Il est un des quatre commissaires de l’exposition Pablo Picasso à Dakar. Dr Malick Malick Ndiaye revient ici sur cet événement de dimension internationale.
Pourquoi avez-vous juger nécessaire de faire un retour de Picasso une demi-siècle après ?
C’est dans le but de raffermir le grand héritage qui est celui de l’art africain à dimension universelle et qui a beaucoup influencé le grand maître. Ce retour est un hommage au dialogue universel, au dialogue entre Picasso et les artistes du continent africain, qui, pour la plupart, n’était pas anonyme, mais dont on a ignoré les noms. C’est un dialogue également à distance entre le Musée dynamique et le Musée des Civilisations Noirs. C’est enfin un dialogue entre quatre commissaires qui ont organisé l’exposition et les quatre institutions qui l’ont rendu possible. D’où cette dimension symbolique et historique. Pour la dimension historique, il ne faut pas oublier que Picasso arrive pour la 3e fois à Dakar. Car, en 1966, au FESMAN, il offre un tableau à l’Association française de soutient au festival qui va mettre le premier tableau de la Tombola, à coté de deux autres œuvres qui étaient données par l’IFAN. En 1972, c’est la première exposition individuelle. Et aujourd’hui, c’est une exposition en référence avec l’histoire pour affronter le futur.
Au-delà de l’aspect historique ou symbolique est-ce que vous pensez à une sorte de rentabilité autour de ces œuvres ?
Les retombées de la culture sur le plan économique ne doivent pas être mesurées de manière directe, mais indirecte. C’est comme quand vous envoyez quelqu’un à l’école pour se former. Vous n’attendez pas le soir qu’il arrive avec quelques pièces de monnaie. L’investissement dans la culture est un investissement durable, qui se reflète sur le plan humain et rehausse l’image d’un pays et d’une nation. Donc, les retombées sont incommensurables. Ce gain-là ne peut se faire que dans un pays stable. C’est un signal fort parce que la culture est une arme diplomatique. La rentabilité, c’est le capital humain, c’est dans l’image du Sénégal, la destination touristique du Sénégal. Ce qui rend grand les institutions muséales c’est la dimension et la nature des expositions qu’elles abritent. Et abriter une exposition de Picasso n’est pas un vain un mot. Pour faire venir une exposition de Picasso, déplacer les œuvres, des personnes qui viennent de partout, uniquement pour voir une exposition à dimension historique, il faut être à niveau. Et le Musée des ciliations noires est un musée qui nous rend fière.
Donc, tout cela n’est pas quantifiable ?
Vous savez, quand on travaille sur une exposition il y a des coulisses. Mais ce qu’il faut retenir, Picasso, rien que le nom, c’est plusieurs milliards d’euros. Cela veut dire arriver à déplacer une œuvre Picasso, gérer les assurances, les transports, ce n’est pas donné. Cela nécessité beaucoup de moyens. Maintenant, on n’a pas eu un problème de moyens, car on a été soutenu par les autorités sénégalaises et françaises. Parce que, c’est un projet international qui est réalisé par quatre institutions : le Musée Theodore Monod d’Art Africain de l’IFAN, le Musée des Civilisations Noires, le Musée du Quai Branly Jacques Chirac de Paris et le Musée National Pablo Picasso de Paris. C’est un projet qui a été muri, taillé à la mesure de l’espace qu’on a, un projet qui n’est pas surtout un copier-coller. C’est un projet complément pensé par rapport à des objectifs définit par les quatre parties. En l’occurrence, visité Picasso dans sa rencontre avec l’art Africain.
Par Adama Aïdara KANTE



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