Débutée au cœur de la RDC, cette vie raconte l’histoire méconnue de ses métissages. Un tabou national après soixante-quinze ans de domination belge, trente-deux ans d’« authenticité » zaïroise et deux guerres avec interventions étrangères.Le 22 mai 1935, au confluent du fleuve Congo et de la rivière Oubangui, dans la province de l’Equateur, naît Léon Lubicz. Sa mère, Claire Mokandesi, est la fille d’une Rwandaise et d’un soldat congolais de la Force publique, l’armée coloniale qui s’est battue pendant les deux guerres mondiales. Le garçon au teint clair porte le prénom et le nom de son père, un médecin juif polonais recruté pour combattre les maladies tropicales. Il en gardera des liens forts avec les grandes familles de la communauté juive de RDC, où l’on compte, outre George Forrest, l’homme politique Moïse Katumbi et le banquier Elwynn Blattner, ainsi que les fondateurs de nombreuses entreprises actives dans des secteurs très variés. « Il en a toujours été proche, sans en faire partie », relate Franck Mwe di Malila.C’est à l’école chrétienne de Coquilhatville (l’actuelle Mbandaka) que Léon Lubicz croise pour la première fois un certain Joseph-Désiré Mobutu, de cinq ans son aîné et issu de la communauté ngbandi comme lui. Par la suite, le jeune Mobutu devient colonel, tandis que Léon Lubicz, après une licence de droit à Bruxelles, gravit les échelons de la carrière judiciaire : greffier, substitut du procureur, puis avocat général. Joseph et Léon se retrouveront vite au sommet de la jeune République indépendante du Congo-Kinshasa.En 1968, le colonel Mobutu, dont le coup d’Etat a renversé le président Joseph Kasavubu trois ans plus tôt, nomme son ancien condisciple procureur général de la République et conseiller à ses côtés. Pendant vingt ans, le parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), salue l’intransigeance de cet homme « très autoritaire », selon ses proches. « J’ai été redoutable. Puis j’ai arrondi les angles », dit aujourd’hui Léon Kengo. Lorsqu’un léger sourire le traverse, son visage imperturbable, dessiné par des lunettes à branche d’or et par de courts cheveux noirs tirés en arrière, ressemble à un masque qui aurait soudain pris vie.Trois fois premier ministre« Le métis n’a pas d’identité propre », écrivait-il dans un livre en 2002. Le paradoxe de cet homme a peut-être consisté, justement, à se fabriquer une solide image publique à partir d’une constellation d’identités. En 1972, le mouvement de « zaïrianisation », qui veut revenir à « l’authenticité africaine », emporte Léon Lubicz, qui devient Léon Kengo wa Dondo : littéralement, « le fils de Dondo », le village de son grand-père maternel. Joseph Mobutu, lui, se change en Mobutu Sese Seko. Le fleuve, le pays et la monnaie sont baptisés Zaïre. Désigné commissaire du peuple par acclamation, Léon Kengo cumule les pouvoirs de ministre de la justice et de procureur général.« J’ai de l’admiration pour Mobutu. Mais il n’est pas resté le grand homme qu’il fut à ses débuts. » L’ancien premier ministre – trois fois – évoque peu ces années de surveillance généralisée et d’éliminations massives, de gigantesque pillage des ressources publiques et d’un appauvrissement tel que les militaires, en 1991 et 1993, mirent à sac Kinshasa pour se payer sur la bête. « Qui n’a pas été mobutiste au Zaïre ? Il est trop tard pour en faire l’inventaire », répond son gendre, Franck Mwe di Malila, qui rappelle « l’unité et la grandeur du pays à cette époque ».« L’homme de droite » que décrit Lambert Mende, son ancien vice-premier ministre et actuel porte-parole du gouvernement, préfère insister sur sa collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, à la fin des années 1980. Le Zaïre est alors l’un des premiers pays d’Afrique à appliquer les accords de Bretton Woods. Léon Kengo diminue le nombre de fonctionnaires, libéralise les secteurs de l’or et du diamant, rend l’école et les soins de santé payants. « Le kenguisme, c’est la rigueur dans la gestion », aime-t-il dire. Le peuple souffre, le pays se délite, Mobutu dilapide les recettes de l’Etat en frasques délirantes. Très impopulaire depuis, « l’homme de la rigueur », passé par un poste d’ambassadeur à Bruxelles, en a conservé un crédit à l’international et de bons contacts avec les milieux financiers, notamment américains et belges.Lire aussi : « Kinshasa doit faire preuve de retenue, privilégier le dialogue à la répression »Léon Kengo sentit le vent tourner. En 1994, il est premier ministre quand les autorités du Rwanda, alliées de Mobutu, massacrent les Tutsi et perdent la guerre face aux rebelles de Paul Kagamé. L’exode massif de Hutu vers l’est du Zaïre, puis l’attaque des camps de réfugiés par le nouveau régime rwandais, en 1996, seront le prélude à la débâcle. Depuis la chute de l’URSS, Américains et Européens n’ont plus besoin du rempart anti-communiste que maintenait Mobutu en Afrique centrale. Ils lâchent le despote, malade et reclus dans son palais de Gbadolite, dans sa région natale.Un trafiquant d’or marxiste devient la couverture congolaise du Rwanda et de l’Ouganda : Laurent-Désiré Kabila, traqué depuis trente ans par le régime et dont le fils, Joseph, vit exilé en Tanzanie. Le 13 mars 1997, Léon Kengo, qui dirige le cabinet de crise, déclare que « Kisangani ne tombera pas » ; les rebelles conquièrent la ville deux jours après. Lui n’attend pas, comme le président-maréchal, qu’ils soient aux portes de la capitale pour faire ses valises. Il démissionne le 24 mars, rejoint la Belgique en avril. Les obsèques de son « grand frère » Mobutu, mort au Maroc six mois plus tard, se dérouleront sans lui.Un fervent catholiqueLaurent-Désiré Kabila et ses « gens de l’Est » n’inspirent pas confiance aux anciens mobutistes. Léon Kengo attendra sa mort et son remplacement par son fils pour revenir à Kinshasa, en 2004. Le gouvernement de transition, né des accords de paix, oublie vite le mandat d’arrêt pour pillage et mauvaise gestion qui le visait.Le vice-président est alors un chef de guerre qu’il connaît bien, Jean-Pierre Bemba, fils de son « petit frère », Jeannot Bemba, homme d’affaires lui aussi métis, mobutiste et de la province de l’Equateur. Sa première visite est réservée à son ami Etienne Tshisekedi. Le vieil opposant, mort en février 2017, lui a succédé comme premier ministre, en 1993. Signataire des actes fondateurs du parti unique, « Etienne » a réussi à nettoyer son image et à se tailler le costume de patriarche de l’opposition. Pas Léon Kengo.Bien que chahuté par la foule à Kinshasa, agressé par des opposants à Paris et peu populaire dans sa région natale, il a toujours été convaincu de peser. A l’élection présidentielle de 2006, il soutient Jean-Pierre Bemba, mais le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) est arrêté deux ans plus tard par la Cour pénale internationale (CPI) pour des exactions en Centrafrique. A son tour d’affronter Joseph Kabila, en 2011 : 4,95 % des voix.Depuis, les deux hommes maintiennent une relation plus ou moins cordiale. Aux questions sur le chef de l’Etat et leur cohabitation, Léon Kengo botte en touche par deux fois : « Son père était brutal, le fils est plus doux », puis « Alors que Mobutu voulait toujours avoir la main, Kabila me laisse travailler ». Il évite aussi de répondre à la question qui taraude le pays et les diplomates : et si, comme en 2016 et en 2017, les scrutins de 2018 ne sont pas organisés ?Quarante-trois ans séparent les deux premiers hommes de la RDC, mais pas seulement. Ils incarnent deux Congo qui se sont longtemps combattus.Joseph Kabila, qu’on dit peu pratiquant, parle swahili ; Léon Kengo, fervent catholique, parle lingala et français. Le premier a laissé les églises du réveil prospérer ; le second a tissé une solide amitié avec le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, qui a récemment fustigé la « barbarie » et « l’incompétence » du régime. Le « commandant Joseph », formé en Tanzanie et à l’Académie militaire de Pékin, a conquis le pouvoir par les armes. Celui que ses proches surnomment « Léon l’Etat », qui voit en la Belgique, la France et les Etats-Unis les alliés « naturels » de la RDC, a choisi la voie des institutions.« Kengo aime l’autorité et l’argent, mais il a le sens de l’Etat, contrairement à beaucoup de ses collègues », affirme un bon connaisseur de la scène politique congolaise. Une gageure dans un pays où l’Etat, en déliquescence, est perçu au mieux avec nostalgie, au pire avec crainte. Entre les deux, Léon Kengo, homme d’affaires privées et publiques, est peut-être l’ultime représentant d’un Etat dont il ne reste plus qu’une administration impayée et obsédée par le protocole.Dans les faits, son « centrisme » et sa « passion de l’Etat » – titre de ses prochains Mémoires – se traduisent par une ambiguïté permanente. En 1990, quand Mobutu feint de s’ouvrir à la démocratie, Léon Kengo crée immédiatement un parti, l’Union des démocrates indépendants ; mais il sert aussi son maintien au pouvoir en participant au report des élections prévues en 1995. La technique est éprouvée. Elles ne seront jamais organisées. Le Zaïre chutera dans la guerre.« Kengo place ses hommes »S’il a été mobutiste, Léon Kengo semble ne jamais avoir embrassé le kabilisme. En 2007, surprise générale au palais du Peuple. Face au candidat présidentiel, l’actuel ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu, Léon Kengo remporte la présidence du Sénat, pourtant acquis à la majorité.Son atout : l’hémicycle déborde de dignitaires de l’ancien régime. Le vice-président, Edouard Mokolo wa Mpombo, a dirigé les services de renseignements sous Mobutu. Le deuxième vice-président, Mario Cardoso Losembe, pionnier de l’indépendance, fut son ambassadeur aux Nations unies. A l’instar d’Alexis Thambwe Mwamba, l’actuel ministre de la justice, les mobutistes regroupés autour de Léon Kengo ont évité le sort de nombreux anciens généraux zaïrois, en exil à Bruxelles et Brazzaville depuis vingt ans.Après avoir mené campagne auprès de chaque élu, le président de la chambre haute a profité de cette place pour exister politiquement, sans se mettre en danger. Appuyé sur les loyautés mobutistes, l’unité des Equatoriens et les intérêts privés, il conserve son influence grâce aux « Kengo Boys » (ceux qui défendent ses idées et ses actes), passés sans mal des milieux d’affaires aux administrations publiques, comme de Mobutu à Kabila.Lire aussi : « Le consensus de corruption, horizon indépassable de l’histoire congolaise ? »A l’Assemblée nationale, « Léon l’Etat » peut compter sur Pierre Pay Pay wa Syakasighe, ex-directeur de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), fleuron industriel tombé en ruine. Ou sur José Endundo Bononge, qui dirigeait l’Office des routes et le patronat. Au gouvernement, son fidèle Michel Bongongo, ministre de la fonction publique, détient un poste clé des finances de l’Etat. « Comme tous les politiques congolais, Kengo place ses hommes, remarque un diplomate de l’Union africaine. Mais qu’est-ce que ça vaut dans un pays où 60 % de la population a moins de 20 ans ? »Malgré sa loyauté aux institutions, les critiques de Léon Kengo à l’égard de Joseph Kabila se durcissent à l’approche de la fin du mandat présidentiel. En 2014, il mettait en garde contre les projets de changement de la Constitution. Il fut le seul représentant officiel à la messe en hommage aux manifestants tués en septembre 2016, célébrée par son vieil ami le cardinal de Kinshasa. Il n’a pas, en revanche, participé à celle du 12 janvier, quand le même Laurent Monsengwo a commémoré la répression de la marche des catholiques, le 31 décembre 2017. Dans l’attente des élections, Léon Kengo préfère rester discret et au pouvoir.« Il attend que Kabila trébuche »Après Mobutu, Joseph Kabila ne s’y est pas trompé : il faut tenir à distance ce politicien habile et puissant, tout en l’intégrant. Le mariage de la carpe et du lapin convient au couple de l’exécutif. Quoi de mieux qu’un ancien mobutiste comme caution d’ouverture politique ? Et quel meilleur contre-modèle au bon gestionnaire qu’un président dont la famille contrôle des pans entiers de l’économie nationale ? « Kengo a montré à Mobutu et à Kabila qu’il leur était plus utile en tant qu’opposant, explique un sénateur. En privé, il ne cache pas ce qu’il pense. Il savait manier les humeurs de Mobutu. Aujourd’hui, il attend que Kabila trébuche. »Lire aussi : Les désastreuses aventures du Che au CongoLe grand équilibriste prend congé de la conversation. Comme dernière pirouette, une référence incongrue : « Pour l’avenir, je me vois un peu comme Antoine Pinay. » Président du Conseil sous la IVe République française, puis ministre des finances de Charles De Gaulle, Antoine Pinay conseilla de nombreux hommes politiques à la fin de sa vie. Léon Kengo, au cœur d’un système politique verrouillé depuis plus d’un demi-siècle, n’a-t-il jamais eu de regrets ? « Un seul : ne pas avoir été président du Congo. “Ne fût-ce qu’un jour”, comme disait Mobutu. Mais il est resté trente-deux ans. » Après une vie passée à gravir tous les échelons du pouvoir, sauf le plus haut, « Léon l’Etat » n’a jamais semblé aussi proche, ni aussi éloigné de son but. Quant à Joseph Kabila, s’il n’est plus président, il deviendra sénateur à vie.Avec Le MondeRDC: portrait de Léon Kengo Wa Dondo, l’homme qui devait être Président
Le président du Sénat, 82 ans, succéderait à Joseph Kabila en cas de transition. Au cœur des institutions, son itinéraire politique relie le régime actuel au Zaïre de Mobutu.Par Pierre Bardé de piliers épais comme des arbres centenaires, le palais du Peuple impose sa silhouette massive à l’horizon de Kinshasa. Quand la République démocratique du Congo (RDC) s’appelait encore le Zaïre, ce parallélépipède couleur crème, offert par la Chine en 1973 et inspiré du palais de l’Assemblée du peuple de Pékin, célébrait Mobutu, le « président bâtisseur ». Depuis sa chute, le 17 mai 1997, le bâtiment est le siège du Parlement congolais. Assemblée nationale et Sénat y sont réunis.Au premier étage de l’aile gauche, un petit homme métis de 82 ans, costume bleu clair et cravate jaune, se tient droit devant la porte d’un vaste bureau. Après une haie de gardes, un secrétaire prend des notes. Il a fallu écrire, rappeler, revenir pour s’entretenir avec Léon Kengo wa Dondo, qui cultive avec scrupule les bienséances du protocole. A l’image de son palais, le président du Sénat, ancien premier ministre de Mobutu, incarne de vieux souvenirs nationaux. Comme si, en RDC, une partie du passé était toujours aux affaires.Lire aussi : A la cour du roi Kabila, les barons sont à la fois puissants et révocablesSelon l’ordre protocolaire, voici l’actuel deuxième personnage de l’Etat. C’est-à-dire l’homme qui prendrait les rênes du plus vaste pays d’Afrique subsaharienne en cas de disparition du président ou d’absence de successeur élu à la fin de son mandat. Le scénario de l’assassinat est pris au sérieux par l’entourage de Joseph Kabila, dont le père et prédécesseur, Laurent-Désiré Kabila, a été abattu par son garde du corps en 2001. Mais l’incertitude congolaise est avant tout entretenue par l’attente des élections, reportées au 23 décembre 2018, soit deux ans après la fin du mandat de Joseph Kabila. Et six ans après celui de Léon Kengo, élu pour cinq ans en 2007.Officiellement non rattaché à la majorité présidentielle et pourtant figure centrale du régime, le président du Sénat se moque de son âge et attend encore sa grande heure. « Quand on parle d’une transition sans Kabila, beaucoup pensent à lui », observe le sénateur Raymond Ramazani Baya, ancien ministre des affaires étrangères. Un autre élu, souhaitant garder l’anonymat, ajoute : « Kengo joue toujours à l’équilibriste. On ne sait jamais s’il est avec ou contre le régime. » Un pied dedans, un pied dehors : cette stratégie l’a maintenu au cœur du pouvoir pendant plus d’un demi-siècle, de Joseph Mobutu à Joseph Kabila.Doyen des politiciens congolaisCette fois en tenue de week-end – polo, short et mocassins à barrette –, « Son Excellence » ne reçoit pas dans son immense villa au bord du fleuve, où il a pour voisins l’ambassadeur de France et le magnat minier George Forrest, son ami, mais dans une maison du centre-ville dont le hall est tapissé de photos de ses visites officielles. Ses nombreuses propriétés sont connues de tous à Kinshasa, en particulier « l’immeuble Kengo » du centre-ville.Entouré de deux conseillers et de son gendre, le ministre du tourisme Franck Mwe di Malila – « mes petits » –, le doyen des politiciens congolais, assis dans un canapé de cuir beige, fait mine d’interrompre sa lecture d’un livre de Charles Pasqua. « Ce pays est un fleuve impétueux, mais nous avons survécu, dit-il. Il est grand temps que nous retrouvions la paix et la prospérité. J’ai eu une vie bien remplie. Ça n’a pas facilité les choses d’être métis, mais je suis moi aussi un vrai fils du Congo. »
Débutée au cœur de la RDC, cette vie raconte l’histoire méconnue de ses métissages. Un tabou national après soixante-quinze ans de domination belge, trente-deux ans d’« authenticité » zaïroise et deux guerres avec interventions étrangères.Le 22 mai 1935, au confluent du fleuve Congo et de la rivière Oubangui, dans la province de l’Equateur, naît Léon Lubicz. Sa mère, Claire Mokandesi, est la fille d’une Rwandaise et d’un soldat congolais de la Force publique, l’armée coloniale qui s’est battue pendant les deux guerres mondiales. Le garçon au teint clair porte le prénom et le nom de son père, un médecin juif polonais recruté pour combattre les maladies tropicales. Il en gardera des liens forts avec les grandes familles de la communauté juive de RDC, où l’on compte, outre George Forrest, l’homme politique Moïse Katumbi et le banquier Elwynn Blattner, ainsi que les fondateurs de nombreuses entreprises actives dans des secteurs très variés. « Il en a toujours été proche, sans en faire partie », relate Franck Mwe di Malila.C’est à l’école chrétienne de Coquilhatville (l’actuelle Mbandaka) que Léon Lubicz croise pour la première fois un certain Joseph-Désiré Mobutu, de cinq ans son aîné et issu de la communauté ngbandi comme lui. Par la suite, le jeune Mobutu devient colonel, tandis que Léon Lubicz, après une licence de droit à Bruxelles, gravit les échelons de la carrière judiciaire : greffier, substitut du procureur, puis avocat général. Joseph et Léon se retrouveront vite au sommet de la jeune République indépendante du Congo-Kinshasa.En 1968, le colonel Mobutu, dont le coup d’Etat a renversé le président Joseph Kasavubu trois ans plus tôt, nomme son ancien condisciple procureur général de la République et conseiller à ses côtés. Pendant vingt ans, le parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), salue l’intransigeance de cet homme « très autoritaire », selon ses proches. « J’ai été redoutable. Puis j’ai arrondi les angles », dit aujourd’hui Léon Kengo. Lorsqu’un léger sourire le traverse, son visage imperturbable, dessiné par des lunettes à branche d’or et par de courts cheveux noirs tirés en arrière, ressemble à un masque qui aurait soudain pris vie.Trois fois premier ministre« Le métis n’a pas d’identité propre », écrivait-il dans un livre en 2002. Le paradoxe de cet homme a peut-être consisté, justement, à se fabriquer une solide image publique à partir d’une constellation d’identités. En 1972, le mouvement de « zaïrianisation », qui veut revenir à « l’authenticité africaine », emporte Léon Lubicz, qui devient Léon Kengo wa Dondo : littéralement, « le fils de Dondo », le village de son grand-père maternel. Joseph Mobutu, lui, se change en Mobutu Sese Seko. Le fleuve, le pays et la monnaie sont baptisés Zaïre. Désigné commissaire du peuple par acclamation, Léon Kengo cumule les pouvoirs de ministre de la justice et de procureur général.« J’ai de l’admiration pour Mobutu. Mais il n’est pas resté le grand homme qu’il fut à ses débuts. » L’ancien premier ministre – trois fois – évoque peu ces années de surveillance généralisée et d’éliminations massives, de gigantesque pillage des ressources publiques et d’un appauvrissement tel que les militaires, en 1991 et 1993, mirent à sac Kinshasa pour se payer sur la bête. « Qui n’a pas été mobutiste au Zaïre ? Il est trop tard pour en faire l’inventaire », répond son gendre, Franck Mwe di Malila, qui rappelle « l’unité et la grandeur du pays à cette époque ».« L’homme de droite » que décrit Lambert Mende, son ancien vice-premier ministre et actuel porte-parole du gouvernement, préfère insister sur sa collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, à la fin des années 1980. Le Zaïre est alors l’un des premiers pays d’Afrique à appliquer les accords de Bretton Woods. Léon Kengo diminue le nombre de fonctionnaires, libéralise les secteurs de l’or et du diamant, rend l’école et les soins de santé payants. « Le kenguisme, c’est la rigueur dans la gestion », aime-t-il dire. Le peuple souffre, le pays se délite, Mobutu dilapide les recettes de l’Etat en frasques délirantes. Très impopulaire depuis, « l’homme de la rigueur », passé par un poste d’ambassadeur à Bruxelles, en a conservé un crédit à l’international et de bons contacts avec les milieux financiers, notamment américains et belges.Lire aussi : « Kinshasa doit faire preuve de retenue, privilégier le dialogue à la répression »Léon Kengo sentit le vent tourner. En 1994, il est premier ministre quand les autorités du Rwanda, alliées de Mobutu, massacrent les Tutsi et perdent la guerre face aux rebelles de Paul Kagamé. L’exode massif de Hutu vers l’est du Zaïre, puis l’attaque des camps de réfugiés par le nouveau régime rwandais, en 1996, seront le prélude à la débâcle. Depuis la chute de l’URSS, Américains et Européens n’ont plus besoin du rempart anti-communiste que maintenait Mobutu en Afrique centrale. Ils lâchent le despote, malade et reclus dans son palais de Gbadolite, dans sa région natale.Un trafiquant d’or marxiste devient la couverture congolaise du Rwanda et de l’Ouganda : Laurent-Désiré Kabila, traqué depuis trente ans par le régime et dont le fils, Joseph, vit exilé en Tanzanie. Le 13 mars 1997, Léon Kengo, qui dirige le cabinet de crise, déclare que « Kisangani ne tombera pas » ; les rebelles conquièrent la ville deux jours après. Lui n’attend pas, comme le président-maréchal, qu’ils soient aux portes de la capitale pour faire ses valises. Il démissionne le 24 mars, rejoint la Belgique en avril. Les obsèques de son « grand frère » Mobutu, mort au Maroc six mois plus tard, se dérouleront sans lui.Un fervent catholiqueLaurent-Désiré Kabila et ses « gens de l’Est » n’inspirent pas confiance aux anciens mobutistes. Léon Kengo attendra sa mort et son remplacement par son fils pour revenir à Kinshasa, en 2004. Le gouvernement de transition, né des accords de paix, oublie vite le mandat d’arrêt pour pillage et mauvaise gestion qui le visait.Le vice-président est alors un chef de guerre qu’il connaît bien, Jean-Pierre Bemba, fils de son « petit frère », Jeannot Bemba, homme d’affaires lui aussi métis, mobutiste et de la province de l’Equateur. Sa première visite est réservée à son ami Etienne Tshisekedi. Le vieil opposant, mort en février 2017, lui a succédé comme premier ministre, en 1993. Signataire des actes fondateurs du parti unique, « Etienne » a réussi à nettoyer son image et à se tailler le costume de patriarche de l’opposition. Pas Léon Kengo.Bien que chahuté par la foule à Kinshasa, agressé par des opposants à Paris et peu populaire dans sa région natale, il a toujours été convaincu de peser. A l’élection présidentielle de 2006, il soutient Jean-Pierre Bemba, mais le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) est arrêté deux ans plus tard par la Cour pénale internationale (CPI) pour des exactions en Centrafrique. A son tour d’affronter Joseph Kabila, en 2011 : 4,95 % des voix.Depuis, les deux hommes maintiennent une relation plus ou moins cordiale. Aux questions sur le chef de l’Etat et leur cohabitation, Léon Kengo botte en touche par deux fois : « Son père était brutal, le fils est plus doux », puis « Alors que Mobutu voulait toujours avoir la main, Kabila me laisse travailler ». Il évite aussi de répondre à la question qui taraude le pays et les diplomates : et si, comme en 2016 et en 2017, les scrutins de 2018 ne sont pas organisés ?Quarante-trois ans séparent les deux premiers hommes de la RDC, mais pas seulement. Ils incarnent deux Congo qui se sont longtemps combattus.Joseph Kabila, qu’on dit peu pratiquant, parle swahili ; Léon Kengo, fervent catholique, parle lingala et français. Le premier a laissé les églises du réveil prospérer ; le second a tissé une solide amitié avec le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, qui a récemment fustigé la « barbarie » et « l’incompétence » du régime. Le « commandant Joseph », formé en Tanzanie et à l’Académie militaire de Pékin, a conquis le pouvoir par les armes. Celui que ses proches surnomment « Léon l’Etat », qui voit en la Belgique, la France et les Etats-Unis les alliés « naturels » de la RDC, a choisi la voie des institutions.« Kengo aime l’autorité et l’argent, mais il a le sens de l’Etat, contrairement à beaucoup de ses collègues », affirme un bon connaisseur de la scène politique congolaise. Une gageure dans un pays où l’Etat, en déliquescence, est perçu au mieux avec nostalgie, au pire avec crainte. Entre les deux, Léon Kengo, homme d’affaires privées et publiques, est peut-être l’ultime représentant d’un Etat dont il ne reste plus qu’une administration impayée et obsédée par le protocole.Dans les faits, son « centrisme » et sa « passion de l’Etat » – titre de ses prochains Mémoires – se traduisent par une ambiguïté permanente. En 1990, quand Mobutu feint de s’ouvrir à la démocratie, Léon Kengo crée immédiatement un parti, l’Union des démocrates indépendants ; mais il sert aussi son maintien au pouvoir en participant au report des élections prévues en 1995. La technique est éprouvée. Elles ne seront jamais organisées. Le Zaïre chutera dans la guerre.« Kengo place ses hommes »S’il a été mobutiste, Léon Kengo semble ne jamais avoir embrassé le kabilisme. En 2007, surprise générale au palais du Peuple. Face au candidat présidentiel, l’actuel ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu, Léon Kengo remporte la présidence du Sénat, pourtant acquis à la majorité.Son atout : l’hémicycle déborde de dignitaires de l’ancien régime. Le vice-président, Edouard Mokolo wa Mpombo, a dirigé les services de renseignements sous Mobutu. Le deuxième vice-président, Mario Cardoso Losembe, pionnier de l’indépendance, fut son ambassadeur aux Nations unies. A l’instar d’Alexis Thambwe Mwamba, l’actuel ministre de la justice, les mobutistes regroupés autour de Léon Kengo ont évité le sort de nombreux anciens généraux zaïrois, en exil à Bruxelles et Brazzaville depuis vingt ans.Après avoir mené campagne auprès de chaque élu, le président de la chambre haute a profité de cette place pour exister politiquement, sans se mettre en danger. Appuyé sur les loyautés mobutistes, l’unité des Equatoriens et les intérêts privés, il conserve son influence grâce aux « Kengo Boys » (ceux qui défendent ses idées et ses actes), passés sans mal des milieux d’affaires aux administrations publiques, comme de Mobutu à Kabila.Lire aussi : « Le consensus de corruption, horizon indépassable de l’histoire congolaise ? »A l’Assemblée nationale, « Léon l’Etat » peut compter sur Pierre Pay Pay wa Syakasighe, ex-directeur de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), fleuron industriel tombé en ruine. Ou sur José Endundo Bononge, qui dirigeait l’Office des routes et le patronat. Au gouvernement, son fidèle Michel Bongongo, ministre de la fonction publique, détient un poste clé des finances de l’Etat. « Comme tous les politiques congolais, Kengo place ses hommes, remarque un diplomate de l’Union africaine. Mais qu’est-ce que ça vaut dans un pays où 60 % de la population a moins de 20 ans ? »Malgré sa loyauté aux institutions, les critiques de Léon Kengo à l’égard de Joseph Kabila se durcissent à l’approche de la fin du mandat présidentiel. En 2014, il mettait en garde contre les projets de changement de la Constitution. Il fut le seul représentant officiel à la messe en hommage aux manifestants tués en septembre 2016, célébrée par son vieil ami le cardinal de Kinshasa. Il n’a pas, en revanche, participé à celle du 12 janvier, quand le même Laurent Monsengwo a commémoré la répression de la marche des catholiques, le 31 décembre 2017. Dans l’attente des élections, Léon Kengo préfère rester discret et au pouvoir.« Il attend que Kabila trébuche »Après Mobutu, Joseph Kabila ne s’y est pas trompé : il faut tenir à distance ce politicien habile et puissant, tout en l’intégrant. Le mariage de la carpe et du lapin convient au couple de l’exécutif. Quoi de mieux qu’un ancien mobutiste comme caution d’ouverture politique ? Et quel meilleur contre-modèle au bon gestionnaire qu’un président dont la famille contrôle des pans entiers de l’économie nationale ? « Kengo a montré à Mobutu et à Kabila qu’il leur était plus utile en tant qu’opposant, explique un sénateur. En privé, il ne cache pas ce qu’il pense. Il savait manier les humeurs de Mobutu. Aujourd’hui, il attend que Kabila trébuche. »Lire aussi : Les désastreuses aventures du Che au CongoLe grand équilibriste prend congé de la conversation. Comme dernière pirouette, une référence incongrue : « Pour l’avenir, je me vois un peu comme Antoine Pinay. » Président du Conseil sous la IVe République française, puis ministre des finances de Charles De Gaulle, Antoine Pinay conseilla de nombreux hommes politiques à la fin de sa vie. Léon Kengo, au cœur d’un système politique verrouillé depuis plus d’un demi-siècle, n’a-t-il jamais eu de regrets ? « Un seul : ne pas avoir été président du Congo. “Ne fût-ce qu’un jour”, comme disait Mobutu. Mais il est resté trente-deux ans. » Après une vie passée à gravir tous les échelons du pouvoir, sauf le plus haut, « Léon l’Etat » n’a jamais semblé aussi proche, ni aussi éloigné de son but. Quant à Joseph Kabila, s’il n’est plus président, il deviendra sénateur à vie.Avec Le Monde
Débutée au cœur de la RDC, cette vie raconte l’histoire méconnue de ses métissages. Un tabou national après soixante-quinze ans de domination belge, trente-deux ans d’« authenticité » zaïroise et deux guerres avec interventions étrangères.Le 22 mai 1935, au confluent du fleuve Congo et de la rivière Oubangui, dans la province de l’Equateur, naît Léon Lubicz. Sa mère, Claire Mokandesi, est la fille d’une Rwandaise et d’un soldat congolais de la Force publique, l’armée coloniale qui s’est battue pendant les deux guerres mondiales. Le garçon au teint clair porte le prénom et le nom de son père, un médecin juif polonais recruté pour combattre les maladies tropicales. Il en gardera des liens forts avec les grandes familles de la communauté juive de RDC, où l’on compte, outre George Forrest, l’homme politique Moïse Katumbi et le banquier Elwynn Blattner, ainsi que les fondateurs de nombreuses entreprises actives dans des secteurs très variés. « Il en a toujours été proche, sans en faire partie », relate Franck Mwe di Malila.C’est à l’école chrétienne de Coquilhatville (l’actuelle Mbandaka) que Léon Lubicz croise pour la première fois un certain Joseph-Désiré Mobutu, de cinq ans son aîné et issu de la communauté ngbandi comme lui. Par la suite, le jeune Mobutu devient colonel, tandis que Léon Lubicz, après une licence de droit à Bruxelles, gravit les échelons de la carrière judiciaire : greffier, substitut du procureur, puis avocat général. Joseph et Léon se retrouveront vite au sommet de la jeune République indépendante du Congo-Kinshasa.En 1968, le colonel Mobutu, dont le coup d’Etat a renversé le président Joseph Kasavubu trois ans plus tôt, nomme son ancien condisciple procureur général de la République et conseiller à ses côtés. Pendant vingt ans, le parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), salue l’intransigeance de cet homme « très autoritaire », selon ses proches. « J’ai été redoutable. Puis j’ai arrondi les angles », dit aujourd’hui Léon Kengo. Lorsqu’un léger sourire le traverse, son visage imperturbable, dessiné par des lunettes à branche d’or et par de courts cheveux noirs tirés en arrière, ressemble à un masque qui aurait soudain pris vie.Trois fois premier ministre« Le métis n’a pas d’identité propre », écrivait-il dans un livre en 2002. Le paradoxe de cet homme a peut-être consisté, justement, à se fabriquer une solide image publique à partir d’une constellation d’identités. En 1972, le mouvement de « zaïrianisation », qui veut revenir à « l’authenticité africaine », emporte Léon Lubicz, qui devient Léon Kengo wa Dondo : littéralement, « le fils de Dondo », le village de son grand-père maternel. Joseph Mobutu, lui, se change en Mobutu Sese Seko. Le fleuve, le pays et la monnaie sont baptisés Zaïre. Désigné commissaire du peuple par acclamation, Léon Kengo cumule les pouvoirs de ministre de la justice et de procureur général.« J’ai de l’admiration pour Mobutu. Mais il n’est pas resté le grand homme qu’il fut à ses débuts. » L’ancien premier ministre – trois fois – évoque peu ces années de surveillance généralisée et d’éliminations massives, de gigantesque pillage des ressources publiques et d’un appauvrissement tel que les militaires, en 1991 et 1993, mirent à sac Kinshasa pour se payer sur la bête. « Qui n’a pas été mobutiste au Zaïre ? Il est trop tard pour en faire l’inventaire », répond son gendre, Franck Mwe di Malila, qui rappelle « l’unité et la grandeur du pays à cette époque ».« L’homme de droite » que décrit Lambert Mende, son ancien vice-premier ministre et actuel porte-parole du gouvernement, préfère insister sur sa collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, à la fin des années 1980. Le Zaïre est alors l’un des premiers pays d’Afrique à appliquer les accords de Bretton Woods. Léon Kengo diminue le nombre de fonctionnaires, libéralise les secteurs de l’or et du diamant, rend l’école et les soins de santé payants. « Le kenguisme, c’est la rigueur dans la gestion », aime-t-il dire. Le peuple souffre, le pays se délite, Mobutu dilapide les recettes de l’Etat en frasques délirantes. Très impopulaire depuis, « l’homme de la rigueur », passé par un poste d’ambassadeur à Bruxelles, en a conservé un crédit à l’international et de bons contacts avec les milieux financiers, notamment américains et belges.Lire aussi : « Kinshasa doit faire preuve de retenue, privilégier le dialogue à la répression »Léon Kengo sentit le vent tourner. En 1994, il est premier ministre quand les autorités du Rwanda, alliées de Mobutu, massacrent les Tutsi et perdent la guerre face aux rebelles de Paul Kagamé. L’exode massif de Hutu vers l’est du Zaïre, puis l’attaque des camps de réfugiés par le nouveau régime rwandais, en 1996, seront le prélude à la débâcle. Depuis la chute de l’URSS, Américains et Européens n’ont plus besoin du rempart anti-communiste que maintenait Mobutu en Afrique centrale. Ils lâchent le despote, malade et reclus dans son palais de Gbadolite, dans sa région natale.Un trafiquant d’or marxiste devient la couverture congolaise du Rwanda et de l’Ouganda : Laurent-Désiré Kabila, traqué depuis trente ans par le régime et dont le fils, Joseph, vit exilé en Tanzanie. Le 13 mars 1997, Léon Kengo, qui dirige le cabinet de crise, déclare que « Kisangani ne tombera pas » ; les rebelles conquièrent la ville deux jours après. Lui n’attend pas, comme le président-maréchal, qu’ils soient aux portes de la capitale pour faire ses valises. Il démissionne le 24 mars, rejoint la Belgique en avril. Les obsèques de son « grand frère » Mobutu, mort au Maroc six mois plus tard, se dérouleront sans lui.Un fervent catholiqueLaurent-Désiré Kabila et ses « gens de l’Est » n’inspirent pas confiance aux anciens mobutistes. Léon Kengo attendra sa mort et son remplacement par son fils pour revenir à Kinshasa, en 2004. Le gouvernement de transition, né des accords de paix, oublie vite le mandat d’arrêt pour pillage et mauvaise gestion qui le visait.Le vice-président est alors un chef de guerre qu’il connaît bien, Jean-Pierre Bemba, fils de son « petit frère », Jeannot Bemba, homme d’affaires lui aussi métis, mobutiste et de la province de l’Equateur. Sa première visite est réservée à son ami Etienne Tshisekedi. Le vieil opposant, mort en février 2017, lui a succédé comme premier ministre, en 1993. Signataire des actes fondateurs du parti unique, « Etienne » a réussi à nettoyer son image et à se tailler le costume de patriarche de l’opposition. Pas Léon Kengo.Bien que chahuté par la foule à Kinshasa, agressé par des opposants à Paris et peu populaire dans sa région natale, il a toujours été convaincu de peser. A l’élection présidentielle de 2006, il soutient Jean-Pierre Bemba, mais le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) est arrêté deux ans plus tard par la Cour pénale internationale (CPI) pour des exactions en Centrafrique. A son tour d’affronter Joseph Kabila, en 2011 : 4,95 % des voix.Depuis, les deux hommes maintiennent une relation plus ou moins cordiale. Aux questions sur le chef de l’Etat et leur cohabitation, Léon Kengo botte en touche par deux fois : « Son père était brutal, le fils est plus doux », puis « Alors que Mobutu voulait toujours avoir la main, Kabila me laisse travailler ». Il évite aussi de répondre à la question qui taraude le pays et les diplomates : et si, comme en 2016 et en 2017, les scrutins de 2018 ne sont pas organisés ?Quarante-trois ans séparent les deux premiers hommes de la RDC, mais pas seulement. Ils incarnent deux Congo qui se sont longtemps combattus.Joseph Kabila, qu’on dit peu pratiquant, parle swahili ; Léon Kengo, fervent catholique, parle lingala et français. Le premier a laissé les églises du réveil prospérer ; le second a tissé une solide amitié avec le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, qui a récemment fustigé la « barbarie » et « l’incompétence » du régime. Le « commandant Joseph », formé en Tanzanie et à l’Académie militaire de Pékin, a conquis le pouvoir par les armes. Celui que ses proches surnomment « Léon l’Etat », qui voit en la Belgique, la France et les Etats-Unis les alliés « naturels » de la RDC, a choisi la voie des institutions.« Kengo aime l’autorité et l’argent, mais il a le sens de l’Etat, contrairement à beaucoup de ses collègues », affirme un bon connaisseur de la scène politique congolaise. Une gageure dans un pays où l’Etat, en déliquescence, est perçu au mieux avec nostalgie, au pire avec crainte. Entre les deux, Léon Kengo, homme d’affaires privées et publiques, est peut-être l’ultime représentant d’un Etat dont il ne reste plus qu’une administration impayée et obsédée par le protocole.Dans les faits, son « centrisme » et sa « passion de l’Etat » – titre de ses prochains Mémoires – se traduisent par une ambiguïté permanente. En 1990, quand Mobutu feint de s’ouvrir à la démocratie, Léon Kengo crée immédiatement un parti, l’Union des démocrates indépendants ; mais il sert aussi son maintien au pouvoir en participant au report des élections prévues en 1995. La technique est éprouvée. Elles ne seront jamais organisées. Le Zaïre chutera dans la guerre.« Kengo place ses hommes »S’il a été mobutiste, Léon Kengo semble ne jamais avoir embrassé le kabilisme. En 2007, surprise générale au palais du Peuple. Face au candidat présidentiel, l’actuel ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu, Léon Kengo remporte la présidence du Sénat, pourtant acquis à la majorité.Son atout : l’hémicycle déborde de dignitaires de l’ancien régime. Le vice-président, Edouard Mokolo wa Mpombo, a dirigé les services de renseignements sous Mobutu. Le deuxième vice-président, Mario Cardoso Losembe, pionnier de l’indépendance, fut son ambassadeur aux Nations unies. A l’instar d’Alexis Thambwe Mwamba, l’actuel ministre de la justice, les mobutistes regroupés autour de Léon Kengo ont évité le sort de nombreux anciens généraux zaïrois, en exil à Bruxelles et Brazzaville depuis vingt ans.Après avoir mené campagne auprès de chaque élu, le président de la chambre haute a profité de cette place pour exister politiquement, sans se mettre en danger. Appuyé sur les loyautés mobutistes, l’unité des Equatoriens et les intérêts privés, il conserve son influence grâce aux « Kengo Boys » (ceux qui défendent ses idées et ses actes), passés sans mal des milieux d’affaires aux administrations publiques, comme de Mobutu à Kabila.Lire aussi : « Le consensus de corruption, horizon indépassable de l’histoire congolaise ? »A l’Assemblée nationale, « Léon l’Etat » peut compter sur Pierre Pay Pay wa Syakasighe, ex-directeur de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), fleuron industriel tombé en ruine. Ou sur José Endundo Bononge, qui dirigeait l’Office des routes et le patronat. Au gouvernement, son fidèle Michel Bongongo, ministre de la fonction publique, détient un poste clé des finances de l’Etat. « Comme tous les politiques congolais, Kengo place ses hommes, remarque un diplomate de l’Union africaine. Mais qu’est-ce que ça vaut dans un pays où 60 % de la population a moins de 20 ans ? »Malgré sa loyauté aux institutions, les critiques de Léon Kengo à l’égard de Joseph Kabila se durcissent à l’approche de la fin du mandat présidentiel. En 2014, il mettait en garde contre les projets de changement de la Constitution. Il fut le seul représentant officiel à la messe en hommage aux manifestants tués en septembre 2016, célébrée par son vieil ami le cardinal de Kinshasa. Il n’a pas, en revanche, participé à celle du 12 janvier, quand le même Laurent Monsengwo a commémoré la répression de la marche des catholiques, le 31 décembre 2017. Dans l’attente des élections, Léon Kengo préfère rester discret et au pouvoir.« Il attend que Kabila trébuche »Après Mobutu, Joseph Kabila ne s’y est pas trompé : il faut tenir à distance ce politicien habile et puissant, tout en l’intégrant. Le mariage de la carpe et du lapin convient au couple de l’exécutif. Quoi de mieux qu’un ancien mobutiste comme caution d’ouverture politique ? Et quel meilleur contre-modèle au bon gestionnaire qu’un président dont la famille contrôle des pans entiers de l’économie nationale ? « Kengo a montré à Mobutu et à Kabila qu’il leur était plus utile en tant qu’opposant, explique un sénateur. En privé, il ne cache pas ce qu’il pense. Il savait manier les humeurs de Mobutu. Aujourd’hui, il attend que Kabila trébuche. »Lire aussi : Les désastreuses aventures du Che au CongoLe grand équilibriste prend congé de la conversation. Comme dernière pirouette, une référence incongrue : « Pour l’avenir, je me vois un peu comme Antoine Pinay. » Président du Conseil sous la IVe République française, puis ministre des finances de Charles De Gaulle, Antoine Pinay conseilla de nombreux hommes politiques à la fin de sa vie. Léon Kengo, au cœur d’un système politique verrouillé depuis plus d’un demi-siècle, n’a-t-il jamais eu de regrets ? « Un seul : ne pas avoir été président du Congo. “Ne fût-ce qu’un jour”, comme disait Mobutu. Mais il est resté trente-deux ans. » Après une vie passée à gravir tous les échelons du pouvoir, sauf le plus haut, « Léon l’Etat » n’a jamais semblé aussi proche, ni aussi éloigné de son but. Quant à Joseph Kabila, s’il n’est plus président, il deviendra sénateur à vie.Avec Le MondeLes séries africaines crèvent (enfin) l’écran
Les programmes produits localement sont plébiscités par le public d’Afrique francophone mais peinent encore à trouver des financements.« Chérie Coco », c’est l’histoire de Marie et Yvan, un couple de trentenaires vivant à Dakar, elle jalouse, lui un brin macho, dont la vie quotidienne s’égrène au fil de sketches d’une durée moyenne de 40 secondes. Avec le même écran partagé en deux parties – rose pour elle, bleu pour lui –, la série est directement inspirée du format original québécois « Un gars, une fille ». Produite au Sénégal, « Chérie Coco » incarne « la société africaine contemporaine », annonçait Canal + lors du lancement de ce programme, en novembre 2017 : « C’est la série “coupée-décalée” où l’humour permet la rencontre de la tradition et de la modernité, pour être au plus proche des téléspectateurs. »
« Chérie Coco », « Sœurs ennemies », « Parents mode d’emploi », « Ma famille »… Ces dernières années, avec l’arrivée de nouvelles chaînes de télévision en Afrique francophone, les contenus produits localement se sont multipliés. Au Sénégal, la chaîne leader, Télé Futurs Médias (TFM), a même complètement revu sa stratégie, comme l’explique Mamoudou Ibra Kane, directeur général du Groupe Futurs Médias : « Au lancement, en 2010, nous diffusions 30 % de programmes extérieurs. Dès la fin de l’année, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une forte demande de séries locales. Et aujourd’hui, plus de 90 % des contenus sont des programmes locaux. »Un média majoritairement fémininCanal + ou TV5 Monde ont suivi la même voie, comme l’explique Nathalie Folloroux, directrice de la programmation de Canal + International : « Sur nos chaînes, il y a de plus en plus de séries courtes produites localement, et nous allons lancer plusieurs séries longues faites en Afrique, afin de répondre à l’attente de proximité de nos téléspectateurs. » Pour Arnaud Annebicque, directeur du développement Afrique et Europe chez Médiamétrie, une société française spécialisée dans la mesure d’audience, il existe une réelle appétence de la population pour les séries locales : « Celles qui marchent le mieux sont les séries romantiques, car en Afrique la télévision est majoritairement un média féminin. »Lire aussi : A Abidjan, Canal+ veut stimuler « Babiwood »« Il s’agit d’une véritable démarche culturelle, affirme Tidiane Dioh, responsable de programme médias à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). La question se posait : les productions qui viennent d’ailleurs parlent-elles vraiment aux populations qui les regardent ? À travers ces productions, les Africains se réapproprient leur histoire. » Même son de cloche chez la scénariste et réalisatrice ivoirienne Marina Niava : « Dans ces séries, les gens sont contents de se retrouver. La série “Ma famille”, par exemple, a connu un grand succès en Côte d’Ivoire parce qu’on y retrouve le quotidien d’une famille avec un langage et un humour bien à nous. »Si ces séries sont des succès d’audience, c’est parce qu’elles abordent des problématiques rencontrées par la population locale. La série « Brouteur.com », dont la troisième saison est actuellement diffusée sur TV5 Monde, en est un exemple. Réalisée par Alain Guikou, elle raconte l’histoire de cyberescrocs qui font chanter leurs victimes en Europe pour leur soutirer de l’argent ; un phénomène traité avec humour dans la série. « Les séries locales ont une approche moins déprimante de l’Afrique que les productions européennes. Elles arrivent à parler de vrais problèmes de société en y ajoutant du comique, du léger », analyse Marina Niava.500 000 euros pour 100 épisodesL’autre atout de ces productions locales est leur coût. Mamoudou Ibra Kane, du Groupe Futurs Médias, l’avoue : « Il y a une nette différence de prix entre une production locale et une production occidentale, notamment grâce à la main-d’œuvre. Pour une série produite au Sénégal, les 100 épisodes peuvent nous coûter jusqu’à 350 millions de francs CFA [environ 530 000 euros]. » Des coûts qui ont augmenté depuis les années 2000, car pour satisfaire un public, des diffuseurs et des publicitaires de plus en plus exigeants, le niveau de production a dû monter en qualité.Lire aussi : TV5 Afrique lance une offre numérique et gratuite« Pour faire des productions africaines de qualité, tout est une question de financement. Or le financement des chaînes provient en grande partie des revenus publicitaires », rappelle Arnaud Annebicque, de Médiamétrie. Plus une série est regardée, plus la chaîne vendra cher ses spots publicitaires, et plus elle pourra investir d’argent dans une nouvelle série. Problème : selon Arnaud Annebicque, « la plupart des pays d’Afrique subsaharienne n’ont pas la capacité financière de calculer automatiquement, minute par minute, l’audience. » Nathalie Folloroux, de Canal +, confirme : « À l’heure actuelle, il n’est pas possible de savoir l’audience exacte de tel ou tel programme. Pour connaître les goûts de nos abonnés, nous réalisons chaque année plusieurs études qualitatives et quantitatives internes. »Pour la réalisatrice Marina Niava, « si les budgets de production ont augmenté, ils restent encore trop faibles ». « Il n’y a pas de forts apports du secteur privé, réunir les fonds est donc très compliqué, déplore-t-elle. Parfois, nous sommes amenés à tourner en même temps que la série est diffusée à la télévision. » La jeune cinéaste a remporté en 2016 des fonds de l’OIF pour financer une partie de sa première série, intitulée « 21 », dont la production débutera en avril.Avec Le Monde Afrique
« Chérie Coco », « Sœurs ennemies », « Parents mode d’emploi », « Ma famille »… Ces dernières années, avec l’arrivée de nouvelles chaînes de télévision en Afrique francophone, les contenus produits localement se sont multipliés. Au Sénégal, la chaîne leader, Télé Futurs Médias (TFM), a même complètement revu sa stratégie, comme l’explique Mamoudou Ibra Kane, directeur général du Groupe Futurs Médias : « Au lancement, en 2010, nous diffusions 30 % de programmes extérieurs. Dès la fin de l’année, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une forte demande de séries locales. Et aujourd’hui, plus de 90 % des contenus sont des programmes locaux. »Un média majoritairement fémininCanal + ou TV5 Monde ont suivi la même voie, comme l’explique Nathalie Folloroux, directrice de la programmation de Canal + International : « Sur nos chaînes, il y a de plus en plus de séries courtes produites localement, et nous allons lancer plusieurs séries longues faites en Afrique, afin de répondre à l’attente de proximité de nos téléspectateurs. » Pour Arnaud Annebicque, directeur du développement Afrique et Europe chez Médiamétrie, une société française spécialisée dans la mesure d’audience, il existe une réelle appétence de la population pour les séries locales : « Celles qui marchent le mieux sont les séries romantiques, car en Afrique la télévision est majoritairement un média féminin. »Lire aussi : A Abidjan, Canal+ veut stimuler « Babiwood »« Il s’agit d’une véritable démarche culturelle, affirme Tidiane Dioh, responsable de programme médias à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). La question se posait : les productions qui viennent d’ailleurs parlent-elles vraiment aux populations qui les regardent ? À travers ces productions, les Africains se réapproprient leur histoire. » Même son de cloche chez la scénariste et réalisatrice ivoirienne Marina Niava : « Dans ces séries, les gens sont contents de se retrouver. La série “Ma famille”, par exemple, a connu un grand succès en Côte d’Ivoire parce qu’on y retrouve le quotidien d’une famille avec un langage et un humour bien à nous. »Si ces séries sont des succès d’audience, c’est parce qu’elles abordent des problématiques rencontrées par la population locale. La série « Brouteur.com », dont la troisième saison est actuellement diffusée sur TV5 Monde, en est un exemple. Réalisée par Alain Guikou, elle raconte l’histoire de cyberescrocs qui font chanter leurs victimes en Europe pour leur soutirer de l’argent ; un phénomène traité avec humour dans la série. « Les séries locales ont une approche moins déprimante de l’Afrique que les productions européennes. Elles arrivent à parler de vrais problèmes de société en y ajoutant du comique, du léger », analyse Marina Niava.500 000 euros pour 100 épisodesL’autre atout de ces productions locales est leur coût. Mamoudou Ibra Kane, du Groupe Futurs Médias, l’avoue : « Il y a une nette différence de prix entre une production locale et une production occidentale, notamment grâce à la main-d’œuvre. Pour une série produite au Sénégal, les 100 épisodes peuvent nous coûter jusqu’à 350 millions de francs CFA [environ 530 000 euros]. » Des coûts qui ont augmenté depuis les années 2000, car pour satisfaire un public, des diffuseurs et des publicitaires de plus en plus exigeants, le niveau de production a dû monter en qualité.Lire aussi : TV5 Afrique lance une offre numérique et gratuite« Pour faire des productions africaines de qualité, tout est une question de financement. Or le financement des chaînes provient en grande partie des revenus publicitaires », rappelle Arnaud Annebicque, de Médiamétrie. Plus une série est regardée, plus la chaîne vendra cher ses spots publicitaires, et plus elle pourra investir d’argent dans une nouvelle série. Problème : selon Arnaud Annebicque, « la plupart des pays d’Afrique subsaharienne n’ont pas la capacité financière de calculer automatiquement, minute par minute, l’audience. » Nathalie Folloroux, de Canal +, confirme : « À l’heure actuelle, il n’est pas possible de savoir l’audience exacte de tel ou tel programme. Pour connaître les goûts de nos abonnés, nous réalisons chaque année plusieurs études qualitatives et quantitatives internes. »Pour la réalisatrice Marina Niava, « si les budgets de production ont augmenté, ils restent encore trop faibles ». « Il n’y a pas de forts apports du secteur privé, réunir les fonds est donc très compliqué, déplore-t-elle. Parfois, nous sommes amenés à tourner en même temps que la série est diffusée à la télévision. » La jeune cinéaste a remporté en 2016 des fonds de l’OIF pour financer une partie de sa première série, intitulée « 21 », dont la production débutera en avril.Avec Le Monde Afrique Présidentielle camerounaise: Josua Osih , le candidat qui remplace l’historique John Fru Ndi
Désigné candidat du Social democratic front (SDF, opposition) pour la présidentielle de 2018, Joshua Osih succède, à 49 ans, à John Fru Ndi, légendaire président du parti. Jeune Afrique vous présente ce mordu d’aviation tombé dans la politique.Sa désignation à la candidature du Social democratic front (SDF), le samedi 24 février, pour la présidentielle d’octobre 2018, n’a pas été un long fleuve tranquille. Jusqu’au bout, les adversaires de Joshua Osih ont tenté de lui barrer la route. Mais le député de Douala, natif du Sud-Ouest, a tenu bon et su garder le cap.
Les Camerounais l’avaient découvert dans le costume d’un expert en aviation un soir de mai 2007, alors que le vol 507 de Kenya Airways venait de s’écraser non loin de l’aéroport de Douala. Certes, Joshua Osih était déjà second vice-président du SDF, mais nul n’imaginait qu’il pousserait John Fru Ndi vers la sortie une décennie plus tard.
Les Camerounais l’avaient découvert dans le costume d’un expert en aviation un soir de mai 2007, alors que le vol 507 de Kenya Airways venait de s’écraser non loin de l’aéroport de Douala. Certes, Joshua Osih était déjà second vice-président du SDF, mais nul n’imaginait qu’il pousserait John Fru Ndi vers la sortie une décennie plus tard. Le photographe jette son dévolu sur la femme de l’émigré, enceinte de 5 mois
La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre dans le département de Kaffrine. En effet, M. V. , photographe de son état, qui a été déféré vendredi dernier au parquet de Kaolack, est accusé d’être le violeur de la femme d’un émigré enceinte de 05 mois au village de Mbéné Mamour.D’après les témoins, les faits remontent au mercredi dernier aux environs de 15 heures. » M.V. qui avait l’habitude de se rendre de village en village pour remettre des photos à leurs propriétaires ou récupérer son argent après avoir couvert une cérémonie à l’aide de son appareil photo, s’était rendu à Mbéné M. après avoir fait quelques villages pour les mêmes besoins. Arrivé sur les lieux, M.V. a trouvé la dame M. B. Cissé, l’épouse de l’émigré, enceinte de 05 mois et 2 semaines, en train de dormir dans sa chambre. C’est ainsi qu’il s’est jeté sur elle. Il l’a sauvagement brutalisé avant de satisfaire sa libido ». Rencontré au tribunal régional de Kaolack, l’un des voisins d’ajouter. » Ce sont les cris de la dame qui ont ameuté les populations. M.qui essayait de s’enfuir, a été finalement rattrapé après une folle course poursuite »Au finish, M.V. a été conduit à la brigade de la gendarmerie de Kaffrine où il a été plus tard déféré au parquet de Kaolack. Le jugement est très attendu par les habitants de Mbéné Mamour et Mbéné Diouma dont certains d’entre eux étaient venus au tribunal de Kaolack en vue de trouver des avocats.La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre dans le département de Kaffrine. En effet, M.V., photographe de son état, qui a été déféré vendredi dernier au parquet de Kaolack, est accusé d’être le violeur de la femme d’un émigré enceinte de 05 mois au village de Mbéné Mamour.D’après les témoins, les faits remontent au mercredi dernier aux environs de 15 heures. » M.V. qui avait l’habitude de se rendre de village en village pour remettre des photos à leurs propriétaires ou récupérer son argent après avoir couvert une cérémonie à l’aide de son appareil photo, s’était rendu à Mbéné Mamour après avoir fait quelques villages pour les mêmes besoins. Arrivé sur les lieux, M.V. a trouvé la dame M. B. Cissé, l’épouse de l’émigré, enceinte de 05 mois et 2 semaines, en train de dormir dans sa chambre. C’est ainsi qu’il s’est jeté sur elle. Il l’a sauvagement brutalisé avant de satisfaire sa libido ». Rencontré au tribunal régional de Kaolack, l’un des voisins d’ajouter. » Ce sont les cris de la dame qui ont ameuté les populations. M. qui essayait de s’enfuir, a été finalement rattrapé après une folle course poursuite »Au finish, M.V. a été conduit à la brigade de la gendarmerie de Kaffrine où il a été plus tard déféré au parquet de Kaolack. Le jugement est très attendu par les habitants de Mbéné Mamour et Mbéné Diouma dont certains d’entre eux étaient venus au tribunal de Kaolack en vue de trouver des avocats.
Erdogan veut booster les échanges commerciaux Sénégal-Turquie
De passage en Algérie lundi, avant de se rendre Mauritanie où il a promis une contribution turque de 5 millions de dollars pour la force antiterroriste du G5 Sahel, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est fixé jeudi pour objectif à Dakar de pratiquement doubler les échanges commerciaux entre la Turquie et le Sénégal.Alger en début de semaine, Nouakchott ensuite, Dakar jeudi avant de finir par un passage à Bamako vendredi… Le président turc Recep Tayyip Erdogan poursuit son opération séduction sur de continent africain.« Il y a deux ans, le président Erdogan m’avait suggéré de porter le niveau des échanges commerciaux à près de 250 millions de dollars. Nous y sommes en 2017. Une nouvelle barre a été fixée conjointement à près de 400 milliards. Nous allons travailler ensemble à atteindre et même dépasser cet objectif », a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse conjointe le président sénégalais Macky Sall.« Je pense qu’aujourd’hui, nous allons avoir un nouvel élan dans nos relations avec cette visite. Le chiffre d’affaires de nos échanges va augmenter », a assuré Recep Tayyip Erdogan.
Réforme du Conseil de sécuritéDepuis son arrivée au pouvoir, en 2003, le président turc a entrepris de renforcer les liens entre la Turquie et le continent africain, un effort qui s’est concrétisé notamment par la multiplication des ambassades turques et des dessertes de la compagnie Turkish Airlines.« Nous voulons partager avez nos amis africains nos expériences », a-t-il dit lors d’une visite à Diamniadio, une ville nouvelle en cours de construction à une quarantaine de kilomètres de Dakar, grâce notamment à des entreprises turques.« Il ne s’agit pas de consommer ou d’exploiter les ressources africaines. Nous ne nous permettrons jamais de mettre en application des méthodes inhumaines comme ce fut le cas sur l’île de Gorée », symbole de la traite négrière au large de Dakar, a assuré le président turc devant un forum d’hommes d’affaires.À cette occasion, Recep Tayyip Erdogan a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, estimant que « cinq pays (les membres permanents à savoir les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la Chine et la France ) ne doivent pas décider du destin du monde.« La Turquie, le Sénégal, la Mauritanie, devraient être membres de ce Conseil », a-t-il estimé.Le rôle accru de la Turquie en AfriquePreuve du rôle accru que la Turquie entend jouer en Afrique, le président Erdogan avait annoncé mercredi soir à Nouakchott une contribution de la Turquie de 5 millions de dollars pour financer le G5 Sahel, la force militaire constituée par cinq pays africains pour lutter contre les groupes jihadistes actifs au Sahel.« La Turquie fait partie des pays qui comprennent le plus les dangers auxquels sont confrontés les pays du Sahel. Nous avons donc décidé de consentir une aide financière de 5 millions de dollars (4 millions d’euros) pour appuyer la force conjointe du G5 Sahel », a-t-il déclaré peu avant de quitter la Mauritanie.« Comme vous le savez, les pays du Sahel font face au danger du terrorisme, de l’extrémisme, des trafics illicites et du trafic de drogue. À cet égard, nous nous félicitons du soutien du président Erdogan au G5 Sahel », s’est réjoui à ses côté le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.Pour lutter plus efficacement contre les groupe jihadistes qui se jouent des frontières, des États de la région (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont mis sur pied la force du G5 Sahel, qui devrait compter 5 000 soldats d’ici la mi-2018.Les contributions totales pour cette force, qui étaient de 414 millions d’euros après la réunion du 23 février à Bruxelles, passent à 418 millions d’euros avec l’apport de la Turquie. Quelques 480 millions d’euros sont jugés nécessaires pour 2018, selon le président du Niger, Mahamadou Issoufou.Lors de sa visite, la première d’un chef d’État turc en Mauritanie, Erdogan a présidé à la signature d’accords bilatéraux dans les domaines de la pêche, de l’agriculture, de la protection des investissements, du tourisme ou encore des hydrocarbures et des mines.Avec Jeune Afrique
Réforme du Conseil de sécuritéDepuis son arrivée au pouvoir, en 2003, le président turc a entrepris de renforcer les liens entre la Turquie et le continent africain, un effort qui s’est concrétisé notamment par la multiplication des ambassades turques et des dessertes de la compagnie Turkish Airlines.« Nous voulons partager avez nos amis africains nos expériences », a-t-il dit lors d’une visite à Diamniadio, une ville nouvelle en cours de construction à une quarantaine de kilomètres de Dakar, grâce notamment à des entreprises turques.« Il ne s’agit pas de consommer ou d’exploiter les ressources africaines. Nous ne nous permettrons jamais de mettre en application des méthodes inhumaines comme ce fut le cas sur l’île de Gorée », symbole de la traite négrière au large de Dakar, a assuré le président turc devant un forum d’hommes d’affaires.À cette occasion, Recep Tayyip Erdogan a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, estimant que « cinq pays (les membres permanents à savoir les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la Chine et la France ) ne doivent pas décider du destin du monde.« La Turquie, le Sénégal, la Mauritanie, devraient être membres de ce Conseil », a-t-il estimé.Le rôle accru de la Turquie en AfriquePreuve du rôle accru que la Turquie entend jouer en Afrique, le président Erdogan avait annoncé mercredi soir à Nouakchott une contribution de la Turquie de 5 millions de dollars pour financer le G5 Sahel, la force militaire constituée par cinq pays africains pour lutter contre les groupes jihadistes actifs au Sahel.« La Turquie fait partie des pays qui comprennent le plus les dangers auxquels sont confrontés les pays du Sahel. Nous avons donc décidé de consentir une aide financière de 5 millions de dollars (4 millions d’euros) pour appuyer la force conjointe du G5 Sahel », a-t-il déclaré peu avant de quitter la Mauritanie.« Comme vous le savez, les pays du Sahel font face au danger du terrorisme, de l’extrémisme, des trafics illicites et du trafic de drogue. À cet égard, nous nous félicitons du soutien du président Erdogan au G5 Sahel », s’est réjoui à ses côté le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.Pour lutter plus efficacement contre les groupe jihadistes qui se jouent des frontières, des États de la région (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont mis sur pied la force du G5 Sahel, qui devrait compter 5 000 soldats d’ici la mi-2018.Les contributions totales pour cette force, qui étaient de 414 millions d’euros après la réunion du 23 février à Bruxelles, passent à 418 millions d’euros avec l’apport de la Turquie. Quelques 480 millions d’euros sont jugés nécessaires pour 2018, selon le président du Niger, Mahamadou Issoufou.Lors de sa visite, la première d’un chef d’État turc en Mauritanie, Erdogan a présidé à la signature d’accords bilatéraux dans les domaines de la pêche, de l’agriculture, de la protection des investissements, du tourisme ou encore des hydrocarbures et des mines.Avec Jeune AfriquePrésidentielle au Zimbabwé : le successeur de l’opposant Morgan Tsvangirai est connu
Divisé et endeuillé par la mort de son chef historique, Morgan Tsvangirai, le MDC a choisi Nelson Chamisa pour le représenter lors du prochain scrutin. Le président en exercice du principal parti d’opposition du Zimbabwe, Nelson Chamisa, a été investi, jeudi 1er mars, candidat à l’élection présidentielle prévue cette année, la première depuis la fin des trente-sept ans de pouvoir de Robert Mugabe. « Le conseil national du parti a confirmé Me Nelson Chamisa comme son véritable chef et candidat à l’élection présidentielle de 2018 », a annoncé un porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Luke Tamborinyoka.Cette décision, annoncée à l’issue d’une réunion de six heures de la direction du MDC à Harare, tranche, au moins provisoirement, les rivalités qui agitent le parti depuis la mort de son chef historique, Morgan Tsvangirai. Fondateur du MDC, ce dernier est décédé le 14 février à 65 ans des suites d’un cancer du côlon à Johannesburg, où il était soigné.
Avant même sa mort, les trois vice-présidents du MDC avaient revendiqué la succession du chef, malade, menaçant de faire exploser le parti à quelques mois seulement des élections. M. Chamisa, qui se prévalait d’avoir été nommé président par intérim, a finalement remporté la course pour la succession.Premier scrutin post-MugabeCes dissensions ont ouvert un boulevard au nouveau président du pays, Emmerson Mnangagwa, qui a été investi candidat du parti au pouvoir, la ZANU-PF, pour les élections générales. Cacique de l’ancien régime, M. Mnangagwa, surnommé le « Crocodile », a pris la tête du Zimbabwe après la démission forcée, en novembre 2017, du président Robert Mugabe au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans.Alors que les scrutins qui se sont déroulés sous l’ère Mugabe ont été le théâtre de fraudes et de violences, M. Mnangagwa a promis à plusieurs reprises que les élections seraient « justes, libres et crédibles ». Plus de 5,3 millions d’électeurs ont déjà été enregistrés pour ces élections, a annoncé jeudi à la presse la présidente de la Commission électorale, Joyce Kazembe. Mme Kazembe n’a pas annoncé la date, très attendue, du scrutin. En janvier, M. Mnangawa avait indiqué qu’elles auraient lieu « avant juillet »
Avant même sa mort, les trois vice-présidents du MDC avaient revendiqué la succession du chef, malade, menaçant de faire exploser le parti à quelques mois seulement des élections. M. Chamisa, qui se prévalait d’avoir été nommé président par intérim, a finalement remporté la course pour la succession.Premier scrutin post-MugabeCes dissensions ont ouvert un boulevard au nouveau président du pays, Emmerson Mnangagwa, qui a été investi candidat du parti au pouvoir, la ZANU-PF, pour les élections générales. Cacique de l’ancien régime, M. Mnangagwa, surnommé le « Crocodile », a pris la tête du Zimbabwe après la démission forcée, en novembre 2017, du président Robert Mugabe au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans.Alors que les scrutins qui se sont déroulés sous l’ère Mugabe ont été le théâtre de fraudes et de violences, M. Mnangagwa a promis à plusieurs reprises que les élections seraient « justes, libres et crédibles ». Plus de 5,3 millions d’électeurs ont déjà été enregistrés pour ces élections, a annoncé jeudi à la presse la présidente de la Commission électorale, Joyce Kazembe. Mme Kazembe n’a pas annoncé la date, très attendue, du scrutin. En janvier, M. Mnangawa avait indiqué qu’elles auraient lieu « avant juillet » Criminalité en Ouganda : Museveni limoge le chef de la police et le ministre de la sécurité
Le président ougandais Yoweri Museveni a limogé dimanche soir le chef de la police, Kale Kayihura, ainsi que le ministre de la Sécurité, Henry Tumukunde.L’annonce du limogeage est intervenue par le biais d’un communiqué de la présidence ougandaise. Kale Kayihura était critiqué en raison d’une forte augmentation de la criminalité en Ouganda, notamment dans Kampala. Il est remplacé au poste d’Inspecteur général de la police par Okoth Ochola.Cette nomination intervient dans un contexte où la police ougandaise est de plus en plus souvent mise en cause dans des violations des droits de l’homme et pointé du doigt pour le climat d’impunité et, surtout, à la corruption y qui règne.En 2016, la Commission ougandaise des droits de l’homme recensait ainsi 848 cas de torture, contre 731 cas en 2015, perpétrés pour la plupart par des forces de l’ordre.
« In exercise of powers granted to me by the Constitution, I have appointed Gen Elly Tumwine as the Security Minister. I have also appointed Mr Okoth Ochola as the Inspector-General of Police. He will be deputised by Brig Sabiiti Muzeei »Le ministre de la Sécurité, Henry Tumukunde, ouvertement critique des manquements de la police et engagé dans une lutte d’influence avec Kale Kayihura, a également été limogé, sans que le communiqué de la présidence ne précise les raisons de cette éviction. Il est remplacé par le général Elly Tumwiine.Les deux responsables limogés sont des anciens combattants de la « guerre de libération », qui s’est conclue par l’arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni en 1986.Avec Jeune Afrique
Tribune: « Arrêtez Youssou Ndour ! »
Youssou Ndour lors du procès de la caisse d’avance votre nom a été cité parmi les bénéficiaires de la caisse d’avance pour l’organisation du Bercy entre 2002 et 2009.
La ville de Dakar n’avait qu’une possibilité pour participer en numéraire à cet événement et c’était grâce aux fonds politiques détenus par le Maire KHALIFA SALL.
M. YOUSSOU NDOUR, éclairez notre lanterne sur cette question au lieu de faire de faire du « Sam mbaye Mbayane » déguisé.
Je rappelle que la participation de la mairie de Dakar s’explique par le faite que Bercy offrait à la ville de Dakar la possibilité de vendre la destination de la capitale Sénégalaise et de soutenir la culture qui est une compétence transférée.
Ci-dessous un communiqué de presse de la ville de Dakar qui date du 16 juin 2010.COMMUNIQUÉ DE PRESSE Suite aux informations parues dans la presse, la Ville de Dakar rappelle que dans le cadre du soutien qu’elle apporte à la Fédération Sénégalaise d’Athlétisme, elle avait sollicité Youssou NDOUR pour assurer un concert au stade Léopold Sédar SENGHOR, à l’occasion du meeting international d’athlétisme de Dakar, afin de relever le pari de la mobilisation.Au terme du meeting international d’athlétisme de Dakar, la Ville de Dakar a conclu avec Youssou Ndour Head Office une convention qui a pour objet « de déterminer les conditions et modalités du partenariat pour la promotion de la pratique du « Kids Athletics » dans les écoles élémentaires de Dakar », ce programme d’initiation à la pratique de l’athlétisme mis en œuvre par la Ville de Dakar et l’IAAF et destiné aux enfants de 7 à 12 ans.Dans ladite convention, le chanteur Youssou NDOUR s’engage, entre autres, à être le parrain du championnat de « Kids Athletics » 2010 et à assurer la promotion et la vulgarisation de la pratique de l’athlétisme dans les écoles élémentaires de la Ville.De son côté, la Ville de Dakar s’engage à verser à Youssou Ndour Head Office la somme de Quinze Millions (15.000.000 F CFA) de Francs CFA et non Trente Millions (30.000.000 F CFA) de Francs CFA, comme annoncé dans la presse. Cette somme représente la contribution de la Ville de Dakar comme sponsor Gold du 10ème anniversaire du Grand Bal Paris – Bercy.Conformément aux dispositions légales et réglementaires, la convention de partenariat entre la Ville de Dakar et Youssou Ndour Head Office a été signée le 03 mai 2010, enregistrée au Bureau du recouvrement de Dakar-Plateau, le 31 mai 2010 sous le bordereau N°3333/06, Volume II, Folio 69, Case 2591 et traitée par les Recettes Perception Municipale qui en ont vérifié la conformité. (Cf : La convention est annexée à la présente)Enfin, la Ville de Dakar rappelle que la convention signée avec Youssou Ndour Head Office entre dans le cadre global du partenariat établi avec les acteurs culturels, sportifs et du mouvement associatif sans exclusive, lesquels ont bénéficié, sous une forme ou une autre, de l’accompagnement de la Ville dans la mise en œuvre de programmes d’intérêt général. C’est dans ce cadre que s’inscrit la convention de partenariat avec le Centre National de Transfusion Sanguine et Gaston Production pour une campagne de sensibilisation en faveur du don de sang qui a permis au Centre National de Transfusion Sanguine de recruter plus 4.000 donneurs de
sang.Fait à Dakar, le 16 juin 2010.
Ce texte est une preuve de plus du complot contre le député-maire de Dakar.
Pape Konaré DIAITE
Éternel Khalifiste
Cordialement
Pape Konaré DIAITE
Chargé de communication du Maire Barthélémy DIAS
M. YOUSSOU NDOUR, éclairez notre lanterne sur cette question au lieu de faire de faire du « Sam mbaye Mbayane » déguisé.
Je rappelle que la participation de la mairie de Dakar s’explique par le faite que Bercy offrait à la ville de Dakar la possibilité de vendre la destination de la capitale Sénégalaise et de soutenir la culture qui est une compétence transférée.
Ci-dessous un communiqué de presse de la ville de Dakar qui date du 16 juin 2010.COMMUNIQUÉ DE PRESSE Suite aux informations parues dans la presse, la Ville de Dakar rappelle que dans le cadre du soutien qu’elle apporte à la Fédération Sénégalaise d’Athlétisme, elle avait sollicité Youssou NDOUR pour assurer un concert au stade Léopold Sédar SENGHOR, à l’occasion du meeting international d’athlétisme de Dakar, afin de relever le pari de la mobilisation.Au terme du meeting international d’athlétisme de Dakar, la Ville de Dakar a conclu avec Youssou Ndour Head Office une convention qui a pour objet « de déterminer les conditions et modalités du partenariat pour la promotion de la pratique du « Kids Athletics » dans les écoles élémentaires de Dakar », ce programme d’initiation à la pratique de l’athlétisme mis en œuvre par la Ville de Dakar et l’IAAF et destiné aux enfants de 7 à 12 ans.Dans ladite convention, le chanteur Youssou NDOUR s’engage, entre autres, à être le parrain du championnat de « Kids Athletics » 2010 et à assurer la promotion et la vulgarisation de la pratique de l’athlétisme dans les écoles élémentaires de la Ville.De son côté, la Ville de Dakar s’engage à verser à Youssou Ndour Head Office la somme de Quinze Millions (15.000.000 F CFA) de Francs CFA et non Trente Millions (30.000.000 F CFA) de Francs CFA, comme annoncé dans la presse. Cette somme représente la contribution de la Ville de Dakar comme sponsor Gold du 10ème anniversaire du Grand Bal Paris – Bercy.Conformément aux dispositions légales et réglementaires, la convention de partenariat entre la Ville de Dakar et Youssou Ndour Head Office a été signée le 03 mai 2010, enregistrée au Bureau du recouvrement de Dakar-Plateau, le 31 mai 2010 sous le bordereau N°3333/06, Volume II, Folio 69, Case 2591 et traitée par les Recettes Perception Municipale qui en ont vérifié la conformité. (Cf : La convention est annexée à la présente)Enfin, la Ville de Dakar rappelle que la convention signée avec Youssou Ndour Head Office entre dans le cadre global du partenariat établi avec les acteurs culturels, sportifs et du mouvement associatif sans exclusive, lesquels ont bénéficié, sous une forme ou une autre, de l’accompagnement de la Ville dans la mise en œuvre de programmes d’intérêt général. C’est dans ce cadre que s’inscrit la convention de partenariat avec le Centre National de Transfusion Sanguine et Gaston Production pour une campagne de sensibilisation en faveur du don de sang qui a permis au Centre National de Transfusion Sanguine de recruter plus 4.000 donneurs de
sang.Fait à Dakar, le 16 juin 2010.
Ce texte est une preuve de plus du complot contre le député-maire de Dakar.
Pape Konaré DIAITE
Éternel Khalifiste
Cordialement
Pape Konaré DIAITE
Chargé de communication du Maire Barthélémy DIAS Thiès : il tue son grand-frère
L’horreur s’est produite hier au quartier Cité Lamy à Thiès. M.H.n’a trouvé rien de mieux à faire que de s’acharner sur son grand frère Gaston Hanne qu’il a tué à coups de coupe-coupe. Le grand frère a été atteint au ventre et c’est dans ces conditions qu’il a affreusement rendu l’âme. Les faits se sont produits vers 10 heures et selon nos sources, M.H. ne jouit pas d’une bonne réputation dans le quartier car étant un adepte de la drogue. C’est ainsi, selon les mêmes sources, qu’il s’en prenait souvent à son grand-frère. La victime venait juste de souffler sur ses 34 bougies et dans le quartier c’est encore l’émoi et la grande consternation. Ce sont les éléments du poste de police qui ont procédé au constat d’usage avant le transfert du corps vers la morgue du Centre hospitalier régional El Hadji Amadou Sakhir Ndéguène.
Menace terroriste à Ouaga, Dakar épargnée pour l’instant
L’attaque terroriste perpétrée vendredi dernier à Ouagadougou, dans la capitale burkinabè pour la troisième fois entre 2016 et 2018, incite le Sénégal à redoubler de vigilance et à renforcer le dispositif sécuritaire antiterroriste pour se prémunir de toute menace.
Plusieurs morts et des dizaines de blessés. C’est le bilan provisoire de l’attaque terroriste survenue hier, à Ouagadougou, dans la capitale burkinabè. Cette attaque meurtrière, troisième du genre en l’espace de trois ans, met sur le qui-vive les autorités étatiques sénégalaises, notamment celles en charge de la sécurité intérieure du pays. A cet effet, le dispositif sécuritaire déjà mis sur place est renforcé davantage, selon le Bureau des relations publiques de la police nationale contacté hier par ‘’EnQuête’’.‘’Il y a un dispositif qui est là, mais qui est renforcé, surtout au niveau des frontières. Les éléments sont vigilants’’, tranquillise d’emblée le commissaire Tabara Ndiaye, chef du Brpn. Elle renseigne, par la même occasion, que les forces sécuritaires, pour pallier toute éventualité et dissiper toute menace terroriste, misent beaucoup sur le renseignement et la vigilance. A cet effet, bon nombre de renseignements généraux sont disséminés sur le terrain et cela, dans tous les endroits stratégiques. ‘’Nos hommes qui ne sont pas en tenue sont beaucoup plus nombreux que ceux qui sont en tenue’’, révèle Mme Ndiaye.Cette vigilance, selon le chef du Brpn, est matérialisée sur le terrain par des patrouilles régulières, souvent dans certains coins et recoins de la capitale, et dans les autres villes du pays. ‘’Peut-être que vous ne le remarquez pas, mais de plus en plus il y a, dans chaque rond-point, une patrouille de la police ou des éléments sans véhicule qui veillent au grain. Ce sont là les mesures visibles que nous avons prises’’.A côté de ces mesures visibles, d’autres, plus discrètes, sont prises par les autorités en charge de la sécurité intérieure du pays et sur lesquelles la police refuse systématiquement de communiquer. ‘’Retenez simplement qu’il y a des mesures invisibles qu’on ne peut pas répandre sur la place publique’’, confie le commissaire Tabara Ndiaye.‘’Karangué’’ et Cico, la panacéePour contenir la menace terroriste qui gagne graduellement du terrain dans la sous-région ouest-africaine, avec la ceinture de feu qui s’élargit de plus en plus, les autorités en charge de la sécurité intérieure avaient initié une opération de prévention dénommée ‘’Karangué’’. Cette initiative consiste ainsi à des patrouilles mixtes entre la police et la gendarmerie dans des localités ciblées.Au-delà de ces mesures ponctuelles, les autorités étatiques ont, en effet, après l’attaque tragique de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, pris les devants, en signant des accords de défense dans le but de former les ressources humaines censées assurer la sécurité du peuple sénégalais, à travers un Cadre d’intervention et de coordination interministériel des opérations de lutte antiterroriste (Cico) créé par le président Macky Sall par décret. Placé sous l’autorité du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, cet organe vise à assurer la prévention contre ce phénomène et ‘’l’efficacité’’ en cas d’attaque.Cette initiative est, en effet, partie d’un contexte national et international caractérisé par la recrudescence d’actes terroristes, dont les victimes sont principalement les populations civiles.Au niveau national, même si des actes terroristes ne sont pas encore enregistrés, force est de reconnaître que notre pays est exposé à la menace. Dès lors, il urge de prendre des mesures anticipatrices qui permettront non seulement d’assurer la prévention et la protection idoines contre le terrorisme, mais également l’efficacité de l’intervention en cas de survenance d’attaques terroristes.C’est ainsi que l’Etat a engagé la mise en œuvre d’une stratégie antiterroriste. Aussi, les ministères de la Justice, de la Santé et des Forces armées sont fortement mis à contribution.Le Sénégal et la France se liguent contre le terrorismeToujours dans le cadre de la prévention contre la menace terroriste, le Sénégal et la France, en novembre 2013, avaient décidé de joindre leurs efforts dans un plan d’action de lutte contre le terrorisme. Un projet d’une valeur de 460 millions de francs Cfa financé par le Fonds de solidarité prioritaire du ministère français des Affaires étrangères.Parallèlement, avec la Mauritanie, le Sénégal a initié des patrouilles combinées à la frontière qu’ils se partagent. ‘’Dans le contexte sécuritaire, nos deux armées ont jugé opportun de se retrouver ensemble pour dégager des actions de sécurisation, le long de la frontière sénégalo-mauritanienne. Nous allons exécuter ensemble des missions sur le terrain, pour sécuriser et renforcer le sentiment sécuritaire des populations qui vivent à la frontière’’, avait déclaré le colonel Mbaye Cissé, Commandant de la zone militaire Nord du Sénégal.Le terrorisme, selon le président de la République, est un combat de la vie que les pays du monde entier doivent gagner. Pour Macky Sall, tous les citoyens doivent se mobiliser contre ce fléau qui n’épargne aucun pays. ‘’La lutte contre le terrorisme est un combat de tout un chacun. C’est celui des citoyens qui doivent participer dans l’effort de défense du territoire national par l’information, la communication et par la collaboration avec les services de sécurité’’, déclarait-il déjà l’année dernière.Avec Enquête Plus
Plusieurs morts et des dizaines de blessés. C’est le bilan provisoire de l’attaque terroriste survenue hier, à Ouagadougou, dans la capitale burkinabè. Cette attaque meurtrière, troisième du genre en l’espace de trois ans, met sur le qui-vive les autorités étatiques sénégalaises, notamment celles en charge de la sécurité intérieure du pays. A cet effet, le dispositif sécuritaire déjà mis sur place est renforcé davantage, selon le Bureau des relations publiques de la police nationale contacté hier par ‘’EnQuête’’.‘’Il y a un dispositif qui est là, mais qui est renforcé, surtout au niveau des frontières. Les éléments sont vigilants’’, tranquillise d’emblée le commissaire Tabara Ndiaye, chef du Brpn. Elle renseigne, par la même occasion, que les forces sécuritaires, pour pallier toute éventualité et dissiper toute menace terroriste, misent beaucoup sur le renseignement et la vigilance. A cet effet, bon nombre de renseignements généraux sont disséminés sur le terrain et cela, dans tous les endroits stratégiques. ‘’Nos hommes qui ne sont pas en tenue sont beaucoup plus nombreux que ceux qui sont en tenue’’, révèle Mme Ndiaye.Cette vigilance, selon le chef du Brpn, est matérialisée sur le terrain par des patrouilles régulières, souvent dans certains coins et recoins de la capitale, et dans les autres villes du pays. ‘’Peut-être que vous ne le remarquez pas, mais de plus en plus il y a, dans chaque rond-point, une patrouille de la police ou des éléments sans véhicule qui veillent au grain. Ce sont là les mesures visibles que nous avons prises’’.A côté de ces mesures visibles, d’autres, plus discrètes, sont prises par les autorités en charge de la sécurité intérieure du pays et sur lesquelles la police refuse systématiquement de communiquer. ‘’Retenez simplement qu’il y a des mesures invisibles qu’on ne peut pas répandre sur la place publique’’, confie le commissaire Tabara Ndiaye.‘’Karangué’’ et Cico, la panacéePour contenir la menace terroriste qui gagne graduellement du terrain dans la sous-région ouest-africaine, avec la ceinture de feu qui s’élargit de plus en plus, les autorités en charge de la sécurité intérieure avaient initié une opération de prévention dénommée ‘’Karangué’’. Cette initiative consiste ainsi à des patrouilles mixtes entre la police et la gendarmerie dans des localités ciblées.Au-delà de ces mesures ponctuelles, les autorités étatiques ont, en effet, après l’attaque tragique de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, pris les devants, en signant des accords de défense dans le but de former les ressources humaines censées assurer la sécurité du peuple sénégalais, à travers un Cadre d’intervention et de coordination interministériel des opérations de lutte antiterroriste (Cico) créé par le président Macky Sall par décret. Placé sous l’autorité du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, cet organe vise à assurer la prévention contre ce phénomène et ‘’l’efficacité’’ en cas d’attaque.Cette initiative est, en effet, partie d’un contexte national et international caractérisé par la recrudescence d’actes terroristes, dont les victimes sont principalement les populations civiles.Au niveau national, même si des actes terroristes ne sont pas encore enregistrés, force est de reconnaître que notre pays est exposé à la menace. Dès lors, il urge de prendre des mesures anticipatrices qui permettront non seulement d’assurer la prévention et la protection idoines contre le terrorisme, mais également l’efficacité de l’intervention en cas de survenance d’attaques terroristes.C’est ainsi que l’Etat a engagé la mise en œuvre d’une stratégie antiterroriste. Aussi, les ministères de la Justice, de la Santé et des Forces armées sont fortement mis à contribution.Le Sénégal et la France se liguent contre le terrorismeToujours dans le cadre de la prévention contre la menace terroriste, le Sénégal et la France, en novembre 2013, avaient décidé de joindre leurs efforts dans un plan d’action de lutte contre le terrorisme. Un projet d’une valeur de 460 millions de francs Cfa financé par le Fonds de solidarité prioritaire du ministère français des Affaires étrangères.Parallèlement, avec la Mauritanie, le Sénégal a initié des patrouilles combinées à la frontière qu’ils se partagent. ‘’Dans le contexte sécuritaire, nos deux armées ont jugé opportun de se retrouver ensemble pour dégager des actions de sécurisation, le long de la frontière sénégalo-mauritanienne. Nous allons exécuter ensemble des missions sur le terrain, pour sécuriser et renforcer le sentiment sécuritaire des populations qui vivent à la frontière’’, avait déclaré le colonel Mbaye Cissé, Commandant de la zone militaire Nord du Sénégal.Le terrorisme, selon le président de la République, est un combat de la vie que les pays du monde entier doivent gagner. Pour Macky Sall, tous les citoyens doivent se mobiliser contre ce fléau qui n’épargne aucun pays. ‘’La lutte contre le terrorisme est un combat de tout un chacun. C’est celui des citoyens qui doivent participer dans l’effort de défense du territoire national par l’information, la communication et par la collaboration avec les services de sécurité’’, déclarait-il déjà l’année dernière.Avec Enquête Plus 

