Mauvais hivernage : sécheresse à l’horizon dans le monde paysan ?

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De la terre sèche et quelques pousses encore à ras du sol. Dans le champ de Cheikh Ndiaye, les semences de mil sont décimées, faute de pluie. Pour espérer sauver sa saison, l’agriculteur cherche des alternatives. Il sème de nouveau. La variété de graines qu’il enfouit dans le sable pousse plus vite et avec moins d’eau.

« J’ai planté du mil mais ça n’a pas poussé, c’est mort. Maintenant, j’ai ajouté des haricots et si, cette fois ça pousse, j’aurai au moins de quoi nourrir ma famille et le bétail. Si je n’ai pas de bons rendements, je serai obligé d’aller travailler ailleurs », explique-t-il.

Près de 6 000 familles d’agriculteurs vivent ici dans la région de Mékhé, au nord de Dakar. Les 40 millimètres de pluie tombés en un mois et demi menacent aussi la survie de leur bétail. Une situation qui inquièteSamba Mbaye, de l’Union des groupements paysans de la localité.

« Aujourd’hui l’alimentation du bétail pose problème. Pour les humains, on est en train de se débrouiller mais pour le bétail c’est plus compliqué. Le sac de foin qui coûtait 1 500 Francs CFA coûte maintenant 7 000 Francs CFA. Ce sont beaucoup de symptômes de 1973, les grandes sécheresses qui sont en train de pointer à l’horizon », souligne-t-il.

Les prévisions météorologiques des trois prochains mois ne sont pas bonnes. Il n’y a pas encore de plan d’urgence mais le ministère de l’Agriculture a déjà distribué, dans les campagnes, d’autres semences, moins gourmandes en eau.

Mouhamadou Diouf alias Amoul Yaakar, policier sénegalais incorruptible

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Un oiseau rare dans la faune des policiers de la circulation du Sénegal. À Dakar, Mouhamadou Diouf fait le désespoir des conducteurs : dans un pays où la « tolérance » flirte parfois avec la corruption, pas question de négocier avec lui.Lorsqu’il reçoit l’alerte de son collègue, Moussa*, chauffeur de taxi clandestin à Dakar, s’empresse de faire descendre ses clients. « Terminus ! Amoul Yakar est de sortie ! » La voiture, qui devait se rendre boulevard Général-de-Gaulle, finit sa course à quelques minutes de son point de départ, à Liberté VI.Celui qui contraint le chauffeur à une pause, c’est Mouhamadou Diouf, agent de circulation réputé incorruptible, d’où son surnom « Amoul Yakar » (« sans espoir », en wolof). Ce matin-là, l’homme sillonne la capitale sénégalaise en moto, avec pour premier point de contrôle la sortie de l’autoroute, en centre-ville. Posté en contrebas, le policier reconnaît à leur conduite les automobilistes en infraction.Justement, la Dacia qu’il aperçoit s’est manifestement muée en taxi clandestin. La démarche résolue, Mouhamadou Diouf se place au milieu de la route et fait signe au conducteur de s’arrêter. Papiers confisqués, voiture immobilisée. Le chauffeur tente de négocier la contravention, peine perdue. « Amoul Yakar » reste inflexible. « Un jour, il a arrêté son oncle ici même« , raconte son co-équipier, qui ne cache pas sa fierté de travailler avec un tel collègue.« Ces jeunes n’ont peur de rien »Il faut dire que l’agent fait figure d’exception dans un pays où la corruption policière est répandue, selon l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). D’après une étude sur la perception et le coût de la corruption au Sénégal publiée en décembre 2017, « 95,9 % des personnes qui ont évoqué des cas de corruption dans le secteur public l’attribuent au sous-secteur de la sécurité publique », avec une majorité de cas dans le domaine du contrôle routier.Un constat appuyé par des vidéos d’internautes où l’on voit des policiers se laisser corrompre. Une autre, publiée fin juin, montre en revanche l’exaspération d’un chauffeur de taxi qui soutient que l’agent de contrôle lui demande de glisser un billet dans sa carte grise – un des procédés de corruption les plus répandus. Ces pratiques, les patrons de la police jurent les combattre. « Nous travaillons ardemment pour que l’exception Amoul Yakar devienne la règle« , martèle le commissaire central de Dakar, Ndiaré Sène.Après le centre-ville, c’est à Liberté VI que se poursuit la tournée de l’agent. Plutôt que de prendre l’autoroute, il préfère les voies empruntées par les taxis clandestins. Le voyant venir, certains tentent de changer d’itinéraire, mais ils sont vite rattrapés. « Papiers ! Clé du véhicule !« , gronde Mouhamadou Diouf, qui tient tout de même à rassurer : « Ce n’est pas de la violence mais de l’intimidation. Ces jeunes n’ont peur de rien. »Mais ce jour-là, un chauffeur de minibus clandestin va lui échapper. En l’apercevant, l’homme prend brusquement la fuite… à pied. « Ce sont des délinquants de la route, s’agace le policier. Bien qu’il ait laissé la clé sur le contact, il pourra reprendre son van parce qu’ils multiplient les jeux de clé. »Cible des jeteurs de sortsMouhamadou Diouf fait partie des pionniers de la compagnie de circulation de Dakar, créée en 2005. D’abord agent de régulation, il s’occupe désormais du transport irrégulier et du stationnement anarchique, avec comme credo de ne jamais s’attacher au statut social mais à l’humain – une philosophie qu’il tient de son éducation familiale et de ses années de scoutisme.À chaque contrôle, il tente de faire comprendre l’infraction, que les automobilistes finissent généralement par reconnaître. « Il est sévère mais c’est juste qu’il fait bien son travail. Et ça, on n’y est pas habitué ici« , regrette un chauffeur de taxi qui conduisait ce jour-là sans ses papiers. « Il accomplit brillamment sa mission« , commente sobrement son supérieur, le capitaine Djibril Fall. Ce que confirment les chiffres : au total, 49 permis et 19 clés de véhicule auront été saisis cette matinée.Pourtant, l’agent Diouf dit n’avoir jamais été récompensé par la police, où l’on évite de le qualifier d' »incorruptible » pour ne pas briser le tabou et stigmatiser, par effet de miroir, les autres agents. Il confie cependant avoir été sélectionné en 2016 pour une mission des Nations unies, qu’il attend toujours d’effectuer.« Amoul Yakar », cible régulière des jeteurs de sorts, serait-il victime de sa rigueur dans un pays où le « masla » (la tolérance) est de mise ? Le policier répond avec modestie et malice : « J’ai la case que mon père m’a laissée à Tambacounda [dans l’est du Sénégal]. Si je n’ai rien de la police, à la retraite je pourrai au moins y dormir l’esprit tranquille, car j’aurai porté l’uniforme avec honneur. »

2nd tour : l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra insulte l’avenir en refusant de donner une consigne de vote

Avec 8 % des voix au premier tour de la présidentielle, Aliou Diallo aurait pu décider de compter dans la bataille du second tour qui doit se jouer dimanche. Mais il préfère ne pas donner de consigne de vote pour ne pas « accompagner le mensonge » de ce qu’il nomme une mascarade électorale.« Il n’y a pas eu d’élection, il y a un simulacre d’élection. Nous, nous allons arrêter notre parcours ici, nous n’allons pas continuer de cautionner ces mensonges, ces bourrages des urnes, ces fraudes massives », a-t-il déclaré. Il encourage en conséquence ses soutiens à « faire ce qu’ils ont bien envie de faire librement, pour le Mali ».Et malgré des voix divergentes au sein de son camp, Cheikh Modibo Diarra, qui pèse un peu plus de 7 % des suffrages exprimés au premier tour, ne veut pas lui non plus apporter son soutien ni à Ibrahim Boubacar Keïta ni à Soumaïla Cissé.A ses yeux, « ni l’un ni l’autre ne correspond à [son] idéal de changement. Remplacer Ibrahim Boubacar Keïta par Soumaïla Cissé n’est pas l’alternance, ce n’est ni plus ni moins qu’un jeu de chaises musicales ». Cheick Modibo Diarra préfère apparemment un deuxième et dernier bail d’IBK qui lui laisserait ses chances pour 2023, plutôt que deux mandats successifs de Soumaïla Cissé si celui-ci venait à gagner.D’autres candidats sur la même lignePour l’un comme pour l’autre, le choix doit donc entièrement revenir aux électeurs. Une stratégie qui a fait tache d’huile parmi les autres candidats malheureux. Ainsi, dénonçant des « fraudes massives », l’ancien Premier ministre malien Modibo Sidibé ou encore le banquier Mamadou Igor Diarraappellent leurs militants à voter selon leur conscience.Certains candidats ont en revanche appelé à voter IBK, à l’instar de Modibo Koné, Cheick Harouna Sankaré et Djénéba Ndiaye, la seule femme candidate. Ils totalisent tous à peu près 4 %. Les décisions d’autres éliminés du premier tour sont attendues ce samedi.

Parcelles Assainies : Al Ghassimou Diallo arrêté pour viols répétés sur une mineure de 14 ans

Al Ghassimou Diallo est assurément un drôle de type. En tout cas, en ayant hé- bergé une gamine tout en avouant avoir entretenu avec elle plusieurs rapports sexuels non protégés, il s’ouvre grandement les portes de la prison de Rebeuss. Au terme de sa garde à vue à la police des Parcelles Assainies, il a été déféré au parquet pour le délit de viols répétés et détournement de mineure. L’affaire concernant Al Ghassimou Diallo et la jeune F.B. C continue d’alimenter les débats aux Parcelles Assainies où se sont déroulés ces faits de viols répétés et détournement de mineure. La victime qui avait déserté la maison de ses parents est allée trouver refuge chez son petit ami. Et durant un mois, ses parents ont remué ciel et terre pour la retrouver. Il a fallu qu’un proche du copain alerte la famille de la victime pour que la fille soit retrouvée. La mère de la victime, auteur de la plainte contre Al Ghassimou Diallo, explique : « Ma fille, âgée de 14 ans, a quitté le domicile familial depuis un mois. Nous l’avons cherchée partout sans succès en plus d’avoir fait la déclaration de disparition à la police de Sicap Mbao et à la gendarmerie de Keur Massar. Mais avant-hier, aux environs de 11 heures 52 minutes, une de mes amies, qui m’aidait activement à rechercher ma fille, a reçu un appel téléphonique d’un proche du mis en cause lui signalant la présence de ma fille à l’unité 19 des Parcelles Assainies». Cette même source a également signalé à la plaignante que le ravisseur de la fille s’apprêtait à partir avec elle en Guinée. Nantie de cette information, la plaignante s’est rendue au commissariat des Parcelles Assainies pour demander une intervention diligente afin que sa fille soit retrouvée. La ­victime ­revient­ sur les ­faits : Celle-ci, retrouvée, a raconté aux enquêteurs avoir connu son ravisseur, Al Ghassimou Diallo, depuis l’année 2016. « Nous fréquentions la même école coranique sise à l’unité 19 des Parcelles Assainies. Mes parents vivaient alors dans ce quartier avant qu’ils ne déménagent à Keur Massar », a-t-elle confié aux enquêteurs. Et selon la fille, c’est au cours d’une rencontre fortuite au marché Dior, alors qu’elle avait fugué de chez ses parents, que le mis en cause lui a proposé de l’héberger, le temps qu’elle fasse la paix avec sa mère. Une aubaine pour son ravisseur. Ce qui devait arriver, arriva. En effet, raconte l’adolescente, « lors de notre première nuit, il m’a servi de la boisson. Et après l’avoir bue, j’avais perdu connaissance. C’est à mon réveil que je me suis rendue compte qu’il avait abusé de moi. Me sentant mal, je lui avais demandé de me laisser rentrer en vain. Par la suite, il m’a proposé de m’enfuir avec lui en Guinée » a dit la fille aux enquêteurs .De l’économie de la confession de la fille, il ressort que le mis en cause l’a retenue pendant plusieurs jours et continuait d’abuser sexuellement d’elle en usant parfois de menaces. Al Ghassimou Diallo, interrogé, reconnait les faits qui lui sont reprochés tout en se prévalant d’être le petit ami de la fille. L’accusé­ reconnait­ les­ faits­ « Nous nous sommes connus depuis 2016 au sein du ‘’daara’’ de Oustaz Mamadou Saliou Bâ sis à l’unité 19 des Parcelles Assainies. A cette époque, elle habitait aux HLM Grand Médine. Lorsque sa famille a déménagé à Keur Massar, elle m’appelait souvent au téléphone », a-t-il expliqué face aux enquêteurs. Avant de poursuivre : « Il y a pratiquement 20 jours, elle m’a rendu visite à mon lieu de travail. Ce jour-là, j’ai tout fait pour la persuader de rentrer chez elle alors qu’il faisait nuit. Mais elle a refusé. Ne pouvant pas la laisser, j’ai dû l’héberger avec l’aide d’un ami qui a bien voulu nous permettre de passer la nuit sous sa « pergola » à l’unité 15 des Parcelles Assainies avant qu’un autre ami ne me prête sa chambre où nous avons passé 4 nuits » a-t-il expliqué

Présidentielle, Abdoulaye Baldé candidat : ‘Yabouma Sénégalais yi !’

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Le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, a annoncé ce jeudi, en conférence de presse, sa candidature pour la présidentielle du 24 février 2019. Il sera investi à deux mois l’échéance. « Au mois de décembre, nous allons organiser une grande manifestation d’investiture », prend-t-il date.Longtemps annoncé dans les bras de Macky Sall, Baldé corrige : « Je l’ai dit, je le redis, et continuerai à le dire, personne ne m’empêchera de me présenter. Seul Dieu peut m’en empêcher. Ma candidature n’est pas fantaisiste mais essentielle. Ce sont les gens qui font des supputations. Mais moi, j’ai toujours était constant. Je n’ai jamais varié ma position. Je n’ai pas besoin de surenchère. Yabouma Sénégalais yi (Je respecte les Sénégalais, en wolof). En 2014, j’étais le premier à déclarer ma candidature. »Mais s’il a annoncé sa candidature, le maire de Ziguinchor doit faire encore du chemin avant de voir celle-ci validée. Il doit recueillir les signatures requises. Cela ne l’effraie pas : « Lors des dernières législatives, sur les 14 régions que compte le Sénégal, nous avons dépassé largement les 2000 voix dans 6 régions. Donc le parrainage est loin d’être un frein pour moi. »Se tournant vers ses camarades de l’opposition, Abdoulaye Baldé appelle à l’unité. « A mon avis, avoir un seul candidat de l’opposition est une erreur. Donc il faut diversifier les candidatures et celui qui sortira soit soutenu par toute l’opposition, suggère-t-il. Notre objectif c’est d’aller au second tour avec Macky Sall. C’est utopique de penser gagner une élection au Sénégal dès le premier tour. Mathématiquement et scientifiquement, aucun Président ne peut passer au premier tour en Afrique, l’exemple du Mali est patent. »L’ancien ministre d’ajouter : « Le vrai combat de l’opposition, c’est de lutter pour que les électeurs aillent récupérer leur cartes d’identité. C’est sur ce terrain que j’appelle toute l’opposition parce que les sénégalais n’ont pas encore récupérer leur pièce. Que ce soit au Sénégal et même dans la diaspora. Sur ce, il nous faut un grand cadre de concertation. »

Usain Bolt recruté comme footballeur par un club australien

Le Jamaïcain a longtemps essayé de lancer sa carrière dans le foot.

Après avoir battu les records du monde en sprint, Usain Bolt veut désormais s’essayer au football. À 31 ans, l’athlète jamaïcain a pu décrocher une période d’essai au sein du club australien des Central Coast Mariners, a annoncé mardi le club dans un communiqué.

Si le sprinter s’est engagé avec le club de première division, son accord ne lui “garantit pas un contrat comme joueur, mais il aidera le champion olympique à 8 médailles d’or à avoir l’opportunité d’accomplir son désir de jouer au football au niveau professionnel”, souligne le club.

“Usain Bolt va ainsi s’entraîner avec les joueurs du club australien pour une durée indéterminée. Si ça s’avère concluant, Bolt pourrait signer son premier contrat professionnel”, précise la MAP.

″Ça a toujours été mon rêve de jouer au football à un niveau professionnel. Je sais que cela demande beaucoup de travail et d’entraînement pour arriver au niveau requis, pour jouer et avoir un impact dans la ligue australienne”, a réagi l’athlète dans le communiqué.

Le président du club Shaun Mielekamp est d’autant plus enthousiaste à l’idée d’accueillir l’homme le plus rapide du monde dans son équipe.

“Notre objectif est d’être la compagnie sportive la plus innovante en Australie, mais aussi la plus divertissante et la plus axée sur la communauté, et c’est ce qui fait notre avantage sur la concurrence”, a déclaré Mielekamp dans le communiqué. “Faire venir Usain Bolt au club pour s’entraîner et, espérons-le, devenir un joueur de football professionnel s’aligne parfaitement avec cette philosophie du club”, ajoute-t-il.

Le Jamaïcain a longtemps essayé de lancer sa carrière en tant que footballeur professionnel en effectuant “deux jours de test au Borussia Dortmund, un entraînement dans le sud de la France, à Saint-Jean-Beaulieu, un match amical avec le club norvégien de Stromsgodset, un match de charité à Old Trafford et un autre contre les Bleus de France 98 en juin dernier”, indique la MAP.

“Je dis toujours que ‘tout est possible, ne pense pas aux limites’ et je suis impatient de relever ce défi”, a déclaré Bolt qui foulera la pelouse en Australie à partir du 18 août.

Bolt est aujourd’hui l’athlète “le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques en sprint avec huit médailles d’or et de l’histoire des championnats du monde avec onze victoires”, rappelle la MAP.

Rashida Tlaib va devenir la première femme musulmane élue au Congrès américain

Rashida Tlaib avait interrompu un meeting de Trump en 2016. Elle va maintenant entrer au Congrès et défendre l’égalité salariale, l’université gratuite, les droits LGBT ou encore la protection de l’environnement.

Rashida Tlaib, fille d’immigrés palestiniens arrêtée il y a deux ans pour avoir perturbé un discours de Donald Trump, est entrée dans l’histoire ce mercredi 8 août en s’assurant de devenir la première musulmane élue au Congrès américain.

Cette ancienne avocate de 42 ans a remporté une primaire démocrate dans le Michigan. Aucun autre candidat ne se présentant en face, elle est assurée de faire son entrée à la Chambre des représentants après les élections législatives de mi-mandat de novembre.

« Un grand merci pour avoir rendu possible ce moment incroyable. Les mots me manquent. J’ai hâte de vous représenter au Congrès », a-t-elle tweeté après avoir pris le dessus sur cinq autres prétendants démocrates.

Rashida Tlaib deviendra la première musulmane de l’histoire à faire son entrée au Congrès, 12 ans après le premier musulman, Keith Ellison, élu du Minnesota. Un seul autre musulman y siège actuellement: Andre Carson, élu depuis 2008 dans l’Indiana.

Visiblement émue à l’annonce des résultats, la quadragénaire s’est jetée dans les bras de sa mère, originaire d’un village de Cisjordanie, où le reste de la famille a suivi de près la soirée électorale. « Ils sont scotchés devant la télé. Ma grand-mère, mes tantes et mes oncles sont rassemblés pour regarder leur petite-fille », a-t-elle confié, les larmes aux yeux.

L’élection du républicain Donald Trump a sonné selon elle comme un « signal d’alarme » pour de nombreuses femmes américaines, qui n’ont jamais été aussi nombreuses à postuler au Congrès, principalement dans le camp démocrate, après une année marquée par le mouvement #MeToo.

Elle explique que des raisons plus personnelles ont motivé sa candidature, notamment les difficultés de ses deux fils à trouver leur place dans un pays de plus en plus hostile à l’égard des musulmans, qui représentent environ 1,1% de la population américaine.

Elle avait affirmé en mai à la chaîne CBS News que son élection enverrait « un grand message » à l’ensemble des Etats-Unis: « Nous faisons partie intégrante de la société et nous voulons lui rendre quelque chose en retour, comme tous les autres. »

Elle succédera officiellement en janvier au démocrate John Conyers, 89 ans, poussé à la démission par des accusations de harcèlement sexuel après avoir passé plus d’un demi-siècle au Congrès. Diplômée de droit, Tlaib, qui est née et a grandi à Détroit, a travaillé comme avocate avant de faire son entrée en 2009 à la Chambre des représentants du Michigan.

Elle a interrompu en août 2016 à Détroit un meeting du candidat Donald Trump. « Nos enfants méritent mieux », avait-elle lancé, lui implorant de lire la Constitution américaine, avant d’être sortie de la salle par le service d’ordre.

L’ancienne avocate défend un programme résolument progressiste qui va de l’égalité salariale hommes-femmes à l’université gratuite, en passant par la santé publique, les droits LGBT, l’abrogation du décret migratoire de Trump ou la protection de l’environnement.

25 ans ferme requis contre Ahmadou Bamba Mbaye qui a poignardé son ex-femme au Canada

Accusé d’avoir poignardé à plusieurs reprises son ex-femme, le Sénégalais Ahmadou Bamba Mbaye pourrait écoper de 25 ans de prison. Il sera fixé sur son sort le 15 août 2018.La date du procès d’Ahmadou Bamba Mbaye est désormais connue. Ainsi, après plusieurs renvois, la Cour provinciale d’Alberta au Canada se prononcera, définitivement, sur son sort le 15 août prochain. En effet, l’affaire avait été repoussée suite à la demande de l’avocat de l’accusé, Anwar Jarrah. Ce dernier, était obligé de faire cette requête. Car, avait-il déclaré, il lui fallait beaucoup de temps pour rassembler les éléments d’enquête. Donc, l’audience a été fixée au 20 juin 2018. Mais, l’audience a été encore repoussée sur demande des avocats des deux parties pour les mêmes raisons. Et, c’est pour cela que la dernière audience s’est tenue le 23 juillet passé.A noter que la Cour provinciale d’Alberta a retenu la date du 15 août 2018 pour boucler cette affaire. Mais, pour le moment, il faut retenir que le procureur a requis 25 ans de prison fermes contre le sénégalais.

Fertilité : porter un caleçon ample ou un slip ?

Résultat d’une étude publiée ce jeudi 9 août par des scientifiques américains effectuant des recherches sur le fonctionnement testiculaire ? Quand on veut être père, mieux vaut porter des caleçons amples.  

Les hommes qui veulent devenir père feraient mieux de porter le caleçon plutôt que des sous-vêtements serrés, pour favoriser la production de spermatozoïdes, ont affirmé des chercheurs jeudi.

Cette étude publiée par la revue Human Reproduction confirme, avec une plus grande rigueur que d’autres avant elle, ce que l’on soupçonnait déjà : plus les testicules respirent, mieux ils fonctionnent.

« Les hommes qui portent des caleçons ont des concentrations en spermatozoïdes plus élevées que ceux qui portent des sous-vêtements plus moulants », a résumé la revue dans un communiqué.

Cette conclusion provient de spermogrammes réalisés par 656 hommes entre 2000 et 2017, dans le service d’assistance à la procréation du Massachusetts General Hospital à Boston (États-Unis).

L’étude « est la première à dépasser l’accent mis traditionnellement sur la qualité du sperme et à comprendre des données sur une multitude d’indicateurs du fonctionnement testiculaire, tels que les hormones de la reproduction et les dégâts sur l’ADN du sperme », a avancé Human Reproduction.

Les sujets de l’étude ont indiqué ce qu’ils portaient le plus souvent. Pour 53 % c’était des caleçons, pour 47 % des sous-vêtements plus serrés (boxer court ou boxer long, slip moulant ou autre).

En ajustant avec d’autres facteurs pouvant influencer la qualité du sperme (état de santé, niveau d’activité physique, tabagisme, etc.), les adeptes du caleçon avaient 33 % de spermatozoïdes mobiles en plus.

Éviter les bains trop chaud

Par ailleurs, ceux qui portent des sous-vêtements serrés secrètent plus d’hormones folliculo-stimulante (FSH), qui stimulent la production de spermatozoïdes. D’après les chercheurs, le corps compense ainsi une température trop élevée pour les testicules.

« La production de sperme nécessite une température de 3 à 4 °C inférieure à celle du reste du corps », a rappelé un professeur en médecine de la reproduction de l’université d’Édimbourg (Royaume-Uni), Richard Sharpe, cité par Science Media Centre.

Lui et d’autres experts donnent d’autres conseils : éviter de porter des pantalons moulants, de passer trop de temps assis, et de prendre des bains très chauds

« Béthio doit être jugé ! » (Bâtonnier)

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Le Bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Mbaye Guèye, ne comprend pas le retard de la tenue du procès de l’affaire Médinatoul Salam. Dans un entretien ce jeudi, il estime que ce dossier « doit être jugé ». « Un point un trait », clôt-il.

L’avocat argumente : « L’instruction du dossier a été clôturée. Le juge qui a mené l’instruction à Thiès a même été affecté à Dakar. Le dossier a été clôturé et les accusés renvoyés devant la Chambre criminelle depuis plusieurs années. Ce qui est très gênant dans ce dossier, c’est qu’on ne juge pas les faits et on maintient de jeunes Sénégalais en prison. (…) C’est extrêmement grave. »

Me Guèye de marteler : « Leur détention ne se justifie plus ! Parce que le provisoire s’arrête avec la clôture de l’information. (Je veux) connaître le régime juridique qui régit ces jeunes mis en prison. Le juge d’instruction a clôturé l’information, a renvoyé, mais le parquet n’enrôle pas. »

Le Bâtonnier d’interroger : « Quel est le régime juridique qui gère la période allant de la clôture de l’information à l’enrôlement du dossier et à la saisine de la Chambre criminelle ? Sont-ils  toujours en détention provisoire ? Ce cas me préoccupe. Non pas parce que j’ai envie qu’une personne ou une autre aille en prison ou soit sanctionnée, mais parce que ceux qui sont en prison sont des Sénégalais comme les autres et qu’ils ont droit à ce que justice leur soit rendue. »