Meurtre de Mariama Sagna de Pastef: un deuxième suspect arrêté
Affaire du meurtre présumé commandité par Cheikh Béthio : le procès encore renvoyé
Voici pourquoi le CNRA de Babacar Diagne veut fermer Zik FM et SEN TV pour propagande pro Bougane Gueye Dany
Transhumance : Macky reçoit au Palais l’ex khalifiste Moussa Sy, maire des Parcelles Assainies
Lettre ouverte : Atepa interpelle Macky sur un contrat minier du fer de la Falémé
#SenCaféActu, la revue de presse express d’Adama Sow de ce lundi 15 octobre 2018
#SenCaféActu du 15 octobre 2018
A la Une: Ousmane Sonko fusille les anciens présidents du Sénégal et commet sa première grosse bourde, GFM déclare la guerre au groupe de Mamadou Ibra Kane, Grève dans les secteurs de la santé, de la justice et de l’éducation
1-Les paysans inquiets en appellent à Macky Sall : les opérateurs de la campagne arachidière alertent sur la présence sur le marché de l’huile importée au détriment de celle de la Sonacos. Si rien n’est fait selon eux, la Sonacos ne pourra pas acheter leurs graines de la présente récolte et mettrait des millions de paysans dans le désarroi
2-« Fusiller tous les politiciens qui ont géré le pays depuis l’indépendance » : Les propos de Sonko sèment un tsunami de réactions. Ses adversaires et les internautes indexent un dérapage du leader de Pastef
3-GFM et I-Média : la guerre est déclarée publiquement par Charles Faye porte-parole du groupe de Youssou Ndour. Dans une tribune titrée « A attaque frontale, guerre totale », Charles Faye détaille ce qu’il appelle le plan de démantèlement de GFM parlant des départs vers le nouveau groupe de presse e-média de Mamoudou Ibra Kane, Alassane Samba Diop et Boub’s
4-Les secteurs de la santé, de l’éducation et de la justice en grève ce lundi : les inspecteurs de l’éducation, les travailleurs de la justice et ceux de la santé affiliés au syndicat And guesseum vont encore paralyser les structures sanitaires et les tribunaux
5-Record : Plus de 2000 grossesses ont été recensées dans les lycées et collèges l’année dernière, un record qui émeut les acteurs de l’éducation qui l’ont fait savoir ce week end
6-La Police et la Gendarmerie nettoient la banlieue : Avec respectivement 89 et 229 individus arrêtés en 72 heures. Opération de saupoudrage ou opération de communication ? En tous cas, les populations souffrent beaucoup de l’insécurité dans les quartiers populaires
7-Soudan-Sénégal : Idrissa Gana Guèye forfait pour le match de demain à Khartoum, le reste de l’équipe bien arrivée hier après midi
Déjà 3 morts en Côte d’Ivoire pour de simples élections municipales et régionales
Karim Wade visité : Babacar Gaye fait un Doha d’honneur au candidat Madické Niang
Babacar Gaye, porte-parole du PDS, a informé sur sa page Facebook avoir rendu visite au plan « A à Z » du parti démocratique sénégalais, Karim Wade, à Doha au Qatar. Avec ce déplacement à Doha pour rencontrer Karim Wade, Gaye montre ainsi qu’il a choisi de rester légitimiste et de soutenir le candidat investi par le congrès du parti. On avait pu craindre une défection de Babacar Gaye pour se rallier au blanc panache de Madické Niang, qui s’est aussi déclaré candidat à la présidentielle. Ce ne sera pas le cas. Babacar Gaye s’est ensuite rendu à Paris en pèlerinage politique auprés de l’ancien président Abdoulaye Wade.
Les images de l’arrestation musclée de Malick Ndiaye et compagnie vendredi dernier (Reportage photos et texte de Cheikh Diallo)
Babacar Diop du Mouvement des jeunesses socialistes a aussi été embarqué manu militari:
En fin de compte, Malick Ndiaye and co auront passé la nuit au commissariat central de Dakar, à même le sol, dans une cellule avec de vulgaires délibquants. Ils ont été libérés samedi 13 octobre dans la matinée.
Gabon : ce que que cache le raz-de-marée électoral des législatives en faveur d’Ali Bongo
Sur le chemin du retour d’Erevan, en Arménie, où il était invité au sommet de la Francophonie, le président Ali Bongo Ondiba a dû apprécier les premiers moments qui ont suivi l’annonce des résultats des élections législatives et municipales de son pays qui se sont tenues il y a une semaine. Selon la presse locale, les premiers résultats provisoires placent en tête le Parti démocratique gabonais (PDG) : le parti au pouvoir remporte 74 sièges sur 143. Deux indépendants, un candidat assimilé à la majorité et 4 de l’opposition ont d’ailleurs été élus dès le premier tour, selon le centre gabonais des élections (CGE). Cerise sur le gâteau pour le PDG du président Bongo, les observateurs de l’Union africaine (UA) ont jugé « satisfaisant » et « sans incident notable » le scrutin là où des organisations de la société civile ont dénoncé des achats de voix aux abords des centres de vote.
Une opposition divisée
C’est donc à un « raz-de-marée », pour reprendre les mots mêmes d’Ike Ngouoni dans une allocution le 7 octobre, qu’on a assisté. Pour le porte-parole de la présidence, ce plébiscite est dû, en partie, au morcellement de l’opposition. De « fortes divergences sur la stratégie à suivre et des querelles de leadership entre ses principaux leaders » sont, d’après lui, les facteurs qui expliquent le peu de voix obtenues. Depuis l’élection présidentielle de 2016 et les violences qui ont suivi, l’opposition est en effet morcelée, et les alliances engagées à l’époque ont été rompues.
Jean Ping, adversaire d’Ali Bongo Ondimba à la présidentielle, a même boycotté le scrutin local, dénonçant une élection « frauduleuse ». Le Rassemblement héritage et modernité (RHM) et l’Union nationale (UN) se sont finalement associés la semaine dernière, ce qui a eu pour signal majeur la candidature d’Alexandre Barro-Chambrier dans le 4e arrondissement de Libreville. Quoi qu’il en soit, pour le journal en ligne Gabon Eco, « la messe est dite pour une opposition prise au piège de sa propre instabilité politique ». Le titre va même jusqu’à dire qu’il s’agit d’un « naufrage sans précédent » pour l’opposition. Pour l’expliquer, Gabon Eco argue du mauvais alignement des planètes dû au moment où l’élection s’est tenue. Cela dit, il dénonce en même temps « les subterfuges ingénieux du pouvoir », qui, ne voulant pas prendre le risque de perdre le palais Léon-Mba en pleine crise postélectorale, a tout fait pour « retarder la tenue des législatives » prévues initialement en décembre 2016. « Histoire de tempérer les ardeurs contestataires d’une opposition qui avait alors le vent en poupe, suite au doute ayant entaché la réélection contestée d’Ali Bongo », affirme-t-il.
Peu d’intérêt des Gabonais pour le vote
Cela dit, outre la division de l’opposition, un autre facteur a pu expliquer les résultats : le taux d’abstention. Car le chiffre est conséquent. Selon la presse nationale, 41,37 % des Gabonais se sont abstenus de voter. Pour Ike Ngouoni, c’est notamment le jumelage des élections locales et législatives qui a pu « perturber certains électeurs ». Pour l’opposition en revanche, « ce niveau élevé d’abstention traduit l’échec du projet du pouvoir illégitime et de ses alliés, visant à faire oublier d’une part, l’élection présidentielle qui a vu le triomphe du président Jean Ping avec un taux de plus de 65 % sur une participation supérieur à 70 % sur l’ensemble du territoire. D’autre part, les massacres de plusieurs dizaines de Gabonais, dont le seul tort était de revendiquer la vérité des urnes », indique un communiqué de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR), relayé par Gabon News. Un second tour est prévu le 27 octobre dans les 61 circonscriptions en ballottage.








