Affaire d’escroquerie de 40 millions vieille de onze ans : Petit Mbaye jugé le 10 Avril

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Poursuivi pour escroquerie portant sur la somme de 40 millions de FCFA au préjudice de la Sonatel et la Cbao, l’ancien promoteur de lutte Alioune Petit Mbaye devait être jugé hier par le Tribunal correctionnel de Dakar malgré sa fugue pour se réfugier en Europe (France) depuis 2009. Pour rappel, l’ex-patron d’Action 2000, organisatrice de grands combats de lutte entre le milieu des années 1990 et le début des années 2000, avait été condamné en 2009 pour des faits presque similaires. En effet, il a été reconnu coupable d’escroquerie et de détournements de deniers publics. Il avait écopé de deux ans de prison ferme assortis d’un mandat d’arrêt et de la confiscation de ses biens. Les faits incriminés remontent à 2007, après le combat Bombardier-Tyson. Petit Mbaye avait bénéficié de la Sonatel d’un fonds de sponsoring avec une attestation qu’il devait présenter à la Caisse nationale de crédit agricole (Cnca) pour entrer en possession de ses sous. Le promoteur encaisse l’argent et établit de fausses attestations au nom de la Sonatel qu’il a présentées à la CNCA pour un prêt d’un montant de 40 millions de francs Cfa. Condamné à deux ans de prison ferme, Petit Mbaye réussira, en 2009, à quitter le Sénégal avant son incarcération. Le juge va statuer sur son cas le 10 avril prochain.

Le Sénégal débouté : la saisie des biens français de Karim Wade refusée

L’État du Sénégal ne pourra pas saisir les biens de Karim Wade et Bibo Bourgi se trouvant sur le sol français. La Cour d’appel de Paris a confirmé mercredi le jugement rendu en première instance en septembre 2016, qui rejetait la demande formulée par le parquet national financier français.

En l’espace de quelques secondes, le magistrat de la Cour d’appel de Paris a douché mardi matin les espoirs de l’État sénégalais, en confirmant intégralement le jugement rendu le 26 septembre 2016 par le Tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Celui-ci avait considéré que l’enrichissement illicite reproché à Karim Wade, pour lequel il a été définitivement condamné par la Cour suprême sénégalaise en 2015, n’avait pas d’équivalent dans le droit français. Un argument rendant impossible la confiscation de ses biens – et de ceux de Bibo Bourgi – dans l’Hexagone.

Deux appartements dans le XVIe

Faisant suite à une demande d’entraide pénale internationale formulée en 2015 par l’État du Sénégal, le parquet national financier avait sollicité la confiscation de plusieurs biens appartenant aux deux hommes. En l’occurrence, il s’agissait pour Karim Wade d’un appartement sis rue de la Faisanderie, dans le XVIe arrondissement de Paris, ainsi que d’un compte bancaire domicilié à l’agence Paris-Madeleine de la Société générale (au solde de 48 000 euros).

Du côté de Ibrahim Aboukhalil – dit « Bibo Bourgi » -, considéré par la justice sénégalaise comme prête-nom principal de Karim Wade, le parquet avait sollicité la confiscation de son appartement rue Émile-Ménier, dans le XVIe arrondissement de Paris, détenu par une SCI parisienne, elle-même propriété d’une société basée au Luxembourg.

Mais là encore, le TGI avait opposé une fin de non-recevoir à cette requête, en estimant que la justice sénégalaise « ne mentionne à aucun moment la SCI Aisa [Paris] et la SA Djoz [Luxembourg], de sorte qu’il est impossible d’établir un lien entre les parts de ces sociétés et l’infraction reprochée à M. Aboukhalil ».

La décision d’un éventuel recours reviens au parquet financier

Présents à l’audience mercredi, les conseils de Karim Wade n’ont pas masqué leur satisfaction à l’énoncé de l’arrêt de la Cour d’appel. « Je ne suis pas du tout surpris, déclare à Jeune Afrique Me Michel Boyon, qui représente le fils de l’ancien président. Le jugement en première instance était très solide. »

« Enfin, justice a été rendue pour mon client, se réjouit pour sa part Me Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de Bibo Bourgi. Le tribunal n’a pas cédé aux différentes tentatives d’instrumentalisation de cette affaire aux résonances très politiques. Car il s’agit bel et bien d’un règlement de comptes politique. »

Y aura-t-il un recours ? Comme l’État du Sénégal n’est pas partie prenante à la procédure, la décision d’un éventuel pourvoi en cassation appartient uniquement au parquet.

Avec Jeune Afrique

Macky Sall extrade deux djihadistes marocains

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Le 29 mars 2017, la Police de l’air et des frontières (PAF) interceptait à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, B M et B C, deux ressortissants marocains supposés liés à l’Etat islamique.

Les deux mis en cause présumés venaient de la Turquie, plus précisément d’un camp recueillant des Syriens. Ils ont déclaré, lors d’un bref interrogatoire, qu’ils se sont identifiés en Turquie comme étant des ressortissants syriens mais ont réfuté toute appartenance à un groupe terroriste, toute fréquentation de zone de combats, notamment la Syrie et l’Irak, tout entraînement physique ou au maniement des armes.

L’enquête confiée à la Division des investigations criminelles (DIC) avait néanmoins révélé des indices graves et concordants qui plus est, Rabat avait émis un mandat d’arrêt international et sollicité l’extradition des deux ressortissants marocains sur la base d’une information judiciaire ouverte, pour association de malfaiteurs, participation à la commission d’actes terroristes, financement du terrorisme, apologie du terrorisme.

Depuis lors, les deux ressortissants marocains étaient écroués à Rebeuss dans l’attente que la Chambre d’accusation se prononce sur la demande d’extradition de leur pays.

La Chambre d’accusation vient d’autoriser l’extradition des deux présumés et Macky Sall signera, dans la foulée, un décret de cet effet.

Fermeture annoncée du CICES, déménagé à Diamniadio

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Le CICES qui abrite la Foire internationale de Dakar (Fidak) va être délocalisée à Diamniadio. Le Centre des Expositions, en cours de construction à Diamniadio, va le remplacer, pour accompagner l’essor économique et social de ce nouveau pôle urbain.

Ce Centre des Expositions est en train d’être bâti sur une superficie de 21 000 m2. A côté, il y a également la construction du Marché d’intérêt national, qui est censée mettre fin à la déperdition des productions agricoles (plus de 35% de la production locale, , avec des moyens de conservations des produits agricoles de toute nature et dispositions pour la distribution des produits au niveau national et de la sous-région. Ce marché sera livré au mois de juin, si on s’en tient au planning, ou au plus tard en décembre ».

Ma qué fai? Ma Keïta quitte le groupe Takeifa

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Ma Khoudia a quitté le groupe Takeifa pour entamer une carrière solo. La bande de frères et sœur leadée par Jack Keita perd ainsi un membre clé . Ma Khoudia Keita a quitté le groupe depuis deux semaines. La guitariste aurait une divergence quant à l’orientation musicale du groupe.Ma a aussi démissionné de la présidence de son association  « Care Albinos ».

Présidentielle : la caution ramenée à 25 Millions FCFA ?

Pour la présidentielle de  2019,  la caution des candidats , qui est de 65 millions, pourrait être ramenée à 35 millions, voire 25 millions. Macky sall serait d’accord selon le quotidien L’AS, pour cette réduction et devrait le faire savoir demain, jeudi 15 mars. Il rencontre les acteurs des concertations sur le processus électoral, qui ont récemment déposé sur sa table les résultats de leurs travaux.

 

Macky Sall : ‘La moitié des ministères déménagée à Diamniadio en juillet’

Macky Sall  a annoncé hier mardi, qu’à partir du mois de juillet, plus de la moitié des ministères va s’installer à Diamniadio. Sur le site, est prévu une importante cité ministérielle, dans le but de décongestionner  Dakar.Dans ce pôle, sera aussi construite une « Maison des Nations-Unies » qui aura la capacité d’accueillir 3000 agents des institutions onusiennes.

RDC : Pour la présidentielle, Moïse Katumbi s’inspire de Macron avec ‘Ensemble’

Contraint à l’exil depuis près de deux ans, l’opposant Moïse Katumbi a lancé ce lundi le mouvement « Ensemble pour le changement » depuis Johannesburg, en Afrique du Sud. Un rassemblement politique autour de sa candidature pour la présidentielle à venir en RDC.

C’est la version resserrée et corrigée du rassemblement de l’opposition congolaise qui avait eu lieu début juin 2016 à Genval, dans la banlieue bruxelloise. À l’époque, Moïse Katumbi, bien qu’à l’initiative, avait choisi de rester dans l’ombre pour ne pas éclipser le vieux et historique opposant Étienne Tshisekedi. Cette fois-ci, à Johannesburg, le dernier gouverneur de la riche province du Katanga s’est présenté en « capitaine de l’équipe » devant quelque 200 personnalités issues de différents partis politiques et de la société civile en RDC.

Pendant trois jours, du 9 au 12 février, tous ces soutiens de Moïse Katumbi se sont regroupés dans des ateliers pour réfléchir sur « le mouvement électoral » à mettre en place, le programme du candidat et le processus électoral en cours dans le pays. « Ne laissons aucune place à l’improvisation », leur avait alors recommandé leur champion lors de son discours d’ouverture du conclave. « Soyons disciplinés et dignes des attentes de notre peuple pour être au rendez-vous du 23 décembre [date prévue pour la présidentielle, NDLR] et apporter aux Congolais le changement qu’ils exigent », avait-t-il renchéri.

Katumbi lance « Ensemble »

Ce mercredi, « Ensemble pour le changement » a été lancé à Johannesburg. La structure se veut un « large mouvement pour relever, avec Moïse Katumbi, le défi du changement » en RDC. C’est désormais autour de « Ensemble » que graviteront des plateformes électorales pro-Katumbi et alliées en vue notamment des élections législatives et provinciales. Des contacts sont avancés avec l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale.

« C’est aussi une volonté d’instaurer un leadership clair » au sein des regroupements politiques qui soutiennent la candidature de Katumbi à la présidentielle, confie un proche du candidat déclaré à la présidentielle. Bien que très influent dans le Rassemblement de l’opposition mise en place à Genval, Katumbi n’avait en effet aucune fonction officielle dans l’organisation. Aujourd’hui, c’est bien lui le président du mouvement politique créé.

Les quatre piliers du projet Katumbi

À neuf mois de la tenue – encore hypothétique – des scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux, Moïse Katumbi a également dévoilé les « quatre piliers » de son projet de société : consolidation de l’État, de la démocratie et de la paix ; valorisation du capital humain ; relance économique, diversification de l’économie et création d’emplois ; et enfin, lutte contre le changement climatique.

Les conditions qui permettent d’envisager des élections crédibles sont très loin d’être remplies

« Je veux être le candidat du mérite, en particulier au sein de notre formidable jeunesse. Leur offrir un avenir radieux au Congo constitue notre plus grand défi », a promis le candidat qui est toujours menacé d’arrestation en cas de retour au pays. En juin 2016, il a été condamné à trois ans de prison dans une affaire rocambolesque de spoliation immobilière qualifiée de « mascarade » notamment par un rapport confidentiel des évêques catholiques rédigé une année plus tard.

« Les conditions qui permettent d’envisager des élections crédibles, justes et honnêtes sont très loin d’être remplies. De nombreux compatriotes croupissent encore en prison injustement privés de leur liberté. D’autres sont condamnés à l’exil. Les manifestations pacifiques sont réprimées dans le sang. Les médias privés proches de l’opposition sont menacés ou fermés », a d’ailleurs déploré Katumbi.

À quelques milliers de kilomètres de là, à Kinshasa, la coalition au pouvoir affûte aussi ses armes. Après la restructuration du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique du président Joseph Kabila, des tractations sont en cours pour constituer sept à douze regroupements électoraux.

Avec Jeune Afrique

Garderie pour adultes ? L’UCAD passera de 4.500 à 20.000 lits en 2019

Confrontés depuis des années à des problèmes de logement, les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar vont bénéficier de nouvelles résidences à partir de 2019. Le projet immobilier prévoit d’héberger 20 000 étudiants pour répondre à la très forte demande.

Héritière de l’École coloniale de médecine de l’AOF, l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) abrite aujourd’hui de nombreuses facultés, des lettres aux sciences en passant par le droit et l’économie. Au total, ce sont près de 90 000 étudiants issus de toute l’Afrique de l’Ouest qui naviguent dans les allées de cet établissement reconnu pour ses enseignements de qualité. Mais le point noir reste la question du logement. La majorité des étudiants peine en effet à trouver un toit convenable et bon marché. Le niveau élevé des loyers à Dakar place de nombreux étudiants dans des conditions de vie très difficiles, générant des tensions et autres impacts négatifs sur leurs performances scolaires. C’est dans ce contexte qu’une vaste opération immobilière dénommée « Campus Sociaux d’Excellence Dakar » est en cours. D’un montant total d’investissements de 52 milliards de FCFA, celle-ci a pour objet la réhabilitation de 17 pavillons existants et la construction de 27 nouveaux bâtiments sur les trois campus de l’UCAD.

« Des conditions de vie pénibles »

Ces travaux vont porter la capacité d’accueil du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) à 20 000 lits, contre à peine 4 500 actuellement. Chaque chambre pourra loger six à huit étudiants, à l’exception des deux bâtiments destinés aux étudiants doctorants qui seront composés de chambres de 4 étudiants. Par ailleurs, 5 % du total des chambres accueillera les personnes à mobilité réduite. Les rez-de-chaussée seront quant à eux ponctués d’espaces collectifs (laverie, lingerie, salon privé, locaux associatifs…) et d’aménagements paysagers. « C’est un projet qui vient à son heure. La réputation de l’UCAD en termes d’excellence ne rime pas avec certaines conditions de vie pénibles que vivent les étudiants. Chaque année, le nombre d’étudiants augmente et avec eux les besoins », observe Mame Bousso Mbaye, qui suit un master en administration culturelle. « Trouver un logement adéquat est compliqué. Cela dépend de la situation économique de ta famille et de ta capacité d’adaptation », renchérit Mouhamed Dièye, en master 2 biologie végétale.

Le prix des loyers bientôt en baisse

À court terme, ces résidences universitaires devraient avoir pour effet de faire baisser le prix des loyers des quartiers situés autour de l’université. « La dimension du projet va permettre de donner aux étudiants un meilleur pouvoir d’achat et une conséquence directe sur le prix des loyers dans les quartiers de Mermoz, Fann Résidence et Point E », explique Frédéric Tron, en charge de Redman Afrique, maître d’ouvrage délégué au côté d’AMSA Realty. Pour l’heure, chacun fait comme il peut. Depuis plusieurs années, les conditions d’hygiène et la promiscuité sont de plus en plus difficiles à supporter. L’élite africaine s’entasse, sans parler des interminables files d’attente pour manger le thiéboudienne au restaurant universitaire. « Pour une chambre au COUD de l’université, il faut compter 3 000 FCFA le mois par personne. Pour la restauration, le petit-déjeuner est à 75 francs et les deux autres repas, 150 francs chacun, ce qui fait 375 francs par jour. Sinon il y a des étudiants qui co-louent des chambres dans les quartiers aux alentours de l’université jusqu’à 30 000 FCFA le mois », poursuit Mame Bousso Mbaye.

Surpopulation

L’amélioration des conditions d’accueil et de vie des étudiants fait en tout cas partie des priorités du gouvernement Sall à travers la mise en place de son Plan Sénégal Émergent. De nombreux cabinets et bureaux d’études français et sénégalais ont apporté leurs expertises sur la dimension environnementale de ce projet de résidences étudiantes qui vise une certification HQE. Les bâtiments du campus social UCAD seront livrés début 2019. Quant aux autres, répartis entre le campus de l’École supérieure polytechnique et le campus social Claudel, ils le seront à l’horizon 2021. Mais pour beaucoup d’observateurs, ces nouvelles résidences ne restent qu’une seule alternative à l’heure où l’UCAD souffre de surpopulation. À l’instar de Mouhamed, nombreux sont ceux qui seraient favorables à la naissance d’autres centres universitaires à travers le Sénégal et désengorger ainsi l’UCAD. Son recteur, le professeur Ibrahima Thioub, vient d’annoncer la nécessité de la mise en place d’un plan stratégique 2018-2022. Ce dernier souhaite prendre en compte toutes les préoccupations. En jeu, notamment, l’employabilité des étudiants.

Kara annonce son ‘soutien personnel’ à Macky Sall

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Le leader du Parti pour la Vérité et le développement (Pvd) a matérialisé son entrée dans le camp présidentiel. Serigne Modou Kara Mbacké Noreyni a annoncé ce mardi 13 mars 2018 son engagement personnel aux côtés du président Macky Sall.

Ce dernier a d’ailleurs envoyé une délégation à cette rencontre. Une délégation conduite par Ndéye Marème Badiane, ministre d’État. Laquelle est composée, entre autres d’Abdoulaye Diouf Sarr (ministre de la Santé et de l’Action sociale) comme porte-parole et d’Anta Sarr Diako, Cheikh Mbacké Sakho, Marème Badiane et d’Abdou Karim Sall (Dg Artp), Pape Gorgui Ndong (ministre de la Jeunesse). Le lancement d’un nouveau concept dénommé « Tollou Alarba » a servi de prétexte à Serigne Modou Kara pour annoncer la nouvelle.

« Permettez-moi de profiter de cette occasion pour vous annoncer mon soutien personnel au président de la République Macky Sall ». Toutefois, Serigne Modou Kara a annoncé sa volonté d’en discuter avec les membres de sa coalition. Coalition  qu’il dit avoir baptisée « la Coalition du siècle » de manière élargie à toutes les bases pour avoir s’ils le lui concèdent.

Au cours de cette cérémonie de lancement « solennel de ce concept baptisé « Tollou alarba (les Champs du mercredi’) ou « les champs du mouridisme (…), nous entendons faire des « Tollou Alarba » un modèle émergent de développement durable », dit-il.

Le chef de file du Pvd s’est réjoui d’avoir à ses côtés « 313 cheikhs qui revêtent toue la dimension et l’engagement de la communauté mouride à nos heureuses belles initiatives dont l’inspirateur et l’instigateur est Serigne Touba Khadimou Rassoul ».