« NS-Ndoumbélane…Snapshoots » (N°2), par Gilles Eric Foadey

Voici le numéro 2 des chroniques  « NS – Ndoumbélane…Snapshoots », les instantanés du Sénégal vu de loin – tirs (droit) au but ! Proposé tous les quinze jours en exclusivité sur Tract par Gilles Eric Foadey *. « NS – Ndoumbélane…Snapshoots » se veut une revue-cactus d’actus du Sénégal vu de loin.

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Aller enfin à l’essentiel, chers compatriotes !

Contribuer à l’éveil citoyen pour contrôler dès maintenant, tant en amont qu’en aval, le processus électoral aux fins de capaciter les citoyens à comprendre la réalité de son fonctionnement. Former aussi des journalistes citoyens et les doter de téléphones intelligents pour qu’ils puissent comme en 2000, et en mieux, proclamer les résultats des urnes à la fermeture des bureaux de vote comme le permet le code électoral. En clair, il faut mailler le territoire. Connaître exactement le nombre de bureaux de votes existants. Vérifier le nombre de militaires appelés à voter. S’assurer de la légalité de ces blancs-seings distribuésà  tour de bras à une pléthore de fonctionnaires qui ne se cantonnent pas à une région le jour du scrutin. Mais surtout retirer les cartes d’électeur et s’opposer à leur rétention.

Ces préalables acquis, il va falloir savoir POURQUOI doit-on voter.

Nous votons pour bouter dehors la gabegie, le sectarisme, le népotisme, le pillage des ressources, la corruption endémique et SURTOUT pour restaurer la République. TOUT SAUF Macky et son parti, le PDS, le PS de Tanor, Rewmi d’Idrissa Seck et l’AFP devrait être le leitmotiv.

Il est question de voter enfin pour un ordre nouveau dans la gestion de la Res-publica.  Et les politiciens cites sont des hommes du passe.

Alors de grâce, allons à l’essentiel compatriotes pour que la messe soit dite et que le forcing de Macky ne passe pas !

 

Kouye naane di lakhou bouye mandi fègne* !

Arène nationale…. Avions-nous besoin de gladiateurs ? Sommes-nous sérieux ? La plèbe soumise, a -t-elle besoin de pain  🥖 et de jeux ? Ou, doit-elle étancher une soif, que l’on espère faite d’eau potable, de manière durable? On nous assiste et nous sommes fiers d’exhiber une arène en reconnaissant que le défi sera celui de «l’entretien et de la maintenance ». Quand on ne sait même pas maintenir propre des sanitaires…Questionnements valides… loin du bled et loin des ombres chinoises…. Chinois qui, sur la base de notre diplomatie qui survit à sa gloire d’antan, nous offrent une arène en lieu et place du développement ou des instruments de l’économie du savoir.  Pis, il est question de milliards pour un don clairement affiché et inscrit comme tel par la partie chinoise. Qui trompe qui ?Où sont ces milliards chinois, taïwanais et tant d’autres milliards ?

Aux dernières nouvelles, notre ancien maoïste, qui se verrait bien dans la peau d’un timonier, se serait rendu chez les féaux sujets du plus que lubrique Mswati IIIdu royaume d’Eswathini, ex Swaziland, pour l’adouber aux chinois. Désintéressée comme approche ? Rien n’est moins sûr…

 

  • Qui boit en cachette se découvre lorsqu’il est ivre

 

Ah, la vache !

Après les divagations et les tergiversations diurnes des humains sur des sujets essentiels, place aux ruminants nocturnes, transhumants devant l’éternel, de brouter et de divaguer ou bon leur semble! Nous reviendra-t-il avec des vaches Swazi ?AU fait, quand nos leaders divaguent pourquoi les vaches et autres ânes ne peuvent le faire….

Crédit photo : Kibili D.Cissokho

 

La nationalité est culturelle

Je m’appelle, Jamal, Gabriel, Koffi… né de parents africains en France, parle comme un titi parisien, ne connais pas le bled et ses modes de pensée et de faire. Pardon, je suis Français. Travaillons à la transformation du continent. Please my brothers. Let’s be focused on real life issues. Et méditons ce qui suit de Diomansy Kamara « La défaite des équipes africaines au mondial ne me ferait pas mal si elle ne me rappelait pas la triste réalité politique de notre continent. Nous avons des ressources, mais nous ne faisons pas de résultat. Les autres font des résultats mais avec des ressources africaines » Au boulot my people pour changer de paradigme !

Il faudrait que demain, les opprimés, unis, fassent face aux insidieux prédateurs. In fine, la nationalité est CULTURELLE. L’enfant d’un Sénégalais né au Vietnam et qui jusqu’à vingt (20) ans n’a pas connu le Sénégal est Vietnamien. Point barre !

 

Eternal Mandela: South Africa is alive with possibilities.

« La morale en moi, le Ciel étoilé au-dessus de moi » Emmanuel. KANT

 

Ce texte été publié le 16 juillet 2013 dans Ouestaf, site d’informations régionales de référence. Il rendait hommage à Nelson Mandela en y célébrant sa vie et son œuvre. Il serait en vie, qu’il célèbrerait ses 100 ans.

Aujourd’hui et à la suite des turbulences de la parenthèse Zuma, l’Afrique du Sud est toujours dirigée par l’ANC avec Cyril Ramaphosa à sa tête.

La question foncière demeure toujours brûlante. La terre sera distribuée aux ayants droit à condition de ne pas porter atteinte à la sécurité alimentaire.L’éducation, notamment tertiaire, devrait sous peu et, enfin, être accessible à tous les Sud- Africains méritants.

« Le 18 juillet prochain, Nelson Mandela, actuellement, souffrant et alité aura 95 ans. Le même jour, le monde entier va célébrer la Journée Internationale Nelson Mandela, Mandela Day, adoptée le 10 Novembre 2009 par suite d’une résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La journée consiste à consacrer 67 minutes de son temps à des activités communautaires. Ces 67 minutes correspondent aux « 67 années d’engagement public » de Mandela.

C’est certainement inédit dans l’histoire qu’un personnage de son vivant fasse preuve d’autant de convergence et d’unanimité pour les idéaux pour lesquels il a eu à se battre.

Cet homme c’est Nelson Mandela.

Alors qu’il n’a pas encore tiré sa révérence, les nécrologies le concernant sont toutes prêtes. Sa stature, en effet, le recommande d’un point de vue journalistique… Mandela est, et demeurera l’homme de taille qui, au propre tout comme au figuré, a été capable de mettre tout le monde d’accord. Loin d’être un saint, comme il l’a, a maintes reprises, assené, il a su faire de ce paradigme Kantien son credo : « vivre avec la morale en soi et le ciel étoilé au-dessus de soi ». On se désolera des petites récupérations mesquines en provenance de sa famille biologique et politique au crépuscule de sa vie. Récupérations totalement aux antipodes de sa vision d’un monde juste et solidaire.

Mais, l’essentiel n’est pas là.

On retient et on retiendra de Mandela qu’il a su prévenir son pays, violent, de l’implosion. On retiendra de Mandela qu’il a su faire cohabiter des intérêts antagonistes pour fonder ce que l’Archevêque anglican Desmond Tutu a qualifié de nation Arc-en-Ciel, qui fait de l’Afrique du Sud un pays appartenant à tous ceux qui y vivent sans discrimination, aucune, de races. On retiendra de Mandela qu’il a su donner à la Nation dite Arc-en-Ciel un humanisme en la dotant d’une des constitutions les plus abouties au monde en termes de libertés. Pour y parvenir il a dû ferrailler dur avec les caciques de son parti, l’ANC, qui ont difficilement compris sa propension angélique au pardon après les ignominies subies sous le régime de l’apartheid qui déniait aux Noirs de pouvoir décemment vivre dans leur propre pays. Mandela pendant la phase de réconciliation, 1990-1994, a dû faire des compromis dynamiques qui fondent aujourd’hui les bases de la première puissance économique du Continent. Il a su renoncer, en effet, à nationaliser une partie de l’économie pour éviter une fuite de capitaux et un effondrement de l’économie. De Mandela on retiendra surtout l’humilité. Une humilité poussée au point ou « comme il faisait son lit il s’y couchait », au grand dam du personnel mis à sa disposition.

Très attaché à l’esprit et à la lettre des lois, il s’est fait hara-kiri au cours de son magistère en acceptant des verdicts de tribunaux au cours d’audiences publiques qui n’étaient guère favorables à son gouvernement. Point imbu de pouvoir, et, alors qu’il pouvait faire deux mandats présidentiels, il a volontairement quitté le pouvoir. En quittant le pouvoir Mandela a créé les conditions pour l’émergence d’une classe moyenne issue de la majorité noire sans pour autant combler le gap des disparités criardes entre minorité blanche nantie et majorité noire extrêmement pauvre. Il n’a pas su aussi faire bénéficier au secteur de l’éducation, parent pauvre du développement en Afrique du Sud, du plein potentiel de son aura en poussant pour des réformes drastiques qui auraient pu changer la face de la Nation arc-en-ciel en presque deux décennies de libération. Aujourd’hui au crépuscule de son inestimable parcours de vie, et au regard des manifestions de sympathie autour de sa personne, surtout en provenance de ses compatriotes, on ose espérer que son esprit et sa magie, « the Madiba Magic » sauront faire raison garder à la majorité des Sud-africains pour qu’ils conservent cet humanisme instillé par Mandela. Cet humanisme exige que la xénophobie rampante et la violence policière en direction des Africains n’aient plus cours. Cet humanisme exige que l’arrogance affichée par les politiques et les hommes d’affaires sud-africains se transforment en humilité qui leur permettra de davantage conquérir les marchés énormes de développement du continent dans le cadre de la coopération Sud-Sud et des intérêts bien compris du continent. En regardant et en observant de près le comportement de la génération Mandela née après 1990, l’espoir demeure, qu’arcboutée sur leur solide Constitution, cette génération saura perpétuer l’esprit et la magie Madiba afin que, Mandela, lorsqu’il rentrera dans l’éternité pour la postérité ait « le sourire aux lèvres ». En attendant que le temps fasse son œuvre afin qu’il aille rejoindre, comme tous les mortels, les prairies célestes à partir de son terroir de Qunu !

*Gilles Eric Foadey est Journaliste, Consultant media, Traducteur et Interprète de Conférence. Il vit entre Addis-Ababa en Ethiopie et Johannesburg en Afrique du Sud.  Il fut de 2009 à 2015 le responsable de la communication de l’Agence du NEPAD.

Moustapha Guirassy, PDG de l’IAM, offre une bourse d’excellence à Seydou Gueye, bachelier laveur de voitures et à Sokhna Kâ, bachelière handicapée motrice

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Le Président de l’IAM, M. Moustapha Guirassy, a annoncé ce dimanche sa décision d’octroyer une bourse d’études de trois ans, dans la filière de son choix, au jeune Seydou Gueye, bachelier arrivé troisième de son centre d’examen, par ailleurs laveur de voitures. Cette décision a été prise en concertation avec l’intéressé. Après deux échecs, Seydou Gueye, laveur de voiture au quotidien, a décroché son premier diplôme universitaire en sortant 3ème de son centre d’examen du lycée Charles de Gaulle de Saint-Louis. Le PDG de l’IAM a également octroyé une bourse d’études de trois ans en Gestion des Ressources Humaines ( choix de l’intéressée) à la bachelière Sokhna Kâ, handicapée motrice, élève du lycée John Fitzgerald Kennedy habitant à la zone B, à Dakar. Sokhna Kâ a réussi au baccalauréat après quatre tentatives. Avec l’octroi de ces deux bourses, M. Guirassy, par ailleurs Président du parti Sénégalais Unis pour le Développement, a voulu d’une part réaffirmer sa conviction forte en une l’excellence qui ne doit pas être élitiste mais plutôt inclusive et d’autre part « magnifier le culte de l’effort et l’esprit de persévérance. »

La République a le devoir de veiller au strict respect de l’égalité des chances des citoyens et de s’assurer que l’ascenseur social est le même pour tous.

Par cet acte, l’IAM met en œuvre sa politique d’inclusion économique des classes sociales les plus défavorisées et donne ainsi sens à sa vision de la prospérité collective . «  Il est important de montrer aux élèves issus de familles modestes ou ayant des handicaps moteurs, que l’enseignement supérieur de qualité leur est accessible, y compris dans les filières et établissements les plus réputés, et que, pour eux, la course n’est pas perdue d’avance. Ils peuvent aller au-delà du plafond de verre que leur impose souvent notre société marquée par l’inéquité sociale et territoriale» a déclaré Moustapha Guirassy.

Les bourses octroyées aux bacheliers Seydou Gueye et Sokhna Kâ sont d’une valeur cumulée de douze millions de FCFA sur trois ans. Ils intégreront le campus d’IAM Dakar à la rentrée prochaine d’octobre 2018. Le Directeur général de l’IAM Dakar, M. Zacharia Tiemtoré, par ailleurs spécialiste en sciences pédagogiques et ancien ministre en charge de l’enseignement de base au Burkina Faso, ainsi que les personnels de l’IAM, se sont dit « très réjouis et très fiers » de l’octroi de ces bourses et ont adressé une lettre de félicitations à M. Moustapha Guirassy, pour cette « décision audacieuse, patriotique et généreuse ».

Eumeu ! Pikine retrouve sa couronne de roi des arènes

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LUTTE – Eumeu Sène a détrôné le B52 Bombardier, qui était jusque-là le Roi des arènes de la lutte avec frappe. Le Pikinois Eumeu a battu le Mbourois, ce samedi au stade Léopold Senghor, et s’est emparé du drapeau du chef de l’État.

Le chef de file de Tyshinger signe ainsi la dixième victoire de sa carrière (pour 7 défaites et 2 nuls), son deuxième succès de rang après celui obtenu contre Balla Gaye 2.

Après sa victoire, Eumeu Sène a révélé que sa mère, sur son lit de mort, avait prié pour qu’il remporte le titre de Roi des arènes avec en prime le drapeau du président de la République. C’est fait.

Seize ans après la victoire de Bombardier sur Tyson, qui perdait ainsi le titre suprême au profit du Mbourois, Pikine renoue avec le titre de Roi des arènes. Grâce au chef de file de Tyshinger.

Pour Bombardier, il s’agit d’un coup d’arrêt. Il enregistre sa première défaite depuis 2012 et son revers devant Tapha Tine. Il s’était relevé de cette contreperformance en dominant tour à tour Baboye, Balla gaye 2 et Modou Lô.

LE PALMARÈS COMPLET D’EUMEU SÈNE

Victoires (10) : Nguèye Loum, Ouza Sow, Mbaye Diouf, Soulèye Dop, Zale Lô, Balla Gaye 2, Gris Bordeaux, Lac de Guiers 2, Balla Gaye 2 et Bombardier Défaites (7) : Mbodji Diagne, Ma Fall Sèye, Mbaye Diouf, Boy Kaïré, Gris Bordeaux, Khadim Ndiaye, Modou Lô Nuls (2) : Simel Faye et Lac de Guiers 2

Les catholiques sénegalais indisposés par des messages intrusifs à caractère religieux

Au Sénégal, de nombreux messages à caractère religieux sont envoyés aux chrétiens par téléphone ou via les réseaux sociaux avec des injonctions.

Cette pratique indispose certains chrétiens.

Avec le développement des moyens de communication, un nouveau phénomène a vu le jour au Sénégal, notamment chez les catholiques. Des personnes envoient en permanence des messages à caractère « religieux » tout en précisant que les destinataires doivent impérativement réciter 10 « Je vous salue Marie ou Notre Père » ou les expédier, à leur tour, à un certain nombre de personnes pour « recevoir des grâces » ou voir leurs rêves se réaliser.Ces expéditeurs ajoutent même qu’en cas de non-application de ces injonctions, des malheurs surviendraient dans la vie des récepteurs récalcitrants.

Dieu n’agit pas de la sorte

Ces intrusions n’enchantent pas la plupart des destinataires. « Dieu, au nom de qui ils sont censés agir, ne procède pas de la sorte », s’exaspère Albertine Badji. Cette paroissienne de Notre-Dame des anges de Ouakam, dans le diocèse de Dakar, estime en effet que « Dieu donne sans condition car il est amour ». « Quand Il exauce nos prières, c’est en raison de sa grâce et non en raison de nos efforts », renchérit Ernest Manga, étudiant et paroissien de Saint-Pierre des Baobabs, à Dakar. Ce jeune catholique n’hésite pas à « effacer » ces messages quand il les reçoit dans son téléphone ou les réseaux sociaux.

Halte à la pratique

Un groupe constitué sur le réseau social, Facebook, appelé #jesuischrétien#, « peiné » par ces pratiques, a invité à la retenue. Les administrateurs de ce groupe ont publié un message dans lequel ils demandent à tous les chrétiens d’arrêter d’envoyer ou de partager des messages à caractère religieux avec les injonctions  : « Envoie-le à 10 personnes et vois la magie dans 10 minutes. Tu auras tout ce que tu veux. Ignore-le et tu seras ignoré X années », et autres messages du genre.Selon ce groupe de chrétiens, ces messages circulent parce que certains prennent le christianisme comme « un jeu, un divertissement ». « Un bon chrétien doit comprendre que la chance ou la malchance ne peut dépendre de l’envoi ou non d’un message ou sms », explique-t-il, ajoutant que « la Bonne nouvelle ne vient que par l’adoration, la prière et la crainte de Dieu ». Dans le même sens, Édouard Guèye, un chrétien dakarois, conseille aux fidèles de se « limiter à la parole de Dieu et non aux recommandations humaines dont les intentions sont souvent inavouées ».

Amalgame

Le père Augustin Mama Ndour, responsable de la commission « Évangélisation et inculturation » du diocèse de Dakar, met en garde contre les amalgames. « Les dons de Dieu sont gratuits. En tant qu’enfants de Dieu, notre relation avec Dieu doit être filiale. Un père ne donne jamais quelque chose à son enfant à une condition », affirme-t-il. Curé de la paroisse « Conversion de Saint Paul » de Djilas, dans le centre du Sénégal, le père Ndour confie qu’il « efface automatiquement » ces messages quand il les reçoit.
Charles Senghor (à Dakar)

Et de trois ! L’animatrice Juliette Bâ s’est (re)mariée

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L’aimatrice TV- radio Juliette Bâ, qui a fait les beaux jours de Sud FM Dakar et d’Africa7, vit désormais à Abidjan où elle travaille pour la radio (radio Nostalgie) et la télévision (avec une émission automobile diffusée sur TV5). Ce vendredi, la nouvelle de son mariage avec un beau brun Blanc ténébreux a été officialisée. Un mariage qui a donné lieu à des photos sur une belle plage occidentale. Juliette en est à sa troisième union. Tract lui souhaite d’avoir trouvé le bonheur pour le reste de sa vie.Elle donne par ailleurs des cours de yoga et anime une chaîne Youtube sur le combat contre sa maladie: Mademoiselle Endo, vivre avec l’endométriose. Elle est également professeur de zumba certifiée et adore les danses latines, les livres de bien-être et de développement personnel et spirituel.Mame Marie Sow

« Mackysphère » : Le devoir déserté d’ingratitude du PS, de l’AFP et de l’URD

L’ET DIT TÔT D’O.N.G – Le PS a donc décidé de « mackyller » ses futurs comptes électoraux de 2019, en choisissant de cacher sa forêt de militants présumés derrière l’arbre Macky, désormais candidat officiel du parti de Senghor à l’élection présidentielle. Ce faisant, le parti tanorisé a définitivement déserté ses responsabilités de parti historique pour au moins une génération, soit vingt ans. Et il n’est pas sûr qu’il s’en relève. Les grands partis se reconnaissent à l’aune des bourgeons auxquels ils auront donné naissance.

A cet égard, il n’y a actuellement que deux grands partis au Sénégal, même s’ils sont pour l’un à la remorque d’un attelage, et pour l’autre dans l’opposition qui s’escrime à être significative : le PS et le PDS. Le PS a refusé de s’assumer, au nom d’un bilan présidentiel mackyen dont il serait comptable. Cette raison est spécieuse. On peut gouverner ensemble et ne point aller à la mère des batailles de la présidentielle bras dessus, bras dessous. Oui, le PS a joué petit bras sur ce coup de la présidentielle 2019. Lui qui compte des militants et donc de possibles électeurs dans tous les recoins du pays refuse de se compter pour cette fois. Mais encore eût-il fallu qu’il ne soit pas dans un gouvernement de majorité présidentielle (élargie). Le bon vocable pour désigner le compagnonnage autour de Macky 1er aurait dû être « gouvernement de coalition ». Comme cela se passe dans les démocraties avancées. On peut se peser à des élections, puis s’allier pour gouverner. Et à l’élection suivante, retourner chacun devant les (ses) électeurs. C’est ce qui se passe en Allemagne où la chancelière Merkel a dû bricoler une coalition après être arrivée première aux élections, sans pour autant avoir remporté la majorité absolue. C’est aussi le cas en Grande – Bretagne, où une coalition gouvernementale a du être montée. Ainsi ces partis là ne se diluent pas dans le plus fort d’entre eux et n’abdique en rien leurs prétentions à gouverner.

Le Premier ministre français Lionel Jospin avait également expérimenté « la gauche plurielle », laissant plusieurs ministres de son gouvernement dont Christiane Taubira, se présenter à l’élection présidentielle de 2002. Ce qui vaudra d’ailleurs à Jospin la déconfiture d’arriver troisième au premier tour, derrière Chirac et Le Pen. C’est certainement ce funeste destin qui est craint au Sénégal, par ceux qui nous gouvernent et aident à nous gouverner. Avec  49% aux législatives de juillet 2017, étiage le plus haut du camp présidentiel quand on sait que celui-ci fait le plein de voix aux élections nationales en raison de ses capacités de mobilisation (y compris financière) des électeurs, Macky ne peut être que preneur de la désertion en rase campagne des ambitions présidentielles du PS, de l’AFP ou encore de l’URD. Mais le certificat de décès de ces partis, qui auront eu des scores importants, parfois à deux chiffres, à des élections présidentielles passées, cet acte de décès donc, pourra être établi au 24 février 2019.

Après les élections présidentielles, les leaders du PS et de l’AFP qui ont empêché toute émergence de candidats dans leur parti respectif pourront également dire adieu à leurs prébendes institutionnelles. Niasse ne rempilera  certainement pas pour cinq ans à la tête de l’Assemblée nationale dans le cas où Macky gagne. Pas plus que Tanor au HCCT. Sans parler de l’URD, désormais parti-croupion orphelin de feu Djibo Ka.  Et si Macky perd ces joutes de 2019, la remontée de la pente du PS et de l’AFP dans le giron de la future opposition sera un véritable rocher de Sisyphe. La seule option politiquement acceptable pour le PS et l’AFP aurait été de faire comme Abdoulaye Wade, ancien ministre des gouvernements Diouf, dont il sortira en 92 et en 98 pour se présenter aux présidentielles de 1993 et de 2000. On peut se penser comptable du bilan d’un Président sortant, mais on se doit surtout d’être responsable envers ses électeurs passés et futurs.

Ousseynou Nar Gueye

A peine rallié à Macky, Fada tacle Tanor et Niasse

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POLITIQUES – Modou Diagne Fada a décidé de soutenir la candidature de Macky Sall pour la présidentielle de 2019. En conférence de presse hier, vendredi 27 juillet, le président de Ldr/Yeessal a justifié son choix et profité de l’occasion pour, subtilement, envoyer à la retraite deux  figures majeures de la majorité présidentielle qu’il vient de rejoindre.

«Je suis jeune espoir du Sénégal et la politique de demain ne se fera pas sans moi parce que la génération de Moustapha Niasse, Tanor Dieng a fait son temps, et celui de Macky Sall va terminer en 2024», a-t-il lancé.

Fada n’a pas manqué de préciser que son parti ne se dilue pas dans l’Apr et que le bilan du premier mandat de Macky Sall ne l’engage pas. «Nous n’étions pas acteurs, précise le patron de Ldr/Yeessal. Mais nous défendrons le programme qui sera publié pour la campagne de 2019.»

Toutefois, l’ancien ministre de Wade est certain d’avoir misé sur le bon cheval. Il dit : «Macky Sall va facilement s’imposer en 2019, d’autant plus que l’opposition est en difficulté. C’est pourquoi Diagne Fada n’envisage aucunement de participer à un suicide collectif d’une opposition divisée.»

Présidentielle au Mali : Tract vote Soumaïla Cissé !

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L’Et Dit Tôt d’O.N.G – Ce dimanche 29 juillet se tient donc (le premier tour de ) la présidentielle au Mali. Premier tour car nous espérons qu’il y en aura bien un second. L’affiche de ce souhaité second tour est d’ores est déjà connue : ce sera IBK contre Soumaïla. 24 candidats se présentent, dont beaucoup d’anciens ministres d’IBK frustrés par sa gouvernance, y compris son ancien Premier ministre Moussa Mara, et des hommes d’affaires milliardaires. Cet éclatement des candidatures, qui devrait chacune grignoter des voix et empêcher IBK de faire un coup KO dès le premier tour, favorise une explication au sommet entre les deux candidats de poids de cette élection que sont Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaila Cissé. Dans le duel que nous escomptons fortement, Tract vote et appelle les Maliens à voter Soumaïla. Une forte communauté malienne est présente ici au Sénégal et votera dans plusieurs centres électoraux. Nous espérons qu’au finish, Soumaila l’emportera aussi bien dans la diaspora malienne qu’au sein du pays des Dogons.

Le sortant IBK doit être sorti. Sa gouvernance depuis son élection en 2013 n’aura été qu’errements, tâtonnements et   pilotage à vue. IBK a rabaissé la fonction présidentielle. La paix ne sera pas revenu sous son régime. Kidal dans le nord reste une zone de non-droit qui échappe à la férule de l’administration légale et de l’armée. Du nord, l’insécurité s’est étendu au centre. IBK aura été ce Président qui se glorifie sur une antenne, RFI, des sortir d’un Conseil des ministres pour les appeler afin de leur demander un droit de rectification, sur la nationalité d’Amadou Hampathé Ba, pour que la radio coloniale précise que celui – ci est malien et non ivoirien. Cette anecdote illustre bien le gout pour les vétilles d’IBK en lieu et place des grandes questions d’importance nationale. Ses promesses électorales de 2013 de de lutte contre la corruption et la délinquance financière n’ont pas été à la hauteur des attentes. Dès 2014, le Fonds monétaire international (FMI) a demandé des comptes à l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, suite à l’achat d’un avion présidentiel à 30 millions d’euros et la signature d’un contrat d’équipements passé par le ministère de la Défense pour un montant de 105 millions d’euros. Ils n’avaient, en effet, pas fait l’objet d’appels d’offres. Soupçonnant un délit de surfacturation, l’institution internationale a suspendu le versement de l’aide financière au Mali pendant plusieurs mois. Parmi les autres scandales de dépense publique suspecte qui ont marqué le quinquennat d’IBK – tels que l’achat d’engrais frelatés, de tracteurs au prix exorbitant ou l’attribution de logements à des personnes non-éligibles –, plusieurs anciens et actuels membres du gouvernement – dont le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga – doivent encore répondre à la disparition de 153 milliards de FCFA (230 millions d’euros) du budget de l’État entre 2013 et 2014, ainsi qu’à la dilapidation de plus de 28 milliards de FCFA (40 millions d’euros) dans l’achat d’un aéronef et d’équipements militaires. Une plainte a été déposée en mai par le BIPREM (Bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali).

IBK a entretenu tout au long de son mandat des liens très proches avec le troublant homme d’affaires français Michel Tomi, qualifié d’ « empereur de la Françafrique » par le journaliste d’Europe 1 Frédéric Ploquin. Celui que « les plus hautes autorités de l’État » appellent « patron », et qui fait l’objet de plusieurs enquêtes policières, aurait joué le rôle d’intermédiaire dans plusieurs contrats passés avec le Mali. Le népotisme d’IBK est illustré par la présence emblématique de son fils député à la tête de la commission de défense de l’Assemblée nationale. L’emploi des jeunes n’aura pas connu une embellie sous IBK.

Bref, IBK a tué l’espoir. A rebours, Soumaïla incarne l’espérance de lendemains meilleurs. C’est bien simple, son slogan de campagne est « Restaurons l’espoir ».  Son profil d’économiste, ancien président de la Commission de l’UEMOA où il a eu à gérer la stabilité des économies ouest-africaines francophones, à l’image de celle du président ivoirien Ouattara, économiste qui a eu à diriger la BCEAO, fait légitimement espérer que Soumaila Cissé saura tirer son épingle du jeu pour ramener la prospérité au Mali. La société civile soutien Soumaïla, patron de l’URD, à l’exemple du soutien que lui ont accordé les artistes Salif Keita ou Ras Bath, activiste écouté de la jeunesse malienne. Durant sa présence dans l’opposition dont il est devenu le chef de file, avec cette deuxième candidature à la présidentielle, Soumaila Cissé aura fait la preuve de sa capacité à incarner une opposition républicaine et crédible. Nous appelons les Maliens à voter massivement Soumaïla et à sortir le sortant IBK.

Ousseynou Nar Gueye

10 jours de congé payé pour les victimes de violence conjugale

Une loi dont gagnerait à s’inspirer le Sénegal, où le patriarcat est encore dominant, avec ses conséquences en termes de violences psychologiques et physiques ? La Nouvelle-Zélande est en passe de devenir le deuxième pays du monde à accorder un congé payé spécifique pour les victimes de violences conjugales. Mercredi 25 juillet, les députés néo-zélandais ont adopté une loi à 63 voix contre 57 visant à créer un congé rémunéré de 10 jours, tout comme l’a fait les Philippines 14 ans plus tôt.Le projet de loi a pour objectif de « mettre un terme aux violences et d’obtenir de l’aide sans craindre de perdre leur emploi », comme l’a expliqué la députée du Parti Vert Jan Logie, à l’initiative de cette proposition. « C’est gagnant pour les victimes, gagnant pour les employeurs et gagnant pour la société », a ajouté la politicienne.
Cette mesure qui entrera en vigueur à partir d’avril 2019 permettra notamment aux victimes qui se sont enfuies de leur foyer de parer au plus urgent : trouver un nouvel appartement, changer de ville, scolariser les enfants dans une autre école etc.La future loi prévoit également d’accorder un congé supplémentaire aux victimes si besoin (ces dernières ne seront pas tenues de fournir une preuve de leur situation). Le dispositif législatif vise par ailleurs à rendre illégal toute discrimination à l’encontre des victimes.
Cet aspect de la loi vient contrecarrer les arguments du Parti national du pays qui s’était précisément opposé à la loi, affirmant que l’instauration d’un congé spécifique pour les victimes pourrait produire un impact négatif sur leurs chances de se faire embaucher.
Je suis très heureuse que les partis du gouvernement aient appuyé mon projet de loi visant à mettre en place des mesures de protection sur le lieu de travail pour les victimes de la violence au sein du couple. C’est bénéfique pour la société, les victimes et les entreprises. Je suis tellement déçue que les discours du Parti national n’aient pas reflété la législation ou les preuves.

1 femme sur 3 victime de violence physique ou sexuelle

Pour Jan Logie, le vote de cette loi représente la première étape dans la lutte contre la violence domestique endémique et horrible qui sévit dans le pays. Si la Nouvelle-Zélande figure parmi les pays pionniers en matière de défense des droits des femmes (1er pays au monde à avoir accordé le droit de vote aux femmes en 1893), il est paradoxalement l’un des plus touchés par le fléau des violences conjugales.D’après une infographie réalisée par le site de campagne humanitaire It’s Not Okay, la moitié des homicides commis en Nouvelle-Zélande sont le résultat de la violence familiale, et 1 femme sur 3 subit la violence physique ou sexuelle de son partenaire. Le taux d’homicide et de féminicidecommis au sein du foyer est par ailleurs deux fois plus élevé en Nouvelle-Zélande qu’en Australie et au Canada.En mars dernier, le gouvernement australien a annoncé qu’il prévoyait d’introduire des mesures pour instaurer cinq jours de congé sans solde afin d’aider les victimes de violences conjugales. Comme le rappelle l’édition britannique de lHuffington Post, plusieurs provinces canadiennes accordent également des congés aux personnes victimes de violence familiale.

Malades mentaux errants de Dakar : leurs familles veulent-elles d’eux ?

Sur les avenues ensoleillées de Dakar, une âme troublée déambule sans but dans la circulation, marmonnant souvent envers elle-même, parfois en mendiant, alors que le reste de la ville l’ignore.

Vêtu d’un bonnet de lainage bleu électrique et d’un boubou blanc traditionnel, l’homme, plongé dans ses pensées, arpente la capitale sénégalaise, jour après jour.

À la fin de l’après-midi, ses hurlements sporadiques et perçants ont fait taire les appels des vendeurs de rue qui offraient des journaux aux résidents, de fausses lunettes de soleil et des réveils. Les passants ont cessé de prêter attention.

Il n’y a « pas de chiffres » de Sénégalais malades mentaux abandonnés errant dans les rues, déclare Pape Mamadou Diagne, un sociologue qui a rédigé un article universitaire sur la question.

Mais il a écrit: « Le nombre de malades mentaux dans les rues de Dakar est en augmentation. » «Tous les matins, ils se rencontrent, fouillent les poubelles pour se nourrir et se dispersent ensuite dans la capitale, seuls.» Pour ceux qui ont une famille, le manque d’argent est la raison pour laquelle le malade est laissé dans la rue.

Il n’y a que cinq établissements dans le pays pour traiter les problèmes de santé mentale, y compris deux grandes unités psychiatriques à Dakar. Dans un pays de 15 millions d’habitants, il n’y a que 30 psychiatres, dit un expert.

Sur l’ensemble du continent africain, les problèmes de santé mentale ne sont généralement pas traités, selon les experts.

Des chercheurs d’Afrique du Sud ont constaté que les trois quarts des malades mentaux n’y avaient pas été aidés. Dans des études séparées en Éthiopie et au Nigeria, les chiffres ont atteint 90%.

Le Sénégal est l’un des poids lourds économiques de la région et une plaque tournante pour l’investissement étranger et le tourisme. Mais une économie en plein essor n’a pas entraîné d’augmentation des investissements dans la santé mentale, car les ressources sont inévitablement concentrées sur des maladies physiques telles que le paludisme et le VIH.

Abandonnés par les familles

Près d’un quartier chic de Dakar où poussent des bougainvillée sur des villas blanches immaculées, la docteure Aida Sylla, qui est la première femme psychiatre sénégalaise, dirige l’unité psychiatrique de l’hôpital Fann.

Il n’y a que 8 lits, tous vides, dans le bâtiment aux murs verts. Plusieurs femmes attendent un médecin, la tête baissée. Les patients arrivent chez elle « quand les autorités locales, la police ou les pompiers interviennent sur un ordre interne », dit-elle. Les troubles les plus fréquents sont la schizophrénie, les troubles bipolaires et la dépression, selon le psychiatre sénégalais Jean Tine.

«Nous pouvons sentir que certains patients veulent être ici, mais une fois qu’ils sont plus stables, les travailleurs sociaux cherchent leur famille parce que nous n’avons pas assez d’espace, mais certains parents n’en veulent plus, certaines familles aisées veulent nous donner de l’argent pour les garder à l’hôpital », selon Sylla.

La souffrance des patients est aggravée par le rejet de leurs familles, déclare la femme psychiatre, qui dirige également la division santé mentale du ministère sénégalais de la santé.

«Certains parents ignorent leurs enfants qui errent dans la rue, des mères qui ignorent leurs filles ou des mères malades ignorées par leurs familles qui finissent par mendier dans la rue, puis l’argent est ramassé par leurs proches.

Violence, prison

La violence contre ce groupe vulnérable est répandue.

« Ce matin, j’ai trouvé un homme dont les mains étaient attachées avec une corde » par sa famille, dit Sylla. « Beaucoup de malades mentaux sont en prison, d’autres se tuent ou sont tués ».

Dans une grande partie de l’Afrique, en particulier dans les zones de conflit où les symptômes de traumatismes sont sévères, les autorités enferment les personnes souffrant de troubles mentaux, les gardant parfois enchaînées pendant des années, prétendument pour leur propre sécurité.

Au Sénégal, beaucoup de ceux qui ont besoin d’un traitement n’ont pas accès à l’aide médicale, et beaucoup d’entre eux sont emprisonnés, selon Amnesty International.

«Il y a beaucoup de malades mentaux dans les prisons, chaque fois qu’une personne malade devient violente dans la rue, curieusement, ils finissent en prison», déclare Seydi Gassama, directeur d’Amnesty au Sénégal.