Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique. Photo d’archivesLa commission économique pour l’Afrique (Cea) a décidé de porter le combat pour le développement des infrastructures en Afrique. Venue prendre part à une rencontre multilatérale, à Dakar, le 3 mars courant, Vera Songwe a invité, entre autres Etats, le Sénégal à mettre à contribution les fonds dormants comme les fonds de pension, les fonds d’assurance et le flux des transferts financiers au profit des investissements pour les infrastructures régionales en Afrique.Ils étaient nombreux à répondre à l’invite de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) et des investisseurs américains sous l’égide de l’Institut africain de développement économique et de planification (Idep) et de l’Usaid pour échanger sur la problématique du développement des infrastructures en Afrique. Au terme d’un séjour dans la capitale sénégalaise, ces institutions ont profité de l’occasion pour inviter les Etats africains à mettre l’accent sur le développement des infrastructures dans le continent. Des pays comme le Sénégal ont été cités en exemple sur cette question. Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Cea a saisi l’occasion pour saluer les efforts entrepris par le président Macky Sall à ce sujet. « Le choix du Sénégal pour abriter cette rencontre n’a pas été fortuit. Il émane non seulement du positionnement de ce pays dans le Doing business mais aussi aux efforts entrepris par le président Macky Sall dans la création des infrastructures au profit du développement », a déclaré Mme Songwe à l’ouverture des travaux. Elle a profité de l’occasion pour appeler les Etats africains à mettre l’accent sur la mobilisation des fonds dormants au profit des investissements dans le domaine des infrastructures. Selon Vera Songwe, « le développement des infrastructures contribuera à booster le commerce intra régional et le développement des nouvelles technologies de l’information dans le continent », soutenant que ces fonds dormants sont estimés à plus de 400.000 milliards de dollars. Il en est de même pour les fonds domestiques et pour les fonds d’assurance qui, selon la Secrétaire exécutive pour la Commission économique pour l’Afrique, doivent servir à booster la croissance économique et aider l’Afrique à se développer. « A la Commission économique pour l’Afrique, c’est le combat que nous menons pour lutter contre le sous-développement et le chômage des jeunes dans le continent », a soutenu Vera Songwe. Elle estime que le Sénégal s’est inscrit dans cette voie. Un avis qu’elle partage avec le ministre délégué chargé du développement du réseau ferroviaire, Abdoul Ndéné Sall qui, à l’ouverture des travaux, s’est appesanti sur les efforts du président Macky Sall dans ce domaine. Il cite, entre autres projets, la construction des infrastructures dans la nouvelle ville de Diamniadio ainsi que la réalisation du Ter à Dakar. « Pour rattraper son retard, l’Afrique doit investir 93 milliards de dollars par an sur les 12 prochaines années », a affirmé M. Sall. Il rejoint à ce sujet la Secrétaire exécutive de la Cea sur la nécessité de mobiliser davantage les fonds spéciaux. « Le Sénégal s’est engagé dans cette voie », a dit Abdoul Ndéné Sall.Avec Le SoleilLE MINISTRE ABDOUL NDENE SALL : « LES TRAVAUX D’EXÉCUTION DU TER EFFECTUÉS À 30% »
Interpellé sur le Train express régional Dakar-Diamniadio en marge des travaux sur le développement des infrastructures en Afrique, Abdoul Ndéné Sall, ministre délégué chargé du Développement du réseau ferroviaire a soutenu que les travaux de terrassement sont presque à terme et que la réalisation du projet est estimée entre 25 et 30 % à l’heure actuelle. Il a saisi l’occasion pour éclairer la lanterne sur certains projets tels que le KMS 3 dans l’hydraulique pour régler les besoins en eaux à Dakar, les forages en milieu rural ainsi que les travaux en cours dans le domaine des nouvelles technologies au Sénégal.Avec Le Soleil
Le drame s’est produit lundi dernier dans la ville de Florence en Italie : le SénégalaisIdy Diéne, 54 ans, a été froidement abattu par un Italien de 65 ans du nom de Roberto Pironne. L’émigré a été sauvagement abattu par six coups de pistolet, sur le pont de Vespuce.L’assassin en question avait tenté de se suicider avant de se rétracter et de braquer son arme sur la première personne rencontrée, selon les journaux italiens . Il a croisé le chemin de Idy Diène, un immigré en situation régulière qui vendait des parapluies.
Le compte à rebours est lancé pour Assane Diouf. Après plusieurs semaines de détention préventive, il était devant le juge d’instruction ce mardi 6 mars 2018. Devant les magistrats en charge de son audition dans le fond, celui que plus d’uns qualifie d' »insulteur public n°1″ va devoir s’expliquer sur ses propos virulents tenus à l’encontre de certaines autorités étatiques et religieuses via les réseaux sociaux.Il faut rappeler qu’il y a un mois, ses avocats avaient fait une sortie médiatique pour dénoncer le traitement réservé à leur client. Me El Hadji Ndiaye confiait alors le juge Samba Sall n’avait posé aucun acte d’instruction et que les infractions retenues n’étaient pas établies. Selon lui, son client n’aurait jamais dû être arrêté et écroué puisqu’aucune plainte n’existe contre lui. « Il n’y a même pas de partie civile puisque Serigne Bassirou Abdou Khadr, le porte-parole des mourides, qu’il aurait offensé n’a pas porté plainte. Tout a été fomenté pour l’arrêter », s’insurgeait alors l’avocat.Assane Diouf, arrêté depuis novembre 2017 par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) pour trouble à l’ordre public, insulte par le biais d’un système informatique, outrage à un ministre du culte et diffamation, sera édifié donc demain. Mais il est bon de rappeler que ce dernier, élargi dans un premier temps, avait continué ses attaques. La goutte d’eau de trop semble être ses propos tenus dans sa dernière sortie jugée injurieuse à l’endroit de certaines autorités religieuses comme entre autres Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké, porte-parole du Khalife général des mourides. Il avait invité ce dernier à s’expliquer sur l’origine de ses milliards.Appréhendé puis placé sous mandat de dépôt, après des retours de parquet, il a introduit, par le biais de ses avocats une demande de liberté provisoire, le 1er mars dernier. La requête adressée à la Chambre d’accusation a été rejetée. Les menaces de troubles à l’ordre public ont été évoquées par la Chambre d’accusation pour motiver ce refus.
La Crei a accordé un non-lieu à l’ex-sénatrice libérale Aïda Ndiongue, qui était poursuivie pour « corruption et enrichissement illicite ». L’information a été donnée par son avocat, Me Seydou Diagne. Qui ajoute que les biens saisis de l’ex-maire des Hlm « lui ont été restitués ».Aïda Ndiongue, qui sort ainsi victorieuse d’une procédure qui a duré plusieurs années, va-t-elle réclamer réparation. « Nous ne demandons pas d’indemnités. Nous ne demandons aucune sorte d’indemnité à qui que ce soit », a martelé Me Diagne, « Et d’ailleurs, c’est l’occasion pour nous- je parle en son nom- de remercier les Sénégalais et les Sénégalaises qui nous ont soutenus. Mais également de préciser que Mme Ndiongue n’a aucun ressentiment ni aucune rancœur contre qui que ce soit, qu’elle soit une personne publique ou une personne privée. »
La commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) a rendu un arrêt de non-lieu dans l’affaire Aïda Ndiongue. L’ ancienne sénatrice du Parti démocratique sénégalais était accusée de détournement et corruption pour un montant de 47 milliards de FCFA
Arrêtée en décembre 2013 et inculpée pour « détournement de fonds » et « corruption » en janvier de l’année suivante, l’ancienne sénatrice libérale était, depuis, sous le coup d’une instruction menée sous l’égide de quatre magistrats de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Ceux-ci ont prononcé un non-lieu en sa faveur le 26 février, décision qui a été notifiée à ses avocats ce lundi.« Nous avons mené des enquêtes sur des flux financiers importants que nous avons vus. L’estimation provisoire des biens retrouvés qui appartiennent à Aïda Ndiongue, fait état de 47,675 milliards de FCFA », déclarait pourtant le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, le jour de l’annonce de l’inculpation de Aïda Ndiongue, alors soupçonnée d’avoir détourné des fonds dans le cadre de la passation de marchés de logements sociaux. Le procureur ajoutait même qu’« une personne qui vit 100 ans peut, avec ce montant, dépenser chaque jour la somme de 1,3 million de FCFA ».
Quatre procédures depuis 2012
Le non-lieu clôt l’une des quatre procédures jusque-là engagées devant la CREI – une juridiction spéciale remise sur les rails par le président Macky Sall à son arrivée au pouvoir, en 2012. La plus retentissante fut l’affaire Karim Wade, au terme de laquelle le fils de l’ancien président sénégalais a écopé d’une peine de six ans de prison ferme et d’une amende de 138 milliards de francs CFA, en mars 2015, avant d’être gracié puis de partir précipitamment en « exil » au Qatar, dans la nuit du 23 au 24 juin 2016.Autre affaire qui a défrayé la chronique, celle concernant le député et maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé. Mais le dossier concernant le président de l’Union des centristes du Sénégal (UCS, opposition), ouvert en 2014, en est toujours au stade de l’instruction. Le quatrième dossier, qui eut un retentissement médiatique largement moindre, fut celui concernant Tahibou Ndiaye, ex-directeur du Cadastre, condamné par la CREI en 2015 à 5 ans de prison ferme et à 3,9 milliards de FCFA d’amende.Me Seydou Diagne, avocat de l’ancienne sénatrice, revient pour sur cette décision de la CREI. Avez-vous pris connaissance de la teneur de l’arrêt de non-lieu prononcé en faveur de votre cliente ?Me Seydou Diagne : Pas encore, car cet arrêt de la commission d’instruction de la CREI, daté du 26 février, Ne nous a été notifié que le 5 mars. Je sais seulement que le non-lieu prononcé par les magistrats porte sur l’ensemble des charges initialement reprochées à ma cliente.Quels ont été les étapes de la procédure ?La CREI a été saisie en 2013, et Mme Aïda Ndiongue a été inculpée en janvier 2014, après avoir été présentée devant le juge, qui a décidé ensuite de la placer sous contrôle judiciaire. Un expert a alors été désigné. Il a travaillé pendant trois ans. In fine, les juges ont conclu leur instruction par un non-lieu.Quelle était votre ligne de défense dans cette affaire ?Nous avions plaidé le non-lieu, évidemment. D’abord, parce que Aïda Ndiongue n’était pas un agent de l’État, et qu’à ce titre elle n’avait pas à comparaître devant la CREI. Ensuite, et surtout, parce que les faits de corruption et d’enrichissement illicite qui lui étaient reprochés n’ont pas été prouvés au cours de l’instruction. Il était donc normal que le non-lieu soit prononcé.Une chose importante mérite d’être soulignée : le procureur lui-même était sur la même ligne que nous. Il réclamait, lui aussi, le non-lieu.Lors de son inculpation, le procureur reprochait pourtant à Aïda Ndiongue d’avoir détourné 47 milliards de FCFA. Comment l’accusation était-elle parvenue à ce chiffre ?La somme avait été calculée sur la base des avoirs de Mme Ndiongue et sur les marchés qu’elle avait passés lorsqu’elle était en situation de responsabilité. Or, l’enquête a démontré que tout était transparent, et qu’il n’y a pas eu d’enrichissement illicite.Vous avez également défendu Karim Wade devant la CREI. À l’époque, vous dénonciez le fait que, devant cette juridiction, il y aurait une « inversion de la charge de la preuve ». Ce non-lieu ne contredit-il pas ce postulat ?Vous savez, les dossiers se suivent, mais ne se ressemblent pas. Cette fois, nous avons une très belle décision de justice, mais je m’abstiendrai de tout commentaire. Je peux toutefois confirmer que, dans ce dossier aussi, la charge de la preuve était inversée. Mais n’ayant pas encore consulté le détail de l’arrêt, je n’en dirai pas plus dans l’immédiat.
Mohamed Diop, 28 ans, marié, plus connu sous le nom de Momo est décédé ce week-end en soirée dans un accident sur la route des Almadies. Le fils de la célèbre styliste Collé Ardo Sow et du notaire Pape Sambaré Diop a perdu la vie dans un accident avec la moto qu’il conduisait.Il était pourtant propriétaire d’une voiture et a choisi de ressortir en moto cette nuit-là, quand un ami l’a appelé alors qu’il était déjà couché.
Assis sur une chaise en plastique rouge, Ismail Drammeh fait défiler les photos de son profil Instagram sur son téléphone. On aperçoit le jeune Gambien poser, tantôt vêtu d’un manteau d’hiver, tantôt torse nu, pour un magasin en ligne de prêt-à-porter sicilien. Depuis son passage sur la chaîne de télévision Rai 2, mi-février, cet apprenti mannequin est au centre de l’attention en Italie. Son histoire en forme de conte de fée a ému l’opinion.
Arrivé sur l’île italienne par la mer, Ismail Drammeh, 19 ans, pose pour des marques de prêt-à-porter parallèlement à une formation en hôtellerie.En dépit de cette soudaine notoriété, Ismail garde les pieds sur terre. « J’ai eu plusieurs propositions de marques prestigieuses, mais si ça ne marche pas je veux étudier ou devenir cuisinier », explique-t-il depuis le centre d’accueil pour migrants de Termini Imerese, une ville de 30 000 habitants à une demi-heure de Palerme.Avec ses 1,90 m et 80 kilos, Ismail, 19 ans, ne passe pas inaperçu. « Plusieurs amis me disaient en rigolant que je devrais faire du mannequinat. Je ne savais pas même pas ce que c’était », se rappelle-t-il. Une de ses amies du centre insiste et lui montre des vidéos. Très vite, Ismail est enthousiaste. Il s’entraîne alors à marcher pour les défilés dans les couloirs du centre d’accueil.
Trois séjours en prison
Le jeune homme se souvient particulièrement du 13 juillet 2017. Dans le village de Cerda, au milieu de la Sicile, un petit défilé est organisé lors d’une fête paysanne. Poussé par ses amis, Ismail y participe sans trop réfléchir. « J’ai regardé des vidéos toute la journée qui précédait. J’avais le visage un peu figé parce que je ne savais pas trop comment faire », rigole-t-il. Un photographe de mode palermitain le repère alors. Très vite, les shootings s’enchaînent et, après un défilé en plein centre de Palerme, Ismail devient l’une des égéries de la marque David Haward.Dans un italien où pointe déjà un léger accent sicilien, le garçon évoque simplement sa nouvelle passion. « J’adore défiler. Quand je suis sur scène, j’oublie tout. Il n’y a plus de racisme, la couleur de peau n’a plus d’importance. » Dans un rire, il explique que lorsqu’il a envoyé ses photos à sa sœur, celle-ci a aussitôt voulu l’imiter. « J’ai dû lui expliquer que la mode était un milieu compliqué et qu’elle n’aurait pas survécu au voyage que j’ai dû faire », raconte-t-il.
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En contact régulier avec sa famille restée en Gambie, Ismail n’oublie pas la dureté du voyage qui l’a mené en Sicile. Parti à 15 ans de son village natal de Mabally Koto, il a traversé le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et enfin la Lybie, d’où il a pu prendre une barque de fortune avant d’être récupéré par les gardes-côtes italiens. Durant ce voyage de près d’un an, Ismail a travaillé comme homme à tout faire dans des restaurants à Bamako, Niamey ou Tripoli, parcouru près de 7 000 km à pied ou en bus et été jeté trois fois en prison, au Niger puis en Libye. De ce périple, il garde une cicatrice sur la cuisse : à Tripoli, c’est un enfant de 11 ans en uniforme militaire qui l’a agressé.
Un modèle d’intégration
Postés derrière lui, les trois éducateurs du centre d’accueil de Termini Imerese écoutent avec attention. L’un d’entre eux, Emanuele Zammito, explique qu’Ismail a eu de la chance : « Comme il est très appliqué à l’école, nous avons réussi à obtenir une prolongation de son séjour au centre jusqu’à 21 ans, le temps qu’il finisse son apprentissage d’hôtellerie. Mais c’est une exception. » Chaque année, près de 18 000 mineurs non accompagnés arrivent en Sicile. Si près de la moitié d’entre eux sont réinstallés un peu partout en Italie, ceux qui restent sur l’île doivent très vite apprendre à se débrouiller seuls.Modèle d’intégration aux dires de ses éducateurs, Ismail n’hésite pas à se rendre utile à la communauté en participant aux cérémonies religieuses et à la garde d’enfants. Parallèlement à ses études, il travaille le soir dans la pizzeria du coin. Très fiers de leur poulain, ses trois anges gardiens font tout pour lui éviter de succomber aux tentations d’une gloire éphémère. « Il ne rêve que de devenir mannequin. Mais nous lui avons expliqué que c’était un monde très compétitif et qu’il ne fallait pas se faire de faux espoirs », racontent Maria Grazia Cannavo et Lucia Piraino, les deux dirigeantes du centre. Les trois adultes couvent aussi leur protégé sur les réseaux sociaux. « A chaque fois qu’il poste une photo de lui ou qu’il participe à un défilé, nous contrôlons les commentaires », racontent-ils.
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Chaque jour, Ismail prend le bus pour se rendre à l’école d’hôtellerie de Caccamo. Il partage le reste de son temps entre le fitness et l’équipe de football du village. Alors que le jeune homme pose pour quelques clichés, les employées du salon de coiffure d’en face se mettent à faire des grands signes. Un peu gêné, Ismail répond timidement de la main. Il ne semble pourtant pas douter de son avenir. Se tournant vers les éducateurs, il leur promet : « Quand je serai parti à Milan, je ne vous oublierai pas. »Avec Le Monde
La cité du Savoir de Diamniadio, nouveau pôle urbain en construction à la sortie de Dakar, va ouvrir ses portes en septembre prochain, a annoncé, samedi dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane.
« (…) d’ici le mois de septembre prochain, nous allons réceptionner un certain nombre de bâtiments et d’infrastructures qui vont aider à développer encore d’avantage l’innovation’’, a-t-il dit lors du camp d’innovation organisé par son ministère, en collaboration avec l’organisation « Junior Achievement » et « Delta Airlines » à la place du Souvenir africain, à Dakar.
Le ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé la réception le 20 avril prochain de la médiathèque et du Centre de mutualisation et de partage (CMP), la Maison de la science, (…).
« (…) nous sommes en train de construire à la Cité du Savoir, un Institut supérieur d’enseignement professionnel où il y aura des métiers de l’automobile et les métiers des TIC », a signalé Mary Teuw Niane.
« Nous avons lors de la visite du président Macron avec ma collègue de l’Enseignement supérieur de France délimité l’espace qui va abriter le campus franco-sénégalais. Nous allons lancer cette année la construction des plateformes mutualisées de recherche, nous avons déjà acheté les équipements de microscopie électronique, des équipements pour la recherche et l’innovation en biotechnologie végétal (…) », a ajouté M. Niane.
La directrice exécutive de l’ONG américaine « Junior Achievement », Fatou Samb Niang a indiqué que ce camp vise à « promouvoir l’innovation chez nos apprenants ». « Ils sont aujourd’hui au nombre de 100 et sont arrivés à travailler dans la collégialité, à mettre à profit leur esprit d’équipe », a renseigné Mme Niang.
« Ils vont proposer des solutions novatrices qui seront sanctionnées positivement par des trophées que le ministre de l’Enseignement supérieur va leur remettre », a-t-elle fait savoir.
L’Institut technique de commerce (ITECOM) a remporté cette première édition du Camp d’innovation. L’école supérieure polytechnique (ESP) est arrivée en deuxième.
La Cité du Savoir est bâtie sur une superficie de quatorze 14 hectares répartie en cinq pôles : gouvernance, recherche-innovation-transfert de technologie-incubation, apprentissage et formation, promotion de la culture scientifique et services.
Elle va accueillir, sur un espace de deux (2) hectares, un démembrement du Campus universitaire franco-sénégalais.
Le projet devra servir de base pour les chercheurs sénégalais et de la sous-région pour l’émergence économique du pays, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
L’équipe du Jaraaf a réussi une bonne opération en allant gagner 1-0 ce dimanche contre la Linguère de Saint-Louis en match comptant pour la 15-ème journée de ligue 1.
Avec ce succès, l’équipe de la Médina monte à la 2-ème place à 3 points du leader, Génération Foot (27 points) qui était exemptée pour cette journée de championnat.
Quant à la Sonacos (22 points) qui était aussi en course pour cette place de dauphine, elle a lourdement chuté 0-3 contre Teungueth FC samedi.
Dans la bataille des matchs classés, Diambars gagne 3-0 devant Guédiawaye FC et l’enfonce dans les places de relégables. L’US Ouakam qui fait partie des mal classés, n’améliore pas sa situation en concédant le nul contre l’AS Douanes 1-1.
Voici les autres résultats enregistrés : Mbour PC-Casa Sports : 2-2, Teungueth FC-Sonacos : 3-0, Diambars-Guédiawaye FC : 3-0, Linguère-Jaraaf : 0-1, US Ouakam-AS Douanes : 1-1, Dakar-Sacré Coeur-Ndiambour : 2-0.Le match Niary Tally-Stade de Mbour est prévu ce lundi au stade Alassane Djigo.
Fadimatou Mamu observe tendrement son petit garçon de quatre mois blotti contre sa poitrine. Puis, elle raconte avec « peine » les difficultés vécues lors de ses précédentes grossesses. A 37 ans, elle est tombée enceinte à 12 reprises. L’une s’est conclue par une fausse couche et trois de ses bébés sont morts à la naissance. « Il me reste six filles et deux garçons », énumère-t-elle. Fadimatou l’avoue à voix basse et le visage triste : ses bébés sont morts « par négligence.« Je ne faisais pas de visite prénatale. J’accouchais toute seule à la maison et je me faisais parfois aider par la mère de mon mari », raconte la jeune femme, assise dans la cour du centre de santé intégré (CSI) de Balaza, un village situé à 17 km de Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord du Cameroun. Durant sa dernière grossesse, Fadimatou a été très malade. Craignant de faire une autre fausse couche, elle s’est rendue au centre.6 000 femmes enceintes meurent chaque annéeLiman Abbo, chef du CSI de Balaza, qui sillonne les lieux de soins depuis 31 ans, l’a accueillie et lui a parlé du « Chèque santé ». Ce projet, instauré en 2015 par le ministère de la santé publique pour une phase pilote pour trois ans, a pour objectif de réduire la mortalité maternelle et infantile dans la partie septentrionale (régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua) du pays.Selon les statistiques, environ 6 000 femmes enceintes meurent chaque année en donnant la vie au Cameroun. Des données qui n’incluent pas tous les décès enregistrés dans les maisons.La partie septentrionale est la zone la plus touchée. D’après une enquête de l’Institut national de la statistique publiée en 2015, seulement 25,2 % de femmes de l’Extrême-Nord ont accouché dans un espace médicalisé, et 34 % dans le Nord, contre 61,3 % au niveau national.« J’ai dit à Fadimatou ce que je dis à toutes les femmes enceintes ici : “Si tu veux sauver ta vie et celle de ton enfant, il faut te faire soigner dans un hôpital”, poursuit Liman Abbo. Fadimatou, séduite, a acheté son chèque.Le projet « Chèque santé » finance partiellement les soins de santé maternelle et néonatale. Les chèques sont mis à la disposition des femmes pour leur donner accès, moyennant la somme de 6 000 FCFA (9,1 euros), à des prestations « de qualité » : prise en charge des pathologies qui ont un impact sur l’évolution de la grossesse (paludisme, anémie, infections…), quatre consultations prénatales, une échographie, un accouchement et la césarienne si les complications surviennent, ainsi qu’un suivi post-natal pour la mère et son bébé pendant 42 jours.Le coût réel des prestations est remboursé aux centres de santé grâce à un fonds alimenté par l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique) et la Banque de développement allemande. « Avant, les femmes dépensaient au moins 10 000 FCFA pour l’accouchement. Si la situation se compliquait avec une césarienne, cela pouvait monter à plus de 50 000 FCFA, selon les hôpitaux. Aujourd’hui, grâce au projet Chèque santé, les coûts ont drastiquement réduit », souligne Jean Claude Napani, responsable de la mobilisation sociale au sein de l’antenne de l’Extrême-Nord.30 000 chèques vendusEntre le 23 juin 2015 et le 31 décembre 2017, près de 30 000 chèques ont été vendus dans cette région. Pour toucher un maximum de personnes, le projet forme des agents communautaires qui parcourent les villages. Des conducteurs de voitures, motos et tricycles en service dans les zones reculées, ont été mobilisés pour conduire ces femmes sur le point d’accoucher dans les centres de santé, moyennant une rémunération. Des formations sont réalisées auprès des imams, chefs de villages, maires et autorités administratives, pour les inciter à encourager les récalcitrantes.« On s’est rendu compte qu’il y avait des femmes qui achetaient les chèques, mais préféraient accoucher par habitude, à la maison, assistées par des matrones, relate Jean Claude Napani. On a donc décidé de former ces accoucheuses traditionnelles au danger de l’accouchement non assisté par un personnel de santé ».Asta Fadme est l’une des 150 matrones formées dans l’Extrême-Nord. Au village Diguir Sali, cette dame, qui reçoit dans une petite pièce en dur au toit de pailles, est une personnalité. «J’ai mis au monde presque tous les enfants de ce village », sourit-elle. C’était avant que le projet « Chèque santé » n’arrive.Désormais, pour chaque femme qu’Asta et ses collègues accompagnent dans une formation à l’accouchement, elles gagnent 3 000 FCFA. Une « motivation » qui a permis à Asta de construire sa case en dur et d’abandonner la route des champs.Lire aussi : Au Cameroun, la source de « Petrol Village » tarie par la crise anglophone« Avant, je recevais des morceaux de savon, un peu de mil, des remerciements. Maintenant, je gagne de l’argent », dit-elle, sur la route de chez Madima Ahmadou, timide jeune fille de 19 ans qui tient un bébé joufflu entre ses bras. « Son beau-père ne voulait pas acheter de chèque. Je lui ai dit : “Si l’accouchement se complique, ne venez pas chez moi me demander de vous aider.” Il l’a acheté et sa belle-fille a accouché par césarienne, dans un hôpital. »Lourdeurs administrativesTrois ans après son lancement, difficile toutefois de savoir si le projet « Chèque santé » a réduit la mortalité maternelle dans la région. «On ne peut pas comparer car il faudrait avoir les données des décès en communauté [dans les maisons]. Ce suivi n’a pas été fait. Mais, le nombre d’accouchement assisté a augmenté de façon exponentielle. Certains centres de santé qui avaient à peine cinq accouchements par mois, se sont retrouvés à gérer 50, 75, voire une centaine d’accouchements. Certaines prestations comme les consultations postnatales, qui n’existaient pas du tout avant le Chèque santé, existent aujourd’hui », précise le docteur Carine Nga Edoa, médecin-conseil à l’antenne régionale de l’Extrême-nord.Lire aussi : Au Cameroun, « je mène une véritable bataille pour payer la scolarité de mes enfants »Au CSI de Balaza, le nombre d’accouchements a été multiplié par « plus de 100 » en trois ans. Toutefois, le personnel médical s’inquiète. Du fait des lourdeurs administratives, les factures sont soldées avec retard. « Nous prenons en charge gratuitement les femmes enceintes, dès qu’elles paient des chèques. Nos pharmacies se vident, car des médicaments et autres outils sont utilisés », se plaint Liman Abbo, chef du centre.Du côté des femmes, l’inquiétude se concentre sur la pérennité du projet. « Je n’aimerais plus accoucher à la maison car il y a trop de douleurs. La matrone oint ses mains d’huile de karité et tente de tirer l’enfant de ton ventre. Parfois, on utilise un morceau de bois pour pousser. A l’hôpital, ça ne fait pas mal. J’espère qu’on aura toujours le chèque », confie Rachel Aïssa. A 34 ans, elle est mère de cinq enfants dont quatre nés à la maison. Seul Oumarou, son dernier fils âgé de neuf mois, est « né sans douleurs grâce au chèque, dans un hôpital ».Avec Le Monde
L’acteur français d’origine sénégalaise Omar Sy est en tournage au pays de la « Téranga » pour son nouveau film « Yao » réalisé par Philippe Godeau.
Le communiqué qui donne l’information explique qu’ « il s’agit d’un tournage itinérant qui se déroulera jusqu’à mi-avril 2018, notamment à Dakar, Thiès, Saint-Louis, Podor, Loumpoul et Diofior ».Le synopsis donne des détails. Depuis son village du nord du Sénégal, « Yao », un jeune garçon qui aime les livres et rêve d’aventures, organise sa fugue… 387 kilomètres jusqu’à Dakar pour y rencontrer son héros, Seydou Tall, un célèbre acteur français invité dans son pays d’origine. Touché par cet enfant, l’acteur décide de fuir ses obligations et de le raccompagner chez lui. Mais, sur les routes du Sénégal, rien ne se passe comme prévu. Et tandis qu’ils partagent ce voyage aventureux et poussiéreux, Seydou Tall comprend qu’en roulant vers le village de l’enfant, il roule aussi vers ses racines…« Omar Sy qui incarne le personnage de Seydou Tall est arrivé au Sénégal le 16 février et sera présent durant tout le tournage », renseigne le communiqué. Le document précise qu’il sera rejoint prochainement par la comédienne et chanteuse Fatoumata Diawara qui interprète le premier rôle féminin. Quant au jeune « Yao », il est joué par Lionel Basse, originaire de Saint-Louis. La comédienne et chorégraphe Germaine Acogny participe également au film.
L’ensemble des autres rôles seront tenus par des acteurs et actrices sénégalais.Au moment de sa sortie et de sa promotion, informe le communiqué, Omar Sy reviendra dévoiler en exclusivité le film au Sénégal.Avec Le Soleil