LION’S CLUBS DU SÉNÉGAL : célébration du 8 octobre, Journée Internationale du Service Lions

« We Serve ». « Nous Servons ». Comme le « Yes We can » popularisé au niveau de toute la planète par Barack Obama, le « Nous » du service à la communauté est le leitmotiv de plus d’un million quatre cent mille membres du Lions Club International (LCI). Parmi lesquels les 400 Lions du Sénégal, hommes et femmes, membres de 11 Lions clubs dont 10 à Dakar et 1 à Thiès. Ces Lions clubs font donc partie de la grande famille du Lions Club International, qui réunit 46 000 club dans 202 pays à travers le monde, avec 1,4 millions membres. Le club – service déjà centenaire, créé en 1917 par l’assureur philanthrope américain Melvin Jones, continue de garder comme boussole et horizon le fameux credo de son fondateur : « Dans la vie, on ne pas  bien loin, si on ne fait pas quelque chose pour quelqu’un ».

C’est ainsi que le 8 octobre a été institué Journée internationale du Service Lion et du Lionisme par le Lions club International. Il coïncide donc depuis plusieurs années avec Octobre rose, la campagne de sensibilisation pour la lutte contre le cancer du sein. Les Lions du Sénégal se mobiliseront à cette occasion pour sensibiliser un maximum de personnes à cette pathologie qui affecte plusieurs femmes chaque année au Sénégal et aussi à travers plusieurs autres actions bénévoles de service à la communauté. Il est nottamment prévu une consultation gratuite au dispensaire Baobab des Parcelles assainies, accueillie par le Maire de la Commune Moussa Sy.

Les Lions sont impliqués de longue date dans des projets médicaux et sanitaires au Sénégal. C’est à eux que l’on doit le centre coronographie de l’hôpital de Fann, construit pour un montant de 400  millions de FCFA. Le projet phare actuel des Lions clubs du Sénégal est le Centre de Traitement des Brulés, toujours dans l’enceinte de l’hôpital de Fann, pour un montant de 5 milliards de FCFA. Après quatre années de plaidoyer et de levée de fonds par les Lions clubs, le Ministère de la Santé de de l’Action Sociale du Ministre Abdoulaye Diouf Sarr, qui s’est approprié le projet pour l’inclure dans le Plan Sénégal Emergent, a conclu un accord avec la CDC : La Caisse des Dépôts et Consignations dirigée par Aliou Sall financera le Centre de Traitement des Brulés, dans le cadre d’un PPP.

Les Lions club du Sénégal font partie de ce qui est appelé le District Lions 403 A1, dirigé par un Gouverneur et qui recouvre l’aire des lions clubs de 9 pays de la région ouest-africaine (Sénégal, Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Guinée Bissau, Cap-Vert, Gambie, Guinée Conakry et Niger)

L’actuel Gouverneur Fodié Diagana,  Mauritanien, qui ne sera à cette fonction élective que durant une année, en raison du principe démocratique de rotation des charge dans le Lions club, “coiffe” ainsi 107 Lions-clubs, regroupant 2475 membres engagés dans le service aux communautés défavorisés, autour de la devise “Nous Servons”. Ces membres, issus pour la plupart des professions libérales et cadres moyens et supérieurs, se réunissent autour de la valeur cardinale de l’amitié, pour utiliser le petit surcroît de ressources financières et de temps dont ils disposent par rapport aux autres,  et aussi grâce  à des levées de fonds, pour apporter une assistance aux  communautés plus défavorisées. Dans le jargon Lions, le District est divisé en “régions”, celle dont fait partie le Sénégal étant la région 11. La région, qui est elle-même subdivisée en 2 zones pour ce qui est du Sénégal: zone 111(Gambie, Guinée Bissau, une partie du Sénégal) et zone 113 (l’autre partie du Sénégal et le Cap-Vert), avec chacun un Président de Zone, que sont Anna Sow et Eugène Niox pour cette année 2018-2019.

Le Lions Clubs International est implanté au Sénégal depuis le 15 mars 1954, avec la création de son club doyen (Dakar Baobab) et regroupe aujourd’hui, au sein de l’Association des Lions clubs du Sénégal (ALCS) :

  • Dix (10) clubs à Dakar : Dakar Baobab (1954), Dakar Flamboyant (1974), Dakar Gaal-Gi (1981), Dakar Aurore (1993), Dakar Yeelen (2008), Dakar Nebedaye (2009), Dakar Gaïndé, Dakar Evolution, Dakar Teranga (2015) Dakar Centenaire (2017)
  • un (1) club à Thiès (1982)
  • – quatre (4) clubs de jeunes de 12 à 29 ans qui suivent le Programme International de Jeunesse LEO « Leadership – Experience – Opportunity » : Leo Club Delonix Regia (1982), Leo Club Dakar Solidarité (1994), Leo Club Dakar Lumière (2008) et Leo club Dakar Colombe (2017).

Parmi les œuvres réalisées par les Lions clubs du Sénégal, au cours de leur présence plus que cinquantenaire dans le pays, on peut citer:

-Le Collège des Métiers de Yoff Tonghor.

 – L’Ecole Primaire Publique Elémentaire «  Lions de Ouagou Niayes ».

– Le Collège d’Enseignement Moyen « Lions Club Dakar Baobab » de Sébikotane.

– Le Dispensaire pour Enfants Dénutris de Pikine – Guediawaye.

– Le Dispensaire Ophtalmologique « Lions Club Dakar Baobab » des Parcelles Assainies.

– Le Centre d’Apprentissage de Couture de Pikine : centre pour handicapés moteurs.

– Le centre de coronarographie de l’hopital de Fann d’une valeur de 400 000 000 de FCFA (quatre cent millions).

Sites Internet: www.lionsclubs.org    www.district403a1.org

  

Sonko : « Ahmed Khalifa Niasse est un marabout hypocrite et Aly Ngouille Ndiaye un menteur »

Beaucoup avaient condamné les propos d’Ahmed Khalifa Niasse et déconseillé à Sonko de répondre. Mais le leader de Pastef n’a pas pu s’empêcher d’en découdre avec le marabout qui l’accuse d’être à la solde de l’Etat islamique (Daesh).

Lors d’un meeting tenu hier à Keur Massar, Ousmane Sonko a dépeint Ahmed Khalifa Niasse comme un « marabout hypocrite » qui change ses convictions spirituelles selon l’endroit ou le pays où il pose ses bagages.

« Il se dit Chiite quand il part en Iran dans le but de récolter des milliards des dignitaires perses. Quand il se rend en Arabie Saoudite, il enfile le costume de Wahhabite pour bénéficier des milliards des émirs arabes. Sa main est dans tous les complots qui ont eu lieu en Afrique et au Sénégal ». Sonko s’est également défoulé sur le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye qu’il a traité de « menteur »…

Mariama Sagna, responsable du Pasteef de Sonko, assassinée à Keur Massar

Une responsable du parti Pasteef de Sonko a été assassinée après le meeting de Pastef à Keur Massar ce jeudi. Les bandits continuent de dicter leur lois dans la région de Dakar malgré les engagements de l’actuel régime . Mariama Sagna, responsable de Pastef dans la commune de Keur Massar,  a été assassinée hier soir  vers 23 heures apres leur meeting présidé par Ousmane Sonko.Selon nos informations, elle a été « sauvagement agressée » puis tuée après le meeting du parti Pasteef qui s’est tenue dans sa localité. Les partisans d’Ousmane Sonko exigent que lumière soit faite sur cette affaire. Après le crime, les assaillants ont  pris leur temps pour dévaliser sa maison sous les regards impuissant de ses enfants.  La gendarmerie était sur les lieux pour faire le constat. La victime était mariée et laisse deux enfants.  

Pape Diouf, chanteur : « Je demande pardon à la communauté chrétienne du Sénégal ». Duggy Tee à sa rescousse.

Le chanteur Pape Diouf demande pardon à la communauté chrétienne du Sénégal après sa sortie maladroite sur la Tfm dans l’émission Yewouleen.

« Je présente toutes mes excuses aux Sénégalais et à la communauté chrétienne.J’ai beaucoup de fans chrétiens. Le jour de Pâques, il y a du « ngalakh » à gogo chez moi et tout le monde connait l’importance du dialogue islamo-chrétien au Sénégal « , a-t-il déclaré.

Pour défendre l’accoutrement provocateur d’Eudoxie Yao, le leader de la génération consciente avait lâché :

« Eudoxie Yao est chrétienne, elle a le droit de s’habiller de la sorte ».

Duggy Tee est venu à sa rescousse en publiant le message suivant sur sa page Facebook, en lettres capitales« TOUT COMME JE LE PENSAIS SINCÈREMENT, IL Y’A EU INCOMPRÉHENSION ET BEAUCOUP D’INTERPRÉTATIONS.PAPE DIOUF A FAIT UNE ERREUR DE COMMUNICATION ET IL S’EXCUSE HUMBLEMENT DEVANT TOUS POUR CE QUE ÇA A PU SUSCITER COMME RÉACTIONS. JE TROUVE CELA HONORABLE ET JE DEMANDE À TOUS CEUX QUI ONT PU ÊTRE HEURTÉS PAR SES PROPOS DE LE PARDONNER.LE SÉNÉGAL RESTERA UN ET INDIVISIBLE.PAYS DE PAIX, D’HARMONIE ET D’ÉCHANGE. YALLA NA FI JAM YAGEU TÉ NANIOU BAGN SHEYTAAN DI NIOU FÉWALÉ. FI NIEUPEU BÈNEU LANIOU, NIEUPEU MBOKEU LA NIOU. JAM, SOUTOURA, TERANGA AK YEURMANDÉ SOUNIOU BOROM SI NIOUN NIEUPEU SASSOUNÉ. AMINE YA RABBIL ALAMINE »https://youtu.be/Ye0K4c1EpXY

Exclusif : Madické Niang va démissionner de l’Assemblée Nationale, Aziz Diop parti pour le remplacer

Le candidat Madické a décidé de préceder les foudres d’Abdoulaye Wade et de plus rien lui devoir. De sources bien informées, Tract à appris que Madické Niang va démissionner incessammment de son mandat de deputé sous la bannière du Pds. Une lettre a déjà été écrite en ce sens depuis hier, mais non encore communiquée par l’intéressé.
Sa publication requiert quelques préalables, dont celle d’informer son guide, le Khalife Général des Mourides. Un émissaire de « l’avocat désormais marron » du Pds a été  reçu par le Patriarche de Darou Miname.L’ancien homme de confiance du Secrétaire Général national ( à vie?)  du Pds perdra ainsi son mandat de député et de Président du Groupe parlementaire du Pds briguer les suffrages des Sénégalais sans l’ombre tutélaire d’Abdoulaye Wade.
Madické Niang devrait être remplacé au niveau de l’Assemblée nationale par Aziz Diop, responsable libéral réputé proche de Oumar Sarr et  secrétaire général de la Fédération Nationale des Cadres Libéraux.

Le douanier Cheikhou S. retrouvé tué par balle à Keur Massar

A Keur Massar, un brigadier de la Douane a été retrouvé tué par balle.

L’ agent de la Douane du nom de Cheikhou S. a été retrouvé mort à Keur Massar, ce jeudi. Une enquête a été ouverte  et une autopsie demandée par les autorités judiciaires.L’enquête confiée à la gendarmerie
En effet, c’est ce jeudi, vers minuit, que les responsables de la gendarmerie ont été saisis de la découverte macabre, a appris Seneweb. « On attend les conclusions de l’autopsie et de l’enquête. Car, actuellement une autopsie a été demandée par les autorités judiciaires. L’enquête a été confiée à la gendarmerie pour le moment », informe-t-on du côté de la Douane.

Candidature « téléguidée » par Macky de Madické selon Wade : la Présidence de la République proteste

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La présidence de la République dément les accusations de Me Wade pour qui Macky Sall « téléguide » la candidature de Me Madické Niang. El Hadj Kassé, ministre conseiller du président de la République en Communication, parle de « prétexte fallacieux », sur la Rfm. Leurs priorités sont ailleurs, insiste-t-il.
« Nous sommes habitués à ce genre d’accusations et de prétextes fallacieux pour préparer l’opinion à la défaite de l’opposition à la prochaine élection présidentielle, minimise-t-il, interrogé par la Rfm. Nous sommes plutôt concentrés sur la mobilisation de nos électeurs, de nos militants, en somme, de tous les Sénégalais qui ont attesté de la pertinence de l’envergure et de la qualité des réalisations du président Macky Sall depuis 2012. »Kassé martèle : « L’opposition est habitué depuis 2012 à fabriquer des éléments d’accusations de ce genre pour jeter le discrédit sur le président. Ils ont articulé énormément d’accusations qui ne passent pas. Et maintenant, même si dans une section d’un parti, il y a des problèmes, la cible privilégiée, c’est Macky Sall. Cela devient une ritournelle et c’est complètement ridicule. »

Tribune : Madické Niang, le Pascal Affi Nguessan de Macky Sall ? ( Par Mamadou Oumar Ndiaye, Le Témoin)

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En 2010, Alassane Dramane Ouattara (Ado) était installé au pouvoir en Côte d’Ivoire grâce à l’appui décisif de l’armée française qui a bombardé sans relâche la résidence du président Laurent Gbagbo. Le crime de ce dernier ? Avoir contesté la « victoire » de son adversaire à la présidentielle de cette année-là. Une victoire plus que nébuleuse, pourtant… Après avoir envoyé Gbagbo à la CPI, à Scheveningen, aux Pays-Bas, et fait emprisonner Simonne, son épouse ainsi que beaucoup de dirigeants du Front populaire ivoirien (FPI) tandis que les autres prenaient les routes de l’exil, ADO n’a pas vu filer le temps. Avant même d’avoir fini de régler ses comptes et de dérouler sa justice des vainqueurs, la présidentielle de 2015 pointait déjà à l’horizon. Problème : Comment crédibiliser un scrutin auquel n’allait participer aucun grand parti du pays des Eléphants étant donné que, sur les trois formations qui ont toujours dominé la vie politique locale, les deux — le Rassemblement des Républicains (RDR) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) — étaient au pouvoir ? Logiquement, il ne devait rester dans l’opposition que le pari défait en 2010, le FPI. Seulement voilà, ce parti était décapité avec presque tous ses dirigeants, on l’a dit, en prison ou en exil. C’est alors que les stratèges du camp présidentiel ont eu une idée en apparence géniale : susciter une participation factice du FPI, histoire de crédibiliser la victoire de Ouattara. Aussitôt dit, aussitôt fait : des délégations furent envoyées à l’étranger prendre langue avec les maillons faibles en exil du parti de Gbagbo. L’ancien Premier ministre Pascal Affi Nguessan accepta de rentrer au pays en même temps que quelques responsables du parti de l’ancien président dont l’autrefois tout-puissant et richissime directeur général du Port d’Abidjan, Marcel Gossio. Lesquels furent autorisés à rentrer puis décrétés, sans autre forme de procès, nouveaux dirigeants du FPI ! Et Nguessan a aussitôt fait savoir qu’il serait le candidat du FPI à la présidentielle de 2015.
Bien évidemment, les militants et les responsables restés fidèles à Gbagbo ont contesté cette usurpation. et décidé de présenter la candidature de leur leader emprisonné aux pays-Bas, à ce scrutin. Ils ont porté plainte devant la glorieuse « justice » ivoirienne qui les a bien entendu déboutés le 29 décembre 2014 en invalidant la candidature de Gbagbo. Mieux, le 03 avril suivant, les brillants « mackystrats », pardon magistrats, ivoiriens ont confirmé l’usurpateur pascal affi Nguessan dans ses fonctions de secrétaire général du Front populaire ivoirien tout en interdisant aux inconditionnels du président sortant, emmenés par Abou Dramane Sangaré et Michel Gbagbo, fils de Laurent, d’utiliser le nom et le logotype du FpI ! Clou de cette mascarade : à la présidentielle d’octobre 2015, Pascal Affi Nguessan a ramassé une gamelle puisqu’il n’a récolté que 9,29 % des suffrages tandis qu’aDO était plébiscité avec 83,6 % des votes ! Une « victoire » d’autant plus éclatante et « crédible » que le plus grand parti de l’opposition, le « FpI », avait officiellement pris part au scrutin ! Que veulent de plus et le peuple ivoirien et la communauté internationale ?Macky sur les traces d’ADO
Ce qu’a fait Ouattara en 2014 en Côte d’Ivoire, à quelques mois de la présidentielle de 2015, c’est à peu près le scénario qui se reproduit sous nos yeux au Sénégal. Ceux que tout le monde s’accorde à considérer comme les deux principaux rivaux de Macky Sall à la présidentielle de l’année prochaine étant soit en exil (Karim Wade) ou en prison (Khalifa Sall) et le pds s’entêtant à maintenir contre vents et marées son candidat officiel — radié des listes électorales et donc inéligible —, le scrutin à venir et la « victoire » du président Macky Sall risquaient d’être décrédibilisés. Il fallait absolument que le pDS, plus grand parti de l’opposition au Sénégal comme l’est le FpI en Côte d’Ivoire, ait un candidat à cette élection. Fût-il un candidat fantoche. Or Wade, craignait-on, risque de boycotter la présidentielle au dernier moment. D’où l’idée de susciter un plan B dont les plus grands supporters et avocats, paradoxalement, se trouvent dans le camp présidentiel ! Si ce ne sont pas des transhumants qui hurlent plus fort que tous les autres. Tout ce beau monde fustige avec force arguments l’ « autisme » du président Wade risquant de faire disparaître son parti à force de vouloir imposer la candidature de son fils ! Des supporters et avocats du camp présidentiel bien intentionnés, n’en doutons pas, à l’endroit du pds et qui oublient, curieusement, d’appliquer le même raisonnement à des partis historiques de notre pays comme le pS et l’AFP qui ont quand même décidé eux-mêmes de ne pas présenter de candidats à la présidentielle de 2019 contre Macky Sall. Logiquement, s’ils ne disparaissent pas pour ne pas avoir présenté de candidats à la présidentielle, on ne voit pas pourquoi le pds serait rayé de la carte nationale pour les mêmes raisons. Le PS et l’AFP ont fait comme le PDCI qui, en 2015, suite à l’appel de Daoukro du président Henry Konan Bédié avait décidé de soutenir la candidature d’Alassane Dramane Ouattara en octobre 2015.
Pour en revenir au Sénégal, donc, la candidature de Madické Niang, présentée comme le « plan B » du pds, tombe trop opportunément à point nommé pour le pouvoir en place pour ne pas être suspecte.Oh, nous n’étions pas dans le secret des discussions de Doha entre lui et l’ancien président de la République pour savoir s’il a oui ou obtenu son onction pour être le candidat de substitution — ou alternatif ! — du pds à la présidentielle. Ce que nous pensons, par contre, c’est que ce parti serait bien ingrat de lâcher Karim Wade en rade ou au milieu du gué tout simplement parce que le président Macky Sall a décidé qu’il ne voulait pas de lui comme rival à l’élection du 24 février prochain. Car ce n’est pas à lui de choisir pour le pds son candidat ! et puis, Karim Wade est quand même celui qui a encaissé à lui seul tout le poids de la féroce répression du successeur de son père en étant le seul de l’ancien régime à avoir croupi stoïquement en prison pendant trois ans avant d’être exilé ! Sur la liste des 25 grands prédateurs établie par l’ancien procureur spécial de la Crei, il est le seul à avoir été jeté en prison à la suite d’un simulacre de procès.
Ce pendant que d’autres membres du parti au pouvoir transigeaient secrètement pour ne pas aller à Rebeuss. Il s’y ajoute qu’au moment où tous les autres vont à la soupe mackyenne sous les prétextes les plus farfelus, il serait le dernier à trahir son père. Or, le pds, qu’on le veuille ou non, c’est Me Abdoulaye Wade. C’est lui qui a créé ce parti, l’a financé, fortifié, implanté à travers le pays, porté à bout de bras et l’a mené au pouvoir. Il a eu, certes, des compagnons de route qui ont cheminé avec lui et qui, pour l’essentiel, sont encore dans les rangs du principal parti d’opposition qu’il est devenu. D’autres par contre, qui ont tout eu du pds, sont passés à l’ennemi dès que l’occasion s’est présentée. Si les Sénégalais portent le pds dans leur cœur, c’est du fait de Wade.
C’est bien simple d’ailleurs, la plupart d’entre eux ne connaissent que gorgui et ignorent jusqu’au sigle de son parti. C’est pour lui qu’ils votent et tant mieux si son parti et ses responsables en profitent. pour eux, il n’y a ni Massamba, ni Mademba, ni Madické : c’est ablaye, un point c’est tout. Or, il se trouve que l’ héritier biologique d’ablaye, c’est également son héritier politique. Incontestablement. Ça peut plaire ou ne pas plaire, mais c’est comme ça. aujourd’hui, le seul responsable au pds dont on soit sûr qu’il ne trahira jamais Wade, qui se trouve être son père, c’est Karim Wade. C’est aussi le seul qui accepterait d’injecter de l’argent dans cette formation politique et qui ait les moyens de financer une bonne campagne électorale. Il s’y ajoute que c’est un homme moderne, travailleur, compétent et possédant de solides relations dans les milieux de la finance internationale ainsi que dans les pays du golfe. Last but not least, le seul qui, dans les conditions actuelles, soit en mesure d’emmener le président Macky Sall au second tour, c’est lui ou Khalifa Sall.
Par conséquent, dire que puisque l’actuel président ne veut pas de Karim, il faut changer de monture pour février 2019, c’est, objectivement, faire le jeu du candidat de Benno Bokk Yaakaar. Comme PASCAL AFFI NGUESSAN en Côte d’Ivoire en 2015, Madické Niang, en acceptant de participer à la prochaine élection présidentielle, ne fera que servir de faire-valoir au président Macky Sall. Il risque de prendre une veste tout comme on peut être absolument certain que le président sortant ne sera pas plébiscité comme Ouattara en octobre 2015 ! pour le reste, tout est ouvert…

Au Sénégal, gouvernement et sociéte civile luttent contre les fausses nouvelles

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Sénégal, les fausses nouvelles représentent un des enjeux de l’élection présidentielle du 23 février 2019. Des activistes se mobilisent pour lutter contre leur propagation. Sur des blogs, des sites ou via les réseaux sociaux, des initiatives voient le jour pour améliorer la qualité de l’information et du débat démocratique.

Ils sont blogueurs ou simples citoyens. Sur les réseaux sociaux, ils tentent d’agir comme des modérateurs. Emmanuel Diokh est juriste, et enseignant à Dakar. Il forme ses élèves à l’usage des réseaux sociaux et intervient sur Twitter au contact de certains utilisateurs. Objectif éviter le partage de fausses nouvelles. Derrière son initiative, deux idées : d’abord faire avancer le débat démocratique avec des informations vérifiées, mais aussi limiter les prises de risques pour ceux qui partagent les fausses informations.Une loi sévèreL’utilisateur qui partage une fausse information risque en effet une peine qui peut aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement, avec une forte amende. Le partage d’une fausse nouvelle fait tomber automatiquement l’internaute sous le coup de l’article 255 du Code pénal. Cela s’applique aussi à celui qui jette le discrédit sur les institutions publiques ou leur fonctionnement, dit la loi. Des interprétations du texte pourraient se rapprocher de la censure, relèvent ici de nombreux juristes. Cet arsenal législatif n’empêche pourtant pas les fake news. Comme il est très contraignant, il n’y a pas de demi-mesure. La loi est donc peu appliquée.#StopfakenewsLe gouvernement a donc lancé il y a un an une campagne anti-fake news. Le but n’était pas de condamner tous les internautes fautifs à trois ans de prison. Mais plutôt de relayer des informations dites vérifiées, étayées. Voici un exemple de fausse nouvelle qui a été contrée assez rapidement : celle du palais présidentiel de Dakar. Des internautes ont partagé une fausse information selon laquelle le palais appartiendrait toujours à la France. L’Etat Sénégal devant verser un loyer tous les mois. Tout cela est faux, l’exécutif l’a rappelé très vite sur Twitter. A part cet exemple, il faut quand même dire que la campagne a davantage été l’occasion de faire la promotion des actions du gouvernement.Africa Check, un site de vérification des faitsPeu de titres de la presse sénégalaise ont des journalistes et des rubriques dédiées à l’analyse des fausses nouvelles. On peut quand même citer Africa Check, qui fait un vrai travail de vérification des déclarations, des chiffres contenus dans la presse sénégalaise. Et ce depuis 2012. Les fausses nouvelles sont enfin des armes utilisées par des hommes politiques ici. Avec la campagne présidentielle, Africa Check risque d’avoir de plus en plus de travail.

Présidentielle au Cameroun : l’avocat anglophone Akere Muna se désiste pour former une coalition avec l’ex ministre Maurice Kamto

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 A la veille de l’élection présidentielle de dimanche au Cameroun, il ne reste plus que huit candidats en lice. Akere Muna s’est désisté pour former une coalition avec Maurice Kamto, a annoncé un porte-parole de l’ancien bâtonnier vendredi soir 5 octobre.

« Je crois fermement que l’avenir du Cameroun est la priorité absolue et vaut tous les sacrifices personnels », expliquait Akere Muna dans un tweet vendredi soir.
A deux jours de l’élection, Akere Muna a donc annoncé qu’il renonçait pour se rallier à un autre avocat, Maurice Kamto du RMC. Me Akere Muna explique avoir simplement mis ses idées en application pour que l’opposition puisse remporter le scrutin face au président en poste depuis 36 ans.
Depuis que j’ai lancé ma candidature (…), j’avais dit que pour s’offrir la meilleure chance de déraciner le gouvernement actuel, il fallait former une coalition.
Akere Muna
Depuis jeudi, on savait les deux hommes sur le point de conclure un accord. Les pourparlers auront duré jusqu’en début de soirée. Il a été question de crise anglophone, de la forme de l’Etat, sans doute aussi de la gestion du pouvoir en cas de victoire, explique-t-on dans les équipes de campagne.L’ancien bâtonnier appelle donc les électeurs à voter massivement pour le candidat Maurice Kamto. Il appelle également les autres candidats à suivre son exemple.C’est non du côté de Joshua Osih. « Je suis candidat, je reste candidat, déclare le candidat du SDF. Le Cameroun a besoin d’un vrai changement. Pour nous, conclut-il, Kamto-Muna et Paul Biya, c’est bonnet blanc, blanc bonnet ».Pendant ce temps, Cabral Libii poursuivait sa campagne dans la région de l’Adamaoua. Il sera à Yaoundé ce samedi pour un dernier meeting.« Ce n’est pas le jour du marché qu’on engraisse l’animal », ironise pour sa part un responsable du RDPC, le parti du président Paul Biya, qui voit dans cette alliance de dernière minute une démonstration de plus de l’amateurisme des candidats de l’opposition.Akere Muna et Maurice Kamto organisent ce samedi un meeting commun à Douala.