Tract Hebdo – Prévu le vendredi 20 février devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar, le procès du chroniqueur Abdou Nguer a été renvoyé d’office au 20 mars 2026. La possibilité que la justice sénégalaise prenne son temps est une constante, mais là, on dirait qu’elle a décidé de prendre des vacances prolongées. On se demande si Abdou Nguer n’aura pas le temps de publier un livre avant que son procès ne reprenne, lui qui est analphabète.
Le renvoi d’un procès, c’est un peu comme un match de football interrompu par la pluie : on attend, on espère, et finalement, on remet ça à plus tard. Sauf que là, ce n’est pas la pluie qui retarde les débats, mais sans doute la complexité du dossier, l’emploi du temps chargé des juged, ou peut-être la volonté de laisser le temps aux esprits de se calmer.
Abdou Nguer, le chroniqueur à la laugue acérée, va devoir prendre son mal en patience. Un mois de plus, c’est un mois de plus pour préparer sa défense, pour affûter ses arguments, et pour faire plusieurs ndogous…
Cette affaire nous rappelle que la justice est un processus long, parfois tortueux, et souvent imprévisible. Elle a ses propres rythmes, ses propres délais, et elle ne se laisse pas dicter par l’impatience du public ou l’urgence médiatique.
Pendant ce temps, les avocats préparent leurs plaidoiries, les témoins révisent leurs déclarations, et les juges se plongent dans les méandres du droit. C’est un travail minutieux, exigeant, et qui demande du temps.
Alors, on attendra le 20 mars. Et on se dit que, même si ça frustre, il vaut mieux une justice qui prend son temps pour bien faire les choses, qu’une justice expéditive qui bâcle son travail. C’est ça, le prix de la sérénité et de l’équité.
Nous, on continuera de suivre cette affaire avec notre œil acéré. Parce que la justice, même quand elle prend son temps, reste une actualité. Et on est là pour vous la raconter, avec le sourire et quelques rires (même si un peu jaunes).
Néné Sow, journaliste
Tract Hebdo
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