Moustapha Guirassy: ‘ Les parrainages à la présidentielle, un recul démocratique grave et une atteinte injustifiée à la Constitution’

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POLITIQUES – Tract a reçu cette réaction du député Moustapha Guirassy, Président de Sénégalais Unis pour le Développement (S.U.D), sur le projet de loi portant introduction de l’obligation de parrainages à la présidentielle. Nous la publions in extenso: 

‘Par ma voix et après réunion de ses instances, concernant le projet de loi pour l’introduction de l’obligation d’un parrainage de tout candidat à l’élection présidentielle par un minimum de 1% des inscrits dans 7  départements, soit 65.000 électeurs au regard du corps électoral actuel, le parti Sénégalais Unis pour le Développement (S.U.D) que je préside, exprime sa désapprobation totale et réitère son accord pour la rationalisation du fonctionnement et du nombre de partis politiques.

En effet, cette rationalisation des partis politiques passera d’abord et surtout, nous en sommes convaincus,  par le financement public des partis politiques qui incitera ceux qui obtiennent des suffrages et des élus à des élections et sont donc financés, à continuer d’exister et conduira à la disparition à terme de ceux d’entre les partis qui n’ont aucune activité concrète connue.

Au total, nous estimons par conséquent que le projet de loi sur les parrainages à la présidentielle, son vote à l’Assemblée nationale et son adoption en Conseil des ministres survenant, serait un recul démocratique grave et une atteinte au jeu démocratique libre et transparent.

C’est également et d’abord une atteinte injustifiée à la Constitution, qui dispose que les partis politiques concourent librement aux suffrages des Sénégalais.

Nous nous interrogeons gravement sur ce à quoi servira désormais le congrès d’investiture d’un parti, formation politique qui de plus à pignon sur rue, si on doit lui exiger pour présenter un candidat à la Présidentielle, d’obtenir au préalable 65.000 parrainages de Sénégalais.

Bien des candidats à la présidentielle, par le passé, n’ont pas obtenu 65.000 votes à cette élection. Il n’empêche que personne ne peut contester que leur voix singulière et leur candidature, fût-elle de témoignage, ont beaucoup apporté au débat public, fait avancer notre projet de société collectif,  servi la démocratie et exprimé quelque chose d’important par rapport à notre vivre ensemble.

En conclusion, nous appelons le Président de la République à reconsidérer sa position. Pour apaiser le climat politique ; pour préserver la cohésion nationale et pour consolider le débat démocratique, nous estimons qu’il aurait pu et qu’il aurait dû accéder à la revendication de la majorité des partis politiques qui ont participé au dialogue national auquel son Gouvernement nous a conviés : ils ont majoritairement dit non aux parrainages.

Ce projet de loi ayant été annoncé dans le communiqué du Conseil des ministres, nous osons encore espérer, parce qu’il a pris cette forme d’annonce, que c’est encore un projet et non une décision définitive, et que le Chef de l’État ne manquera pas de prendre en compte le rejet de cette disposition par le corps social et reculera devant la levée de boucliers qui ne manquera pas de s’élever face à cette mesure antidémocratique.

Fait à Dakar, le 20 mars 2018

Moustapha Guirassy, Député, Président e Sénégalais Unis pour le Développement (S.U.D)

Amadou Tidiane Wone : ‘Je ne suis pas le nègre de Karim Wade’

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Karim Wade est-il l’auteur des lettres qu’il envoie à l’attention de l’opinion depuis un moment ? Ou bien aurait-il un nègre chargé de coucher sur papier ses idées ? D’aucuns estiment qu’il dispose d’un rédacteur et que ce serait l’ancien ministre de la Culture Amadou Tidiane Wone, contributeur prolixe dans la presse.

Dans l’édition d’un quotidien de ce jour, l’intéressé jure que non. Affirmant qu’il a rompu le contact avec Karim depuis le sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci).

« C’est de la désinformation que de dire que c’est moi qui écris les lettres de Karim Wade. Je n’écris absolument rien pour Karim Wade. Je ne suis pas l’auteur de ses lettres. Et je n’ai aucune aptitude ou compétence pour écrire ses lettres. Je ne suis pas dans son dispositif. »

Wone a été directeur de cabinet de Me Abdoulaye Wade, une fois celui-ci retourné dans l’opposition après sa défaite de 2012. Avant de démissionner de ce poste  pour raisons de convenance personnelle.

Tribune: De la République ou de quoi le Sénégal est -il le nom? (2ème partie)

TRIBUNE- LATYR DIOUF (Convergence des Cadres Républicains)

Petite carte postale de la République du Sénégal. Le monde est majoritairement constitué de Républiques (136 pays sur les 197 reconnus par l’ONU). Leurs formes sont diverses. Elles peuvent, par exemple, être fédérale (Allemagne, Etats-Unis) ou porter une épithète qui sonne comme un pléonasme (populaire, démocratique), une restriction (islamique) ou un outrage (bananière). La République du Sénégal est unitaire (une et indivisible). Très jeune, assurément, comparée aux autres (France 1ère République 1792, Etats unis depuis 1787), elle est née le 15 novembre 1958 (je vous épargne mon hypothèse sur la corrélation avec la Constitution du 4 octobre 1958 marquant la naissance de la 5ème République française), puis, a accédé à l’indépendance le 20 août 1960. Si l’indépendance est célébrée le 4 avril, c’est en référence de la naissance de la Fédération du Mali.

Le premier Président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, a instauré le pluralisme, par une ouverture au multipartisme, toutefois canalisée et contrôlée. Son successeur, le Président Abdou Diouf assurera, à partir de 1981, sa continuité par l’autorisation d’un multipartisme intégral. Une première alternance portera le Président Abdoulaye Wade au pouvoir en 2000 et la deuxième alternance sera incarnée par le Président Macky Sall en 2012. La bonne réputation internationale du Sénégal procède, d’une certaine manière, de sa stabilité politique, au moment où de nombreux pays africains peinent à organiser des élections libres et démocratiques et à en accepter les résultats. Le pays a connu, certes, quelques soubresauts préélectoraux et postélectoraux (1988 & 1993) mais ce n’est pas comparable aux guerres civiles qui ont fragilisé certaines nations africaines.

La devise du Sénégal traduit notre commun vouloir de vie commune, c’est-à-dire notre volonté (Une Foi), d’Unité (Un Peuple), pour la construction nationale (Un But). C’est une autre définition de la République soutenue par des symboles comme le drapeau aux trois couleurs : le Vert pour la nature et la diversité confessionnelle, l’harmonie entre les chrétiens, les musulmans et les animistes ; le Jaune pour la prospérité, l’intelligence et la créativité ; le Rouge, couleur du sang pour les sacrifices passés et futurs ; et enfin l’Etoile verte aux cinq branches, signe de l’ouverture au reste du monde. Les deux sceaux du Sénégal (Lion passant et Baobab) viennent marquer de leur empreinte tout acte relevant de la souveraineté du Peuple sénégalais. Enfin, en musique, l’Hymne nationale (le lion rouge) et l’Hymne de la Jeunesse (Niani bagn naa) viennent compléter ce patrimoine symbolique du Sénégal.

Acquis, consensus et menaces

La République est un système politique où la souveraineté appartient au peuple, qui délègue son pouvoir par élection (parfois par éviction) à une puissance publique sensée l’incarner et le représenter. A cet égard, le Sénégal dispose d’institutions diverses et variées : Présidence, Assemblée nationale, Conseil Economique Social et Environnemental, Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Conseil du dialogue social, Cour suprême, Cour des comptes, Cours et tribunaux…Avec ce large dispositif institutionnel, toute la Nation est théoriquement représentée, le principe d’égalité et l’Etat de droit garantis, mais rien n’est jamais totalement acquis en République. Ce qui doit être n’est pas toujours. Le code n’est rien si les juges ne sont pas justes, dira encore Debray. La formule du « Sénégal Benn bop la » est une rengaine optimiste qui ne trouve pas toujours une traduction concrète puissante et utile. Elle est plus fréquente dans les parades des fêtes, dans les nombreuses cérémonies religieuses, à l’occasion des grands combats de lutte, dans des oraisons funèbres ou dans la bouche des communicateurs traditionnels. Elle est moins artificielle dans les efforts de réduction de la pauvreté du régime actuel mais les opposants sont fermés à cette réalité. On leur fera un clin d’œil à la fin.

Dans le modèle unitaire qui est le nôtre, il doit y avoir une certaine idée de la Nation qui passe par une définition du Peuple : Le Sénégal/les Sénégalais. Qu’y a-t-il derrière ces mots englobants ? Comment définir l’intérêt général des Sénégalais ? Comment faire Nation avec des individus si divers (des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des musulmans, des chrétiens, des animistes, des homosexuels, des handicapés, des pauvres, des riches, des ethnies, des mœurs, des histoires, des géographies etc….) ? Nous revoilà déjà aux origines de la question alors qu’un petit commentaire de l’actualité nous aurait épargné cette réflexion qui oscille entre le cours moyen d’instruction civique et la dissertation de classe terminale sur la République.

Il y a seulement quelques semaines, un chef religieux, et chef d’un parti politique, avait déclaré publiquement, à l’occasion d’une cérémonie filmée : « Je ne crois ni au Droit, ni à la Loi, ni à la Constitution. Je ne crois qu’au rapport de force… ». Ne dit-on pas en République, que nul n’est au-dessus de la loi ? Le fait religieux sénégalais est l’un des principaux défis de notre pacte républicain. Une République étant nécessairement laïque, démocratique et sociale, toute concession principielle la fragilise et, à terme, la tue. Or, le spirituel confrérique colonise régulièrement le temporel. Tous les espaces de liberté, de décision, de justice, de droit et de responsabilités sont envahis par des dogmes influents, anesthésiants et violents, sans que l’émoi ferme des dépositaires de la puissance publique ne vienne décourager immédiatement et ouvertement ces tentations théocratiques.

Aux conséquences préoccupantes du « fanatisme mou » (pour reprendre la juste formule d’Elgas) sur le génie du Peuple sénégalais, s’ajoute des velléités indépendantistes bientôt quarantenaires et un communautarisme aussi actif que tabou. Des groupes régionalistes ou ethniques se constituent forces politiques à travers un grégarisme d’un autre âge et trompent la vigilance républicaine avec de bonnes intentions statutaires. Pourtant, tout révèle, en définitive, que ce n’est pas le développement de tel terroir, village, quartier, département ou région qui motive, en priorité, ces bruyants et effrayants collectifs. Ils escomptent toujours une haute responsabilisation d’un des leurs, qui aurait la possibilité de les favoriser avec des moyens publics. Pour cela, ces groupes se présentent en victimes, en déshérités de la Nation, en acteurs de développement aux contributions insuffisamment reconnues, et réclament plus d’équité territoriale et de considération. Pourtant, avant les programmes spéciaux du gouvernement actuel (PUDC, PUMA, Promovilles), toutes les régions du Sénégal (sauf Dakar et peut-être Thiès) connaissaient des difficultés comparables, sans que leurs ressortissants ne recourent à cette nouvelle stratégie politicienne.

Une autre caractéristique de ces singularités aux antipodes de l’idéal républicain réside dans la fierté mise au service de la préservation de la tradition comme valeur absolue. Par exemple, un Républicain, en accord avec le principe d’égalité, peut se dire, quelle que soit son origine, qu’un homme vaut une femme en droit, et considérer que les mutilations génitales des jeunes filles ne favorisent pas l’égalité. Un autre encore peut légitimement s’insurger contre le droit d’ainesse ou la logique des castes qui causent tant d’injustices et de frustrations dans nos microcosmes. Un autre, enfin, peut trouver scandaleux le travail, l’exploitation et le mauvais traitement que subissent les enfants. Mais, à peine auraient-ils commencé à argumenter que s’abattrait sur lui la rafale sentencieuse du déracinement. Le profil de ces maitres censeurs est familier à tous ceux qui ont osé une fois réfléchir à nos inconséquences. Ils réduisent notre culture au triptyque Diné, Ada ak Thiossane avec une kyrielle de bizarreries folkloriques et fantaisistes habilement syncrétisée. Ce sont les mêmes qui tiennent le ministre des transports pour responsable des accidents de la route et accusent le Président de la République quand le poisson manque à Mbour ou quand une case brûle à Niakhar. S’ils sont instruits, leur besoin de boucs émissaires se pare de patriotisme ou de panafricanisme pour traquer tout ce qui menacerait notre souveraineté. Il n’est pas rare de les entendre, pour mieux rejeter le modèle français auquel ils assimilent ceux qu’ils considèrent comme aliénés, louer les modèles d’intégration anglo-saxons et leur tolérance légendaire face à la prolifération communautaire en République.

La République, sans les ignorer, ne reconnaît pas les particularismes. Par conséquent, pas de président sérère, de ministre lébou, de juge mouride, d’ambassadeur tidiane, de maire diola, de général soninké, de quartier layenne, de députés de la diaspora …Aucune importance numérique, non plus. Seuls compterait les citoyens et leur communauté nationale toujours supérieure aux parties qui la constituent. Une République qui transigerait avec ces principes serait défaillante.

Pour stopper net cette description/prescription qui est déjà sortie du format de prédilection de nos presses, il n’y aura pas de paragraphes sur ceux qui refusent de se plaindre par crainte de représailles ou de mauvaise réputation ; il n’y aura pas d’agents de l’Etat corrompus, ou incompétents ou considérant leurs droits supérieurs à leurs obligations ; il n’y aura pas, non plus, de gros délinquants financiers qui ont maille avec la justice et qui crient au procès politique, ni les intercessions diverses qui s’opposent à la loi en essayant de les blanchir ou en présentant les bourreaux comme des victimes…

Epilogue

La vision prospective du PSE (Plan Sénégal Emergent) à savoir « Un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un État de droit » est une autre définition de la République. Le Président de la République, très peu loquace parce que dans l’exécution de ce programme, avait, toutefois, rappelé ses motivations en octobre 2017. Il a réaffirmé son ambition pour le Sénégal qui reste, selon ses propres termes, l’avènement d’un Etat de droit et d’une économie solidaire, de progrès social pour le bonheur de tous. Dans le même texte, largement repris, il entend bâtir une croissance vigoureuse, durable et partagée, pour répondre aux aspirations légitimes de tous à une vie meilleure. Sa priorité, a-t-il dit, enfin, réside dans la consolidation des acquis de cette gouvernance qui tourne essentiellement autour d’un développement inclusif et solidaire.

C’est dire que depuis la naissance de son parti, dont le nom même est un reflet de sa conscience républicaine, le Président Macky Sall n’a jamais perdu de vue la nécessité de consolider l’héritage d’un modèle national qui englobe équité, démocratie et patriotisme. Le Sénégal de tous, par tous et pour tous, dont l’écho a traversé la Déclaration de Politique générale du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, n’est pas une simple formule ou un vœu pieux. C’est un défi qui a besoin de l’appropriation citoyenne. Le travail et la responsabilité individuelle doivent contribuer à le relever. Au moment où de larges consensus s’opèrent autour du programme du Chef de l’Etat, dont les résultats sont déjà prometteurs, des oppositions marginales, armées de quelques certitudes, labellisées tout azimut économie, finances, fiscalité, budget ou ressources naturelles prétendument spoliées, amusent la galerie parlementaire et les médias. Lorsque l’agenda républicain sera officiellement ouvert à la campagne électorale, le patron de l’Alliance Pour la République, avec peu de mots, leur démontrera que la citoyenneté et le civisme sont des conquêtes qui nécessitent patience et mesure et que l’intérêt général ne se construit pas avec une somme de frustrations individuelles.

Latyr DIOUF

Vice-Coordonnateur de la Convergence des Cadres Républicains

L’inculpation de Sarkozy, énième abaissement de l’institution présidentielle française

L’ET DIT TÔT D’O.N.G – La sanctuarisation et l’immunité des anciens présidents de la République qu’on promeut pour inciter les potentats démocratiques africains à accepter de quitter le pouvoir sans craindre des poursuites judiciaires ultérieures, on devrait aussi la mettre en œuvre en France.

Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa. Nous avons tant aimé le haïr. Surtout depuis son discours confondateur de Dakar, pour lequel la pétulante Léboue Rama Yade a avoué avoir voulu se lever de l’assistance pour le gifler. Sarkozy a pourtant été le plus tropical des président français des vingt dernières années, par son rapport jouissif au pouvoir et sa propension à tout régenter.

Mais son inculpation est une très mauvaise nouvelle pour le prestige de l’institution présidentielle française. Celle-ci a été abaissée une première fois par les juges, qui ont poursuivi Jacques Chirac, une fois que celui-ci a quitté le pouvoir. Le grand Jacques n’a dû d’échapper à leurs fourches caudines qu’en se réfugiant derrière la maladie qui lui aurait désormais fait perdre la mémoire. Quant à ses successeurs Sarkozy et Hollande, ils n’ont eu besoin de personne pour rabaisser l’institution présidentielle. Sarkozy avec son tristement célèbre ‘ ‘casse-toi,  pauv’con !’’. Hollande avec la normalitude qui ne l’aura conduit qu’à deux succès en demie teinte, car inachevés : le vote de la loi sur le mariage pour tous, sauf pour lui-même ; et la guerre au Mali, qui n’aura pas réussi à délivrer Kidal du joug des djihadistes. Hollande en aura tiré toutes les conséquences pour lui-même et pour la France, en abdiquant toute ambition de renouvellement de son bail élyséen, avouant son incapacité à écrire un récit historique pour son pays et laissant son camp socialiste en miettes.

On avait espéré qu’avec Emmanuel Macron, l’institution avait retrouvé tout son lustre. Car Macron est arrivé à habiter l’habit présidentiel avec prestance et prestige, et incarne crânement le corps du monarque républicain qu’il se doit d’être. Hélas, les juges français, au nom de leur sacro-sainte indépendance, mette un coup de canif à cette reconquista, en mettant en examen Sarkozy. Dans l’opinion publique, tout au moins internationale, tout ce qu’on retiendra, c’est qu’un ancien chef d’État français est poursuivi par la justice de son pays.

Les anciens chefs d’État français sont membres de droits du Conseil constitutionnel de leur pays, où siège les « Sages » de la République. C’est dire qu’on leur reconnait une rémanence de leur statut d’homme d’État, une immanence, et une transcendance. Sarkozy avait refusé de siéger à ce Conseil constitutionnel, parce qu’il conservait le secret espoir de reconquérir le pouvoir, et conservait une activité politique partisane. Hollande s’y est également refusé, au nom de sa normalitude de scootériste à l’eau tiède. Mettre en examen Sarkozy pour cause de financement libyen de sa campagne n’annulera pas la présidence qu’il aura exercée, en gagnant grâce à cet argent. La justice est censé réparer un tort fait au cors social. Il est avéré que Sarkozy a dépassé le plafond de ses dépense de campagnes en 2007, il est plausible qu’il a fait payer des sondages à son profit exclusif par la cassette de l’État alors qu’il était Président, ce qui est illégal. Il est enfin probable qu’il a reçu de l’argent de l’ex Guide de la Jamahiriyya.

So what ? C’est un ancien Président. Et on aurait dû le laisser à sa retraite paisible d’ancien Président. Statut qu’aucune décision de justice n’effacera. Oui, on aurait dû laisser Sarkozy tranquille. Pour éviter de nourrir le désamour croissant des citoyens envers la politique, qui reste pourtant la seule modalité de gestion acceptable du vivre-ensemble. Pour cesser d’alimenter la défiance envers un personnel politique présumé être composé de ‘ ‘tous pourris !’’. Pour permettre aux citoyens de continuer à croire en la démocratie élective et représentative.

Afin de restaurer tout cela, Président Emmanuel Macron, préparez donc votre décret d’amnistie pour le futur condamné Sarkozy.

Ousseynou Nar Gueye © Tract Quotidien 2018 – www.tract.sn

Mamane, Président du ‘Gondwana’, reçu par Macky Sall

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Mamane, le Président du mythique ‘Gondwana’ dont il raille les dirigeants à longueur d’antenne, a été reçu hier par Macky Sall.

Lancement ce 21/03 à Dakar du Rapport mondial de l’UNESCO sur « Re | Penser les politiques culturelles : la créativité au cœur du développement »

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Lancement Afrique du rapport mondial de l’UNESCO sur « Re | Penser les politiques culturelles : la créativité au cœur du développement »

Vidéo de soutien de Kirène aux Lions au Mondial de Russie, avec Fadiga

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Les conseils ‘beauté noire’ de la blogueuse Fatou N’diaye, égérie de L’Oréal

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AFROSPHERE – Blogueuse française, d’origine nigériane par sa mère, et sénégalo-malienne par son père, Fatou Ndiaye, 40 ans, tient depuis 2007 l’un des blogs dédié à la beauté noire les plus influents en France : Black Beauty Bag.

Forte de plus de 10 ans d’expérience dans le domaine, Fatou est sans conteste l’une des personnes les plus à même de partager son expertise et ses conseils à la nouvelle génération de blogueurs. Elle a réussi à creuser son sillon dans le secteur de la beauté noire, lequel était avant son arrivée – si ce n’est déserté – très peu visible. La blogueuse nous livre ses clés et ses conseils pour réussir dans le domaine, sans langue de bois ni concession !

Il y a 10 ans, comment était l’environnement de la beauté noire sur Internet ?

Je fréquentais à l’époque un forum qui s’appelait Beauté d’Afrik : le premier dédié à la communauté féminine noire française sur lequel on échangeait nos astuces beauté, parlait littérature, cinéma. Nous étions la première génération de filles connectées sur le net, avant l’arrivée des blogs.

J’ai fini par devenir modératrice du forum, un an ou deux ans après la création en 2003, et à animer un topic beauté. C’est en 2006-2007 qu’il y a eu l’avènement des blogs via Skyblog. J’ai créé mon blog beauté, à l’époque My Makeup Bag, qui faisait partie des premiers blogs dédiés à la valorisation de la beauté noire. Il a donc a rapidement fait partie des top blogs à suivre.

A l’époque où je me suis lancée, le blogging était vraiment perçu comme quelque chose de futile. Se prendre en photo, se mettre en avant sur les réseaux sociaux, c’était mal vu. Quand j’ai commencé à parler de beauté noire en pointant du doigt certains sujets, on m’a très vite rangée dans la case militante et « black power ». Et c’était les gens de la communauté qui étaient les premiers à ne pas comprendre. On trouvait mon blog communautaire.

Pourtant, j’ai toujours su qu’il était important d’utiliser sa voix pour partager des messages ou dénoncer des choses. On a un outil fabuleux, Internet, pour le faire. En tant que femme noire née en France, je me souviens en 2007, de la difficulté à trouver un fond de teint ou un produit qui correspondait à ma peau dans les magasins. Dans les magazines, je ne m’y retrouvais pas non plus, les articles ne concernaient que les femmes blanches. A la télévision, je ne voyais pas de femmes qui me représentaient. Bref, Internet a été pour moi un outil qui m’a permis de mettre en avant ce qu’on refusait de nous montrer ailleurs.

Tu travailles aujourd’hui avec les plus grandes marques de beauté. Comment as-tu décroché tes premiers contrats ? As-tu travaillé d’arrache-pied pour faire comprendre aux marques qu’il y avait un marché pour la femme noire ?

Il y a un fantasme autour de ça. Les gens pensent souvent que j’ai démarché, que j’ai été privilégiée. Or, toutes les marques avec qui j’ai collaboré sont venues à moi. L’Oréal – dont je suis l’égérie aujourd’hui – est le premier groupe à s’être intéressé au web, le premier à avoir compris que le digital annonçait un renouveau dans les médias. Lorsque que j’ai été contactée en 2014, j’ai demandé pourquoi moi. On m’a répondu que c’était mon franc-parler et ma personnalité qui avait fait la différence.

J’étais consciente qu’en France, à la différence des États-Unis, la gamme de L’Oréal n’était pas étendue aux peaux noires. J’ai donc dit que j’acceptais de travailler avec le groupe à condition de pouvoir avoir accès à l’ADN de l’entreprise, de pouvoir parler des problématiques des femmes noires au-delà des thématiques bling-bling. Ce qui m’intéressait, c’était les ressources humaines, la place des femmes dans la recherche, visiter les laboratoires, parler avec les chercheurs etc. J’ai une image sur le net, il en allait de ma crédibilité.

En travaillant avec des marques, comment trouver l’équilibre entre promotion et objectivité ?

C’est un peu le jeu du chat et de la souris. A l’époque où il n’y avait pas d’argent qui entrait en ligne de compte, que les blogueuses allaient acheter les produits pour en parler sur leur plateforme, cela ne dérangeait pas les gens. C’est à partir du moment où les marques sont venues à moi, que j’ai commencé à collaborer avec elles et à faire de campagnes que c’est devenu problématique. Pour autant, quand j’ai commencé à vivre de mon blog, je ne l’ai jamais caché et j’ai même écrit un article pour l’annoncer. Quand on regarde les magazines, la télé, c’est la même chose, il y a de la pub. Dès l’instant où je parviens à sélectionner des marques qui entrent dans l’univers de mon blog, je n’ai aucun problème avec cela.

La question de l’argent dérange, et c’est un problème typiquement français.

Quels sont les fondamentaux pour réussir dans le blogging dédié à la beauté noire ?

La bonne recette pour un blogueur est de rester soi-même. Il faut savoir développer les compétences dans lesquelles on est bon, sans essayer de copier ce qu’il se fait ailleurs. Il ne faut pas céder au buzz et à la tendance.

Les blogueuses noires rencontrent d’autres problématiques et on a d’autres sujets de prédilection. Aujourd’hui, une blogueuse blanche vit dans une société qui est faite pour elle et par des gens comme elle. Nous, il y a un message et une forme de militantisme à développer. On était invisibles, les bloggeuses noires ont permis aux médias mainstream et aux marques de faire comprendre que les Noirs de France existent et consomment comme tout le monde.

Ce que les blogueuses noires doivent donc comprendre, c’est qu’au-delà des thématiques beauté, il faut parler de la femme noire, de l’estime de soi, de la confiance…

En outre, quand on est blogueuse, on ne peut pas parler de beauté sans connaître les marques, leur ADN et l’industrie. Il existe des formations et des sites spécialisés en markéting, sur les chiffres et les pourcentages de vente… Tout cela est primordial. Aujourd’hui, les marques regardent tout ça ! Or, le problème c’est que dans la communauté noire, on manque beaucoup de professionnalisme. Les marques sont là pour faire de l’argent, elles ne sont pas des philanthropes ! Elles me disent vouloir travailler avec des blogueuses et youtubeuses afro-françaises, mais elles reconnaissent que beaucoup d’entre elles ne sont pas assez pro ou sont dans les polémiques sur Twitter etc. En France, il n’y a aucune blogueuse beauté noire qui a des millions de followers, parce qu’on n’est pas si nombreuses, alors il faut éviter l’amateurisme.

Comment adaptes-tu ton discours, en termes de ton et de ciblage markéting sur les différents réseaux sociaux et applications ?

Sur Instagram, c’est de la photo. Donc il faut raconter une histoire. Les photos doivent être léchées, jolies. Je le dis souvent, quand on a un blog ou une chaîne Youtube, Instagram c’est un CV en ligne, du brading. On vend son image. Les marques regardent beaucoup ce que l’on fait sur Instagram.

Après, Instagram a créé une sorte de psychose. Il y a des gens qui achètent de faux followers pour attirer les marques, sauf que celles-ci ne sont pas dupes. Idem sur Facebook. Or, si aucune collaboration forte n’est visible ou s’il n’y a aucune interaction, quel est l’intérêt ? Ce qui attire une marque, c’est l’image que l’on véhicule avant tout, la personnalité.

Aujourd’hui, tout le monde est influenceur. Je n’aime pas trop ce terme. Je me présente toujours en tant que blogueuse. Ce sont les marques qui décident de votre influence. On est un influenceur quand les propos et l’image véhiculés sur les réseaux ont de l’incidence sur du marketing, et pas nécessairement sur le pôle beauté. On parle d’influence quand une personne va ébranler un système.

Beaucoup de blogueuses ont déserté leur blog au profit d’une utilisation exclusive sur Instagram. En quoi les billets de ton blog restent importants pour toi ? Comment gères-tu ces deux outils complémentaires ?

Le blog est l’essence même de ce que je fais. C’est mon bébé. Il est référencé sur Google. Même quand on travaille avec des marques, les campagnes se passent sur le blog. Les marques ont des codes trackés pour connaître le nombre de personnes qui sont venues visiter votre blog, combien de temps elles y sont restées etc. Le blog est la preuve que vous avez une communauté. Raison pour laquelle il ne faut jamais abandonner son blog pour Instagram. Si jamais demain Instagram ferme, que vous reste-il ? Idem quand Facebook décide de censurer des pages ou de les fermer, il y a tout de suite des polémiques. Le problème avec les médias afro, c’est qu’ils ont tout misé sur Facebook et Instagram, or ce n’est pas notre maison. Ces réseaux doivent servir de relais !

Quels conseils donnerais-tu à la nouvelle génération de bloggeurs afro ?

Il faut bloguer pour les bonnes raisons. Beaucoup viennent me voir et me demandent des conseils pour être connus. Or, ce n’est pas ça le blogging. En outre, il y a tant d’autres terrains à explorer que celui de la beauté.

Ensuite, il faut arrêter de copier les Noires-Américaines. Leurs gestuelles et mimiques. C’est d’ailleurs ce que les marques reprochent aux blogueuses afro-françaises. Moralité, quand il y a des voyages, elles vont se tourner vers les blogueuses et youtubeuses anglophones. Parce qu’elles préfèrent prendre les originales plutôt que les copies ! Ce n’est pas une histoire de following, mais d’image. Les marques n’ont pas envie de travailler avec des clowns. Il faut savoir mettre en avant sa différence, sa double culture : africaine et française.

De quelle manière transmets-tu ton africanité sur ton blog, en quoi c’est important pour toi ?

J’ai vu beaucoup de femmes africaines de ma génération porter des tenues en wax ou traditionnelles, et être perçues comme des villageoises. Nous sommes les ambassadeurs de notre culture, il ne faut pas attendre que les gens la mettre en avant à notre place et crier ensuite à l’appropriation culturelle. Regardez la récente polémique avec Beyoncé qui aurait repris l’affiche du film Touki Bouki du réalisateur sénégalais, Djibril Diop Mambéty, pour l’image annonçant sa tournée. Ne soyons pas hypocrite, la plupart des gens ne connaissaient pas ce réalisateur ! Si on sait qu’il y a des choses riches chez nous, pourquoi on attend l’approbation des Noirs-Américains ou des Européens pour mettre en avant notre culture et notre art de vivre.

‘Sonko, l’homme du Livre’

PAR ELGAS – “Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter.” Cioran

Il y a toujours un risque à (trop) prêcher la probité, d’en être un jour le mauvais élève. Bien souvent quand cela arrive, peu importe le passé vertueux, les mémoires ne retiennent plus que la glissade qui disqualifie tout l’ouvrage. La contrition rachète moins l’erreur qu’elle-même ne pardonne le passé.

Il faut dire qu’avec ses airs de moine pas très réveillé, son débit lent et professoral, Ousmane Sonko, ne trahit pas, ni dans sa mise, ni dans son allure, ni dans son être, encore moins dans son dire, un potentiel de kaccor, sans lequel – presque – l’homme politique sénégalais ne survivrait pas. Alors qu’il commence son ascension, exploitant la matière première de son crédit, à savoir l’intégrité morale, Sonko est un fils de l’époque. Un bébé du puritanisme ambiant, une figure exemplaire de la méritocratie, un énarque sobre, un bambin d’inspiration néo-protestante, jeune premier, qui semble donner des gages dans un pays où la règle est reléguée au rang d’hypothétique cadre.

Mais en politique, comme en affaire, ou en sexe, il faut offrir du rêve, à pas cher. Exciter la ménagère à défaut de remplir son panier, charmer le client à défaut de le convaincre, vendre de l’espoir au pauvre à défaut de l’exaucer, chanter la gloire des héros passés à défaut d’en être. Il manque cela à la panoplie Sonko : ce mélange d’aura libidineuse, de capacité à lâcher prise, à aimanter les foules par le vice du verbe, ou l’ivresse du charisme. Son messianisme manque de souplesse, d’attrait, d’atours. On peut convaincre avec la vertu, on ne séduit jamais avec. C’est presque une leçon des échecs des Livres. La coercition, même avec le bon sentiment, négatrice de liberté et d’évasion, promet l’échec.

Quand le vent Sonko se lève, avec ses rafales dans l’administration fiscale, c’est une tempête médiatique et politique qui se lève. Elle vire vite en tornade qui découvre le champ de ruine de la politique nationale et rebat les cartes. Becquetée par le pouvoir, l’opposition survit entre les dents de l’ogre. Le chaos profite à ce natif de la cité rebelle du Rail, qui incarne le rêve d’un assainissement national. Dans ce pays orphelin d’investigation et de flair journalistique depuis que Latif Coulibaly en a posé les cendres dans la majorité Yakaar, on avait perdu le goût des révélations, et la saveur du héros sauveur. Et voici qu’au cœur de la maison qui materne notre argent, les Impôts, apparaît le chevalier.

Dans le dernier quart de siècle, la politique n’avait pas produit pareille figure. On peut s’en réjouir. L’homme a des failles négligeables. Son érudition est de plusieurs ordres. Un parcours excellent, sanctionné formidablement. Et voici la garantie – à priori – d’une maîtrise. Il a troqué la barbe pour le bouc. Le cheveu à mi-hauteur, par le crâne rasé. Il fut (demeure peut-être) un ibadou. Ersatz d’homme de dieu qui ne refuse pas la promiscuité avec ses semblables. Moine pèlerin en mission. Et voici le prédicateur. Il aime les livres, révélations sur les marchés du pétrole, Vision, à venir confie-t-il au micro du Grand Jury. Et voici l’homme du texte, presque sacré.

De tout ceci, l’observateur reste confus. Voici un bon cheval, qui semble taillé pour le marathon et la course. Mais la monture reste sommaire. Il rassure mais n’enivre pas. Alors que la conjoncture politique mondiale se tend, que la raréfaction de la souveraineté économique des Etats s’aggrave, le chantier du fait social et culturel paraît le plus urgent. Le moine-soldat, paraît peu disert, l’optique nationale des affaires semble son seul horizon pour l’heure. Alors que les destins nationaux se bâtissent pour partie sur la scène des enjeux du monde.

C’est un homme du Livre, mais à rayon national. Le livre reste collé à la dimension utilitaire. Peu de poésie, d’art, de douceur, de passion, d’excès, de finesse, de rire. Soupapes de décompression sans lesquelles le talent reste bien souvent vain et vaniteux. Le bassin raide et rigide ; cette frigide allure, de l’homme qui incarne tant l’espoir d’un renouveau, doit trouver assistant vicelard. La seule aide précieuse et urgente pour Sonko, c’est lui insuffler une bonne dose de vice.

©Elgas – Tract Quotidien 2018 – www.tract.sn

Maroc : Après un torrent d’insultes, démission de la directrice du Centre des études féminines en Islam

 LES AFRIQUES – La chercheuse Asma Lamrabet, connue pour ses travaux sur l’image de la femme dans le Coran et qui dirigeait depuis 2011 le Centre des études féminines en Islam, a présenté sa démission. Ses positions progressistes lui avaient valu des torrents d’insultes.

En 2017, la médecin biologiste et essayiste Asma Lamrabet, a publié Les femmes en islam : les questions qui fâchent (Éditions En Toutes lettres, 2017). Comme l’indique le titre de l’ouvrage, celle qui était alors directrice du Centre des études féminines en Islam, connue depuis des années pour déconstruire  les référentiels des penseurs conservateurs sur la femme en retournant contre eux leurs propres arguments, ne s’attendait pas à se faire que des amis.

Pourtant, il semblerait que la pression ait fini par se faire trop forte : mardi 20 mars, l’écrivaine a annoncé, sur Twitter, avoir présenté sa démission de ce centre de recherche dépendant de la Ligue des théologiens du Maroc.

Refus de toute « lecture discriminatoire »

Si la chercheuse se garde bien de donner des raisons à son départ, les médias marocains relient sa décision à ses prises de position sur la question controversée de l’héritage, ce qui a été confirmé à l’AFP par l’entourage d’Asma Lamrabet. Dans le débat sur la question successorale, qui a été ouvert en 2015 au Maroc, les progressistes critiquent une législation « inégalitaire », la femme n’ayant droit qu’à une demi-part successorale. De leur côté, les milieux conservateurs rejettent tout débat sur la question, et les dernières sorties d’Asma Lamrabet avaient « provoqué un tollé notamment parmi les salafistes, qui n’ont pas lésiné sur les insultes », rappelle le site Médias24.

« Je ne prétends pas donner une réponse figée mais je questionne, j’interroge, j’ouvre le débat. Ce qui est essentiel, c’est que je refuse toute lecture discriminatoire », confiait la chercheuse à Jeune Afrique en mars 2017, lors de la sortie de son dernier livre. Outre la question de l’héritage, elle se demandait « pourquoi l’homme musulman a-t-il le droit de se marier avec une non-musulmane sans que cette dernière ne soit obligée de se convertir alors que cela est interdit pour les femmes ? » et s’interrogeait sur la question du voile, estimant qu’il émane plus d’une recommandation que d’une obligation.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont exprimé leur soutien à cette chercheuse, médecin biologiste de formation, qui prône une lecture dépolitisée des textes religieux pour permettre aux femmes musulmanes de s’émanciper.

Jeune Afrique