Portrait : Ousmane Sy, du daara de Salloly Ngom à la tête de la police

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Agé de 54 ans, Ousmane Sy est un officier qui a fait les beaux jours de la Police nationale. Le ‘’Doomou daara’’ est crédité d’un parcours professionnel lisse, sans gros cafards dans ses placards.

‘’L’enfant’’ a grandi. La police soulagée. Avant-hier, tard dans la nuit, en Conseil des ministres, le président de la République, Macky Sall, n’a pas fait que rendre public le décret de nomination du nouveau directeur général de la Police nationale. Plus que ça. Il a soulagé les troupes qui, depuis plusieurs jours, étaient dans l’expectative. C’est désormais officiel. Oumar Maal part, Ousmane Sy prend la place. Une place qu’il connait très bien, puisque la titillant depuis le magistère d’Anna Sémou Faye, voire même bien avant en tant que conseiller. C’est, en effet, à cette époque qu’il a en été promu Dga (directeur général adjoint) avant d’être reconduit sous Maal. A ce titre, ‘’il a dû avaler des couleuvres, car il n’est pas facile d’être adjoint de certains directeurs’’, confie un haut commandant de la police. Qui ajoute : ‘’Nous allons vers des lendemains incertains. Le président de la République a bien fait de miser pour la continuité. Ousmane remplit tous les critères requis pour être à la tête de la police. Il faut juste lui souhaiter bonne chance.’’

Transfuge du Prytanée militaire Charles N’Tchoréré de Saint-Louis, le nouveau patron de la police est, selon nos différents interlocuteurs, l’une des personnes qui étaient les mieux indiquées pour remplacer Oumar Maal admis à faire valoir ses droits à la retraite. Avant sa nomination, des lobbies se sont activés de toutes parts. Mais, finalement, la raison a primé sur les affinités, selon le journaliste Pape Sané, spécialiste des questions sécuritaires. Il témoigne : ‘’Choix ne saurait être plus judicieux. En cette veille d’élection présidentielle, on va connaitre des troubles. Il ne faut même pas exclure que le pays sombre dans une situation de crise. Ce qui est différent d’une opération de maintien de l’ordre à cause de sa durée. Il y a plus de manifestations, plus de risques de bavures policières, plus de susceptibilités de vengeance… C’est à ce moment qu’on reconnait les vrais chefs. Ousmane Sy, de par son parcours, est comme, je le dis, ‘the right man for the situation’ (l’homme de la situation).’’

‘’Nous sommes dans un corps où il y a trop de lobbyistes’’

‘’Compétence et dignité’’. Voilà deux qualités essentielles pour être un bon commandant de la Police nationale. Un commissaire de police, foncièrement attaché à ce corps auquel il a accordé une bonne partie de sa vie, revient sur l’importance de ces deux qualités humaines dans un secteur aussi névralgique. Il déclare : ‘’Dans la police, les enjeux sont énormes. Et certains sont très égoïstes. Ils ne pensent qu’à leurs intérêts individuels. Nous sommes dans un corps où il y a trop de lobbyistes. Certains prêts à tout pour arriver à leurs fins. De ce que j’en sais, Ousmane n’est pas de cette catégorie. Je ne le connais pas comme un homme des réseaux lobbyistes. Et pour commander un tel corps, il faut être juste. Il faut aussi être intègre. D’autant plus que nous allons dans un contexte lourd de danger.’’

Ce contexte, c’est celui de la campagne présidentielle de 2019. Les différentes forces en présence menacent de se livrer bataille. Et la police, selon notre interlocuteur, sera amenée à jouer l’arbitre dans certaines situations. Avec toutes cette pression ambiante, il faut, selon lui, du courage et beaucoup de caractère. ‘’Que les gens comprennent que nous ne sommes pas des politiciens. Nous ne sommes pas là pour un régime. Nous sommes là pour défendre la République. Un bon chef de la police ne doit pas être dans les compromis. C’est d’ailleurs valable pour n’importe quel chef, mais surtout au niveau des forces de défense et de sécurité. Prenez l’exemple de votre directeur, s’il est un homme bon, respectable, vous avez envie de vous surpasser au travail. Au cas contraire, vous faites juste le minimum’’, analyse l’officier qui a un préjugé très favorable pour le successeur d’Oumar Maal.

‘’Homme bon, homme compétent, homme légitime’’. Les qualificatifs ne manquent pas pour l’actuel Dgpn. Sa carrière est auréolée de gloire. Sorti en 1986 en tant qu’officier de paix, il a occupé différents postes dont le commandement du Groupement mobile d’intervention (Gmi). Il a également fait la 5e compagnie de Ziguinchor, le commissariat central de Dakar, le commandement du corps urbain de Mbacké… Là-bas, dans la cité religieuse, il a eu à faire montre de toute sa poigne et de son intransigeance pour le triomphe de la loi. C’était dans les années 1990, avec feu Bada Lo qu’il a eu à interpeller, au grand dam de certains dignitaires religieux et du régime d’alors. Ce qui fait dire à l’ancien directeur de la rédaction de ‘’Dakar Times’’ qu’‘’il fait partie des rares officiers à qui on ne peut coller aucune casserole. Et c’est extrêmement important pour un chef de la police qui veut accomplir correctement sa mission. On ne peut le faire chanter avec des dossiers compromettants’’.

‘’L’enfant…’’

Le Saint-Louisien est aussi réputé être très précoce. Très jeune, il est devenu colonel (en 1999), soit le plus haut grade dans le corps des officiers de paix. Il est également l’un des plus jeunes, si ce n’est le plus jeune officier ayant obtenu à son âge le Dagos (Diplôme d’aptitude au grade d’officier supérieur). En 2003, il est nommé conseiller à la Direction générale de la police… Un parcours brillant qui fait de lui un homme légitime, apte à occuper sa nouvelle fonction.

Notre commissaire de police cité plus haut embouche la même trompette et se permet quelques conseils au nouveau boss. ‘’Il faut, recommande-t-il, qu’il reste droit dans ses bottes. Surtout rester intègre, car c’est ce qui nous permet d’avoir les coudées franches. En tant que Dgpn, les tentations peuvent être nombreuses, mais il faut rester soi-même et ne pas essayer de vivre au-dessus de ses moyens. Un chef de la police, un homme tout court, n’a que sa crédibilité. De toute façon, pour le commandement, on aurait même pu se passer d’un chef. Les textes sont suffisamment clairs pour gouverner les gens. Chacun n’a qu’à rester à sa place et respecter les prérogatives des autres’’.

Né à Saint-Louis en 1964, Ousmane Sy est un ‘’doomou daara’’ (quelqu’un qui a fréquenté l’école coranique), rapporte Pape Sané, ajoutant qu’il a fait ses humanités dans le Coran au ‘’daara’’ de Salloly Ngom, dans son terroir. C’est dans cette école qu’il a récité une première fois le Livre Saint à l’âge de 12 ans. Au prytanée, il était connu sous le sobriquet de ‘’L’enfant’’, non seulement parce qu’il était au prytanée, mais surtout parce qu’il était aussi petit. ‘’Par ailleurs, il était brillant et raflait tous les prix’’, informe M. Sané, lui-même ancien enfant de troupe.

Dans la police, l’actuel Dg a de qui tenir. Il a eu, en effet, à servir sous la houlette d’officiers émérites, dont Léon Diédhiou et surtout Saliou Diallo qui, selon le journaliste, est son maitre à penser. Dans l’exercice de ses fonctions, il pourra certainement compter sur l’ensemble du corps qui lui voue un grand respect, mais surtout sur des ‘’frères’’ avec lesquels il a passé des moments de braise à l’école. Parmi eux : Arona Sy, l’actuel Dg de l’Ecole de police, le directeur du Gmi Amady Lam, Gabriel Ndar Faye mis à la disposition des Nations Unies, Bécaye Diara qui est à Saint-Louis…

Très persévérant, il ne cesse de glaner des diplômes. ‘’L’enfant’’ a aujourd’hui dans son escarcelle deux Masters en Stratégie et Défense obtenus au Ceds.

Mais, comme le dit l’adage, derrière tout grand homme, il y a une grande dame. Derrière Ousmane Sy, il y a deux grandes dames. Malheureusement pour lui, l’une l’a quitté à un moment où il s’y attendait le moins. C’était il y a environ deux ans. Pape Sané explique : ‘’Peut-être s’il y a quelque chose qui va lui manquer au moment de connaitre cette consécration, ça va être la disparition de sa deuxième épouse qui a perdu la vie en donnant la vie à un petit garçon. C’est un épisode qui l’a beaucoup marqué et dont il se souviendra toujours.’’

Aujourd’hui, un nouveau challenge se dresse devant ‘’L’enfant de Bango’’ et sauf à être limogé en cours de mission, Ousmane Sy pourrait, contrairement à son prédécesseur, passer six ans dans sa nouvelle fonction. Marié et père de six bouts de bois de Dieu, l’actuel Dgpn est aujourd’hui âgé de 54 ans et ne partira à la retraite qu’en 2024.

« Bourrages d’urnes » : Soumaïla Cissé et ses deux suivants saisissent la justice

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Les trois principaux opposants maliens ont annoncé dimanche la saisine de la cour constitutionnelle du pays pour « bourrages d’urnes » par le camp du chef d’État sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), arrivé en tête du premier tour de la présidentielle.
Le chef de l’opposition, qui défiera IBK au deuxième tour, Soumaïla Cissé, « a déposé hier soir [samedi] une vingtaine de recours auprès de la cour constitutionnelle pour bourrages d’urnes, violation de la loi électorale, irrégularités », a indiqué à l’AFP un porte-parole de M. Cissé.« Les bourrages d’urnes expliquent notamment les scores d’IBK dans le Nord et le Centre », a-t-il affirmé.Le camp de l’ex-ministre des Finances a ajouté avoir déposé « une requête en récusation de six des juges de la cour pour suspicion de partialité, dont la présidente », Manassa Danioko.« Cette récusation est collective » et est portée par « les 17 candidats du front démocratique », a affirmé le parti de M. Cissé qui avait déjà affronté IBK au deuxième tour, en 2013.La cour constitutionnelle, composée de neuf juges, doit proclamer officiellement mercredi les résultats du premier tour pour que démarre la campagne du second tour qui se tient le 12 août et pour lequel Ibrahim Boubacar Keïta est donné grand favori.La cour n’a pas confirmé la réception des différentes saisines car « les requêtes viennent en confidentialité et sont directement remises au secrétaire de la présidente », a déclaré à l’AFP Mamadou Magassouba, secrétaire général de la cour constitutionnelle du Mali.Il a refusé en outre de commenter les accusations de partialité portées par le camp Cissé.« Dépouillement sans agents »Soumaïla Cissé, qui a recueilli le 29 juillet 17,8 % des voix, contre 41,42 % pour Ibrahim Boubacar Keïta, selon des résultats officiels proclamés jeudi soir, avait dénoncé dès vendredi des résultats « ni sincères, ni crédibles ».Arrivé troisième du scrutin, avec 7,95 % des suffrages, l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo a également « déposé un recours à la cour constitutionnelle qui concerne les résultats et le recomptage des voix », a indiqué à l’AFP son porte-parole, Cheick Diallo.« Il y a beaucoup d’irrégularités que nous avons constatées le jour du scrutin » telles que « des dépouillements sans agents électoraux » ou encore « l’enlèvement illégal de certaines urnes », a-t-il déclaré, accusant également le camp IBK de « bourrage ».Bien que la cour constitutionnelle soit « tendancieuse dans certains de ses arrêts, nous sommes obligés de rester dans ces procédures, car il n’y en a pas d’autres », a observé Cheick Diallo.Le quatrième homme du premier tour, Cheick Modibo Diarra — bref premier ministre renversé par l’armée en 2012 -, a lui aussi saisi le plus haut tribunal malien « au regard des constats d’irrégularités », selon un communiqué de sa formation politique.La suspicion de fraude électorale, et en particulier de bourrages d’urnes, est sur toutes les lèvres des partisans de l’opposition, car le ministère de l’Administration territoriale a annoncé les résultats provisoires du premier tour seulement à l’échelle nationale.Le gouvernement n’a « pas du tout l’intention de les publier en détail, bureau par bureau », a indiqué une source proche du ministère, resté sourd aux demandes répétées de l’opposition et des observateurs internationaux au nom de l’exigence de « transparence ».

Fally Ipupa déclare sa flamme en direct à sa dulcinée Haby Touré

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Cela s’est passé à Kinshasa devant plus de trois cents personnes. La star de la Rumba s’est jetée aux pieds de sa dulcinée pour lui présenter une bague.

L’heureuse élue s’appelle Habi Touré. Actrice-productrice. A l’écran, la compagne du réalisateur Didier Ndanga joue Kelia, la muse d’Henri Gonda, personnage interprété par le chanteur Fally Ipupa. Les deux acteurs partagent l’affiche de la série River Hôtel. Dans l’épisode 21, Henri Gonda alias Fally se jette aux pieds de sa dulcinée en lui présentant une bague. Certains Kinois ont pu voir la scène en avant-première le 16 juin dernier au Kempinski Hôtel Fleuve Congo. Hilarité dans la salle, alors que le chanteur congolais était assis entre les acteurs Eebra Tooré et Benito. A tout juste 40 ans, la star mondiale de la Rumba a troqué son chapeau d’artiste pour une casquette d’acteur. Rencontre.Paris Match. Quelle impression vous a donné cette première expérience ?Fally Ipupa. C’était comme tourner un grand clip. Je l’ai fait pour le plaisir et pour le Congo. C’est un « kif » de participer à une série tournée à Kinshasa, la ville qui m’a vu naitre et pour laquelle j’ai beaucoup d’affection.Cela vous a-t-il donné envie de participer à d’autres projets dans la fiction ?Au moment où l’on m’a proposé de jouer dans River Hôtel, je venais de recevoir des propositions aux Etats-Unis. Je dois encore écrire un pilote pour une série américaine. J’ai beaucoup d’amis dans le cinéma dont l’acteur Djimon Hounsou («Gladiator», «Blood Diamond») et j’adore les séries surtout celles de Netflix. J’ai vu Casa de Papel avant que tout le monde en parle, El Chapo, The Crown…Quels rôles vous attirent le plus ?Je n’ai pas voulu jouer un artiste, mais plutôt un rôle de films d’action, ceux que je préfère. Mes acteurs fétiches sont Al Pacino, Denzel Washington, Leonardo DiCaprio et Marlon Brando.Comment s’est passé le tournage ?Ça a été un grand plaisir de tourner. Je lisais les textes à ma manière, en improvisant. Mon seul souhait était de ne pas parler politique pour éviter la récupération. Bien sûr, il faut dénoncer la corruption, l’affairisme comme le fait cette série. Mais cela doit rester un divertissement et il faut aussi montrer le coté positif.Comment le faites-vous avec la musique ?La musique africaine s’exporte de mieux en mieux, des artistes congolais réussissent partout dans le monde. Il faut donner de l’espoir. Il faut dire et répéter que le talent ne suffit pas : qu’il faut se lever tôt, se coucher tard. Celui qui travaille a le plus de chances de réussir.Avez-vous touché une somme importante pour cette série ?Si je veux gagner beaucoup d’argent, je chante ! Tourner, je l’ai fait pour le kif pour passer un moment avec des amis et une bonne expérience ! Et aussi parce que je crois que si tout le monde pousse cette série, elle peut devenir la série de l’année.La série River Hôtel est aussi visible gratuitement et peut être téléchargée sur l’application mobile TV5MONDE Afrique

Afrique du Sud : Exproprier les terres des Blancs sans compensation ?

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LES AFRIQUES – Le président sud-africain a décidé de suivre son parti, l’ANC, dans sa volonté de modifier la Constitution à propos des terres arables et de leur redistribution en faveur de la majorité noire et pauvre du pays.

Moment de vérité pour la nation arc-en-ciel. À quelques mois de la prochaine élection générale, le président sud-africain s’attaque au dossier épineux des terres agricoles. La question jusque-là posée était de savoir comment allaient être opérées les expropriations.

Ramaphosa cède aux ultras de la question des terres

Après avoir soufflé le chaud et le froid, Cyril Ramaphosa a annoncé que, finalement, son parti allait chercher à modifier la Constitution pour accélérer l’expropriation sans compensation des terres arables ainsi que leur redistribution en faveur de la majorité noire et pauvre du pays. « L’ANC (Congrès national africain, au pouvoir), a-t-il annoncé cité par l’AFP, dans une allocution télévisée ce mardi soir, va finaliser, via le processus parlementaire, une proposition d’amendement à la Constitution qui décrit de façon plus claire les conditions dans lesquelles l’expropriation des terres sans dédommagement peut être effectuée. » Et d’ajouter à la fin « que ce changement pourrait débloquer la croissance économique ».

Comment ce dossier a-t-il évolué ?

Il faut savoir qu’aujourd’hui, une grande partie des terres les plus productives d’Afrique du Sud appartient toujours aux fermiers blancs. Ceux-ci contrôlent 73 % des terres arables bien que l’apartheid soit révolu depuis 24 ans. Leurs terres qui pourraient donc être saisies de force et transférées à la population noire. C’est une question d’autant plus cruciale que le débat qu’elle génère est celui qui divise le plus la société sud-africaine.

On est donc à un tournant majeur de la vie politique, économique et sociale de l’Afrique du Sud qui doit régler là une question qui prend racine dans l’histoire du pays marquée par beaucoup d’injustice, de violence et de forte opposition raciale. Jusqu’à présent, le gouvernement sud-africain avait poursuivi une politique de consentement entre l’acheteur et le vendeur pour permettre le transfert des terres jusqu’à ce qu’en février, les législateurs aient voté en faveur de la création d’une commission chargée de réécrire la Constitution et permettre ainsi le transfert forcé de terres sans compensation. De quoi rappeler à certains critiques le cas des réformes catastrophiques opérées au Zimbabwe, lesquelles ont contribué à faire du pays de l’ex-président Robert Mugabe un espace de crise politique, économique et sociale. Nul n’ignore que les élections générales sont pour avril 2019. Il n’y a aucun doute que Ramaphosa veut se faire élire afin de continuer le mandat qu’il a pris des mains de Jacob Zuma. De fait, la nature électoraliste d’une telle mesure est pointée du doigt par certains observateurs qui se demandent si, au regard de la dimension fortement symbolique de la question, un peu plus de mesure, de patience et de méthode ne seraient pas les bienvenus.

Un dossier stratégique pour Ramaphosa

Cela dit, pour le président Ramaphosa, « l’intention de cet amendement est de promouvoir la réparation, de faire progresser le développement économique et d’accroître la production agricole et la sécurité alimentaire ». « Il est devenu évident que notre peuple veut que la Constitution soit plus explicite à propos de l’expropriation des terres sans dédommagement », a-t-il déclaré cité par l’AFP.

Alors que l’ANC ne dispose pas à lui seul de la majorité parlementaire des deux tiers nécessaire pour amender la Constitution, il apparaît clair qu’une alliance est certainement en vue avec l’EFF, parti de la gauche radicale dit des Combattants pour la liberté économique de Julius Malema. Pas de doute, les grandes manœuvres pour la présidentielle d’avril 2019 ont commencé.

Lagos Fashion Week : images

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FASHION – Une renaissance attendue par de nombreuses fashionistas africaines et de la diaspora a eu lieu dans la capitale économique nigériane au printemps dernier. Après une pause de six longues années, l’Arise Fashion Week (AFW) est revenue avec des invités prestigieux comme le supermodel Naomi Campbell et son compagnon le rappeur anglo-nigérian Skepta, le roi de l’Afrobeat nigérian Wizkid, les top models nigérianes Oluchi Orlandi et Ojy Okpe, l’acteur nollywoodien Richard Mofe-Damijo. Une décennie auparavant, l’AFW avait réussi à placer le Nigeria sur la carte mondiale de la mode. Le nom était tiré du bimestriel Arise, vendu aux quatre coins du monde depuis Londres, qui soutenait le meilleur de la création africaine. Tous deux ont été lancés par Nduka Obaigbena, un magnat des médias nigérians. Ce dernier a fondé en 1995 This Day, un des plus grands quotidiens du pays et la chaîne d’info Arise News en 2013. Sa réputation de mauvais payeur auprès de ses employés et collaborateurs lui a valu des poursuites en justice et l’arrêt de l’AFW puis du magazine Arise en 2013. Cette nouvelle mouture de l’AFW a présenté également un programme ambitieux de mentorat sur le financement, l’approvisionnement et l’exportation comme le souligne Orode Imevbore, la coordinatrice du projet : « de grands stylistes du monde entier feront don de leur temps et de leur expertise pour aider les labels de mode africains à atteindre l’échelle mondiale ».

La mise en valeur de l’excellence dans la mode africaine encourage les vocations

 

Cet événement phare a attiré une quarantaine de pointures du continent et de la diaspora d’une quinzaine de pays, dont les habitués des éditions précédentes comme l’Anglo-Ghanéen Ozwald Boateng, le Marocain Amine Bendriouich, le Sud-Africain Kluk CGDT ou le Tanzanien Mustafa Hassanali. Les labels nigérians étaient naturellement présents en nombre à l’instar de Tiffany Amber de Lanre Da Silva, Style Temple de Ogugua Okonkwo, Phunk Afrique de Funke Adepoju ou Vonne Couture de Yvonne Nwosu. Sans oublier les griffes prisées, celles de la Canadienne Aurora James, de la Botswanaise Koki Kamala ou de la Franco-Ivoirienne Laurence Chauvin-Buthaud. Les jeunes stylistes sont conscients des nombreux défis à relever dans l’industrie de la mode à l’image de la Nigériane Salihat Rahaman, créatrice en 2014 de Abaya Diva, qui revisite de manière flamboyante abayas et caftans : « Les stylistes sont mieux formés et plus visibles, malheureusement comme dans la plupart des autres secteurs du pays, les déficiences des infrastructures et dans l’énergie pèsent sur la réussite. » Et de poursuivre : « Nous avons également négligé de former des tailleurs à un niveau standard, alors nous en faisons venir d’Afrique francophone ou d’Asie en payant des sommes exorbitantes pour leurs services. » L’étoile sud-africaine Thebe Magugu résume bien la situation : « Il y a assez de vêtements dans le monde. Je pense qu’il est temps de fabriquer des tenues qui signifient quelque chose pour les gens. »

Refus de déférer : Bamba Diéye se ‘raDICalise’

Attendu à la Dic ce samedi matin, Cheikh Bamba Dieye décidé de ne pas s’y rendre et choisi de plutôt faire face à la presse, au siège de son parti. Il compre certainement sur l’immunité conférée par son statut de député. Le leader du Fsd/Bj explique pourquoi il a décidé de ne pas répondre à cette convocation. Dans ses explications, le député dénonce un « forcing » et du « ma tey ».

« Depuis un certain moment, on nous a habitués au Sénégal à ne respecter ni les procédures, ni les lois. On nous a plutôt habitués à du forcing, à du « ma tey ». Cela a été le cas avec l’affaire Khalifa Ababacar Sall. Et, tous les Sénégalais ont pu observer qu’élu à l’Assemblée nationale, aucun de ses droits n’a été respecté. Depuis hier, j’ai reçu une convocation venant de la Dic. Je n’étais pas chez moi. Lorsque je l’ai eue entre mes mains, il était minuit voire une heure du matin. Après m’être entretenu avec mes conseils, compte tenu de ma posture, je voudrais dire à tous les Sénégalais que j’ai décidé en concordance avec mes conseils, de ne pas répondre à la convocation. Tous les Sénégalais savent que je suis ici au Sénégal, particulièrement à Dakar et, je ne bougerai pas. Je n’ai que deux endroits, mon siège et ma mai 

S.U.D rabat le caquet à Khafor Touré après ses attaques contre Moustapha Guirassy

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Tract a eu connaissance de ce droit de réponse de S.UD envoyé au quotidien l’As et au site d’informations Dakar Matin :« Moustapha Guirassy est fier de son passé et confiant en l’avenir »Suite aux attaques du sieur Abdou Khafor Touré , néo-apériste, contre le Président de S.U.D, propos tenus sur sa page Facebook et relayés sous le titre « Moustapha Guirassy confronté à son passé » par le site d’informations le quotidien l’As de ce samedi et le site d’informations Dakar Matin, nous leur avons enjoint de publier dans les mêmes formes le présent droit de réponse.Contrairement aux allégations fallacieuses de M. Khafor Touré, le Président Moustapha Guirassy n’a jamais été membre du Parti socialiste. Khafor Touré confond le President Moustapha Mamba Guirassy avec son feu père le President du Conseil Economique et Social Mamba Guirassy, ce qui est triste, malheureux et attentatoire à la mémoire du défunt.Ensuite, le Président Moustapha Guirassy n’a pas transhumé de l’AFP. Il en a été membre et en a librement démissionné pour reprendre sa liberté, après que dans le cadre du CPC, sa victoire ait été usurpée au profit d’Amath Dansokho.Enfin, le Président Moustapha Guirassy, héritier assumé du Président Abdoulaye Wade, a été membre du Parti Démocratique sénégalais, qu’il a quitté non pas pour transhumer, mais pour créer son propre parti, Sénégalais Unis pour le Développement, après avoir mis sur pied son mouvement politique Wato Sita (Il est temps), dès 2013. Par ailleurs, M. Moustapha Guirassy n’a pas été militant de Kaddu Askanwi , mais un membre à dignité égale avec Abdoulaye Baldé de cette coalition électorale, dans le cadre de laquelle il a brillamment remporté le siège de député de Kédougou, avec un score sans appel de 67%, battant à plates coutures le candidat de l’APR.Quant aux insinuations ésotériques de Khafor Touré sur de prétendues manoeuvres de notre Président Moustapha Guirassy pour entrer au Gouvernement sous le Président Wade, nous lui indiquons pour sa gouverne que le Président Wade a appelé M. Guirassy au gouvernement alors que celui-ci avait été élu député du peuple à l’Assemblée nationale. C’est donc en homme libre et responsable, doté d’une légitimité politique avérée, que Moustapha Guirassy a intégré le gouvernement, aux fonctions éminentes de ministre de la Communication, des Télécommunications et des TIC, en charge du porte-parolat du gouvernement.Ce n’est pas le cas de Khafor Touré, dont la réversibilité de la veste tient surtout au fait qu’il aura fait des pieds et des mains, sans succès, pour être nommé ministre par Abdoulaye Wade. Il n’est pas plus ministre sous le régime de Macky Sall et doit se contenter d’une prébende insignifiante. Nous comprenons sa frustration et son souci exacerbé de donner des gages de néo-converti apériste à sa nouvelle famille politique.Au total, le Président Moustapha Guirassy est préparé aux attaques des apéristes, dont il considère les saillies verbales et écrites comme un hommage du vice à la vertu, et comme la rançon du succès de son offre politique aux Sénégalais, dans le cadre de la plateforme Sénégal En Tête SET, portée par son parti S.UD.Nous savons que jusqu’à l’élection du 24 février, notre candidat Moustapha Guirassy sera constamment vilipendé par les thuriféraires du parti au pouvoir. Il y fera face. Et nous y ferons face avec lui.La cellule de communication de S.U.DFait à Dakar, le samedi 4 aout 2018

La tendance horrible que Rihanna remet au goût du jour

C’est une mode que personne ne souhaite voir revenir et pourtant: en couverture du Vogue britannique, Rihanna prend la pose avec des sourcils ultra fins.

C’est une tendance qui était à son paroxysme dans les années 90. Sur la couverture comme sur les photos à l’intérieur du magazine, les sourcils de Rihanna sont simplement tracés au crayon. On doit ce délire à Isamaya Ffrench, maquilleuse renommée, qui a eu recours à la marque de make-up Fenty de Rihanna pour la maquiller.

Depuis plusieurs semaines, beaucoup disent que les sourcils hyper fins seront « le truc » de l’automne prochain. Lisa Potter-Dixon, maquilleuse et présentatrice, rappelle à The Independant: « Ce qui est incroyable sur la couverture de Vogue n’a pas toujours l’air incroyable dans la vie de tous les jours. » Pour elle, c’est une tendance « qui n’a pas besoin de réapparaître ».

Elle pense que Rihanna n’a pas vraiment rasé ses sourcils. « Elle les a probablement collés et recouverts avec un fond de teint avant de les redessiner au crayon. » Ne sortez pas la pince à épiler, prions pour que cette tendance ne reste qu’en couverture des magazines.

Légende urbaine : le palais présidentiel est -il vraiment loué au Sénégal par la France ?

La rumeur est surtout visible sur Facebook où certaines publications ont été partagées plus de 4000 fois. Les internautes sont choqués d’apprendre que le palais où réside actuellement le président Macky Sall serait en réalité la propriété de la France.Un héritage de plus de la colonisation, selon beaucoup d’internautes, outrés. Sauf que cela n’est pas une information. C’est faux.

Que disent les autorités sénégalaises et françaises ?

Contacté,  le porte-parole du président du Sénégal et ministre en charge de la Communication présidentielle, El Hadji Kassé dément l’information : « Je suis tout à fait formel : depuis 1960, il y a eu systématiquement un transfert de propriété, notamment pour tout ce qui est édifice public et foncier en général. Tous les bâtiments publics, notamment le palais, le building administratif, l’ancien palais de justice et le palais à l’île de Gorée, appartiennent entièrement, totalement et intégralement à l’Etat du Sénégal. »Même son de cloche du côté français. Le ministère des Affaires étrangères fait savoir par email que « ces allégations n’ont aucun fondement et que le palais a été transféré à l’État sénégalais au moment de l’Indépendance« .

Que disent les textes et accords ?

Le 4 avril 1960 sont signés les accords qui ont organisé l’indépendance du Sénégal (entre autres). A la page 9 de ce texte, un article précise que « la propriété de toutes les dépendances domaniales au nom de la République Française sera transférée à la Fédération du Mali« . Fédération dont se séparera le Sénégal quelques mois plus tard pour prendre son indépendance totale. L’historien Jean-Claude Gautron confirme dans « L’annuaire du droit international de 1962 » que « les dépendances du domaine public ont été incorporées au Domaine de la République du Sénégal et, ce sans indemnités« .  Plus aucun doute, Macky Sall ne sort pas son carnet de chèque tous les mois pour payer un loyer à la France. Le Sénégal est propriétaire de son palais présidentiel.

Présidentielle : Parrainer plus d’un candidat sera passible d’emprisonnement

Le directeur des libertés publiques au ministère de l’Intérieur, Mouhamadou Moustapha Thioune, prévient que dans le cadre de la mise en œuvre de la loi sur le parrainage citoyen à la présidentielle, «des sanctions pénales sont prévues contre tout électeur» qui serait pris pour fraude. «Tout électeur a droit à parrainer un seul candidat ou une seule liste. En cas de parrainages multiples, l’électeur encourt des sanctions pénales qui peuvent aller de l’emprisonnement à une amende», a-t-il prévenu.

Thioune s’exprimait à Fatick, lors d’un Crd de partage sur les nouvelles dispositions du Code électoral dont le parrainage, en présence du gouverneur de région Souleymane Ciss, d’élus locaux, de représentants de partis politiques et de la société civile. «Tout électeur doté de sa carte d’électeur peut parrainer un candidat et n’a droit qu’à parrainer un seul candidat, au-delà, il y a des sanctions pénales», a-t-il insisté, avant d’appeler les électeurs «à éviter des parrainages multiples», qui sont selon lui inutiles.

Thioune signale par ailleurs qu’au titre des nouvelles dispositions du code électoral, «il est interdit aux mandataires de partis politiques ou collecteurs de collecter des parrainages dans les cantonnements et casernes de services militaires, de même que dans les structures de santé.» «Il est interdit de collecter dans les casernes et les cantonnements de services militaires et les structures de santé. On n’a pas le droit d’y organiser des opérations de collecte de parrains», a-t-il fait savoir. «Maintenant, en dehors des cantonnements militaires et ces structures, les collecteurs de partis politiques peuvent chercher des parrains» partout ailleurs, sachant que les militaires et paramilitaires sont aussi du corps électoral, a-t-il poursuivi. Selon le directeur des libertés publiques au ministère de l’Intérieur, la collecte va se faire avec «des fiches réglementaires» délivrées par le département en charge des élections. «Ces fiches réglementaires vont contenir des éléments d’identification (numéro de la carte d’électeur, circonscription électorale, signature, filiations et certificat de nationalité du parrain (citoyen) et du collecteur», a expliqué M. Thioune. «C’est seulement avec ces fiches réglementaires que les candidats doivent démarrer les opérations de parrainage», a précisé le directeur des libertés publiques.