une élection sans opposition ?

Avec la mise hors jeu de ses deux principaux concurrents, Macky Sall apparaît plus que jamais comme le grand favori de la prochaine présidentielle. Une situation inédite, qui provoque la colère de l’opposition. « Macky Sall est un homme autoritaire, qui s’est assis sur nos libertés, s’emporte El Hadj Amadou Sall, avocat d’Abdoulaye Wade et figure du PDS. Quand ses opposants deviennent des challengers trop sérieux, il les envoie en prison. Il n’y a plus de démocratie au Sénégal ! »

 La réaction des Sénégalais n’aura pas lieu dans les urnes mais dans la rue, prévient Babacar Gaye, le porte-parole PDS

Comme lui, les autres barons du premier parti d’opposition font désormais monter la pression. Si Karim Wade ne peut pas se présenter, ils assurent qu’ils empêcheront la tenue de l’élection « par tous les moyens ». Une posture radicale assumée : « La réaction des Sénégalais n’aura pas lieu dans les urnes mais dans la rue, prévient Babacar Gaye, le porte-parole du parti. On pensait que les Burkinabè n’avaient pas les moyens de faire partir Blaise Compaoré, ni les Gambiens, Yahya Jammeh. Nous ne sommes pas à l’abri d’un tel scénario au Sénégal. »

Aux rodomontades de leurs adversaires, le président et sa garde rapprochée opposent un discours légaliste bien rodé. « Le Sénégal est un État de droit, avec ses règles et ses lois qui s’appliquent à tout le monde. Il n’y a aucune chasse aux sorcières, seulement une justice indépendante qui fait son travail », martèle Aymérou Gningue, député et président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) à l’Assemblée nationale.

Il n’empêche. Cette situation suscite le malaise. Sous le couvert de l’anonymat, les diplomates occidentaux disent parfois leur gêne quant au sort réservé aux opposants. Même dans le camp de Macky Sall, certains s’interrogent. « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, ajoute un élu de BBY. Il est regrettable d’organiser une élection sans opposants. Certains pays ont l’habitude de faire ça. Pas le Sénégal. »

La malédiction du second tour

L’entourage de Macky Sall, lui, insiste sur le fait que le président en campagne n’aura pas de temps à perdre avec les cas personnels de Karim Wade ou de Khalifa Sall et qu’il se concentrera exclusivement sur les sujets de fond. Tous ceux qui, notamment dans la presse ou la société civile, continueront à remettre le sujet sur la table seront priés de passer à autre chose. « Nous n’allons pas nous laisser distraire. Notre priorité est de répondre aux préoccupations des Sénégalais et de travailler sur notre projet de société, pas de répondre aux faux débats », assène El Hadj Hamidou Kassé, ministre chargé de la Communication à la présidence de la République.

En avant donc, les yeux tournés vers la campagne à venir. « Rien n’est jamais gagné d’avance, prévient Mamoudou Ibra Kane, journaliste et patron du groupe de presse eMedia Invest. En matière d’élections, gare aux excès de confiance et à l’arrogance. » Après la présidentielle et les législatives de 2012, les locales de 2014, le référendum constitutionnel de 2016 et les législatives de 2017, les partisans de « Macky » sont convaincus que la présidentielle de 2019 ne peut leur échapper et que le chef de l’État s’imposera dès le premier tour, en réussissant le fameux « coup KO » d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire en 2015.

Car Macky Sall le sait, et le craint, plus que quiconque : à Dakar, tous les présidents sortants contraints à un ­deuxième tour ont dû quitter le palais de la République dans la foulée : Abdou Diouf en 2000, Abdoulaye Wade en 2012… Le dirigeant-candidat veut absolument éviter un second round fatal.

Pré-campagne

Rien n’est donc laissé au hasard. Voilà plusieurs mois que Macky Sall et ses proches se sont mis au travail. Mi-2018, quatre pôles consacrés à l’élaboration du programme, à la mobilisation citoyenne pour les parrainages, au congrès d’investiture et à la communication ont été lancés pour structurer la campagne. Celle-ci a symboliquement démarré le 29 août, au Centre international de conférences Abdou-Diouf (Cicad), avec la cérémonie de lancement de la récolte des parrainages citoyens.

Salle entièrement décorée aux couleurs de BBY et à l’effigie de Sall, premiers rangs garnis de ministres et d’alliés, discours flatteurs sur le bilan du mandat qui s’achève : l’événement a rapidement viré à la démonstration de force à six mois de l’élection.

D’ici au lancement officiel de la campagne, avec le congrès d’investiture du chef de l’État à la tête de BBY prévu début décembre à Dakar, ses équipes sillonneront le pays à la recherche des précieuses signatures. Il ne fait aucun doute qu’il récoltera les quelque 52 000 parrainages nécessaires pour se présenter, mais cette précampagne présente aussi l’avantage de permettre à ses troupes de commencer à occuper le terrain. « Nous rencontrons beaucoup de gens qui nous font part de leurs préoccupations et de leurs attentes à l’égard du gouvernement », explique Aminata Touré, ancienne Première ministre chargée de conduire la récolte des parrainages.

Pour convaincre ses compatriotes de lui renouveler leur confiance, Macky Sall continuera à s’appuyer sur son Plan Sénégal émergent (PSE)

Une fois investi, le président se lancera vraiment dans ce que ses proches appellent le « combat électoral ». Avec deux idées phares : promouvoir le bilan du premier mandat et exposer son projet pour le second. Ses soutiens se montrent déjà intarissables sur les différentes réalisations accomplies depuis 2012. Taux de croissance de 6,5 % et développement des infrastructures, mais aussi montée en puissance de la Senelec, amélioration de l’accès à l’eau potable, rendements accrus dans l’agriculture…

Autant de chantiers visibles par la population, en particulier rurale, laquelle constitue l’une des cibles majeures de BBY à la présidentielle. Pour convaincre ses compatriotes de lui renouveler leur confiance, Macky Sall continuera à s’appuyer sur son Plan Sénégal émergent (PSE), sa grande matrice pour le développement économique et social du pays. Nul doute qu’il leur fera aussi miroiter les retombées prometteuses de la manne pétrolière et gazière, attendues à partir de 2021.

Selon son entourage, le président sillonnera le Sénégal dans les mois à venir comme il l’avait fait il y a sept ans. Entre 2009 et 2012, il avait parcouru des milliers de kilomètres et visité les 45 départements du pays. Son statut et son emploi du temps ont changé, mais il a l’intention de rééditer ces nombreux déplacements sur le terrain. « Il va visiter toutes les régions, souffle un de ses collaborateurs. Et ce n’est pas juste une histoire de campagne électorale : durant son mandat, il a beaucoup voyagé dans l’ensemble du territoire national, avec les Conseils des ministres délocalisés ou lors de ses tournées économiques régionales.

Ces visites présidentielles seront inévitablement l’occasion, ici et là, d’inaugurer une nouvelle route, un centre de santé, ou encore un nouvel établissement scolaire. Après l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), opérationnel depuis décembre 2017, d’autres grandes infrastructures symbolisant l’émergence chère à Macky Sall sont censées sortir de terre d’ici à l’élection, comme le projet de train express régional (TER) Dakar-Diamniadio – un chantier qu’il suit de « très près », selon une source française proche du dossier – ou le futur Musée des civilisations noires, à Dakar.

Pour être réélu, le chef de l’État pourra surtout compter sur l’appui de sa coalition BBY, machine électorale bien huilée et solidement implantée dans tous les départements du pays. Si le président est aujourd’hui en bonne posture, c’est aussi parce qu’il a su maintenir et consolider cette vaste coalition formée autour de lui dans l’entre-deux tours en 2012. Il a notamment gardé l’appui de ses deux principaux alliés durant tout son mandat : Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du Parti socialiste (PS), et Moustapha Niasse, le président de l’Assemblée nationale et leader de l’Alliance des forces de progrès (AFP).

Ces derniers mois, plusieurs responsables politiques sont encore venus grossir les rangs de BBY. Souleymane Ndéné Ndiaye, ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade, Pape Samba Mboup, son ancien chef de cabinet, Modou Diagne Fada, un de ses ex-ministres, Moussa Sy, ex-­deuxième adjoint de Khalifa Sall à la mairie de Dakar… « Il est plus facile de compter ceux qui ne sont pas venus que ceux qui nous ont rejoints », ironise un député de la majorité.

À ses futurs ou potentiels alliés, Macky Sall propose des postes ou des arrangements politiques. « Il est très persévérant, raconte l’un de ses nouveaux soutiens. Dès qu’il comprend que vous pouvez basculer dans son camp, il ne vous lâche plus : il vous appelle, vous transmet des messages, vous envoie des émissaires, vous reçoit au palais… »

En l’absence de Karim Wade et de Khalifa Sall, plusieurs outsiders vont tenter de contrarier la réélection du président. Ses proches affirment qu’il n’y a pas de « petits » ou de « gros » concurrents, mais plusieurs sont déjà surveillés de près. Le député Ousmane Sonko, nouvelle coqueluche de l’opposition, les anciens Premiers ministres Idrissa Seck et Cheikh Hadjibou Soumaré, l’ancien président de l’Assemblée nationale Pape Diop…

SEYLLOU/AFP

Sans oublier Madické Niang, fidèle d’Abdoulaye Wade qui a récemment décidé d’incarner un « plan B » à la candidature compromise de Karim Wade. L’un d’entre eux pourrait-il créer la surprise ? Il est trop tôt pour le dire, mais, si il ou elle parvient à capitaliser sur la rancœur des partisans du PDS et de Khalifa Sall, le match pourrait se révéler bien plus serré qu’annoncé.


Marième Faye Sall

L’épouse de Macky Sall est réputée influente auprès de son mari. Ses réseaux au sein de la confrérie tidjane, dont elle est une fidèle pratiquante, seront un atout supplémentaire pour le président.


Campagne 2.0

Encore plus qu’en 2012, la campagne pour la présidentielle se jouera sur internet et les réseaux sociaux. Des supports de communication incontournables, sur lesquels l’opposition est très active et critique quotidiennement le pouvoir, à l’image des Patriotes, du député Ousmane Sonko. « Nos adversaires sont souvent meilleurs que nous dans ce domaine », estime un cadre de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY).

Pour contrer l’influence de ses rivaux, Macky Sall a demandé à ses ministres d’y être plus actifs. Début septembre, il a également lancé le Bureau d’information gouvernementale (BIG), chargé de la communication 2.0. Au sein du pôle communication de Macky Sall, qui est supervisé par son ministre-conseiller El Hadj Hamidou Kassé, l’accent sera aussi mis sur les réseaux sociaux.

Benjamin RogerJ.A