L’Afrique aussi championne du monde de Foot ?

0

La victoire de la France au Mondial 2018 est-elle aussi une victoire pour le continent africain, dont sont originaires 14 joueurs, ce qui représente plus de la moitié de la sélection de Didier Deschamps ?

Sur le terrain, au début du match, parmi les onze joueurs de la finale du Mondial 2018 à Moscou, cinq sont d’origine africaines. Et pas des moindres : les deux Camerounais, Kylian MBappe (moitié algérien, moitié camerounais) et Samuel Umtiti (né à Yaoundé) ; Paul Pogba, né à Lagny-sur-Marne de parents guinéens (d’ethnie Kpelle) ;N’Golo Kanté d’origine du Mali et Blaise Matuidi, né à Toulouse de parents qui ont fui l’Angola pour la République démocratique du Congo.

Au début de la seconde mi-temps, rentre le milieu de terrain moitié Congolais Steven Nzonzi ; puis le lyonnais Nabil Fekir dont les parents sont originaires de la Wilaya de Tipaza en Algérie ; et Corentin Tolisso, né de père Togolais. Le reste de l’équipe compte encore six joueurs originaires du continent :Steve Mandanda, le gardien de l’OM né à Kinshasa en RDC, Benjamin Mendy né dans l’Essonne originaire du Sénégal, Presnel Kimpembe est moitié Congolais (et moitié Haïtien). Né en France de parents marocains Adil Rami s’est rendu célèbre en formant un couple avec l’actrice Pamela Anderson. Djibril Sidibé, est né à Troyes de parents maliens et Ousmane Dembele, né à Vernon avec des origines du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie.   « Ca a toujours été une richesse pour le football et les sports français », a déclaré Didier Deschamps en conférence de presse.

Au total 10 pays africains sont représentés dans l’équipe de France championne du monde : le Cameroun, le Mali, la Guinée, l’Algérie, le Maroc, le Togo, la République démocratique du Congo, l’Angola, le Sénégal et la Mauritanie. On comprend mieux l’engouement du contient pour l’équipe de France. A l’instar de l’ancien défenseur de l’AJ Auxerre, Taribo West aujourd’hui pasteur à Lagos, qui nous confiait soutenir la France depuis la défaite du Nigéria. « Et aussi parce que j’ai beaucoup d’amitié pour Didier Deschamps que je connais bien ». « C’est fédérateur, rassembleur », a commenté l’ancien international Youri Djorkaeff.

Selon le site RunRepeat, la France est le pays qui produit le plus grand nombre de champions de football depuis 2002. Lors de la Coupe du monde 2018, pas moins de 52 joueurs sont nés en France, ce qui place l’hexagone en tête devant le Brésil et l’Argentine. La ville de Paris fournit le plus gros contingent avec 15 stars du ballon rond, qui cumulent un revenu de… 483 millions d’euros. Et le site RunRepeat de conclure: « la diversité fait de Paris la championne du monde ».

La note d’appréciation d’Emmanuel Macron, 25 ans, lors de son stage au Nigéria

0

De janvier à juillet 2002, Emmanuel Macron a effectué un stage à l’ambassade de France au Nigéria. Dans une note d’appréciation datée d’août 2002 que Paris Match s’est procurée, l’ambassadeur Jean-Marc Simon conseille à son stagiaire Emmanuel Macron de suivre une carrière dans la diplomatie… ou le corps préfectoral.

«J’en ai vu passer des stagiaires et j’en ai eu de très mauvais !» Jean-Marc Simon affiche à son compteur quarante ans de carrière dans la diplomatie, dont plus de vingt en Afrique. Goguenard, en marge du déplacement présidentiel à Lagos au Nigeria, il dit ne pas vouloir citer les «mauvais» stagiaires. Heureusement, Emmanuel Macron n’était pas de ceux-là. «C’était un excellent stagiaire et je ne dis pas ça parce qu’il est Président de la République», poursuit Jean-Marc Simon. Se souvient-il seulement des appréciations qu’il avait écrites?

De janvier à juillet 2002, l’ancien ambassadeur de France au Nigeria a fait de Macron, 22 ans, son «très proche collaborateur», un «chef de cabinet» et un «conseiller polyvalent». Telle est la description fournie dans la notice d’appréciation que Match s’est procurée. «Brillant», «précis», «rapide», «concret», le diplomate encense le jeune Macron. «Il a su faire l’unanimité au sein de cette ambassade et bien au-delà», écrit Jean-Marc Simon qui signe la notice à Abuja le 10 août 2002.

A l’époque, l’Afrique n’est pas du tout la destination privilégiée des étudiants de l’Ena, bien au contraire. Le directeur de l’Agence française de développement (AFD) Rémy Rioux a fait son stage de l’Ena quelques années plus tôt au Bénin. Il se souvient qu’à l’époque, l’Afrique n’intéressait vraiment pas grand-monde. «Quand vous organisiez une réunion sur l’Afrique à Paris, personne ne venait.»

Si la promotion 2004 prendra le nom Léopold-Sédar-Senghor, poète, académicien et homme d’Etat sénégalais, c’est uniquement grâce à Macron. Au moment de choisir une destination pour le premier stage en ambassade, personne ne demande l’Afrique, ou presque. Deux élèves seulement formulent cette demande pour le premier semestre 2002. L’autre, c’est Gaspard Gantzer. L’ancien directeur de la communication de François Hollande, aujourd’hui candidat à la mairie de Paris, choisit Bamako, la capitale du Mali. Il se souvient des réactions sceptiques des autres élèves. 

Les deux amis sont reçus par Gérard Cros, ancien ambassadeur au Chili et en Indonésie, alors directeur Afrique et Océan indien du Quai d’Orsay. Quelques recommandations sont nécessaires, surtout pour Macron qui a choisi le Nigeria, à l’époque un vrai Far West. «Il ne voulait pas d’un stage plan-plan», se rappelle Gantzer. 

La France, sur le toit du monde pour quatre ans

0

La France a décroché hier dimanche sa deuxième Coupe du monde en battant la Croatie 4-2.

102 interpellations dont 90 gardes à vue à Paris Chiffres. Cent-deux personnes ont été interpellées et 90 d’entre elles ont été placées en garde à vue dimanche soir à Paris en marge des rassemblements festifs célébrant la victoire de la France en finale du Mondial, a déclaré lundi le préfet de police de Paris. En France, un total de 292 personnes ont été placées en garde à vue, selon le ministère de l’Intérieur. «Compte tenu de la foule présente et malgré des débordements inacceptables, on doit enregistrer un bilan mesuré», a souligné Michel Delpuech, lors d’une conférence de presse. Des incidents sporadiques ont eu lieu dans la soirée sur les Champs-Elysées, notamment le pillage du Drugstore Publicis, alors que des centaines de milliers de personnes ont fêté sur l’avenue la victoire de l’équipe de France en finale de la Coupe du monde à Moscou.

Audiences. Près de 19,3 millions de téléspectateurs ont suivi hier soir sur TF1 la finale du Mondial entre la France et la Croatie, selon Médiamétrie. C’est la meilleure audience de l’année, toutes chaînes confondues, sans battre toutefois les records engrangés par TF1 lors de précédentes compétitions sportives comme les Coupes du Monde 1998 et 2006 ou l’Euro-2016 de football, durant lesquelles certains matchs avaient dépassé les 20 millions de téléspectateurs. Rappelons que les audiences de Médiamétrie sont calculées sur la base des personnes qui disposent du boîtier chez elles.

Une nuit de fête marquée par des incidents et endeuillée par deux morts Après la Coupe. Un petit bilan des incidents ayant émaillé cette nuit de fête à Paris et ailleurs en France : – La victoire des Bleus a été endeuillée par plusieurs accidents mortels. A Annecy, un quinquagénaire s’est tué en plongeant dans un canal, dans une trop faible profondeur d’eau. A Saint-Félix (Oise), un homme qui faisait la fête tout en conduisant, est mort après avoir encastré sa voiture dans un platane. Trois enfants, âgés de 3 et 6 ans, ont également été gravement blessés après avoir été percutés par une moto à Frouard (Meurthe-et-Moselle). – Dans la capitale, une trentaine de jeunes ont pénétré dans le Drugstore Publicis des Champs-Elysées, pillant notamment bouteilles de vin ou de champagne, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre qui se sont ensuite employées à protéger l’entrée du magasin. Un homme a été gravement blessé après avoir reçu un violent coup de casque lors d’une rixe survenue à proximité des Champs. L’homme a été hospitalisé dans un état grave, selon une source policière à l’AFP. – A Lyon, dans la ville du ministre de l’Intérieur, l’ambiance a dégénéré en début de soirée aux alentours de la place Bellecour où quelque 20 000 personnes étaient venues regarder la finale sur un écran géant. Des échauffourées ont provoqué des mouvements de foule, les fumées incommodant des personnes dans le public. A Marseille, plusieurs incidents ont éclaté, notamment autour du Vieux-Port et de la fan zone. A Ajaccio, quelques échauffourées ont éclaté après le coup de sifflet final entre supporters de l’équipe de France qui fêtaient la victoire, et des personnes affirmant soutenir la Croatie, ont rapporté les pompiers et les services de la préfecture à l’AFP. Il n’y a pas eu de blessés. A Strasbourg ou à Rouen, des heurts sporadiques ont opposé jeunes et forces de l’ordre qui ont échangé projectiles et gaz lacrymogènes. Sept personnes ont été interpellées à Rouen, a rapporté la préfecture.

Hommage. «Bercy les Bleus», «Deschamps-Elysées Clémenceau»… La RATP a renommé quelques stations du métro parisien en hommage aux vainqueurs de la coupe

L’équipe de France descendra les Champs-Elysées lundi vers 17 heures, avant d’être reçue par le président de la République au palais de l’Elysée, a annoncé dimanche la préfecture de police de Paris. «Près de 2 000 effectifs seront mobilisés pour la sécurisation de l’événement» sur les Champs-Elysées, a précisé la préfecture de police, qui «a préparé un dispositif spécifique pour assurer la sécurisation générale de l’événement, prévenir les troubles à l’ordre public et empêcher les débordements».

Didier Deschamps dans sa conférence de presse post-victoire : : «Quant aux joueurs qui sont champions du monde aujourd’hui, je sais pour l’avoir vécu qu’ils ne peuvent pas se rendre compte. Avant de sortir du vestiaire, je leur ai dit deux choses. Un : ils seront champions du monde à vie. A vie. Et ils seront toujours liés par ça, quoi qu’il advienne par la suite. Deux : ils ne seront plus jamais les mêmes. Je suis désolé pour eux [on sent alors Deschamps au bord des larmes, ndlr] mais c’est ainsi : ils peuvent gagner tous les titres qu’ils veulent, la Ligue des champions dix fois, mais c’est ce soir [dimanche] que ça a basculé pour eux et cette bascule est définitive. Parce qu’il n’y a rien au-dessus d’un titre de champion du monde. Rien.»

Naufrage ou suffrages ? Paul Biya, 85 ans, brigue un 7ème mandat

0

LES AFRIQUES – L’actuel chef de l’Etat camerounais briguera ce 7 octobre un septième mandat d’affilée à la tête de ce pays pétrolier d’Afrique centrale.

Paul Biya, 85 ans, dont bientôt trente-six au pouvoir, a annoncé vendredi 13 juillet, sur Twitter sa candidature à un septième mandat de suite à la tête du pays.

« Conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère (…) j’accepte de répondre favorablement à vos appels pressants », écrit le chef de l’Etat, mettant fin à un faux suspense.

Plusieurs autres candidats

Les opposants qualifient le bilan de l’actuel chef de l’Etat de « chaotique ». Parmi eux, Joshua Osih, qui a été investi en février candidat du principal parti d’opposition, le Social Democratic Front (SDF, anglophone).

Cet homme d’affaires de 49 ans tentera de briguer un septennat à ce scrutin au suffrage universel à un tour, comme l’avait fait lors de la plupart des scrutins précédents Ni John Fru Ndi, leader du SDF et opposant historique à Biya, qui aurait cette fois décidé de céder la place aux « jeunes cadets » du parti.

Parmi les autres candidats de poids de l’opposition, selon les analystes, figurent l’avocat et ancien vice-président de Transparency International, Akere Muna, ainsi que le président du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto. En l’absence de sondages d’opinion, il est toutefois difficile d’estimer le poids réel de chacune de ces personnalités politiques.

‘Si Loin, Mais si Près de Ndoumbélane’ (chroniques 1)

Revue-cactus d’actus du Sénégal et des Sénégalais – vue par Gilles Eric FOADEY* 

 

Siffler la fin de la récréation

Sifflons la fin de la recréation. Si nous sommes, enfin, conséquents nous devrions savoir qu’entre ceux qui nous dirigent présentement et la majorité de ceux qui veulent les remplacer, peu sont vraiment crédibles. L’urgence serait de cesser de gesticuler et de regarder en face la réalité qui, entre autres, consiste à s’assurer de la correction, tant en amont qu’en aval, du processus électoral, de la distribution juste et opportune des cartes électorales pour, enfin construire le Sénégal que nous voulons en balayant tous ceux et celles qui se réclament des pratiques corruptives du PS à la Tanor et à la Niasse, et des héritiers de Wade. TOUS TANT QU’ILS SONT. Et, interroger nos consciences en faisant le tri parmi le meilleur qui s’offre à nous pour le choix décisif de 2019. Ni dessert ni khoutbas. Tout le reste n’est que vanité des vanités ! Pour l’heure, agissons sans nous laisser piéger par le dilatoire des uns et des autres. Entre faux dévots, pharisiens, prêcheurs à la noix, scribouillards tordus, et politiciens à la petite semaine… Car, si vous ne le savez pas je vous le dis, et, croyez-moi, Macky est prêt à TOUT pour conserver le pouvoir. Il sait qu’il sera cuit. Mais, il ne veut pas l’être MAINTENANT. La balle est entre nos mains. J’espère que nous avons assez de cran pour dire NON. Niani Bagne Na Ngone Latyr. Ou bien ?  Fin de partie ?

 Pour la citoyenneté, soyons zélés comme un tapeur sénégalais

Demander aux Sénégalais d’avoir le même zèle pour retirer leur carte d’électeurs et s’acquitter de leurs obligations citoyennes que celui qu’ils ont lorsqu’il s’agit de ’taper’’ leur congénères, Ce faisant, nous aurons tous la garantie de ne plus avoir des présidents par défaut ou mal élus. 

 

 

Le PR et l’agneau du sacrifice  

8 morts à Demba Diop,13 morts à Bofa Bayotte, 20 morts à Betenty, 1 mort à l’Université Gaston Berger. Personne n’y a vu le Président Sall.  Pour des ruminants transhumants décimés, car victimes d’intempérie, il se déplace, avec bruit et tambour, pour aguicher des populations peu ou prou enclines à ne pas être du bétail…électoral… Qui risque d’être l’agneau du sacrifice ? Le porteur de l’agneau ou la plèbe nonchalante ?

Seulement, d’aucuns sont résolument décidés à ne plus se laisser conter fleurette ou encore moins à discuter du sexe des anges.

 

Macky, de quoi avez-vous peur ?

Si votre émergence marche, alors arrêtez la justice à deux vitesses et interrogez votre conscience. Père Wade vous a enrichi pourquoi ne donnerait-il pas plus d’argent à son fils biologique qu’à vous ? Les khoslumen que tous nous fûmes, peuvent maintenant vivre décemment du fait du fruit de notre travail. Mais de là à avoir des résidences secondaires hors du bercail et plein de biens meubles et immeubles au bled… SVP ! Arrêtez d’insulter notre intelligence. Et demain, acceptez élégamment la perte des élections, le cas échéant. Pas de forcing en amont pour passer au premier tour. Afin que le Sénégal demeure en paix !   Nous t’en supplions.

 

Media de révérence ou de référence

Le pouls d’une démocratie se mesure à l’aune de la qualité de ses media. La démocratie du Sénégal a une vitrine craquelée, en partie, du fait de la pratique de ses media qui n’ont pas pu/su embrasser intelligemment la convergence mais qui surtout, majoritairement, s’inscrivent dans la préservation du statu quo alimentaire et féodal et qui, de loin, préfèrent le ravalement de façade à la transformation radicale. Presse de référence ou de révérence, choisir entre « raisons de vivre et moyens de vivre », tant que nos media, dans leur grande majorité, ne parviendront pas à faire ces dépassements structurels ontologiques, ils seront à l’instar de la société : c’est à dire hypocrites. La presse demeurera toujours vassalisée dans une société de fausses valeurs érigées en normes. Hélas!

Logorrhée et gesticulations

J’ai mal au … Sénégal…. Tout Fout le camp…Des ministres de la république qui ne savent pas s’exprimer, des scribes qui ne savent pas écrire et ou articuler, des enseignants qui ne peuvent faire de la concordance des temps, un président prébendier avec des méthodes mafieuses … Il est vraiment long le chapelet des maux qui gangrènent le Sénégal. Et ce sont ces acariens qui gesticulent à longueur de journée. Pendant que, la plèbe quant à elle quémande et danse et fornique. Rek! Triste Sénégal.

* Gilles Eric FOADEY est Journaliste, Consultant media, Traducteur et Interprète de Conférence. Il vit entre Addis-Ababa en Ethiopie et Johannesburg en Afrique du Sud.

Née Camerounaise, Laure Mafo, chanteuse…en Corée

0

AFROSPHERE – Née au Cameroun avant d’émigrer à Paris, Laure Mafo vit désormais en Corée du Sud. Elle y est l’une des rares étrangères à pratiquer le chant traditionnel.

Vêtue d’un hanbok, habit traditionnel coréen, Laure Mafo chante de sa voix pénétrante sous les percussions du janggu. Cette Franco-Camerounaise de 33 ans est un ovni en Corée du Sud.

Il faut dire que voir une étrangère interpréter un morceau du répertoire du pansori, un chant traditionnel coréen, surprend. Sa prestation le 31 mars au Palais de Gyeongbokgung, l’un des plus beaux de la capitale, a subjugué la foule.

Lire aussi :   Le renouveau du pansori, chant traditionnel de la Corée du Sud

Le public coréen, interloqué et fier, ne cesse de la complimenter et de l’encourager à chaque fin de concert : « Merci de vous intéresser à notre culture, j’espère que vous allez continuer comme ça », s’extasie un admirateur.

Son timbre puissant n’a pas échappé aux caméras de la chaîne publique coréenne KBS. Beaucoup de Coréens l’ont découverte dans « My Neighbor Charles », l’émission qui propose de suivre des étrangers vivant dans la péninsule.

ans un restaurant situé à Yeouido, le quartier de l’Assemblée nationale, un cinquantenaire en costard-cravate reconnaît Laure qui y dîne et s’exclame : « Pansori ! J’ai vu l’émission, c’est super ce qu’elle fait ! » Le groupe qui accompagne le fan se transforme alors en groupies le temps d’une soirée et l’apprentie chanteuse se prête volontiers au jeu des selfies.

Poisson dans l’eau

C’est en 2015, au Centre culturel coréen de Paris, que Laure tombe sous le charme du pansori. Le déclic se produit avec la voix envoûtante de la chanteuse Min Hye-sung. « Elle a chanté un petit peu et je me suis dit “C’est quoi cette voix ? Mais comment peut-on faire ça juste avec sa voix ?” ». Son emballement la conduit deux ans plus tard à tout quitter pour s’installer à Séoul en vue d’y maîtriser cet art ancestral si complexe.

« Une amie coréenne m’a avoué qu’en trente et un ans, elle n’avait jamais vu de personnes noires »

Il faut dire que cela fait bien longtemps que la Corée du Sud lui colle à la peau. Au siège français du conglomérat Samsung, où Laure Mafo a travaillé de 2012 à 2015, elle était déjà comme un poisson dans l’eau. Peut-être parce que l’ex-contrôleuse de gestion retrouvait un peu, dans la culture coréenne, des similitudes avec son pays natal : « Au Cameroun, quand un aîné sert la main, on doit la serrer avec les deux siennes, comme en Corée ! », explique-t-elle.

Les débuts à Séoul, où Laure s’est envolée en février 2017 grâce à la générosité de ses collègues de Samsung, furent pourtant laborieux. « Le problème de la langue, c’était assez frustrant », se remémore-t-elle en évoquant dans un éclat de rire ses erreurs du quotidien.

« La carie des os »

Depuis son arrivée dans la mégapole, Laure Mafo vit principalement sur ses économies mais ne regrette pas sa décision : « Maman dit toujours que le regret, c’est la carie des os ! Il vaut mieux essayer et se planter que regretter. » Visiblement, les bonnes fées veillent sur elle, comme ce couple, à la tête d’une fondation, qui a financé ses trois trimestres de cours de coréen à l’université après avoir découvert son histoire dans « My Neighbor Charles ».

Un premier mariage gay pour la famille royale anglaise

0

L’un des cousins de la reine Elizabeth II va épouser en secondes noces son compagnon depuis 2015, raconte le « Daily Mail », et sera mené à l’autel par son ex-femme.

Kiss & Love : L’ancien ministre Wone s’en prend aux préservatifs Kiss

L’ancien ministre, ancien conseiller à l’ANOCI de Karim ‘KiloMégaWatt’ Wade et ex ambassadeur du Sénégal au Canada, Wone, par ailleurs un temps directeur de cabinet du Président Wade lorsque celui – ci est repassé à l’opposition après sa défaite de 2012, poste dont il a démissionné, Amadou Tidiane Wone donc, commet une diatribe contre la marque de préservatifs Kiss, installée au Sénégal avec des panneaux publicitaires promettant « un max de sensations » et incitant au « Kiss and Love ».

Voici sa tribune pudibonde, qui n’aura pas enfilé de gants, contre la marque Kiss qu’il traite de « libertaire » et  » fasciste » (rien que ça !):

 » Depuis quelques temps une campagne publicitaire tous azimuts vante les goûts et les parfums, exotiques à souhait, d’une marque de…préservatifs(!) appelée Kiss….Loin des campagnes antérieures qui s’inscrivaient dans le cadre de la lutte contre le SIDA en mettant en avant l’idée de protection, celle-ci est un appel pur et simple à la luxure et au «max de sensations»….

  J’ai ouvert, à ce sujet, un débat très animé sur ma page Facebook. Ce réseau social est, en effet, le nouvel agora où se rencontrent et se confrontent les points de vue. Sans barrières géographiques ni contraintes horaires. En toute sérénité, quoiqu’avec vigueur!

Je souhaite élargir ici ce débat de société qui nous interpelle et nous interroge. Question préalable: qui s’attaque avec autant de désinvolture aux codes moraux de notre société et à quelles fins?

L’affiche étant signée, je me suis intéressé à l’ONG américaine, mère de la filiale de droit sénégalais, en charge de la campagne en question. Il s’agit de Dkt International dont le fondateur en 1989 Phyl Harvey, se définit comme « un libertaire …» Son organisation dite «sans but lucratif» opère en Afrique de l’Ouest sous le couvert d’une société…commerciale (!) qui vend ses produits et ses prestations. Eh oui! L’ONG Dkt International, sans but lucratif, a quand même des revenus de plus de 230 millions de dollars américains! Comme c’est curieux! Mais ce qui me préoccupe ici c’est l’objectif déclaré de Dkt International soit: « la mise en place de planification familiale dans les pays en voie de développement ». Sous le couvert de «  prévention du VIH ». Autrement dit: le contrôle des naissances dans les pays en voie de développement! De quoi se mêle t-on donc?

Sur le site du bureau régional de Dkt International on peut lire: «  À travers des programmes innovants de marketing social et une communication ciblée auprès de médias traditionnels et non traditionnels ( réseaux sociaux, Ambassadeurs, sponsorings) Lydia TM entend construire une relation privilégiée et décomplexée sur le sujet souvent délicat de la contraception. » En réalité, en un mot comme en mille, le seul but de Dkt International est de contrôler, dans le sens de les amoindrir, les naissances dans les pays en voie de développement. Mais aussi et surtout ( ?) de faire beaucoup d’argent!   M’intéressant de plus près au fondateur de Dkt International, je trouve donc qu’il se définit comme « libertaire et philanthrope ». Selon le Petit Larousse , «  le terme libertaire désigne les personnes, courants, mouvements, structures, organisations, etc. qui prônent une liberté absolue fondée sur la négation du principe d’autorité dans l’organisation sociale et le refus de toute contrainte découlant des institutions fondées sur ce principe ».

Quant à la « philanthropie » de Monsieur Phyl Harvey, elle lui rapporte quand même plus de deux cent trente millions de dollars… Ce qui est gênant, c’est que toutes ces informations sont disponibles sur internet. Il suffit juste de chercher. Y’a t-il des enquêtes de moralité préalables à l’autorisation d’exercer dans des domaines aussi sensibles que le contrôle des naissances dans notre pays? Comment peut-on laisser ce type de personnages intervenir dans nos pays avec une démarche de gourou utilisant les techniques les plus avancées de marketing social?

En vérité, nos élites dirigeantes semblent, peu ou pas soucieuses des dangers qui guettent nos nations. Sous le couvert de lutte contre le Sida qui tue bien moins que le paludisme, nos gouvernements successifs se sont engagés dans des programmes dont les véritables enjeux sont inavoués . Nous ne semblons nous intéresser qu’aux retombées immédiates et dérisoires des divers programmes et projets sans analyser, en profondeur, le dessous des cartes. En l’occurrence , les pays riches font tout pour diminuer les populations des pays pauvres. Par la guerre au besoin , la malnutrition , la famine et les programmes de planning familial. Cyniquement! En Inde, en Chine, en Afrique, des politiques, conçues dans des officines désormais identifiables, continuent à décimer les pauvres pour le bonheur et la sécurité des riches. L’affiche qui a soulevé mon indignation, et celle de nombreux sénégalais et Senegalaises, m’a donné l’opportunité d’approfondir les recherches sur les desseins inavouables des véritables promoteurs du projet « libertaire » qui a une ampleur inouïe.

  Monsieur Phyl Harvey, auteur prolifique de plusieurs ouvrages en matière de sexualité, a élaboré et met en œuvre une approche commerciale du business humanitaire. Cherchez l’erreur!

Il a développé des techniques de marketing social très sophistiquées. Dans une communication de Septembre 2016 intitulée : « How nonprofits can improve their results with commercial techniques » , Monsieur Harvey explique en fait comment faire de l’argent dans les pays pauvres sous le couvert de l’humanitaire. Nous devrions regarder de plus près les coulisses des ONG qui prolifèrent dans notre pays et qui sont souvent les bras armés d’idéologies fascistes qui n’ont comme objectif que de contrôler les pays pauvres et pis, de les maintenir dans la pauvreté! Pendant que nous nous laissons distraire par une compétition effrénée pour le pouvoir et ses dérivés, dans des pays lointains des stratégies de haut vol planifient le contrôle de nos ressources minières, naturelles et…humaines. Dans le seul but de maintenir l’équation pays riches au nord, pays pauvres au Sud. 

Allons rekk! comme me l’ont appris les jeunes ! On ne peut plus rien nous cacher. « 

 

 

 

 

 

Portrait : Malang Diedhiou, arbitre sénégalais d’une 1/2 finale du Mondial 2018?

0

Au Mondial 2018 en Russie, le Sénégalais Malang Diedhiou, qui a déjà dirigé trois rencontres, fait partie des arbitres susceptibles d’être appelés pour les demi-finales, le match de classement ou la finale. Portrait.

Sa présence dans liste restreinte des arbitres retenus pour les huit derniers matches de la Coupe du monde est une bonne nouvelle pour l’Afrique. Sur le continent, le niveau de l’arbitrage est régulièrement remis en cause, mais les performances du Sénégalais Malang Diédhiou lors de la Coupe du monde 2018 viennent rappeler que tout n’est pas aussi négatif que certains veulent bien le dire. Le Casamançais de 45 ans, né le 30 avril 1973 à Badiama, a dirigé trois matches en Russie : Serbie-Costa Rica (1-0, le 17 juin), Uruguay-Russie (3-0, le 25 juin) au premier tour, et le spectaculaire Belgique-Japon (3-2, le 2 juillet) en huitièmes de finale. Diédhiou, qui n’est pas considéré comme un maniaque du carton, a averti sept joueurs et a expulsé un Russe.

Pour Lamine Kébé, le président de la Commission régionale des Arbitres de Dakar, ce n’est pas une surprise. « C’est un directeur de jeu pondéré, avec qui le dialogue est possible. Il est relativement ouvert. » Arbitre international depuis une dizaine d’années, Malang Diédhiou s’est tourné rapidement vers l’arbitrage. « Comme tous les jeunes sénégalais, il a joué au foot, mais il s’est orienté vers la fonction d’arbitre alors qu’il était encore lycéen. Il a commencé par les compétitions de jeunes, au niveau des ligues régionales. Il a poursuivi sa formation et a gravi les échelons, jusqu’à arbitrer des matches en Ligue 1. »

Deux CAN, le JO de 2016 et la Coupe du monde des clubs

Aujourd’hui, Diédhiou est considéré comme un des meilleurs arbitres du continent. Retenu avec ses assistants Djibril Camara et Malick Samba par la Fifa pour la Coupe du monde (c’est la première fois qu’un trio africain originaire du même pays est sélectionné), le Sénégalais a officié lors de nombreuses compétitions internationales. Il avait été sélectionné pour les CAN 2015 et 2017, les CHAN 2014, 2018 et 2018, les CAN U 17 et U 23 en 2015, et a dirigé une vingtaine de matches de Ligue des Champions. Il avait également été retenu pour les Jeux olympiques de Rio en 2016 et la Coupe du monde des clubs de la Fifa en 2017, où il avait arbitre deux matches dont la finale pour la troisième place entre les Mexicains de Pachuca et les Emiratis d’Al-Jazira (4-1). De hautes responsabilités aux Douanes sénégalaises

Si l’arbitrage lui permet d’arrondir ses fins de mois, Malang Diédhiou est inspecteur des Douanes et occupe la fonction de chef de bureau de la zone franche industrielle de Dakar, avec un grade équivalent à celui de colonel. Le gouvernement permet ainsi à ce père de famille d’aménager son emploi du temps afin de concilier son activité professionnelle et l’arbitrage. Il est devenu après Youssou N’Diaye (1974 et 1978) et Falla N’Doye (2002) le troisième arbitre sénégalais à être sélectionné pour une Coupe du monde.

 Avec Jeune Afrique (Alexis Billebaut)

Mackyavel et les 30 millions : la carotte de la caution, après le bâton des parrainages

0

« Et Dit Tôt » d’O.N.G – Le régime Sall revient donc sur les lieux de son crime commis par l’arme contondante ​constitutionnalisé​e des parrainages, pour tenter de le maquiller avec une caution revue à​ la baisse de plus de 50%.​​

Celle-​ci passe donc de 65 millions à 30 millions de FCFA​. 65 millions qui n’avaient pas empêché une candidature aussi farfelue que celle de Diouma Dieng Shali​m​ar en 2012.​

La hauteur de la caution, remboursable uniquement si on atteint 5% des suffrages, a donc montré ses limites du point de vue du volant de manœuvre politique qu’elle offre au pouvoir sortant.​​
« ​Voyez donc comme mon P​résident est démocrate​ ! »​ ​a semblé clamer le premier des flics du pays, ​Al​y Ngouille Ndiaye. ​Caractère démocratique dont Macky ne peut plus être crédité ​depuis l’interdiction de marches et l’état de siège instauré à Dakar le 19 avril dernier. C’est donc ​une vue de l’esprit.

Avec un minimum de 0,8% de l’électorat réclamés​pour parrainer un présidentiable, ​soit un minimum de 52000 électeurs  (voix?), avec ​le candidat Karim expulsé​ macky militari des listes é​lectorales et donc rendu inéligible, avec Idrissa Seck chahuté dans l’opinion et contraint d’aller à Canossa (et à Touba) après la polémique soulevée par son Bakka-Makka pour laquelle il a été snipé par tous les mollahs stipendiés par le pouvoir (Bamba Ndiaye, Sidy Lamine Niasse), ​et enfin avec Khalifa Sall pour qui Dame J​ustice se presse suspicieusement vite pour le condamner définitivement et le rendre également inéligible, le régime Sall a presque usé​de tous ses coups de Jarnac possibles ​pour faire de la prochaine présidentielle un référendum pour ou contre la reconduction de son chef de file et d’Etat, fau​te de supposé​s ​chall​engers de poids.

​Le pari parrainageux de Macky est de ne pas faire face à 23 candidats comme IBK au Mali en ce mois de juillet, avec autant d’adversaires pour Macky qui seraient susceptibles de puiser dans son électorat de 2012 dont une partie est devenue mécontente ou désabusée.
Il pourrait toutefois être surpris: en face de lui, il trouvera des candidats qui ont été son alter ego dans un gouvernement (Guirassy), son patron dans un autre gouvernement (Idy), ou une victime de sa vindicte injuste suscitant la compassion des Sénégalais (Sonko).
Entre les deux parricides du Président Wade que sont Macky en 2012 et Idy en 2007 (dont l’un au moins, Macky, a été traité de « deumm » par Abdoulaye Wade et a récemment laissé envoyer un huissier à  son domicile), Moustapha Guirassy, autre fils spirituel de Wade,  jouera donc crânement sa chance, avec son projet centriste et humaniste, reposant sur une transformation socio-économique basée sur nos valeurs endogènes, et autour du slogan « Sénégal en Tête ! » (SET!).

Ousseynou Nar Gueye

Directeur de publication et de la rédaction de Tract

  ​